Actuphilo

Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Programme du séminaire de philosophie hellénistique et romaine

Posté par Hervé Moine le 17 novembre 2009

Programme 2009-2010 du Séminaire de philosophie hellénistique et romaine

La nature à Rome : le point de vue éthique

Axiologie, mos maiorum (moeurs des anciens) et vie heureuse

Université de Paris Est Créteil, LISEA 4395

Université Paris Sorbonne, EA 4081

ENS LSH Lyon

Centre d’Etudes sur la philosophie hellénistique et romaine

Responsables : B. Besnier, A. Gigandet, C. Lévy, P.-M. Morel

Les séances auront lieu le samedi de 10h à 12h à l’Université Paris Sorbonne ou à l’Université de Paris 12 Val de Marne, 94 Créteil, ou à l’E.N.S. Ulm, 45 rue d’Ulm, Paris 5e.

28 novembre 2009

  • I. HADOT, CNRS

Par quels moyens les stoïciens pensent-ils pouvoir devenir vertueux ? Réflexions sur le chap. X de B. Inwood, Reading Seneca

30 janvier 2010

  • A. BRANCACCI, Université de Roma Tor Vergata

Dion Chrysostome entre cynisme et Platonisme. Axiologie, mos maiorum et vie heureuse dans l’Euboïque

13 février 2010

  • L. MONTEILS-LAENG, U. de Caen

Les intermittences de la voluntas dans l’oeuvre de Sénèque

  • T. BENATOUÏL, Université de Nancy 2, IUF

Disciplina et débat philosophique dans le De finibus

20 mars 2010

  • F. ARONADIO, Université de Roma Tor Vergata

Félicité et condition humaine dans l’Alcion pseudoplatonicien. Sur de possibles développements de la tradition académicienne

  • S. ALEXANDRE, Université de Grenoble 2

Ataraxie du sujet, troubles dans les normes. Les enjeux d’une allégeance performative

08 et 09 avril 2010

  • à l’ENS LSH – Lyon : Atelier de lecture de l’Adversus Colotem de Plutarque

T. Bénatouïl (Nancy), M.Bonazzi (Milan), L. Castagnoli (Durham), M. Erler (Würzburg), A. Gigandet, J.-B. Gourinat (Paris), A.-M. Ioppolo (Rome), V. Laurand (Bordeaux), C. Lévy, P.-M. Morel, J. Opsomer (Cologne), G. Roskam (Leuven), E. Spinelli (Rome), J. Turpin, J. Warren (Cambridge).

15 mai 2010

  • C. CODONER, Université de Salamanque

L’évolution du mos maiorum dans la philosophie de Sénèque

  • C. LEVY, Université de Paris 4

L’éthique de la transcendance chez Cicéron du De republica aux Tusculanes

12 juin 2010

  • M. NIEHOFF, Université de Jérusalem

Réflexions sur Philon et Sénèque

  • F. GROS, Université de Paris 12

Sur le concept de securitas

Publié dans Séminaire, philosophe, philosophie | Taggé: , , , , , , , | Laisser un commentaire »

Platon et ses prédécesseurs

Posté par Hervé Moine le 16 novembre 2009

Séminaire de la Société d’Études Platoniciennes

etudesplatoniciennes.eu

Programme 2009-2010

Platon et ses prédécesseurs


____________________________________

  • Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, EA373,Institut de Recherches Philosophiques (IREPH-DIPSA)
  • Université de Franche-Comté, EA 2274,Laboratoire de Recherches philosophiques sur les Logiques de l’Agir
  • CNRS – UPR76, Centre Jean Pépin
  • avec la participation du “Centre Tradition de la pensée classique” (EA2482) de l’Université de Paris 1

=> Le vendredi 27 novembre 2009 à l’Université de Franche-Comté, Besançon, de 14h à 18h

Séance d’introduction

- Arnaud Macé (Université de Franche-Comté) : “Platon et l’historia peri physeôs”
- Luc Brisson (CNRS-UPR 76) : “Platon et la médecine”.
- Olivier Renaut (Université Paris Ouest) : “Platon et la psychologie de ses prédécesseurs”.

=> Le vendredi 15 janvier 2010 à l’Université Paris 1, salle communiquée ultérieurement de 14h à 18h

“Platon et la tradition de l’historia peri physeôs”

- Catherine Darbo-Pechanski (CNRS, Lille)
- Gerard Naddaf (York University, Toronto)
- Daniel W. Graham (Brigham Young University, Provo)

=> Le vendredi 12 mars 2010 à l’Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, salle communiquée ultérieurement de 14h à 18h

“Platon et la médecine”

- André Laks (Université Paris Sorbonne, Paris IV)
- Jacques Jouanna (Université Paris Sorbonne, Paris IV)
- Giuseppe Cambiano (Scuola Normale Superiore di Pisa)

=> Le vendredi 7 mai 2010 à l’Université de Franche-Comté, Besançon de 14h à 18h

“Platon et la psychologie de ses prédécesseurs”.

- Douglas Cairns (University of Edinburgh)
- Filip Karfik (Université de Fribourg)
- Jaap Mansfeld (Professeur émérite, Université d’Utrecht)

Renseignements :

Publié dans Lu sur la toile, Séminaire, philosophe, philosophie | Taggé: , | Laisser un commentaire »

La revue de l’Association des Professeurs de Philosophie de l’Enseignement Public

Posté par Hervé Moine le 13 novembre 2009

“L’ENSEIGNEMENT PHILOSOPHIQUE”

SOMMAIRE DU DERNIER NUMÉRO

SEPTEMBRE – OCTOBRE 2009

- Simon PERRIER, Péché originel

ESSAIS
- Benoît SCHNECKENBURGER, Une philosophie épicurienne de la politique ?
- Anne BAUDART, Naissances de le philosophie politique : Athènes, Rome
- Charles BOYER, Agamben et Auschwitz
- François WARIN, La haine de l’Occident et les paradoxes du postcolonialisme
- Charles COUTEL, Europe et traduction : Dialogue avec François Ost
- Cablanazann Thierry Armand EZOUA, Sens et intérêt de la métaphysique aujourd’hui

INFORMATIONS ET DOCUMENTS
- Inspection de philosophie

BULLETIN DE L’ASSOCIATION
- Bureau National du 10 octobre 1009
- Courrier de l’association et Audience au ministère
- Conférence des présidents d’associations de professeurs spécialistes
- Communication de Régionale

BIBLIOGRAPHIE
- Livres reçus en hommage des auteurs et des éditeurs

Publié dans Lu sur la toile, enseignement, philosophie | Laisser un commentaire »

Pour un plaidoyer en faveur d’Aristote…

Posté par Hervé Moine le 12 novembre 2009

Paul Jorion, “Comment la vérité et la réalité furent inventées”

Jorion vérité réalitéPaul Jorion,

Comment la vérité et la réalité furent inventées (2009),

dans la Collection « Bibliothèque des Sciences Humaines »,

chez Gallimard, 400p.

ISBN 9782070126002

Cet essai ambitieux se veut une contribution à l’anthropologie des savoirs. Paul Jorion y propose un exercice de décentrement radical par rapport à nos habitudes de pensée. Il montre comment les notions de « vérité » et de « réalité », loin d’aller de soi, sont apparues à des moments précis de l’histoire de la culture occidentale.

La « vérité » est née dans la Grèce du IVe siècle avant Jésus-Christ, et la « réalité » (objective), dans l’Europe du XVIe siècle. L’une découle de l’autre : à partir du moment où s’impose l’idée d’une vérité, sous l’influence de Platon et d’Aristote, dire la vérité revient à décrire la réalité. Selon Paul Jorion, cette dernière résulte toutefois, sous sa forme moderne, d’un coup de force opéré à la Renaissance par les jeunes-turcs de l’astronomie moderne naissante. Ce coup de force supposait une assimilation de deux univers : le monde tel qu’il est en soi et celui des objets mathématiques. Il en résulta une confusion entre les deux, dont la science contemporaine est l’héritière.

À suivre l’auteur, nous sommes entrés dans l’époque des rendements décroissants de ces « inventions » jadis fructueuses. D’où la nécessité de débarrasser l’entreprise de construction des connaissances du mysticisme mathématique et de réhabiliter la rigueur dans le raisonnement. Celle-ci exige de réassigner au modèle, en particulier mathématique, son statut de représentation au sein de l’esprit humain. L’ouvrage constitue ainsi un plaidoyer en faveur d’un « retour à Aristote », situant l’auteur dans une tradition philosophique où l’on côtoie Hegel et Kojève, mais aussi Wittgenstein.

_________________________________________________________

Qui est Paul Jorion ?

Paul Jorion est Docteur en Sciences Sociales de l’Université Libre de Bruxelles. Il est diplômé en sociologie et en anthropologie sociale. Il a enseigné aux universités de Bruxelles, Cambridge, Paris VIII et à l’Université de Californie à Irvine. Il a également été fonctionnaire des Nations-Unies (FAO), participant à des projets de développement en Afrique.

Paul Jorion a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il avait préalablement été trader sur le marché des futures dans une banque française. Il a publié un ouvrage en anglais relatif aux répercussions pour les marchés boursiers de la faillite de la compagnie Enron : Investing in a Post-Enron World (McGraw-Hill : 2003). Il a publié plus récemment, Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007), L’implosion. La finance contre l’économie : ce que révèle et annonce « la crise des subprimes » (Fayard : 2008) et La crise. Des subprimes au séisme financier planétaire (Fayard : 2008).

Paul Jorion est « Visiting Scholar » du Programme Interdépartemental Human Complex Systems de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

Pour se procurer Comment la vérité et la réalité furent inventées

Jorion vérité réalité________________________________________

Pour obtenir les autres ouvrages de Paul Jorion

________________________________________

Publié dans Les parutions, philosophe, philosophie | Taggé: , , , , , | Laisser un commentaire »

Régis Debray, un penseur hors catégorie pour un moment de fraternité

Posté par Hervé Moine le 12 novembre 2009

Jeudi 12 novembre 2009 à 17 heures

Rencontres Sciences-Po – Sud-Ouest

Régis Debray, philosophe et écrivain

Cette rencontre avec Régis Debray aura lieu à l’amphi Montesquieu Institut d’études politiques, 11, allée Ausone à Pessac, sur le campus.

________________________________________________

Un article de Thomas La Noue pour le quotidien Sud-Ouest sur ce “penseur solitaire”.

Pour voir l’article dans le site de Sud-Ouest : http://www.sudouest.com/accueil/loisirs-culture/livres/article/766732/mil/5349769.html

Le penseur solitaire

Régis Debray. (Photo Philippe taris)

Ci-contre une photo de Régis Debray. © Philippe taris

Ne dites pas à Régis Debray qu’il est un intellectuel. Le pourfendeur des « intellocrates » pourrait en prendre ombrage. Il préfère se définir et être reconnu comme philosophe et écrivain. Pas d’objection. Philosophe, il l’est par sa formation à l’École normale supérieure, par ses travaux et la réflexion qu’il développe depuis des décennies sur le pouvoir, le politique, le sacré et le rôle des religions dans le monde actuel. Pour faire bonne mesure, on peut ajouter une culture encyclopédique et une réflexion toujours renouvelée sur l’art sous toutes ses formes. Quant à sa position d’écrivain, nul ne saurait la lui dénier : l’homme a du souffle et du style, manie l’essai avec brio et le pamphlet avec vigueur.

Mais il est aussi ce promeneur solitaire qui, dans son dernier ouvrage, « Le Moment fraternité », réfléchit longuement sur le troisième terme de la devise républicaine, sur sa place capitale dans le dispositif politico-social, mais déclare sans ambages : « Penser, c’est toujours se dissocier. »

Itinéraire singulier

Régis Debray, c’est aussi un itinéraire singulier qui, au mitan des années 60, conduit un jeune homme qui aurait pu se lancer dans une carrière universitaire, ou pourquoi pas, médiatique, vers les hauts plateaux boliviens à la rencontre d’Ernesto « Che » Guevara. Celui-ci mène là-bas un combat qui fait rêver une partie de la jeunesse de la Vieille Europe. On connaît la suite. La mort du Che, l’arrestation de Debray et quatre années de prison. À sa libération, obtenue en 1971, il part pour le Chili, où Salvador Allende mène dans un cadre démocratique une politique de gauche alors terriblement isolée et qui sera brutalement interrompue par le coup d’État du général Pinochet, le 11 septembre 1973.

À ce moment-là, Régis Debray est déjà rentré en France. Les années suivantes seront celles de la tentation littéraire sous sa forme romanesque, du travail dans le sillage de François Mitterrand, premier secrétaire du PS, puis auprès du président à l’Élysée, entre 1981 et 1985. Il sera l’inspirateur du discours de Cancún, perçu en son temps comme l’acte fondateur de nouvelles relations entre la France et l’Europe et le sous-continent latino-américain.

Il occupera encore par la suite quelques fonctions officielles, retrouvera l’université à Lyon, se consacrera à la conception d’une discipline nouvelle, la médiologie, et enseignera même au Conservatoire national supérieur d’art dramatique. Sa prise de position au moment de la guerre du Kosovo et un témoignage très contesté le placeront en 1999 au coeur d’une féroce polémique. Parallèlement, Régis Debray ne cesse de publier, d’interroger le monde, la création et sa propre expérience.

Celui qu’une imagination paresseuse voudrait voir statufié dans sa posture de guérillero d’il y a quarante ans ne cesse de surprendre, pratiquant volontiers l’art du contre-pied. Il dérange souvent, irrite parfois, mais trace sa route hors des contingences définies par l’air du temps.

C’est ce penseur décidément difficile à caser qui sera ce soir l’invité des Rencontres Sciences Po-« Sud Ouest ». Entre les réflexions sur la République, la nation, l’action politique, les pratiques des médias, la création artistique en général, littéraire en particulier, et sur le besoin de transcendance qui traverse toutes les sociétés, la matière ne manquera pas.

Thomas La Noue
__________________________________________________________

Pour en savoir davantage sur Régis Debray

Vous pouvez aller consulter le site de Régis Debray

debray site
____________________________________________________________________

Les ouvrages de Régis Debray

Pour se procurer “Le moment fraternité” de Régis Debray

debray fraternitéLe moment fraternité

_________________________________________

Pour vous procurer les ouvrages de Régis Debray

_________________________________________

Publié dans conférence, débat, philosophe, philosophie, rencontre | Taggé: , , , | Laisser un commentaire »

Récompense pour « Personne », roman de la philosophe Gwenaëlle Aubry

Posté par Hervé Moine le 11 novembre 2009

Personne – Prix Femina 2009

aubry personneaubryPersonne, un roman en marge du roman

« Sans surprise, mais non sans débats, le prix Femina récompense un fort beau livre » (1). Gwenaëlle Aubry, lundi 9 dernier, Gwenaëlle Aubry a reçu le prix Femina pour son roman Personne publié au Mercure de France / Gallimard. « Les jurées du Prix Femina ont récompensé un très beau texte sur la folie et la relation père-fille, mais comme l’an passé avec Où on va, papa ?, de Jean-Louis Fournier (Stock), elles se situent aux marges du roman. » (2)

Personne complexe, étranger à lui-même et au monde

Gwenaëlle Aubry retrace « un récit singulier et émouvant sur son père » (1), François-Xavier Aubry, en fouillant dans sa mémoire et à partir des notes « à romancer » que son père a laissées avant de mourir dont l’ensemble est intitulé « Mouton noir mélancolique » Un récit dans lequel elle tente de retracer l’histoire éclatée de ce père, brillant professeur à la Sorbonne spécialiste de la décentralisation et juriste mais souffrant d’une psychose maniaco-dépressive. Il se voyait qui se voyait pirate, clown, SDF. En 26 chapitres brefs, comme autant de fragments d’identités fugaces, à mots retenus, chapitres reprenant les lettres de l’alphabet, de « A » comme Antonin Artaud à « Z » comme Zélig, « se dessinent le portrait d’un homme, complexe et attachant, étranger à lui-même, au monde. » (1)

________________________

« Mouton noir(3). Personne est un mausolée de papier construit par une fille pour son père, un de ces récits de deuil comme il s’en écrit beaucoup depuis vingt ans. S’il est particulièrement frappant, et émouvant, cela tient à la fois à la figure du disparu et à l’intelligence de l’auteur. Disparu, le père l’était par intermittence de son vivant, glissant d’une identité à une autre, maniaco-dépressif, un jour souverain, un jour SDF. Fils et petit-fils de médecin, il était professeur de droit à la Sorbonne, résume Gwenaëlle Aubry, fille de François-Xavier Aubry, l’homme brillant, et «fille du mouton noir» rejeté par sa famille bourgeoise et provinciale.

De quoi est fait cet héritage impossible ? Que faire des textes légués ? Comment vivre avec le souvenir des masques («persona» en latin), et de la «grande ombre» qui a toujours été là, oblitérant l’image d’un père normal ? Gwenaëlle Aubry progresse en vingt-six lettres, commençant par «A» comme Artaud. Elle cherche à consoler l’enfant qu’il fut, et demande pardon d’avoir à réconforter la petite fille qu’elle a été. Elle dresse le portrait d’un intellectuel qui ressemble à Dustin Hoffman et à Jean-Pierre Léaud. «Dans la Chambre verte, Jean-Pierre Léaud ne joue pas, mais une date est prononcée, qui est celle de la mort de mon père.» Elle est en quête de signes comme autant de balises qui remettraient à l’endroit le monde que son père a connu sens dessus dessous.

Personne est une entreprise de reconnaissance : «Je ne fais rien d’autre, finalement, écrivant ce livre, que prononcer son nom.)» Ce roman est donc une victoire littéraire, et le contraire d’une plainte déposée : «J’ai eu un père. Ce père n’était ni un héros, quoique sa vie entière il ait combattu l’ombre en lui, ni un homme ordinaire. Mais il m’a légué un monde héroïque, un monde infini et labile, opaque et foisonnant, plein de chausse-trapes et de coulisses, de bas-côtés et lignes de fuite, de monstres, aussi, et de spectres plus ou moins arrangeants, et avec ce monde le désir de l’arpenter et de le dire.»” (3)

_____________________________

L’auteur de Personne, Gwenaëlle Aubry

Gwenaëlle Aubry est née en 1971. Elle dut élève à l’Ecole Normale Supérieure d’Ulm de 1989 à 1993 en option philosophie et au Trinity Collège de Cambridge, agrégée, docteur en philosophie elle est chargée de recherche.

Elle soutient sa thèse de doctorat en décembre 1998 à l’Université de Paris-Sorbonne, Paris IV : De l’en-puissance à la toute-puissance. Aspects de la puissance d’Aristote à Leibniz. Elle devient Maître de Conférence à l’Université de Nancy II. Elle est depuis 2002 chargée de recherche au CNRS, Centre Jean Pépin.

« Après avoir collaboré à divers essais, elle se lance dans la fiction en 1999 avec Le Diable détacheur (Actes Sud). Dès ce premier roman qui dépeint les affres et tourments d’une jeune fille amoureuse d’un homme mûr, se révèle une écriture fine, soignée.

En 2002, avec L’Isolée (Stock), Gwenaëlle Aubry prête sa plume à une jeune femme de 20 ans – qui n’est pas sans rappeler Florence Rey – amoureuse d’un homme révolté par le sort réservé aux sans abris. A sa suite, elle composera L’Isolement (Stock, 2003), un très beau texte sur l’enfermement et la dépossession. » (3)

En savoir davantage sur Gwenaëlle Aubry : http://upr_76.vjf.cnrs.fr/Membres/Aubry/Aubry.html

Notes :

(1) Le Monde, article de Catherine Rousseau du 9 novembre 2009

http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/11/09/gwenaelle-aubry-obtient-le-femina-avec-personne_1264622_3260.html

(2) Le Monde, article d’Alain Beuve-Méry  du 10 novembre 2009

http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/11/10/le-femina-est-attribue-a-personne_1265279_3260.html

(3) Libération, article de Claire Devarrieu du 10 novembre 2009

http://www.liberation.fr/livres/0101602127-pour-le-prix-femina-personne-est-parfait

aubry personne

Publié dans Les parutions, philosophe | Laisser un commentaire »

Faites de la science, fête de la science…

Posté par Hervé Moine le 11 novembre 2009

Du 16 au 22 novembre 2009

XVIIIème édition de la fête de la science

Aux origines de la vie et de l’univers : quelles révolutions ?

__________________________________________________________________________

Présentation de l’édition 2009 de la fête de la science

La 18ème édition de la fête de la science, organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, se déroule cette année du 16 au 22 novembre 2009.

La thématique de la 18ème édition : Aux origines de la vie et de l’univers : quelles évolutions, quelles révolutions ? commémore deux grands anniversaires : le 400ème anniversaire des premières observations faites avec une lunette astronomique par Galilée et le bicentenaire de la naissance de Charles Darwin.

C’est une bonne occasion de mettre en place des actions pédagogiques et des animations au Centre de Documentations et d’Informations des établissement scolaires, en collaboration avec les enseignants des disciplines scientifiques, techniques et philosophiques pour valoriser la culture scientifique et technique à l’école. La plupart des Centre de Documentations Pédagogiques proposent animations et conférences thématiques, mais également différents lieux dont il possible de trouver le programme sur le site de la fête de la science”.

C’est  une bonne occasion également, pour les parents d’élèves mais aussi pour le grand public de partir à la conquête des origines de l’univers et de la vie, et fêter ainsi la science. Être de son temps, n’est-ce pas s’intéresser à la science ?

Pour en savoir plus

  • Fête de la science site officiel avec le programmes des manifestations et la présentation des événements.
  • Sciences actualités espace de la cité des sciences proposant des dossiers scientifiques . Une mine de ressources.
  • Promouvoir la culture scientifique au CDI brève de Docs pour docs avec sélection de ressources pour le CDI.
  • Enseigner l’évolution avec les TICE Sur EducNet, dans le cadre de l’année Darwin, un Mini dossier publié en avril 2009 sélectionne des pistes pédagogiques pour enseigner et sensibiliser les élèves à la théorie de l’évolution des espèces. Disciplines concernées : SVT – Langues – Philosophie – Activités interdisciplinaires… D’autres entrées sont proposées : 009 : année Darwin, comment enseigner l’évolution ? outils et ressources.
  • 2009 Année mondiale de l’astronomie brève de Docs pour Docs proposant des ressources sur Galilée.

 

Publié dans Actualité, Evénement, action | Taggé: , , , | Laisser un commentaire »

Choisit-on sa vie ?

Posté par Hervé Moine le 10 novembre 2009

Conférence

Samedi 14 novembre 2009 à 17h15

Médiathèque de Toul (Meurthe-et-Moselle)

Choisit-on sa vie?

par Florence Grumillier, agrégée de philosophie

conférence qui sera suivie d’un débat


hans baldung

Hans Baldung, les trois âges de la vie

Voir le site de Florence Grumillier

http://www.philoflo.fr/index.html

Publié dans conférence, débat, philosophe, philosophie | Taggé: , , , , , , , | Laisser un commentaire »

La Réunion philosophique

Posté par Hervé Moine le 10 novembre 2009

Voici les premières actions programmées dans le cadre de la célébration 2009 de la Journée Mondiale de la Philosophie sous l’égide de l’UNESCO à La Réunion :

carte_reunion1

_______________________________________________________________

Le Cercle Philosophique Réunionnais

organise le samedi 14 novembre 2009,

de 8 heures 30 à midi,

à la Salle Leconte de Lisle en ville de Saint-Paul,

un colloque ouvert à tout public intitulé

Philosopher à La Réunion: quels enjeux ?

Voici le déroulé de cette rencontre :

  • Brève ouverture et présentation du colloque par Laurent Médéa, président du Cercle Philosophique Réunionnais
  • Brigitte Croisier, professeure agrégée de philosophie: “Une philosophie à venir ?”
  • José Macarty, chef d’entreprise: “La philosophie réunionnaise: sa formation et ses perspectives”
  • Charlotte Rabesahala, anthropologue, docteure en civilisations: “Servis Zansèt : quelles conceptions du temps et de l’espace?”
  • Antoine Pitchaya, professeur de civilisation indienne à l’Université de La Réunion (en retraite): “Quel modèle philosophique pour La Réunion?”
  • Geoffroy Géraud, diplômé en sciences politiques, chercheur à l’université Dauphine : “Philosophie réunionnaise ou expérience réunionnaise de la philosophie?”
  • Arnaud Sabatier, professeur agrégé de philosophie, animateur des Rencontres de Bellepierre : “Que peut la philosophie, ici et maintenant?”
  • Radjah Véloupoulé, consultant en formation: “La philosophie: pourquoi?”
  • Débat avec le public.

 

________________________________________________

Conférence-débat

“L’injustice”

le mardi 17 novembre à 18 heures

à la mairie de Saint-Denis avec Robert Lloancy,

Robert Lloancy est professeur de philosophie, auteur de l’ouvrage : La notion de sacré, aperçu critique, paru en 2008, aux Éditions l’Harmattan

__________________________________________________

Une conférence-débat

organisée le jeudi 19 novembre de 16 heures 15 à 18 heures

au Salon de l’Éducation (salle E à la NORDEV de Saint-Denis)

La question de l’enseignement de la philosophie pour les enfants dès l’école primaire

Une professeure des écoles, Karine Bélon, présentera un exposé pour répondre à ces questions :

  • A quoi cela sert-il, est-il utile d’enseigner la philo à des marmay?
  • Cela est-il possible?
  • Comment, avec quels moyens et avec quelle formation?

L’exposé sera complété par la lecture, par une autre professeure des écoles, Viviane Hoarau, d’extraits du livre de l’UNESCO, La philosophie, une école de la liberté. Le tout sera suivi d’un débat et d’échanges avec le public.

________________________________________________________________________________________

Soirée philo

L’intention philosophique

oraganisée par l’association Athéna

le 19 novembre à 18 heures 30 à l’I.A.E. (Institut d’Administration des Entreprises),

Des lectures de textes philosophiques seront faites par des conférenciers d’Athéna: Jean Lombard, Yves Lorvellec et Bernard Jolibert. Des textes qu’ils commenteront ensuite.

__________________________________________________________________________________________

L’Université Solidaire,

en partenariat avec Les Amis du Monde Diplomatique,

recevra Bernard Téper

autour du thème “Le vivre ensemble et la laïcité”

le vendredi 4 décembre à 17 heures 30.

Bernard Téper est économiste de la santé, co-fondateur d’ATTAC et secrétaire national de l’UFAL (Union des Familles Laïques).

_____________________________________________________

La philosophie du communisme réunionnais

Des associations culturelles organisent des conférences-débats à l’occasion du 50ème anniversaire du Parti Communiste Réunionnais et dans le cadre de la Journée Mondiale de la Philosophie.
Un exposé sera présenté à ce sujet par Lucien Biedinger, professeur de philosophie, journaliste retraité, secrétaire du Cercle Philosophique Réunionnais.
D’ores et déjà une conférence-débat est prévue dans le Sud le jeudi 26 novembre et une autre dans l’Ouest, au Port, le mercredi 9 décembre. Ces rencontres sont ouvertes à tout public.

_____________________________________________________

Conférence-débat est organisée par le Cercle Philosophique Réunionnais

en partenariat avec la Commune de Sainte-Suzanne, à la salle du Rwa Kaf

Philosopher en Réunionnais en nous appuyant sur nos proverbes et dictons créoles ?

mardi 15 décembre à 18 heures avec l’écrivain Daniel Honoré

Annie Darencourt lira des poèmes illustrant ces textes.

________________________________________________________________________________________________

 

Publié dans Actualité, Colloque, Evénement, Lu sur la toile, conférence, philosophe, philosophie | Laisser un commentaire »

Philosopher près des malades. Réintégrer la dimension du “vulnérable”, de la souffrance ou de l’absence

Posté par Hervé Moine le 10 novembre 2009

Il n’est point besoin d’insister sur l’importance de cette valeur qu’est l’autonomie. L’éducation vise l’autonomie, éduquer c’est apprendre l’autonomie. Etre adulte c’est être autonome, physiquement, intellectuellement et moralement. Mais comment penser cette autonomie lorsqu’on est malade, handicapé ou vieux ? A défaut de présenter un dossier sur ce sujet, nous proposons ici, un colloque, Grandeur et leurres de l’autonomie, pour une prise en compte de la vulnérabilité qui aura lieu samedi 21 novembre prochain au centre de Sèvres à Paris et un ouvrage, celui de Corine Pelluchon, philosophe, spécialiste de la question de l’autonomie, La Raison du sensibles, entretiens autour de la bioéthique.

Hervé Moine

sèvres

samedi 21 novembre 2009

De 9 h 15 à 12 h 30 et de 14 h à 17 h 30

COLLOQUE : Grandeur et leurres de l’autonomie

Pour une prise en compte de la vulnérabilité

Colloque est organisé en collaboration avec la Maison Médicale Jeanne Garnier


L’autonomie a une place centrale parmi les valeurs de notre temps. Une école bioéthique américaine avait même fait du « principe d’autonomie », compris comme « principe d’autodétermination », le cœur de l’éthique biomédicale. C’était oublier la vulnérabilité qu’entraîne la maladie chez l’être humain, et mettre en doute la pleine humanité de ceux dont les capacités de décision personnelle sont plus ou moins défaillantes.

Nous désirons tous être et demeurer autonomes, ne pas dépendre d’autrui dans les gestes de la vie quotidienne, ni subir ses décisions. L’autonomie a acquis une place centrale parmi les valeurs de notre culture. Les professionnels de la santé n’ont donc pas à décider seuls, sans avoir recueilli le consentement du malade. Leur mission comprend les efforts à déployer pour rendre une certaine indépendance et une capacité de décision à ceux-là même dont l’autonomie aurait été diminuée par une maladie, un handicap ou par l’âge.
Un individualisme croissant ainsi que des réactions de méfiance envers un corps médical jugé lointain ont conduit il y a trente ans une école américaine à prôner comme règle majeure d’éthique biomédicale un « principe
d’autonomie » compris comme principe « d’autodétermination ». Cette école a su évoluer, mais elle est encore souvent comprise de manière simpliste : en matière sanitaire, ce serait au malade de prendre, seul, les décisions
le concernant. C’est oublier la vulnérabilité qu’entraîne la maladie chez l’être humain, mettre en doute la pleine humanité de ceux dont les capacités de décision personnelle sont défaillantes, et alimenter sans retenue toutes
formes de revendications individuelles.

Il importe donc aujourd’hui de revisiter la notion d’autonomie, de l’éclairer par la vulnérabilité qui fait partie de la condition humaine. Cela pour mieux comprendre le soin et la sollicitude dus à autrui, et mieux saisir que ce qu’il y a d’ humain en l’homme ne se réduit pas à sa capacité d’autodétermination.

=> S’inscrire si possible avant le 15 novembre.

Renseignements et inscriptions

Centre Sèvres
35bis, rue de Sèvres – 75006 Paris
Tél. : 01 44 39 75 00
Fax : 01 45 44 32 06
www.centresevres.com

A noter au programme de ce colloque :

  • Bioéthique et « principe d’autonomie » par P. Patrick VERSPIEREN, Responsable du Département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres
  • Place de l’autonomie dans les valeurs de notre société par Jean-Louis SCHLEGEL, Sociologue, Conseiller de la direction de la revue Esprit
  • L’autonomie : une liberté en relation par Agata ZIELINSKI, Professeur de philosophie, Bénévole à la Maison Médicale Jeanne Garnier
  • Accepter nos impuissances, construire notre autonomie par Nicole FABRE, Psychanalyste, Psychothérapeute, Professeur au Centre Sèvres
  • Promouvoir l’autonomie dans des contextes de grande vulnérabilité par le Dr Marie-Sylvie RICHARD, Médecin, Responsable scientifique de l’organisme de formation continue lié à la Maison Médicale Jeanne Garnier, Membre du Département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres
    • Lorsque l’on est atteint de mucoviscidose, une projection vidéo de l’interview d’une malade
    • Lorsque l’enfant est porteur de handicap par Michèle de PORTZAMPARC, Mère d’un enfant handicapé, Membre de la fraternité Foi et Lumière
    • Dans un service de gériatrie par Soeur NATHANAËLLE, Diaconesse de Reuilly, Formatrice à l’accompagnement des personnes en fin de vie
    • Dans une unité de soins palliatifs par Anne-Christine MERMET, Infirmière à la Maison Médicale Jeanne Garnier
    • Du principe d’autonomie à une éthique de la vulnérabilité par Corine PELLUCHON, Philosophe, Maître de conférences à l’Université de Poitiers

_____________________________

Philosopher près des malades : la philosophie, “indispensables à la conduite de notre vie”

Un article intéressant paru dans le monde du critique Nicolas Weill à propos de la publication du livre de Corine Pelluchon, La Raison du sensible. Entretiens autour de la bioéthique, chez Artège, Corine Pelluchon intervenant dans le colloque sur le principe d’autonomie et sur l’éthique de la vulnérabilité.

pelluchon bioéthique

“La Raison du sensible. Entretiens autour de la bioéthique”, de Corine Pelluchon : philosopher près des malades

LE MONDE | 09.11.09 | 15h43

Si le nom de Corine Pelluchon s’est imposé dans les domaines de la bioéthique, c’est parce que cette philosophe de l’université de Poitiers incarne une position originale entre deux camps qui s’affrontent dans ce champ ouvert depuis les années 1970, en réaction à une certaine “toute puissance” prêtée naguère au corps médical. Renvoyant dos-à-dos l’”éthique minimaliste” qui se fonde sur la demande de droit des individus et son contraire, l’”éthique maximaliste” (pour qui les préceptes religieux ou moraux s’imposent), elle opte pour la troisième voie, l’“éthique de la vulnérabilité”. D’où ce livre destiné au grand public qui fait suite à son Autonomie brisée (PUF, 316 p., 35 euros).

Corine Pelluchon y évoque l’itinéraire intellectuel qui l’a conduite à l’observation des pratiques médicales, notamment en fréquentant le service du professeur Puybasset à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Sa méthode ne consiste pas à rechercher les normes et les valeurs qui sous-tendent nos sociétés démocratiques dans le ciel des idées ni dans le caprice de chacun. Elle s’efforce plutôt de les faire émerger de l’histoire et de l’activité morale tous les jours. On n’en renonce pas pour autant au concept, pourvu que celui-ci s’éprouve au contact des unités de soins palliatifs, auprès des patients atteint de la maladie d’Alzheimer et des grands vieillards. Quel est le “socle de valeurs” qui constitue la “charte d’une équipe médicale”, se demande-t-elle, et peut-on vraiment imposer au personnel soignant la prescription de tuer ou de proscrire des sédatifs à un malade en fin de vie ? Ses réponses sont proches de celle que donne la “loi Léonetti”, qui proscrit l’euthanasie.

De cette expérience, Corine Pelluchon tire une critique de notre conception moderne de l’autonomie. Notre idée d’un sujet libre n’admettant de limite que celle de son consentement s’avère, selon elle, parcourue par un élitisme qui laisse sur le bas-côté ceux auxquels la maladie ou le handicap retire les moyens d’exercer ce consentement. Il faut donc “reconfigurer” notre conception de l’humanité pour y réintégrer la dimension du “vulnérable”, de la souffrance ou de l’absence. Au-delà de cette discussion toujours claire et sensible sur des problèmes aussi divers que la procréation assistée, les biotechnologies ou la responsabilité des scientifiques, ce petit ouvrage fait une autre démonstration : la philosophie reste indispensable à la conduite de notre vie.

Nicolas Weill

Article paru dans l’édition du Monde du 10.11.09, http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/11/09/la-raison-du-sensible-entretiens-autour-de-la-bioethique-de-corine-pelluchon_1264736_3260.html

Pour obtenir l’ouvrage de Corine Pelluchon :

La raison du sensible, Entretiens autour de la bioéthique

Les autres ouvrages de Corine Pelluchon :

pelluchon bioéthique2Cet ouvrage couvre un ensemble de questions posées par le clonage, la décision d’arrêt et de limitation de traitement, l’euthanasie et le suicide assisté, la prise en charge des grands vieillards et des personnes handicapées, la procréation médicale assistée, les thérapies géniques germinales et somatiques.


Son originalité est que la bioéthique est étudiée du point de vue de la philosophie politique. Les principes qui guident les pratiques médicales sont explicités et les dilemmes relatifs aux biotechnologies sont examinés en fonction des choix de société et des valeurs qui soutiennent nos institutions. Il s’agit d’évaluer les propositions de lois en se fondant sur la description des valeurs phares d’une communauté politique.


L’objectif est de dépasser à la fois la bioéthique religieuse et l’éthique minimale. Ce travail passe par la déconstruction de l’éthique de l’autonomie qui subordonne la dignité à la possession de la raison, à la maîtrise de soi et à la compétitivité et colporte des représentations négatives de la vieillesse et du handicap qui s’opposent à l’idéal de solidarité affiché par certaines institutions. A cette éthique de l’autonomie s’oppose une éthique de la vulnérabilité inspirée par la philosophie de Levinas et par l’accompagnement des personnes en fin de vie et des malades atteints d’affections dégénératives du système nerveux.


Cette réflexion sur les fondements de l’éthique et du droit conduit à reconfigurer les notions d’autonomie et de dignité et à enrichir l’anthropologie sous-jacente à la philosophie des droits de l’homme. L’éthique de la vulnérabilité, qui repose sur la définition de la subjectivité comme sensibilité, ne supprime pas le sujet mais elle invite à le penser à la lumière d’une triple expérience de l’altérité : l’altérité du corps propre, l’altérité liée à l’autre homme et à ma responsabilité pour lui, la déréliction qui ne renvoie pas seulement à la perte de soi et à l’aliénation, comme chez Heidegger, mais souligne l’importance des relations sociales.


Solidaire de la dénonciation de certains traitements infligés aux animaux, cette éthique de la vulnérabilité peut inspirer le politique et promouvoir un humanism
e où notre responsabilité s’étend aux vivants non humains et aux générations futures.

____________________________________________________________

Publié dans Les parutions, Lu sur la toile, philosophe, philosophie | Taggé: , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire »