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Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Archive pour le 1 février 2009

Term. STI Etude de texte de KANT

Publié par Hervé Moine le 1 février 2009

Term STI : pour le 17 février 2009

Emmanuel Kant

Emmanuel Kant

Texte

“On pose la question de savoir si l’homme est par nature moralement bon ou mauvais. Il n’est ni l’un ni l’autre, car l’homme par nature n’est pas du tout un être moral , il ne devient un être moral que lorsque sa raison s’élève jusqu’aux concepts du devoir et de la loi. On peut cependant dire qu’il contient en lui-même à l’origine des impulsions menant à tous les vices, car il possède des penchants et des instincts qui le poussent d’un côté, bien que la raison le pousse du côté opposé. Il ne peut donc devenir moralement bon que par la vertu, c’est-à-dire en exerçant une contrainte sur lui-même, bien qu’il puisse être innocent s’il est sans passion. La plupart des vices naissent de ce que l’état de culture fait violence sur la nature et cependant notre destination en tant qu’hommes est de sortir du pur état de nature où nous ne sommes que des animaux.”

Emmanuel Kant

Questions

1. Dégager l’idée principale et les étapes de son argumentation.

2. Expliquer ce qui signifie :

a. “l’homme par nature n’est pas du tout un être moral”;

b. “il possède des penchants et des instincts qui le poussent d’un côté, bien que la raison le pousse du côté opposé”;

c. “l’état de culture fait violence à la nature”;

d. “innocent” dans le contexte

3. Etre moral, est-ce contrarier ou suivre la nature?

Rappel des consignes :

  • La première question consiste à décrire le texte et à montrer dans le détail comme le texte est construit, quelles sont ses articulations. Y répondre c’est formuler la thèse de l’auteur, comme réponse à un problème philosophique.

  • La deuxième question demande que l’on entre dans le détail du texte. Il s’aagit ici d’une véritable analyse des idées de l’auteur. Attention au piège de la paraphrase.

  • La dernière question doit faire l’objet d’une réflexion à partir de la connaissance du texte préalablement étudié. Il convient de procéder à une véritable dissertation philosophique.

  • Barème : questions 1 et 2 : x/20 & question 3 : x/20

Vous pouvez utiliser la fonction commentaire pour entamer un dialogue sur cette étude proposée.

Hervé Moine

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Epistole n°1

Publié par Hervé Moine le 1 février 2009

baepistole

Bonjour,

Voici le n° 1 de l’Epistole qui sera notre “journal virtuel” à travers lequel je vous transmets les informations et renseignements utiles concernant les cours de philo virtuel que nous devons improviser du fait de la situation exceptionnelle dans laquelle nous nous trouvons depuis quelques temps.

Je m’aperçois que ce n’est pas une mince affaire de contacter tout le monde. Certains n’ont pas répondu et d’autres ont dû changer d’adresse. Je compte sur chacun d’entre vous pour vous contacter.

Vous l’aurez compris la tâche est difficile et il nous faut de la cohésion et de la solidarité, et ce, pour le bien commun. C’est presque du Rousseau cela…

Je ne suis pas encore bien au point pour les cours, cependant, j’ai publié deux cours sur le Contrat Social de Rousseau sur le site Actu Philo. Normalement, demain matin, on devrait y voir plus clair. Et surtout en espérant que la situation s’arrange favorablement et rapidement.
Je vous demande de vous référer au site Actu Philo et en particulier de vous référer aux cours déjà publiés et surtout aux devoirs qu’il faudra rendre.

Pour consulter le site :

Cours :

Ressources :

Devoirs à rendre pour les term. L et les Term. ES :

Devoirs à rendre pour les Term. S :

Je vous demande de l’indulgence, mais signalez-moi les erreurs que vous trouverez sur le site.
J’ai besoin de vous pour faire vivre le site, et le site, j’ose l’espérer, vous sera utile.
Ce site est évolutif et est perfectible.
Il serait bon de vous l’approprier en me faisant des suggestions, mais surtout en utilisant l’outil commentaire au-dessus des articles.

D’autre part, outre les cours, il est possible de profiter de cet espace virtuel pour dialoguer sur la situation actuelle que nous vivons. Je trouve que les jeunes n’ont pas beaucoup d’espace d’expression. Vous avez aussi votre mot à dire. Et, en ce qui concerne, la réflexion philosophique, il est peut-être important de porter un regard sur notre actualité et se demander ce que cela donne à penser.

Voilà, vous avez déjà de quoi travailler.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter par e-mail, à défaut de nous voir en réel.

Bon courage.
Bon dimanche à vous et à vos familles.

Hervé Moine, votre prof de philo
rvmoine@gmail.com

PS. Si vous me répondez, je vous remercie de ne pas changer l’objet du message

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Intervention TV de Yves Jégo

Publié par Hervé Moine le 1 février 2009

Yves Jégo, Ministre de l'Outre-Mer

Yves Jégo, Ministre de l'Outre-Mer

Yves Jégo, ministre ou plutôt le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, est arrivé aujourd’hui en Guadeloupe, soit près de deux semaines après le début du mouvement. Il a l’intention de mettre un terme à la grève générale que connaît depuis le 20 janvier dernier la Guadeloupe.

Le gouvernement avait déjà annoncé le versement d’une prime de 200 euros à 60.000 foyers à faible revenu, en avril. La région et le département ont de leur côté proposé un plan de 56 millions d’euros en baisse de taxes et redéploiement de crédits.

Yves Jégou sur son blog déclare qu’”il ne faut pas sous-estimer les craintes et les colères exprimées avec force par nombre de nos compatriotes de Guadeloupe”, et, ajoute-t-il, “face à l’ampleur de la crise, et aux risques qu’elle fait courir à la Guadeloupe, il faut en effet des réponses sérieuses et coordonnées entre tous les acteurs”. Cela dit, s’il vient pour mettre un terme à la grève contre la vie chère, ne risque-t-il pas de se heurter contre ce qui semble être autre chose qu’un ensemble de revendications simplement matérialistes et financières ?

Pour ma part, je suis de moins en moins certain que nous vivons une crise simplement économique, elle est sans doute plus profonde, sociétale, culturelle.

D’après les dernières nouvelles, Monsieur le secrétaire d’Etat devrait intervenir cet après-midi à la télévision à 17h00.

Sera-t-il à même d’arrêter le mouvement qui s’est emparé de la Guadeloupe. Aura-t-il des réponses positives et satisfaisantes à apporter ?

Réponse dans quelques heures.

Hervé Moine

La Une de France-Antilles

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Préambule du livre I du Contrat Social de Rousseau

Publié par Hervé Moine le 1 février 2009

Page du Contrat Social de Rousseau, première édition 1762 Amsterdam

Page du Contrat Social de Rousseau, première édition 1762 Amsterdam

DU CONTRAT SOCIAL

OU

PRINCIPES DU DROIT POLITIQUE

PAR JEAN-JACQUES ROUSSEAU

CITOYEN DE GENEVE

- foederis aequas

Dicamus leges.

Enéide XI

AVERTISSEMENT

Ce petit traité est extrait d’un ouvrage plus étendu, entrepris autrefois sans avoir consulté mes forces, et abandonné depuis longtemps. Des divers morceaux qu’on pouvait tirer de ce qui était fait celui-ci est le plus considérable, et m’a paru le moins indigne d’être offert au public. Le reste n’est déjà plus.

LIVRE PREMIER

Je veux chercher si dans l’ordre civil il peut y avoir quelque règle d’administration légitime et sûre, en prenant les hommes tels qu’ils sont, et les lois telles qu’elles peuvent être. Je tâcherai d’allier toujours dans cette recherche ce que le droit permet avec ce que l’intérêt prescrit, afin que la justice et l’utilité ne se trouvent point divisées.

J’entre en matière sans prouver l’importance de mon sujet. On me demandera si je suis prince ou législateur pour écrire sur la Politique? Je réponds que non, et que c’est pour cela que j’écris sur la Politique. Si j’étais prince ou législateur, je ne perdrais pas mon temps à dire ce qu’il faut faire; je le ferais, ou je me tairais.

Né citoyen d’un Etat libre, et membre du souverain, quelque faible influence que puisse avoir ma voix dans les affaires publiques, le droit d’y voter suffit pour m’imposer le devoir de m’en instruire. Heureux, toutes les fois que je médite sur les gouvernements, de trouver toujours dans mes recherches de nouvelles raisons d’aimer celui de mon pays!

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Table du Livre I du Contrat Social de Rousseau

Publié par Hervé Moine le 1 février 2009

Livre 1

“Où l’on recherche comment l’homme passe de l’état de nature à l’état civil, et quelles sont les conditions essentielles du pacte.”

  • Chapitre 1 : « Sujet de ce premier livre »

  • Chapitre 2 : « Des premières sociétés »

  • Chapitre 3 : « Du droit du plus fort »

  • Chapitre 4 : « De l’esclavage »

  • Chapitre 5 : « Qu’il faut toujours remonter à une première convention »

  • Chapitre 6 : « Du pacte social »

  • Chapitre 7 : « Du souverain »

  • Chapitre 8 : « De l’état civil »

  • Chapitre 9 : « Du domaine réel »

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Etude de texte Aristote à propos du désir et du choix

Publié par Hervé Moine le 1 février 2009

Term. S, étude de texte à rendre pour le jeudi 19 février 2009

Buste d'Aristote

Buste d'Aristote

« Le choix n’est certainement pas la même chose que le souhait, bien qu’il en soit visiblement fort voisin. Il n’y a pas de choix, en effet, des choses impossibles, et si on prétendait faire porter son choix sur elles on passerait pour insensé ; au contraire, il peut y avoir souhait des choses impossibles, par exemple de l’immortalité. D’autre part, le souhait peut porter sur des choses qu’on ne saurait d’aucune manière mener à bonne fin par soi-même, par exemple faire que tel acteur ou tel athlète remporte la victoire ; au contraire, le choix ne s’exerce jamais sur de pareilles choses, mais seulement sur celles qu’on pense pouvoir produire par ses propres moyens. En outre, le souhait porte plutôt sur la fin, et le choix sur les moyens pour parvenir à la fin : par exemple, nous souhaitons être en bonne santé, mais nous choisissons les moyens qui nous feront être en bonne santé ; nous pouvons dire encore que nous souhaitons d’être heureux, mais il est inexact de dire que nous choisissons de l’être : car, d’une façon générale, le choix porte, selon toute apparence, sur les choses qui dépendent de nous. »

Aristote, Ethique à Nicomaque.

On pourra si, vous le souhaitez, utiliser la fonction commentaire pour travailler le texte ensemble. Ce qui suppose de ne pas s’y prendre au dernier moment.

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Etude du Livre 1 du Contrat Social de Rousseau Cours n°2

Publié par Hervé Moine le 1 février 2009

Après avoir envisagé la vie et l’œuvre de Rousseau, il convient maintenant pour nous d’entrer dans le vif du sujet en ce qui nous concerne, à savoir la lecture et l’analyse du Contrat Social.

Page du Contrat Social de Rousseau, première édition 1762 Amsterdam

Page du Contrat Social de Rousseau, première édition 1762 Amsterdam

La question essentielle à laquelle nous tenterons de répondre dans ce présent cours est celle de l’objet même du Contrat Social de Rousseau.

Nous avons vu précédemment que le Contrat Social fut publié en même temps que l’Emile, en 1962. Il fut le résultat d’une entreprise de longue haleine. En 1742, alors qu’il était secrétaire de l’ambassadeur de France à Venise, Rousseau avait commencé à accumuler des matériaux pour un ouvrage qu’il dénomme à l’époque « Institutions politiques ».

  • L’Avertissement de Rousseau

Voici ce que dit Rousseau à propos de cet ouvrage qui ne vit jamais le jour :

« Ce petit traité [entendons par là le Contrat Social] est un extrait d’un ouvrage plus étendu, entrepris autrefois sans avoir consulté mes forces, et abandonné depuis longtemps. Des divers morceaux qu’on pouvait tirer de ce qui était fait, celui-ci est le plus considérable, et m’a paru le moins indigne d’être offert au public. Le reste n’est déjà plus. » Rousseau, Contrat Social, Avertissement.

Ceci ne va pas sans poser un certain nombre de questions.

  • Une entreprise avortée

La première question que l’on pourrait se poser est de savoir quelles sont les raisons qui font que cette œuvre n’a jamais vu le jour. Rousseau était absorbé par la rédaction de la Nouvelle Héloïse et de l’Emile, c’est pourquoi il laisse de côté son projet, pour s’apercevoir ensuite que le réaliser exigerait de nombreuses années. En somme, on peut dire vulgairement que dans cette affaire, Rousseau avait eu les yeux plus gros que le ventre. Et, découragé, il y renonce. Cependant, comme il le dit, il extrait de son travail effectué ce qui lui semble bon de présenter une certaine cohérence et un intérêt suffisant pour être publié et brûle le reste. On peut donc affirmer que le Contrat Social représente ce qui a survécu de cette entreprise avortée.

  • Une œuvre au rabais ?

Ensuite, la deuxième question qui se pose est celle de savoir pourquoi Rousseau nous fait-il part, pour débuter le Contrat Social, de cet avertissement. Pourquoi nous fait-il aveu de son échec ? S’il avait tu cet échec, on n’en aurait rien su. Cet avertissement semble nous donner l’idée que le Contrat Social est une œuvre au rabais. Cela dit, Rousseau cherchait probablement à avertir son lecteur que l’ouvrage qu’il lui présente n’a pas toute l’ampleur et toute la perfection qu’il souhaitait lui donner, et non pas, comme on pourrait le croire, pour proclamer l’échec d’une tentative trop ambitieuse et mal jugée au départ.

  • Une œuvre théorique

Enfin, la dernière question posée par l’avertissement de l’auteur est celle du critère qui lui a permis de choisir, dans tout le travail qu’il avait effectué, ce qui était digne d’être publié. La lecture du Contrat Social, nous indique que ce qui a été privilégié dans ce tri par Rousseau dans cette œuvre c’est toute la partie théorique, ce qui fait d’ailleurs d’elle une œuvre de philosophie politique qui articule des concepts abstraits. Une partie qui aurait pu être plus concrète fait défaut. Du coup, on peut regretter cette quasi-absence de concret, cela aurait permis certainement de tempérer, en mettant la théorie à l’épreuve des faits. A ce propos, il serait bon de signaler l’existence d’une version antérieure du Contrat Social, le Manuscrit de Genève, bien plus concret. La version définitive du Contrat Social en sera en partie tirée. Sans doute nous serait-il utile d’y faire, de temps à autre, référence et de confronter ces deux textes, afin de pouvoir mieux comprendre certains passages difficiles de l’œuvre qui s’offre à notre étude, également pour nous informer sur l’évolution de la pensée politique de Rousseau.

Quel est l’objet du Contrat social ?

Envisageons maintenant le sous-titre du Contrat Social qui nous révèle, comme nous allons le voir l’objet même de l’ouvrage.

« Principes du droit politique »

Cette expression mérite que l’on s’y attarde. Remarquons qu’elle est calquée sur celle de « droit naturelle » et qu’elle s’y substitue.

  • Principes du droit POLITIQUE

Si l’on se réfère au Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, on peut voir que l’état civil ne peut être fondé en nature, puisque les hommes vivent naturellement épars. L’idée donc d’un droit naturel régissant l’ordre politique est dans son fondement contestable. C’est à partir de l’essence même de l’ordre civil et des caractères de l’homme social que l’on doit tirer les principes du droit politique. Le contresens le plus grave sur la thèse de Rousseau est de considérer qu’il cherche à penser l’idée d’une politique naturelle. Selon lui, une telle idée est une chimère. Et, nous le verrons, il va s’opposer fortement à ceux qu’on appelle les théoriciens du droit naturel.

C’est du concept même de société, de celui de citoyen et de sujet, c’est-à-dire de membre du corps civil, que tout doit être pensé.

  • Principes du DROIT politique

Droit politique se distingue de fait politique. Si, comme on vient de le voir, la nature n’est pas propre à penser le politique, le fait l’est encore moins. Le fait ne fait jamais droit, et l’examen du droit positif ne constituera jamais le droit politique. On peut voir à ce propos la critique que Rousseau adresse à Grotius, celui-ci légitimant l’esclavage par le fait qu’il existe.

« Grotius nie, dit Rousseau, que tout pouvoir humain soit établi en faveur de ceux qui sont gouvernés : il cite l’esclavage en exemple. Sa plus constante manière de raisonner est toujours d’établir le droit par le fait. » (Chapitre 2 du livre I du Contrat Social)

C’est d’ailleurs le reproche majeur que fait Rousseau à Montesquieu, celui d’avoir voulu rendre compte de la réalité politique au travers de l’examen du droit positif sans avoir d’abord posé des principes au nom desquels porter évaluation.

« (…) Il [Montesquieu] n’eut garde de traiter des principes du droit politique ; il se contenta de traiter du droit positif des gouvernements établis ; et rien au monde n’est plus différent que ces deux études. Celui pourtant qui veut juger sainement des gouvernements tels qu’ils existent est obligé de les réunir toutes les deux : il faut savoir ce qui doit être pour bien juger de ce qui est. » Rousseau, Emile ou de l’éducation, livre V, p.600. GF.

C’est à combler ce manque que Rousseau cherche à s’employer dans le Contrat Social.

  • PRINCIPES du droit politique

C’est bien de principes dont il s’agit et non de leur application. Toute lecture qui chercherait dans le Contrat Social le modèle ou la description d’une société (idéale ou non d’ailleurs) serait nulle et non avenue. Par exemple, comparer le Contrat Social avec La République ou Les Lois de Platon ou avec l’Utopia de Thomas More serait dépourvu de pertinence. L’objet de Rousseau dans son ouvrage c’est le concept même de société, et non pas une société concrète, fût-elle cette société concrète imaginaire et parfaite. Si l’on veut trouver une application des principes à des sociétés déterminées concrètes chez Rousseau, il faudra se diriger vers ses textes sur la Corse ou sur la Pologne.

  • Le passage de l’état de nature à l’état civil en question

Selon Rousseau le passage de l’état de nature à l’état civile est irréversible, « la nature humaine ne rétrograde » pas dit-il. On peut voir à propos de l’état de nature et le passage de l’état de nature à l’état civil, le premier et le second discours de Rousseau. Selon lui, dans le Contrat Social, c’est dans l’ordre civil et lui seul qu’il faut agir et penser. L’état de nature est une fiction théorique qui permet de penser l’ordre civil, donc il ne s’agit pas de penser un retour à ce qui n’a probablement jamais existé. S’il s’agit alors de partir de l’état civil, la question qui se pose alors est de savoir ce qui le caractérise. Qu’est-ce qui caractérise l’état civil tel que nous le connaissons ?

Le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes nous le montre. Ce qui caractérise l’état civil ce sont les inégalités et la servitude. Et, c’est adossé à ces constats que Rousseau aborde le droit politique. Le problème qui se pose alors à Rousseau est énoncé dans le préambule du Contrat Social :

« Je veux chercher si dans l’ordre civil il peut y avoir quelque règle d’administration légitime et sûr. » Préambule du Contrat Social.

Nous verrons la prochaine fois comment Rousseau compte répondre à ce problème qui est la question même du Contrat Social.

Il serait bon que vous relisiez notamment le Préambule. N’hésitez pas si vous avez des questions sur ce cours d’utiliser la fonction commentaire ci-dessous.

Hervé Moine

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Etude de texte : Alain, à propos de l’amour

Publié par Hervé Moine le 1 février 2009

Devoir Maison : Etude de texte

Term. L : Pour lundi 16 février 2009

Term. ES : Pour jeudi 19 février 2009

Alain, Emile Chartier

Alain, Emile Chartier

“AMOUR Ce mot désigne à la fois une passion et un sentiment. Le départ de l’amour, et, à chaque fois qu’on l’éprouve, est toujours un genre d’allégresse lié à la présence ou au souvenir d’une personne. On peut craindre cette allégresse et on la craint toujours un peu, puisqu’elle dépend d’autrui. La moindre réflexion développe une terreur, qui vient de ce qu’une personne peut à son gré nous inonder de bonheur ou nous retirer tout bonheur. D’où de folles entreprises par lesquelles nous cherchons à prendre pouvoir à notre tour sur cette personne ; et les mouvements de passion qu’elle éprouve elle-même ne manquent pas de rendre encore plus incertaine la situation de l’autre. Les échanges de signes arrivent à une sorte de folie, où il entre de la haine, un regret de cette haine, un regret de l’amour, enfin mille extravagances de pensée et d’action. Le mariage et les enfants terminent  cette effervescence. De toute façon le courage d’aimer (sentiment du libre arbitre) nous tire de cet état de passion, qui est misérable, par le serment plus ou moins explicite d’être fidèle, c’est-à-dire de juger favorablement dans le doute, de découvrir en l’objet aimé de nouvelles perfections, et de se rendre soi-même digne de cet objet. Cet amour, qui est la vérité de l’amour, s’élève comme on voit du corps à l’âme, et même fait naître l’âme.”

Alain, Les arts et les dieux, Définitions.

On pourra si, vous le souhaitez, utiliser la fonction commentaire pour travailler le texte ensemble. Ce qui suppose de ne pas s’y prendre au dernier moment.

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Term. L & ES – Sujets de dissertation philosophique sur Autrui -

Publié par Hervé Moine le 1 février 2009

Mardi 27 dernier, était prévu, pour les term. L, un Devoir Surveillé de 4 heures. Je vous propose de trouver chez vous du temps pour faire ce travail et, bien sûr en jouant le jeu, c’est-à-dire en essayant autant que possible de vous mettre dans les conditions similaires à celle de l’examen, notamment en respectant la durée, 4 h durant, en ne consultant aucun document, à la différence près qu’il vous faudra rédiger votre devoir par traitement de texte.

Si les cours n’ont pas repris d’ici là, je vous demande de me rendre le fruit de votre travail mercredi 4 février au plus tard, par mail, à l’adresse suivante : rvmoine@gmail.com

Je propose également ce devoir aux term. ES, avec les mêmes consignes mais pour lundi 9 février 2009

Vous traiterez au choix l’un des deux sujets de dissertation suivant :

  • L’amitié est-elle la forme privilégiée de la connaissance d’autrui ?

  • Faut-il vivre pour autrui ?

Bonne réflexion et bon courage !

Hervé Moine

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