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Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Archive pour le 1 octobre 2009

De l’anthropologie à l’économie en passant par la bioéthique et la philosophie

Publié par Hervé Moine le 1 octobre 2009

colloque de menton

Quatre colloques sur des thèmes essentiels

coup d’envoi samedi 3 octobre 2009

au théâtre du palais de l’Europe de Menton…

articulé autour de 4 thèmes…

animés par des spécialistes de renom…

  • Samedi 3 octobre :

L’homme est-il l’aboutissement de l’évolution ?

Intervenants : Jean-Claude Ameisen, professeur de médecine à l’Université Paris VII et à l’hôpital Bichat, immunologiste et chercheur en biologie, président du comité d’éthique de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), membre du comité consultatif national d’éthique ; Henry de Lumley, préhistorien, membre correspondant de l’Académie des Sciences et de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, directeur de l’Institut de Paléontologie Humaine ; Marie-Christine Maurel, professeur à l’Université de Paris VI et Michel Vervoort, professeur à l’Université de Paris VII (sous réserve).

  • Samedi 10 octobre :

La Bioéthique : enjeux et perspectives

Intervenants : Philippe Bas, président du groupe de travail du Conseil d’État sur la révision des lois de bioéthique, ancien ministre de la Santé et des Solidarités ; Xavier Lacroix, philosophe et théologien, membre du Comité consultatif national d’éthique, professeur de théologie morale à la Faculté de théologie de Lyon dont il est doyen depuis 1997 ; Jean Leonetti, médecin cardiologue, président du comité de pilotage des Etats-généraux de la bioéthique, Maire d’Antibes et Jacques Testart, médecin biologiste de la procréation (il a permis la naissance du premier bébé-éprouvette en France en 1982).

  • Samedi 17 octobre :

Quel monde après la crise ?

Intervenants : Jean-Paul Betbéze, professeur d’économie, président de l’Observatoire des Délais de Paiement, directeur des Études Économiques du Crédit Agricole SA, membre du Cercle des Économistes ; Pascal Boniface, géopolitologue, directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) et Bernard Guetta, journaliste français, spécialiste de géopolitique internationale.

  • Samedi 24 octobre :

Le bonheur ou la quête de soi

Intervenants : Pascal Bruckner, romancier et essayiste ; Jean Salem, philosophe, directeur du Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne et Robert Misrahi, philosophe, grand spécialiste de Spinoza, Professeur émérite de philosophie éthique à l’Université de Paris I (Sorbonne).

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Depuis 1999, la ville de Menton organise chaque année, au mois d’octobre, les colloques « Penser notre temps » composés de quatre volets : Science et conscience, La cité des hommes, Quelle philosophie pour notre temps ? et Rencontres sur les origines.

Ces conférences-débats se sont imposées comme l’un des grands rendez-vous culturels régionaux grâce à la participation d’intervenants de haut niveau :

Ces rencontres offrent, à un public fidèle et de plus en plus nombreux, des approfondissements nécessaires à la compréhension de sujets d’actualité ainsi qu’une sélection de références bibliographiques qui donne lieu à une séance de dédicaces à la fin des débats.

Les colloques de Menton possèdent également une dimension pédagogique. Pour les scolaires, ils sont synonyme de participation à diverses animations ainsi qu’au concours, ouvert aux collégiens et aux lycéens, qui offre aux gagnants la possibilité de visiter l’Assemblée Nationale.

=> Voir les archives des Colloques de Menton :

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Helvétius, ce philosophe avant-gardiste des Lumières à Thionville

Publié par Hervé Moine le 1 octobre 2009

La philosophie matérialiste, la Libre Pensée et la laïcité

Thionville, vendredi 16 octobre 2009 à 20h00 à la salle du Manège à Thionville

Claude Adrien Helvétius


Une nouvelle conférence “La philosophie matérialiste, la Libre Pensée et la laïcité” aura lieu à Thionville, vendredi 16 octobre 2009 à 20h00 à la salle du Manège. Après le Marquis de Sade, le mois dernier, c’est au tour de Claude Adrien Helvétius d’être le sujet du jour. Cette conférence aura pour intervenant Paul Klein qui est vice président de la Libre pensée de la Moselle.

L’entrée est libre.

Étrangement et injustement marginalisé par la critique officielle pendant deux siècles, ce philosophe avant-gardiste des Lumières, menacé du bûcher en 1758 et sommé de se rétracter (comme Galilée), a établi un système philosophique matérialiste ouvert qui jette les bases d’une science de l’homme lucide et féconde. Comment accorder notre égoïsme naturel à celui des autres ? Sur quels principes élémentaires s’appuyer afin que la raison et l’histoire se conjuguent pour le bonheur du plus grand nombre ?
Dans sa triple dimension psychologique, sociale et politique, l’anthropologie d’Helvétius interpelle le lecteur contemporain quelque peu décontenancé par la tournure actuelle de la civilisation en nous montrant les premières voies à suivre.

Claude-Adrien Helvétius (1715-1771)

Helvétius (1715-1771) Gravure d'Augustin de Saint-Aubin d'après Michel van Loo.

Helvétius (1715-1771) Gravure d'Augustin de Saint-Aubin d'après Michel van Loo.

« Claude-Adrien Helvétius devient fermier général dès l’âge de vingt-trois ans puis, en 1751, il obtient la charge de maître d’hôtel de la reine. Au sein des matérialistes de son siècle, Helvétius (latinisation de Schweitzer) développe un sensualisme matérialiste, où l’intérêt seul dirige les jugements et considère l’éducation comme l’élément constitutif principal de l’esprit des humains, qui sont, selon lui, tous susceptibles de s’instruire également.

Il est fortement inspiré par Locke, dont il lit très tôt l’Essai sur l’entendement humain. Ses idées sur la constitution de l’esprit humain en seront nettement influencées. Il veut dépasser cependant toute idée de Dieu en défendant un athéisme relatif. Il considère la croyance en Dieu et en l’âme comme le résultat de notre incapacité à comprendre le fonctionnement de la nature, et voit dans les religions, notamment la religion catholique, un despotisme n’ayant comme but que le maintien de l’ignorance pour une meilleure exploitation des hommes.

Souvent présenté comme un physiocrate (il monte une manufacture, fait faillite, puis connait le succès) et un philosophe matérialiste, selon Michel Onfray, Helvétius est pourtant plus à rapprocher d’un philosophe nominaliste et déiste. On trouve dans ses textes plusieurs références à Dieu et à son existence : « l’être suprême », « l’éternel », « le législateur céleste » sont des expressions qui reviennent plusieurs fois dans son ouvrage De l’Homme ; il y définit même Dieu comme étant « la cause encore inconnue de l’ordre et du mouvement ». La raison de cet amalgame est en partie due à la récupération politique de ses textes, qu’il s’agisse de discréditer son œuvre (jésuites, jansénistes, le pape Clément XIII ou encore le pouvoir royal de Louis XV) ou d’en faire un penseur incontournable du socialisme scientifique (marxistes).

Ainsi, si Helvétius est anti-chrétien, il ne nie pas l’existence d’une force dans la nature et il défend même l’idée d’une philosophie plutôt positive dans cette religion une fois épurée de son fanatisme, superstitions et institutions.

Helvétius était à la fois matérialiste et sensualiste. Le matérialisme est un système philosophique qui n’admet pas d’autre substance que la matière : il s’oppose notamment à la religion et à la notion d’âme immatérielle. Selon le sensualisme, toutes nos connaissances et nos idées découlent des sensations, dont elles ne sont que la combinaison de plus en plus complexe. Le sensualisme s’oppose à l’activité spontanée de l’esprit»

Wikipédia : voir la page de Wikipédia consacré à Helvétius

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