Actuphilo

Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Archive pour le 21 octobre 2009

Hobbes, Spinoza ou les politiques de la parole

Publié par Hervé Moine le 21 octobre 2009

hobbes spinoza ou politique de paroleSous la direction de Julie Saada, Hobbes, Spinoza ou les politiques de la parole, ENS Editions

Qu’entendre par modernité ?

Résulte-t-elle d’une transposition des schèmes théologiques et des dispositifs théologico-politiques propres au christianisme médiéval, ou bien s’est-elle affirmée contre son propre passé théologique, en rupture avec les formes héritées du passé ? Et comment situer, dans ce processus, les philosophies de Hobbes et de Spinoza, comprises tantôt comme héritières des théologies de la toute-puissance divine, de l’augustinisme ou de la Réforme, tantôt comme inaugurant les Lumières radicales qui se sont par la suite diffusées dans toute l’Europe jusqu’à culminer à la fin du XVIIIe siècle ? S’inspirant des thèses théoriques de Blumenberg et Koselleck, cet ouvrage se propose de faire apparaître que la philosophie politique de l’âge classique, en particulier Hobbes et Spinoza, annonce la modernité philosophique non pas en tant que forme sécularisée du théologico-politique médiéval mais, au contraire, en tant que rupture avec celui-ci.”
Présentation de l’éditeur.

Sous la direction de Julie Saada, Hobbes, Spinoza ou les politiques de la parole, ENS Editions

Table des matières

Introduction

  • La guerre juste, ou le choix d’un objet
  • Qu’est-ce que la guerre ?
  • Doctrines de la guerre juste et droit des conflits armés
  • Contre les doctrines de la guerre juste
  • Les distinctions conceptuelles
  • Pourquoi une histoire des doctrines ?

Chapitre premier. — Le jus ad bellum

  • Les critères du jus ad bellum
  • La juste cause dans l’histoire du droit de la guerre
  • De la guerre juste à la guerre régulière
  • Guerres préventives, guerres préemptives et interventions humanitaires

Chapitre II. — Le jus in bello

  • Du jus ad bellum au jus in bello
  • L’approche juridique. Le jus in bello, entre principe de nécessité et principe d’humanité
  • L’approche historique. Limiter la guerre : par la morale ou par l’étatisation des conflits ?
  • Les critères du jus in bello
  • Le problème des « dommages collatéraux » et la doctrine du double effet
  • Crimes et effectivité du jus in bello


Chapitre III. — Le jus post bellum

  • Les critères du jus post bellum
  • Sortie de guerre, restauration, reconstruction
  • La justice pénale internationale
  • Justice rétroactive et justice transitionnelle
  • Mémoire collective, jugements moraux et jus post bellum

Conclusion

Bibliographie

Julie Saada est professeure agrégée à l’Iufm de l’université de Paris 4 où elle enseigne la philosophie, et, la science politique à l’université de Paris 9 Dauphine. Elle est l’auteur de La tolérance, Paris, Garnier-Flammarion, 1999 ; et avec Christian Nadeau de Guerre juste, guerre injuste. Histoire, théories, critiques, Paris, PUF, 2009.

Sous la direction de Julie Saada, Hobbes, Spinoza ou les politiques de la parole, ENS Editions

______________________________________________________________________________________________________________

Broché: 192 pages
Editeur : ENS EDITIONS CENTRE DE PUBLICATIONS (30 septembre 2009)
Collection : La croisée des chemins
Langue : Français
ISBN-10: 2847881751
ISBN-13: 978-2847881752

___________________________________________________________

Pour vous procurer l’ouvrage sur amazon.com : cliquez sur le lien suivant : Hobbes, Spinoza ou les politiques de la parole

___________________________________________________________

Publié dans Actualité, Les parutions, philosophe, philosophie | Tagué: , , , , , , | Laisser un Commentaire »

Ecole et laïcité : état des lieux

Publié par Hervé Moine le 21 octobre 2009

Voici le compte-rendu de Fabrice Dalongeville d’un colloque sur le thème de la laïcité à l’école, organisé au Sénat le 26 septembre dernier. A noter l’intervention de Catherine Kintzler, professeur de philosophie de Lille 3.

Organisé par l’Observatoire International de la Laïcité contre les dérives communautaires, un premier colloque traitant de la Laïcité à l’école en France a permis de dresser un état des lieux particulièrement inquiétant. Entre les déclarations du président de la République affirmant la supériorité du curé sur l’instituteur et l’adoption de l’amendement Carle banalisant le financement des écoles privées par les communes, les avancées d’une contre-réforme conservatrice sont multiples et bien réels.

La laïcité à l’école : sous un air de résistance


Laïcité et Ecole se conjuguent-elles encore au présent en France ? Si la réponse n’apparait plus évidente, cela signifie qu’elle mérite qu’on y consacre suffisamment de temps pour apprécier ce qui sous-tend ce questionnement.

C’est à cet objectif que se sont attelés avec un bel appétit intellectuel les participants au premier colloque organisé par l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires*.

A la tribune de la salle Gaston Monnerville du Sénat se côtoyaient ainsi Antoine Sfeir, journaliste, rédacteur en chef de la revue Les cahiers de l’Orient, Paul Stouder, inspecteur d’Académie, Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN, Charles Conte, chargé de mission Laïcité à la Ligue de l’enseignement et Catherine Kintzler, philosophe, professeur à l’Université Lille III. Invitée à lancer le débat, la sénatrice radicale de gauche de Haute-Garonne Françoise Laborde a très rapidement confirmé que son groupe RDSE avait bien déposé un référé auprès du Conseil d’Etat pour dénoncer la convention signée entre le gouvernement français et le Vatican portant « reconnaissance mutuelle des grades et diplômes de l’enseignement supérieur délivrés sous l’autorité de l’une des deux parties. »

img_2038_640x480.jpgPour Antoine Sfeir, journaliste, rédacteur en chef de la revue Les cahiers de l’Orient, la question de la laïcité est intrinsèquement liée à celle de l’école de la République. Si l’histoire des religions y est enseignée, la laïcité n’y occupe pas une place particulière. Ni plus, ni moins. Pourtant, ne mériterait-elle pas « davantage de considération ? »

Ceci étant, il ne s’agit pas pour Antoine Sfeir d’imaginer devoir encore recourir à un nouvel arsenal législatif. « La République dispose de tous les textes. Ce qui fait défaut est davantage lié à leur non application ». Au delà, Antoine Sfeir avance tout de même que la laïcité doit redevenir une « valeur » de la République, cette « République que de nombreux pays d’Amérique latine ou du Maghreb nous envient. L’ennemi du modèle républicain est le communautarisme. » Pour y parvenir, l’école revêt une importance considérable puisqu’elle représente le « début de la transmission du savoir ». L’ignorance étant forte autour de la laïcité selon lui, il s’agit de mieux « former les instituteurs sur cette question. »

Ce faisant, l’école doit avoir comme finalité de « re-fabriquer du citoyen, un citoyen laïc peu sensible aux sirènes du communautarisme », insiste-t-il. « Aucun texte de l’Islam ne parle de contraindre une personne à revêtir une burka par exemple. Il est donc fondamental de connaitre l’autre pour mieux le reconnaître ».

img_2039_640x480.jpgEn échos, après un synthétique rappel historique prenant comme point de départ la richesse de la production de Condorcet et en rappelant les principaux points de repères que sont les loi Ferry (1882), loi Goblet (1886), la loi de séparation de l’église et de l’Etat (1905), puis la consécration constitutionnelle du principe de laïcité (1946) et confirmée par la suite dans la Constitution de 1958, Paul Stouder, inspecteur d’Académie, a estimé lui aussi que l’arsenal législatif était « largement suffisant » pour traiter de la question de la laïcité à l’école.
Cependant, Paul Stouder considère que si la question des signes distinctifs s’est posée à l’école, c’est avant tout parce que l’Etat s’est d’abord attaché à régler très vite la question du programme, puis la question de l’enseignant mais pas celle de l’élève. Chose faite le 15 mars 2004 avec l’adoption du texte concernant le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse, une loi dans l’ensemble « bien appliquée aujourd’hui ».

Au delà, face à une certaine forme de crise de la transmission de la culture, de l’affirmation toujours plus forte de l’aspiration à être soi-même, à refuser les normes, il est plus que nécessaire pour favoriser le « vivre ensemble » de valoriser la laïcité. Ainsi, dans l’Education nationale, Paul Stouder avance-t-il l’idée que si certains sujets appellent à la « prudence », il s’agit d’être ferme dans le fait « qu’aucune question pédagogique ne doit être écartée du questionnement scientifique ». Plus concrètement, lorsqu’un enseignant aborde la question de la religion, de son histoire, il se doit de distinguer ce qui relève du récit symbolique d’un texte qui est « objet de foi et non de vérité ». Ainsi, les sources doivent-elles être confrontées avec les données de l’archéologie par exemple. En d’autres termes, « l’étude de la bible passe d’abord par la contextualisation de l’écriture de la bible. »

Au delà, l’enseignement de la laïcité doit permettre aux élèves d’apprendre à débattre, d’apprendre à argumenter pour mieux appréhender leur liberté d’expression.

img_2045_640x480.jpgSur le terrain de la pratique, le témoignage de Philippe Guittet, proviseur du lycée parisien Maurice-Ravel, secrétaire général du SNPDEN, souligne que l’espace à reconquérir par la laïcité est considérable, les attaques ne cessant de se multiplier depuis le discours de Latran. Philippe Guittet en veut pour preuve par exemple la forte valorisation des partenariats publics/privés qui, d’une certaine manière, accrédite l’idée de la mise en place d’un « chèque éducation ».
Dans un autre domaine, la convention signée entre le gouvernement français et le Vatican en décembre 2008 parachève à ses yeux finalement les propos tenus par le Président de la République dans son discours de Latran.

Au delà, Philipe Guittet estime qu’il est devenu urgent de créer à l’échelon de chaque département des « indicateurs » pour apprécier la qualité du travail conduit dans les établissements, qu’ils soient publics ou bien privés. « Les établissements privés refusent de communiquer des éléments statistiques les concernant, fustige le secrétaire général du SNPDEN. Depuis deux ans, on constate que les établissements privés profitent d’un effet d’aubaine lié au désengagement de l’Etat de l’enseignement public. Les financements sont remis à plat. On peut particulièrement le constater d’ailleurs dans les établissements agricoles. »

img_2047_640x480.jpg

Pour Charles Conte, chargé de mission laïcité à la Ligue de l’enseignement, si la question du financement est effectivement centrale lorsqu’on radiographie l’école en France, il avance lui aussi que l’Etat ne remplit pas son rôle de « contrôle » à l’égard des établissements privés.

Rappelant que la seule école possible pour la République est laïque, il dénonce également ces notions fumeuses de « laïcité plurielle » ou autre « laïcité positive ».

Dans un environnement particulièrement troublé où se combinent retour du religieux, désacralisation de la République, privatisation de l’enseignement public et assèchement de la img_2050_640x480.jpglaïcité, la pensée de Catherine Kintzler, professeur de philosophie à Lille III et spécialiste reconnue de Condorcet et de la laïcité, a permis de fixer un cadre symbolique pertinent.

La philosophe admet sans ambages que « la laïcité est difficile à appréhender. » Mais elle voit dans les attaques qui se multiplient contre elle l’occasion de la « revisiter » et de nous obliger à « de nouveau la penser ».

Précisant tout d’abord que sa réflexion porte davantage sur la « laïcité de l’école » et non sur la « laïcité à l’école », Catherine Kintzler a tenu à distinguer l’école comme « institution » et l’école comme « concept ». Ceci afin de mettre aussi en perspective ce qui relève de la notion « d’espace public » et de la notion « d’espace privé ». Autrement dit, les élèves ne sont en aucune manière des « usagers de l’école »; Catherine Kintzler illustre son propos en évoquant la notion d’une « double vie », à l’intérieur et à l’extérieur de l’école. Ainsi n’y acquiert-on pas une formation mais des éléments pour devenir citoyen.

Catherine Kintzler s’interroge : « L’école fabrique-t-elle alors des citoyens pour la République ? Non, elle le doit pour la liberté, pour l’indépendance humaine ». A charge pour l’Etat, dans le cadre de l’école de la République, de permettre à chacun de pouvoir avoir accès à « l’ensemble d’un contenu universel, un contenu universel qui fait échos à la notion d’encyclopédie » qui a si bien irrigué le siècle des Lumières.

Les récents et multiples signes extérieurs de remise en cause de la laïcité en France sont indéniables. Ils sont d’autant plus graves qu’ils sont souvent portés par le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui, pourtant, doit être le garant de la constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. »

Au delà, ces attaques traduisent d’une certaine manière la volonté politique des esprits conservateurs d’accélérer encore le cycle d’une restauration réactionnaire qui n’a jamais abandonné le combat contre les Lumières.

Jean-Michel Quillardet
, président de l’Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires, a d’ailleurs insisté sur l’importance de combattre les tenants du relativisme culturel et à veiller à favoriser la diffusion de l’esprit des Lumières sans pour autant tomber dans les dérives du passé. « Face aux dérives communautaires, il est fondamental de défendre la liberté de conscience ».

Fabrice Dalongeville

*Le colloque a été organisé au Sénat le 26 septembre 2009, sous le haut patronage de Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche.

Reportage Laïcité et République réalisé par Fabrice Dalongeville

http://www.formation-elu.fr/news.php?extend.73

Publié dans Actualité, Colloque, compte-rendu, philosophie | Laisser un Commentaire »

L’hospitalité s’invite aux Journées de Tours

Publié par Hervé Moine le 21 octobre 2009

société psychanalytique de Tours

___________

Les  21 et 22 novembre prochains

auront lieu

Les Journées de Tours 2009

De l’hospitalité

_________________

Les journées de Tours 2009 auront pour thème l’hospitalité. Cette question aussi ancienne qu’actuelle sera explorée en la soumettant aux éclairages de personnalités issues de domaines différents – religion, philosophie, psychanalyse, architecture,…

De l’hospitalité

L’hospitalité, qu’elle soit donnée ou reçue, suppose un lieu. Lieu de l’hôte, lieu de l’autre, lieu sacré au lieu de l’Autre toujours en défaut, toujours marqué du défaut, d’une certaine absence (personne n’est là pour répondre d’autrui, ni de moi-même, mais, l’un comme l’autre, nous nous fondons dans ce rapport au tiers que constitue le langage). Est-ce à partir de cette absence, de ce « silence » que s’accomplit l’accueil hospitalier ? En serait-ce la condition, intime, voire secrète, celle d’une certaine intériorité, d’une certaine intimité que Lévinas rassemblera sous l’effigie du féminin, de la Femme, condition du recueillement, de la Maison et de l’habitation ? Si l’hospitalité se « donne », elle se reçoit en se donnant, on ne peut véritablement l’habiter qu’à être habité par elle, qu’à se convaincre d’être « chez soi » chez l’autre, toujours étranger en soi-même. Ainsi, comme l’écrit Derrida1, l’invitant devient-il l’invité de l’invité, l’hôte devient-il l’hôte de l’hôte, l’un et l’autre étant alors dans un rapport paradoxal et complexe d’appropriation et d’expropriation, dans un rapport d’altération réciproque dans lequel chacun serait tout à la fois hôte et otage de l’autre. Telle serait peut-être la condition de l’aporie désignée sous le vocable d’ « l’hospitalité inconditionnelle », condition plus langagière que légalement instituée, l’hospitalité, par l’altération qu’elle provoque dans les rapports entre les hôtes, marquant de fait, un certain rapport à la langue, soulignant un fait de langue tenant lieu du symbolique et de la division du sujet. « Si on peut se sentir chez soi dans la langue et se considérer (en même temps) l’hôte de la langue, c’est qu’il y a une division essentielle à la démocratie comme il y a une division essentielle du sujet.2 » Si la langue fait lieu, c’est qu’elle est d’abord la langue de l’autre au sein de laquelle chacun s’approprie sa propre grammaire pour échapper à l’emprise de son « origine ». « L’hospitalité de la langue s’étend à la mort qui dénombre nos mots » disait alors Jabès3. La langue comme l’hospitalité, peut-être n’existeraient-elles vivantes, que véritablement déliées, déliées de l’illusion du « propre », du « religieux », de « l’unique », d’une langue « une », d’une « inconditionnalité » sans conditions préalables à la structure qui en accueillerait la possibilité même, que celles-ci soient politiques ou délimitant  la souveraineté absolue d’une position subjective ?

« L’obsession » de « l’hospitalité inconditionnelle » vient donc hanter naturellement le discours et la pratique analytique et ce depuis que Freud est venu démontrer que l’inconscient est la demeure de l’esprit. Si l’inconscient est l’ombre de la conscience, sa nuit, comme aurait pu le dire Nietzsche, il offre à penser comme l’hospitalité, ce rapport ambivalent au lieu, d’un lieu n’appartenant ni à l’invitant, ni à l’invité, mais au geste, au mouvement par lequel l’un donne accueil à l’autre. « Où ? » serait donc la question première, celle par laquelle le sujet advient. Elle conforterait la proposition lacanienne définissant la position de l’analyste en lui faisant partager quelque chose de sa position avec la position féminine.

1. Jacques Derrida, De l’hospitalité, Calmann-Lévy, 1997.
2. René Major, Je veux être chez moi, in La démocratie en cruauté, Galillée, 2003.
3. E. Jabès, Le livre de l’hospitalité, Gallimard,1991.
4. Voir à ce sujet, Anne Dufourmantelle, De l’hospitalité, op. cit.

Liste des intervenants

  • Laurent LEMOINE, prêtre, exerçant la psychanalyse à Paris, rédacteur en chef de la revue d’Ethique et de Théologie Morale éditée par Le Cerf.

“L’hospitalité de l’analyste : s’il n’y a d’Autre de l’Autre, peut-il exister l’hôte de l’hôte ?”

  • Marie GAILLE, Philosophe, chargée de recherche au CERSES (Centre de recherche sens, éthique et société), CNRS-université de Paris Descartes.

“La condition de sans-patrie”

  • Anne DUFOURMANTELLE, docteur en philosophie exerçant la psychanalyse, dirige la collection «L’autre pensée» chez Stock.

“L’hospitalité, entre compassion et violence”

  • Jean COOREN, médecin psychiatre, exerçant la psychanalyse à Lille.

“Quand il n’y a plus de lieu où l’autre peut s’inviter” (à propos du drame palestinien)

  • Pascal SANSON, professeur en sémiotique de l’architecture à l’université de Tours répondra à Albert LEVY, architecte urbaniste, chercheur au CNRS, IFU à l’université de Paris 8, sur le thème de :

L’accueil de l’autre : hospitalité et espace public

Déroulement des Journées

Samedi 21 Novembre :

  • 9h : Accueil des participants
  • 9h45 : Ouverture des journées
  • 10H – 12H : Laurent LEMOINE : Prêtre, exerçant la psychanalyse à Paris, rédacteur en chef de la revue d’Ethique et de Théologie Morale éditée par Le Cerf.
    « L’hospitalité de l’analyste: s’il n’y a d’Autre de l’Autre, peut-il exister l’hôte de l’hôte ? »
    Discutante : Yolande Mille, Doctorante en philosophie, membre de la Société Psychanalytique de Tours, exerçant la psychanalyse à Saumur.
  • 14H 30 – 16H : Marie GAILLE, Philosophe, chargée de recherche au CERSES (Centre de recherche sens, éthique, et société), CNRS-Université de Paris Descartes.
    « La condition de sans patrie »
    Discutante : Christine Gutman, exerçant la psychanalyse à Rambouillet, membre de la Société Psychanalytique de Tours.
  • 16H30 – 18H30: Anne DUFOURMANTELLE, Docteur en philosophie, exerçant la psychanalyse à Paris, dirige la collection « L’autre pensée » chez Stock.
    « L’hospitalité, entre compassion et violence »
    Discutant : Francis Capron, exerçant la psychanalyse à Tours, Président de la société psychanalytique de Tours.
  • 19H : Cocktail de bienvenue

Dimanche 22 Novembre :

  • 10H – 12H : Jean COOREN, médecin psychiatre, exerçant la psychanalyse à Lille.
    « Quand il n’y a plus de lieu où l’autre peut s’inviter » (à propos du drame palestinien)
    Discutant : Israël Goldberg, historien, auteur de « Prince d’Israël » et de divers écrits sur le conflit israélo-arabe.
  • 14H – 16H : Albert LEVY, architecte urbaniste, chercheur au CNRS, IFU à l’université Paris 8, répondra à Pascal SAMSON, professeur en sémiotique de l’architecture à l’université de Tours, sur le thème de : « L’accueil de l’autre : hospitalité et espace public »

=> Renseignements et inscriptions au secrétariat

06 32 96 47 66

=> Voir le site

http://www.lasocietepsychanalytiquedetours.net/

=> Contact par e-mail

journeesdetours@free.fr

Qu’est-ce que la Société Psychanalytique de Tours ?

La Société Psychanalytique de Tours est une association loi 1901. Elle s’inscrit dans le prolongement de l’œuvre de Freud et souhaite promouvoir l’exercice de la psychanalyse en tant que discipline indépendante de la médecine et des diverses formes de psychothérapies. Elle se dotera, à court et moyen termes, des outils de formation et de réflexion jugés indispensables à la connaissance de la psyché. Cette association a pour but de préserver l’indépendance et l’autonomie de l’exercice de la psychanalyse face aux asservissements de tous ordres qui menacent actuellement sa spécificité.

Consultez le site : http://www.lasocietepsychanalytiquedetours.net/

Publié dans philosophie, psychanalyse | Laisser un Commentaire »

La philosophie, affaire de spécialistes ?

Publié par Hervé Moine le 21 octobre 2009

C’est aussi le rôle que se propose de jouer Actu Philo que celui d’annoncer les initiatives qui promeuvent d’une manière ou d’une autre la réflexion philosophique. Celle-ci n’est pas seulement affaire de spécialistes et se réaliser seulement à l’occasion de colloques ou séminaires, de conférences, de journées d’études dont les intervenants sont des sommités ou encore de soutenances de thèses. Ici, par le biais d’un article signé Philippe Hemmert, du quotidien Sud-Ouest, nous souhaitons rendre compte et saluer une manifestation éloignée de toute université, dont le but est d’”ouvrir la philosophie au plus grand nombre”. Il s’agit d’un cycle de réflexion organisé et animé par Christophe Lamoure.

Mais si la philosophie ne doit pas être réserver aux seuls spécialistes cela signifie-t-il pour autant que l’on doit la réduire à du débat d’opinion ? La philosophie ouverte à tous n’en demeure pas moins exigeante.

Hervé Moine

________________________________________

BAROJA. Christophe Lamoure propose un nouveau cycle de réflexion thématique

SUD OUEST | Mercredi 21 Octobre 2009

La philo ouverte à tous

Christophe Lamoure à l'aube d'une nouvelle saison aux Ecuries de Baroja. (PHOTO PATRICK BERNIERE)

Ouvrir la philo au plus grand nombre. Voila le défi que s’est fixé Christophe Lamoure dans le cadre du cycle de réflexion qu’il anime une fois par mois à Baroja. À l’aube d’une quatrième saison de Culture et philosophie, l’intéressé note avec satisfaction que les participants ont, à chaque fois, été plus nombreux à ces rendez-vous du mardi soir organisés avec le soutien du service des affaires culturelles de la Ville.

« Un public de curieux, très éclectique, qui a envie de savoir ce qu’est la philo et qui témoigne du fait qu’il y a un réel intérêt de la population pour cette matière », souligne ce prof de 41 ans, Angloy de longue date, et qui s’est mis en disponibilité de l’Éducation nationale. Il enseignait auparavant au lycée Ravel de Saint-Jean-de-Luz pour vivre différemment son art. Moins de pédagogie et davantage d’échanges. Avec le souci de faire partager la connaissance par l’homme de la rue.

« La philosophie ne doit pas être une affaire de spécialistes, ni le pré carré d’une certaine élite », commente Christophe Lamoure. « La philosophie pose tout simplement les questions que tout le monde se pose et répond à un besoin élémentaire du grand public de comprendre le monde dans lequel on vit. » Auteur de plusieurs ouvrages de vulgarisation dans la collection des « Petites philosophies de… » chez Milan, Christophe Lamoure anime par ailleurs des ateliers de lecture philosophique à la bibliothèque. Mais l’expérience des Mardis de Baroja reste en soi unique.

« À ne pas confondre avec un philo comptoir par exemple, insiste l’intéressé, car le but est de faire de la philo, non pas du débat. »

À quoi sert la culture ?

Pour cette quatrième saison, la réflexion portera à nouveau sur le lien entre la culture et la philosophie. « Parce que l’art ce n’est pas seulement un objet de contemplation, mais une matière à penser, qui nous renseigne sur nous-mêmes », dit le prof. « On essaye de creuser autour de cela. »

Comme toujours, un thème précis sera au menu de chaque rencontre, avec un invité, philosophe, écrivain, critique d’art, pour enrichir le propos… Avec deux têtes d’affiche au programme de ce cycle 2009-2010 : le philosophe Nicolas Grimaldi et l’écrivain Charles Juliet. Christophe Lamoure animera lui-même une séance sur deux, en alternance, avec une question unique en tant que fil rouge : « À quoi sert la culture ? » Tout un programme.

Auteur : PHILIPPE HEMMERT
p.hemmert@sudouest.com

Publié dans Actualité, Evénement | Laisser un Commentaire »

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.