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Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Archive pour mars 2010

Art et philosophie dans le cadre des conférences du Mouvement européen du Touquet

Publié par Hervé Moine le 10 mars 2010

Conférence

Art et philosophie de Rembrandt à Magritte

Photo de © ADAGP, Paris 2008 René Magritte, Le retour, 1940, Huile sur toile, 55 x 65 cm, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles

par Alain Decaix, agrégé de philosophie

Lundi 29 mars 2010

au Touquet

Conscience européenne.

Créé dans le but de promouvoir la conscience européenne, le Mouvement européen du Touquet reste un des pionniers de la construction européenne. Il a pour vocation de favoriser les échanges culturels et renforcer les rapports harmonieux dans l’Union européenne.
A cet effet, diverses activités sont mises en avant, notamment des rencontres, des compétitions ou voyages au sein du mouvement.
Dans ce cadre, de mars à novembre 2010, des conférences seront organisées au Touquet, durant lesquelles seront traités des thèmes aussi contemporains qu’historiques et littéraires.

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Soirée lecture de Michaël Glück, philosophe et homme d’art et de lettres

Publié par Hervé Moine le 10 mars 2010

Théâtre

Soirée lecture de Michaël Glück

Jeudi 11 mars 2010

à Montpellier

Annonce parue dans Midi Libre, le 10 mars 2010

Cette soirée sera l’occasion de découvrir ou redécouvrir le talent d’écrivain de Michaël Glück… et de lecteur en toute proximité. Sa famille est originaire de l’Ukraine, il habite à Montpellier et a édité plusieurs dizaines d’ouvrages. Cet ancien enseignant en lettres et philosophie jalonne son parcours de multiples collaborations artistiques dans le domaine du théâtre, de la danse, des marionnettes, des arts plastiques, de la musique, du cinéma et de la vidéo.
Par son implication dans les ateliers d’écriture avec les jeunes et sa participation enthousiaste à Poem Express cette année, l’équipe du théâtre a souhaité l’impliquer davantage dans cette aventure poétique.

Michaël Glück est donc le poète invité pour le programme Poem Express. Il partira en tournée, avec le soutien de la Direction départementale du livre et de la lecture, dans les différentes communes participantes à Poem Express.
Michaël Glück né en 1946 à Paris se consacre à l’écriture depuis une vingtaine d’années. Il est d’abord enseignant en lettres en en philosophie de 1969 à 1983 tout en travaillant comme lecteur chez Flammarion et Jean-Michel Place. De 1985 à 1989, il est directeur du Centre culturel municipal puis du Théâtre la Colonne à Miramas.

La soirée lecture de Michaël Glück jeudi 11 mars à 19 h se fera autour d’une dégustation de vin du terroir.

Tarif 3 € avec un verre offert.

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Conférence à Toul : “Vie bonne ou vie réussie ?”

Publié par Hervé Moine le 9 mars 2010

Vie bonne ou vie réussie ?

Conférence de Florence Grumillier  agrégée de philosophie

et de Sylvie Prévost professeure agrégée de lettres

Samedi 27 mars 2010 à 17h15 salle jean Pèlerin, médiathèque de Toul

Pieter De Hooch, Garçon portant une corbeille de grenades (détail) 1662

Choisit-t-on sa vie ?

Nous avions annoncé la précédente conférence de Florence Grumillier sur la question de savoir si l’on choisit sa vie, le texte de cette conférence est disponible sur le site de Florence Grumillier :

texte de la conférence du 14 novembre 2009 : “Choisit-on sa vie ?”

« J’aurais pu, j’aurais dû…Toujours au conditionnel passé ! Si j’avais su, hélas ! j’aurais agi tout autrement. Et l’homme épilogue avec mélancolie sur les vies qu’il aurait pu avoir, la carrière qui aurait pu être la sienne, les possibles qu’il a laissé se perdre. Cette misère de la vie en pointillé, celle qu’on n’a pas eue, c’est le jeu démoralisant de l’uchronie. »

Vladimir Jankélévitch Le Je-ne-sais quoi et le presque-rien 3 La volonté de vouloir.

Qu’est-ce que choisir ? Choisir c’est d’abord disposer d’une capacité d’initiative : le mouvement réflexe ou la réaction mécanique à un stimulus ne relève pas d’un choix. C’est ensuite avoir le pouvoir d’opter, de trancher entre plusieurs possibles – là où une seule voie s’offre, là où il n’y a pas réellement alternative, il n’y a pas réellement choix – en donnant la préférence à l’un d’eux (une image familière est celle du voyageur parvenu à la croisée des chemins : deux ou plusieurs voies s’ouvrent devant lui : pour laquelle va-t-il opter?) Choisir c’est donc toujours élire, là où il y a choix il y a sélection.

La puissance de choix, ainsi définie, apparaît comme une puissance positive, en ce qu’elle permet à l’homme de vouloir au lieu de subir passivement. La conscience qui choisit s’éprouve comme active. Pour choisir véritablement il faut être libre, ne subir ni contrainte, ni pression ni entrave. Choix cependant implique engagement – choisir, c’est prendre parti – et responsabilité : j’ai à répondre des conséquences de mes choix, à les assumer. D’où le fait que le choix entraîne souvent l’angoisse, comme l’a bien montré Sartre.

D’autre part, choisir, c’est aussi renoncer – là où il y a choix, il y a exclusion – donc consentir à un sacrifice. Ajoutons qu’il n’y a pas de choix sans risque, d’abord parce que tout choix enveloppe des conséquences que je ne peux pas prévoir, met en jeu un devenir dans lequel quelque chose échappe à la prévision, ensuite parce que je peux me tromper, faire un mauvais choix (il y a de bons et de mauvais choix).

L’expression sa vie indique d’emblée qu’il n’est pas ici question de la vie en général, mais de la vie en particulier. Dans son sens individuel, la vie peut être définie comme un parcours – on parlera à ce propos du « cours de la vie » – un déroulement ou une trajectoire qui s’effectue dans le temps – la durée est la condition naturelle de toute existence – entre ces deux bornes que sont la naissance et la mort. A l’intérieur de ce cadre temporel viennent s’insérer un certain nombre d’événements, de faits, d’actes et de réalisations qui en constituent en quelque sorte le contenu – on parlera à ce propos d’une vie bien pleine ou bien remplie – C’est cet ensemble de faits, particulièrement les plus forts, les plus marquants, qu’on cherche à raconter quand on fait le récit d’une vie (la sienne ou celle d’un autre).

La question qui nous est posée est donc claire. Il s’agit de savoir si nous possédons – ou pas – un pouvoir d’initiative sur cette trajectoire temporelle que constitue notre existence individuelle et sur l’ensemble des évènements et des réalisations qui viennent s’y insérer. Ce qui suppose que nous ne sommes pas réduits à les subir passivement, mais que nous y jouons un rôle actif, que nous pouvons les vouloir.

>>>lire la suite<<<

Voir le site de Florence Grumillier : http://www.philoflo.fr/

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Qu’est-ce qu’une vie réussie ?

Qu’est-ce qu’une vie réussie ? de luc ferry est un livre qui traite de la réussite d’une vie, de « la vie bonne ». luc ferry nous propose ici une réflexion nouvelle sur des interrogations présentes dans la pensée philosophique depuis l’antiquité, et de quelle façon se pose la question de la vie bonne, de la vie réussie aujourd’hui. C’est-à-dire selon quels critères, et à quelles conditions une existence, une vie est-elle réussie pour nous ? Ce livre est l’histoire de grandes réponses passées, des vies idéales imaginées par nos ancêtres ; luc ferry nous fait ressortir ce que ces sagesses avaient de plus puissant, ce par quoi, aujourd’hui encore, on peut y trouver des idées qui nous parlent. L’enjeu du livre a une certaine importance, ferry appartient à cette pensée qui reconsidère le rôle existentiel et pratique de la philosophie, et il va ainsi tenter d’élaborer une sagesse pour aujourd’hui.

Depuis la naissance de la philosophie, la question de « la vie bonne » est au centre des interrogations humaines, luc ferry observe que la façon d’y répondre dépend de la vision du monde où elle s’inscrit. Il distingue alors trois grandes problématiques ; il traite, dans la première, du monde théologico-religieux, réussir sa vie revient à trouver sa place dans un ordre transcendant. Dans la seconde, il explique pourquoi avec l’avènement de l’individualisme démocratique, la question de « la vie bonne » se pose différemment. Il s’agit, en effet, de régler son salut sur des finalités non transcendantes. Et enfin, dans la troisième grande problématique, ferry se demande ce qu’il reste de cette sotériologie, de cette doctrine du salut, à l’âge de la mort de Dieu, et de la disparition des grandes eschatologies. À partir de ces trois grandes problématiques, ferry expose les principales réponses fournies par les philosophes et les religions, avec les stoïciens, le christianisme, une étude de la pensée nietzschéenne, ainsi que de la sagesse ancienne en se demandant pourquoi s’intéresser à la sagesse des Anciens si elle n’est plus d’aujourd’hui, en se questionnant sur ce que peut nous apporter aujourd’hui cette sagesse antique ; mais aussi les peintres hollandais, les écrivains du XIXe siècle.

Pour se procurer le livre de Luc Ferry,Qu’est-ce qu’une vie réussie ?

Les autres ouvrages de Luc Ferry

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Platon et la tradition médicale

Publié par Hervé Moine le 8 mars 2010

Séminaire de la Société d’Études Platoniciennes (etudesplatoniciennes.eu)

Platon et ses prédécesseurs

“Platon et la tradition médicale”

Vendredi 12 mars, 14h-18h

Université Paris Ouest – Nanterre-La Défense

salle des conférences bâtiment K

Intervenants

  • Giuseppe CAMBIANO (Scuola Normale Superiore di Pisa) “Empeiria et techne chez Platon et les médecins de la Collection hippocratique”
  • Luc BRISSON (CNRS – UPR 76 – Centre Jean Pépin) “Les passages médicaux dans le Timée : est-il possible de déterminer leurs sources ?”

Renseignements :

Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, EA373, Institut de Recherches Philosophiques (IREPH-DIPSA)
Université de Franche-Comté, EA 2274, Laboratoire de Recherches philosophiques sur les Logiques de l’Agir
CNRS – UPR76, Centre Jean Pépin

La Société d’Études Platoniciennes

La Société d’Études Platoniciennes, fondée en 2001 par Luc Brisson, Francesco Fronterotta et Jean-François Pradeau, s’efforce de promouvoir les études platoniciennes de différentes façons. Elle a créé une publication annuelle, les Études platoniciennes, qui paraît à Paris aux éditions des Belles Lettres et rassemble dans chacun de ses numéros des études en cinq langues consacrées à l’œuvre de Platon et à l’ensemble de la tradition platonicienne.

Dans cette revue, les membres de la Société d’Études Platoniciennes rédigent chaque année un “Bulletin Platonicien” international, composé de comptes rendus qui tentent de couvrir au mieux les publications récemment consacrées au platonisme, en France comme à l’étranger. Chaque numéro des Études Platoniciennes comporte en outre une “Bibliographie Platonicienne”, qui pour sa part s’attache à donner la liste presque exhaustive de toutes les publications platoniciennes.

La Société d’Études Platoniciennes organise une “Journée d’Études Platoniciennes”, qu’elle consacre le plus souvent à la présentation d’un ouvrage marquant, en compagnie de son auteur.

Enfin, la Société s’attache à promouvoir les colloques et séminaires consacrés à la tradition platonicienne, et c’est à ce titre qu’elle promeut l’organisation d’un “Séminaire de la Société d’Etudes Platoniciennes“, mis en oeuvre par le CNRS, l’Université de Paris Ouest Nanterre-La Défense et l’Université de Franche-Comté, avec la collaboration, pour l’année 2009-2010, de l’Université Paris-I.

Programme 2009-2010 du séminaire de la Société des études platoniciennes : http://etudesplatoniciennes.eu/pdf/seminaire2009_2010.pdf

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Le chemin du philosophe mène à la révolte

Publié par Hervé Moine le 3 mars 2010

Café-Philo à Margency

sur le thème de la révolte

vendredi 26 mars 2010 à 20 h 15 à la boulangerie Piérol,

29, avenue Georges Pompidou – 95580 Margency

Ce Café-Philo est préparé et animé par  Catherine Delaunay et Pierre Haller.

Plan d’accès : http://tinyurl.com/margency

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L’oeuvre camusienne et le christianisme

Publié par Hervé Moine le 2 mars 2010

Colloque

Camus, la philosophie et le Christianisme

Le 15 mars 2010

Institut Catholique de Paris

21 rue d’Assas 75270 Paris cedex 06

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En l’honneur du 50ème Anniversaire de la Mort d’Albert Camus, la Faculté de Philosophie et le Laboratoire d’Anthropologie Philosophique et de philosophie pratique de l’Institut Catholique de Paris organisent les 15 et 16 mars 2010, en partenariat avec la Société d’études camusiennes, un colloque universitaire international intitulé “Camus, la philosophie et le Christianisme”.

Ce colloque étudiera comment Camus, qui rejetait l’esprit de système et l’idéologie religieuse et s’efforçait de vivre selon une éthique de l’existence absurde et révoltée, s’est situé par rapport au Christianisme au cours de sa vie, dans son œuvre littéraire et dans sa pensée philosophique.

Une quinzaine de conférenciers interviendront dont :

  • Hans Achterhuis, Professeur émérite de philosophie systématique (Université de Twente),
  • Peter Dunwoodie, Professeur de littérature française (Université de Londres),
  • Hubert Faes, Professeur de Philosophie, Doyen Honoraire de la Faculté de Philosophie de l’Institut Catholique de Paris,
  • Lissa Lincoln, Professeur de littérature (Université Américaine de Paris),
  • Agnès Spiquel, Professeur de Littérature (Université de Valenciennes), Présidente de la Société d’études camusiennes,
  • Heinz Robert Schlette, Professeur émérite de Philosophie (Université de Bonn),
  • Maurice Weyembergh, Professeur émérite de Philosophie (Université Libre de Bruxelles).

Tarif : 10 € un jour – 20 € les deux jours.
Information et inscription : 01 44 39 84 86.

Programme et coupon réponse du colloque Camus (399,11 kB)

http://www.icp.fr

« Albert Camus est sensible à l’humanité du Christ »

Publié dans La Croix le 15 mars 2010

http://www.la-croix.com/-Albert-Camus-est-sensible-a-l-humanite-du-Christ-/…

Alors que, à l’occasion du 50e anniversaire de la mort d’Albert Camus, un colloque sur «Camus, la philosophie et le christianisme» se tient jusqu’au mardi 16 mars à l’Institut catholique de Paris, le philosophe Arnaud Corbic décrypte le lien d’Albert Camus au christianisme

ENTRETIEN
Arnaud Corbic
Docteur en philosophie (1)

La Croix : De quelle manière la question du christianisme est-elle présente chez Camus ?

Arnaud Corbic : Pour lui, le christianisme représente une séduction et une impossibilité. « La pensée catholique me paraît toujours douce-amère. Elle séduit puis me heurte », avait-il confié, jeune lycéen, à son professeur de philosophie, Jean Grenier. Pour lui, la question de Dieu est indécidable. Incroyant, Camus sait pourtant ne pas se reposer dans l’incroyance.

Qui sont ses interlocuteurs chrétiens ?

On peut en citer quelques-uns : saint Augustin, saint François d’Assise et Pascal. Chacune de ces figures est relue de manière très personnelle. En Augustin, Camus voit le seul grand esprit chrétien qui ait regardé en face le problème du mal. François d’Assise représente pour lui un autre visage du christianisme méditerranéen, un « amant de la nature et de la vie » qui justifie « ceux qui ont le goût du bonheur ». Ce lien avec le saint d’Assise est indissociable de l’amour des pauvres et d’un regard positif porté sur la pauvreté et son mystère. Enfin, le philosophe Pascal est pour Camus l’homme du questionnement sur Dieu. Mais, comme il le dira, il est de ceux « que Pascal bouleverse et ne convertit pas ».

Comment Camus justifie-t-il son agnosticisme ?

Il n’a cessé d’admirer le Christ en son humanité, mais il ne croit pas en sa résurrection. « Le Christ est peut-être mort pour quelqu’un, mais ce n’est pas pour moi », écrit-il dans les Carnets. Il ne dit pas que la vérité chrétienne est illusoire, mais seulement qu’il n’a pas pu y entrer. Camus est sensible, exclusivement mais profondément, à l’humanité du Christ.

Son éthique n’est-elle pas marquée par une forme de spiritualité ou de sacré ?

Camus opte pour une existence sans Dieu, mais non sans sacré. C’est un sacré empreint d’hellénisme, marqué par la présence charnelle du monde, du cosmos et de la nature. Son éthique de la révolte et de l’amour n’est pas non plus exempte de sacré. Chez Camus, l’amour enveloppe la révolte et lui évite de sombrer dans le nihilisme. C’est une révolte qui débouche sur la vie.

Faut-il pour autant parler d’une forme de « sainteté laïque » ?

L’idéal de sainteté laïque – « être saint sans Dieu » – n’est pas celui de Camus. C’est celui d’un de ses personnages dans La Peste, Tarrou. Ce qui intéresse Camus, et dont le docteur Rieux est le porte-parole, c’est d’« être un homme ». Le médecin est la figure emblématique de cet homme solidaire, qui ne recherche pas un héroïsme vertueux.

Quelles sont les critiques adressées au christianisme et à l’Église ? En quoi Camus questionne-t-il encore les chrétiens ?

La critique du christianisme par Camus est largement tributaire de celle de Nietzsche. Comme lui, Camus se veut « fidèle à la terre ». Il critique les « arrière-mondes » qui offrent l’illusion d’une autre vie, alors que seule compte l’existence présente. Camus n’a pourtant pas d’exigence particulière à l’égard des chrétiens, il leur demande juste de se conformer aux exigences d’une éthique commune. Ce qu’il n’admet pas, c’est de les voir manquer à leurs devoirs d’hommes.

Quant à l’Église institutionnelle, Camus lui reproche « sa tiédeur » et son alliance avec les « forces de conservation ». Dans un entretien en 1948, il déclare : « Je prendrai l’Église au sérieux quand ses chefs spirituels parleront le langage de tout le monde et vivront eux-mêmes la vie dangereuse et misérable qui est celle du plus grand nombre. » Pour Camus, les chrétiens sont appelés à s’engager au service des plus démunis. Sinon, dit-il, « les chrétiens vivront et le christianisme mourra ».

Recueilli par Élodie MAUROT

(1) Auteur de Camus et l’homme sans Dieu, Cerf, 256 p.

Pour commander l’ouvrage d’Arnaud Corbic, Camus et l’homme sans Dieu, Cerf


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La 6ème séance du séminaire “Individuation et technique”

Publié par Hervé Moine le 1 mars 2010

La 6ème séance du séminaire “Individuation et technique” (ENS/ MSH Paris-Nord),

présentée par Anne Sauvagnargues et Jean-Hugues Barthélémy

sur “Gilbert Simondon et Gilles Deleuze”,

aura lieu Mardi 9 Mars de 18h à 20h30 au 29, rue d’Ulm,

dans l‘AMPHITHEATRE JULES FERRY au sous-sol.

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Lors de cette séance, Anne Sauvagnargues (auteure notamment de Deleuze. L’empirisme transcendantal aux PUF) reviendra sur la question des rapports de la philosophie deleuzienne avec l’oeuvre de Simondon, afin de faire une synthèse de ses travaux sur cette question. Jean-Hugues Barthélémy animera ensuite la discussion, en se basant notamment sur les deux chapitres consacrés par son ouvrage à Simondon et à son rôle majeur chez Deleuze.

L’Atelier Simondon

L’Atelier Simondon est un séminaire de recherche soutenu par le GHPS et lelaboratoire « Pensée des sciences » et accueilli dans les locaux du 29, rue d’Ulm par le CAPHES. Dirigé, par Vincent Bontems, philosophe des techniques au Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière (LARSIM-CEA), il propose des séances de travail sur les concepts de Gilbert Simondon tels qu’ils reçoivent une valeur opératoire dans des travaux académiques comme dans les pratiques de l’ingénieur, du design ou de l’informaticien. L’Atelier Simondon se consacre aussi à établir la généalogie de ces concepts, à clarifier l’interprétation decertains textes et à étudier la diffusion de l’œuvre en France et à l’étranger. L’Atelier Simondon bénéficie cette année de la participation de Frédéric Pascal (Institut Nicod), spécialiste de la philosophie analytique des techniques.

Le séminaire « Individuation et Technique » résulte du couplage des activités del’atelier avec le nouveau séminaire organisé par Jean-Hugues Barthélémy dans lecadre de la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord, où il prolonge ses précédentes recherches sur « L’Encyclopédisme génétique de Gilbert Simondon ». Il accueille des conférences relatives à quelques chantiers théoriques ouverts par l’œuvre simondonienne :

Comment penser la dérivation de la culture à partirde la nature en accord avec les récents progrès de l’éthologie ?

Peut-on mettre en relation la pensée du vivant chez Simondon avec les dernières avancées théoriques de la biologie française ?

Quel statut reçoit la technique au seinde ce devenir culturel de la nature ?

Les travaux du séminaire ont vocation àalimenter les Cahiers Simondon que dirige Barthélémy.

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