Articles Tagués ‘connaissance’
Publié par Hervé Moine le 20 février 2010
Cycle de Conférences Léon Robin 2009 – 2010
LE STOÏCISME
26 Février 2010
La logique stoïcienne
de 14h00-17h30

Zénon de Cittium
Intervenants et thèmes des interventions :
- Jonathan BARNES de l’Université de Paris IV-Sorbonne : La logique et les énoncés
- Paolo CRIVELLI de l’Université d’Oxford : Universels et définitions dans la logique stoïcienne
Lieu du séminaire :
Le séminaire a lieu à l’Ecole Normale Supérieure, bâtiment annexe, 46, rue d’Ulm, 75005 Paris, salle de Conférences (Rez de Chaussée)
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Publié par Hervé Moine le 16 juin 2009
Sujet 1
La connaissance rationnelle comble-t-elle toutes les attentes de l’homme ?
Sujet 2
Le dialogue permet-il de surmonter les obstacles qui nous empêchent de comprendre autrui ?
Sujet 3
Expliquer le texte suivant :
Il me semble que la vertu est chose autre, et plus noble, que les inclinations à la bonté qui naissent en nous. Les âmes réglées d’elles-mêmes et bien nées, elles suivent même train, et représentent en leurs actions même visage que les vertueuses; mais la vertu sonne je ne sais quoi de plus grand et de plus actif que de se laisser, par une heureuse complexion1, doucement et paisiblement conduire à la suite de la raison. Celui qui, d’une douceur et facilité naturelle, mépriserait les offenses reçues, ferait sans doute chose très belle et digne de louange; mais celui qui, piqué et outré jusqu’au vif d’une offense, s’armerait des armes de la raison contre ce furieux appétit de vengeance, et après un grand conflit s’en rendrait enfin maître, ferait sans doute beaucoup plus. Celui-là ferait bien, et celui-ci vertueusement: l’une action se pourrait dire bonté, l’autre vertu; car il semble que le nom de la vertu présuppose de la difficulté au combat et du contraste, et qu’elle ne peut être sans partie2. C’est à l’aventure pourquoi nous nommons Dieu3, bon, fort, et libéral, et juste; mais nous ne le nommons pas vertueux; ses opérations sont toutes naïves et sans effort.
Montaigne, Essais – Livre II
1. tempérament
2. adversaire
3. Comprendre: « C’est pourquoi, parmi d’autres noms, nous nommons Dieu … »
La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.
Publié dans Dissertation, Etude de texte, LPO Pointe-Noire, Philo bac, Sujet de dissertation, Sujet texte, Term. L | Tagué: autrui, bonté, connaissance, désir, dialogue, langage, morale, raison, vertu | 1 commentaire »
Publié par Hervé Moine le 16 juin 2009
Sujet 1
Pourquoi vouloir à tout prix connaître la vérité ?
Sujet 2
Le droit doit-il être fondé sur la nature ?
Sujet 3
Nous sentons la douleur, mais non l’absence de douleur; le souci, mais non l’absence de souci ; la crainte, mais non la sécurité. Nous ressentons le désir, comme nous ressentons la faim et la soif ; mais le désir est-il satisfait, aussitôt il en advient de lui comme de ces morceaux goûtés par nous et qui cessent d’exister pour notre sensibilité, dès le moment où nous les avalons. Nous remarquons douloureusement l’absence des jouissances et des joies, et nous les regrettons aussitôt; au contraire, la disparition de la douleur, quand bien même elle ne nous quitte qu’après longtemps, n’est pas immédiatement sentie, mais tout au plus y pense-t-on parce qu’on veut y penser, par le moyen de la réflexion. Seules, en effet, la douleur et la privation peuvent produire une impression positive et par là se dénoncer d’elles-mêmes : le bien-être, au contraire, n’est que pure négation. Aussi n’apprécions-nous pas les trois plus grands biens de la vie, la santé, la jeunesse et la liberté, tant que nous les possédons ; pour en comprendre la valeur, il faut que nous les ayons perdus, car ils sont aussi négatifs. Que notre vie était heureuse, c’est ce dont nous ne nous apercevons qu’au moment où ces jours heureux ont fait place à des jours malheureux. Autant les jouissances augmentent, autant diminue l’aptitude à les goûter : le plaisir devenu habitude n’est plus éprouvé comme tel. Mais par là-même grandit la faculté de ressentir la souffrance; car la disparition d’un plaisir habituel cause une impression douloureuse. Ainsi la possession accroît la mesure de nos besoins, et du même coup la capacité de ressentir la douleur.
Schopenhauer, Le monde comme volonté et représentation
La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.
Publié dans Dissertation, Etude de texte, LPO Pointe-Noire, Philo bac, Sujet de dissertation, Sujet texte, Term. ES | Tagué: bonheur, connaissance, désir, droit, fondement, joie, malheur, nature, plaisir, souffrance, vérité | 1 commentaire »
Publié par Hervé Moine le 16 juin 2009
Sujet 1
L’ignorant peut-il être libre ?
Sujet 2
L’art nous éloigne-t-il de la réalité ?
Sujet 3
Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble.
Tant qu’on désire, on peut se passer d’être heureux ; on s’attend à le devenir: si le bonheur ne vient point, l’espoir se prolonge, et le charme de l’illusion dure autant que la passion qui le cause. Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l’inquiétude qu’il donne est une sorte de jouissance qui supplée à la réalité, qui vaut mieux peut-être. Malheur à qui n’a plus rien à désirer ! il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère et l’on n’est heureux qu’avant d’être heureux. En effet, l’homme, avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu’il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte et, pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige* disparaît devant l’objet même; rien n’embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu’on voit ; l’imagination ne pare plus rien de ce qu’on possède, l’illusion cesse où commence la jouissance.
Rousseau
*Prestige : ici, illusion
1. Formulez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie.
2.
a) En vous appuyant sur le texte, expliquez « l’on n’est heureux qu’avant d’être heureux ».
b) Montrez comment l’imagination « rend présent et sensible » à l’homme « tout ce qu’il désire ».
c) En vous appuyant sur le texte, expliquez «l’illusion cesse où commence la jouissance ».
3. N’y a-t-il de bonheur que dans l’espoir d’être heureux ?
Publié dans Dissertation, Etude de texte, LPO Pointe-Noire, Philo bac, Sujet de dissertation, Sujet texte, Term. STI | Tagué: art réalité, bonheur, connaissance, création, désir, imitation, liberté | Laisser un Commentaire »
Publié par Hervé Moine le 16 avril 2009
Vous traiterez l’un des trois sujet suivant :
Durée : 4 heures
-
Faut-il chercher à tout démontrer ?
-
La vérité dépend-elle de nous ?
-
Le bonheur est-il la finalité de la politique ?
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Publié par Hervé Moine le 13 avril 2009
Vous traiterez l’un des deux sujets au choix. Ce devoir est à rendre pour le 30 avril 2009.
-
Peut-on identifier œuvre et travail ?
-
Les sciences progressent-elles vers la vérité ?
Vous pouvez utiliser la fonction commentaire çi-dessous pour apporter vos contributions et réflexions sur ces sujets.
Publié dans Dissertation, LPO Pointe-Noire, Philo bac, Sujet de dissertation, Term. ES, Term. S | Tagué: art, connaissance, oeuvre, progrès, sciences, technique, travail, vérité | Laisser un Commentaire »
Publié par Hervé Moine le 12 mars 2009
Nous terminons notre lecture de l’ouvrage de Descartes, par cette dernière partie, le deuxième volet de la “connaissance de la nature”. Et comme c’était le cas, dans les cours précédents, nous terminerons par des questions dont le but est de vous accompagner dans votre lecture et pour vous permettre de l’approfondir.

René Descartes
IV CONNAISSANCE DE LA NATURE (suite)
F. Sixième partie du Discours de la Méthode
“Et en la dernière, quelles choses il croit être requises pour aller plus en avant en la recherche de la nature qu’il n’a été, et quelles raisons l’ont fait écrire.”
Le but de Descartes, dans l’ultime partie de cette préface, est de chercher à susciter la curiosité du public et de rechercher des mécènes. En douze paragraphes et deux mouvements, l’auteur déploie sa stratégie.
1°) [para.1 à 3] Le premier moment montre que la connaissance doit maîtriser la nature.
Pour Descartes, la philosophie doit être pratique et rendre maître les hommes “comme maîtres et possesseurs de la nature”. Pour cela, il faut combiner les raisonnements théoriques et les observations expérimentales. Il insiste sur la nécessité des expérimentations pour la recherche scientifique.
2°} [para.4 à 12] Le second moment nous montre les hésitations de Descartes à publier ou ne pas publier.
D’abord, Descartes passe en revue les motifs qui pourraient encore le forcer à publier, puis il reprend les raisons tout aussi fortes qui le retiennent (la confrontation de ses thèses avec celles des autres lui fait courir le risque d’être attaqué et dérangé dans ses recherches), et enfin, il dit pourquoi il ne livre que des fragments et des aperçus de sa physique.
QUESTIONS
- Que signifie “procurer autant qu’il est en nous le bien général de tous les hommes” [2ème paragraphe] ? Quel est ce bien ?
- Comment interpréter la célèbre formule : “nous rendre comme maître et possesseur de la nature” ? Dieu n’est-il pas le seul à maîtriser et à posséder la nature ?
- Un seul homme peut-il venir à bout de la connaissance des forces naturelles ? Descartes pense-t-il épuiser ces ressources à lui seul ?
- A quoi sert l’image du lierre, et que prouve-t-elle contre les scolastiques qui cherchent à expliquer la nature à partir des livres du maître ?
- Maîtrise et démiurgie : peut-on tout se permettre envers ce qu’on maîtrise ?
- La brièveté de la vie et ses conséquences éthiques ?
- Devoirs de l’homme privé, devoirs de l’homme public : que doit-on à l’humanité ?
Vous pouvez utiliser la fonction commentaire ci-dessous et y déposer vos contributions relatives à la lecture de cette première partie de l’ouvrage et concernant les réponses aux questions.
Publié dans cours, Descartes, Etude d'une oeuvre, LPO Pointe-Noire, Philo bac, philosophe, Term. L | Tagué: connaissance, Descartes, Discours de la Méthode, nature, technique | Laisser un Commentaire »
Publié par Hervé Moine le 11 mars 2009
Nous abordons à présent la dernière grande partie du Discours de la méthode, à savoir “la connaissance de la nature”, celle-ci est traitée dans la 5ème et 6ème partie de l’ouvrage. Ce cours aura pour objectif de lire la cinquième et avant dernière partie de l’œuvre. Et pour compléter ce cours, vous trouverez des questions.

René Descartes
IV CONNAISSANCE DE LA NATURE
E. Cinquième partie du Discours de la Méthode
“En la cinquième, l’ordre des questions de physique qu’il a cherchées, et particulièrement l’explication du mouvement du cœur et de quelques autres difficultés qui appartiennent à la médecine, puis aussi la différence qui est en notre âme et celle des bêtes.”
La cinquième partie du Discours ébauche le développement de la vision mécaniste du monde corporel par des aperçus sur la physique et sur sa physiologie. Le monde sensible étant justifié (4ème partie), il s’agit de montrer d’abord, comment l’optique de la certitude s’applique à la nature ; ensuite, comment elle permet de poser rationnellement le mécanisme ; et enfin, comment seule cette thèse permet d’effectuer une différentiation entre la machine, l’animal et l’homme. Ce triple mouvement est déployé dans cette présente partie, en onze paragraphes.
1°) [para. 1 à 3} Descartes montre, dans un premier moment, que la nature peut être connue par l'homme.
Pour éviter les controverses, Descartes indique à grands traits le contenu du Traité du Monde qu'il n'avait pu terminer en 1633, à cause de la condamnation de Galilée. Ce livre contenait les fondements de la physique : les lois de la nature, établies par Dieu en nos âmes, déduites, donc, des premières vérités métaphysiques. Descartes affirme qu'en connaissant Dieu et en suivant la raison on peut reconstruire intellectuellement le monde. Mais il se contente ici d'affirmations générales par crainte de heurter les autorités religieuses.
2°) [para.4 à 9] Le deuxième mouvement de cette partie présente la théorie du corps-machine.
Descartes explique le mouvement du sang en faisant du cœur une chaudière qui chauffe le sang et le rend fluide. Le mouvement du sang s’explique de façon purement mécanique, ce qui signifie par extension que tous les corps sont des machines.
3°) [para. l0 et 11] Le troisième mouvement a pour idée essentielle que seul l’homme est doté d’une âme.
Selon Descartes, si les animaux ne sont que des machines, car ils ne sont que corps et n’ont point de raison (d’ailleurs, le fait qu’ils n’aient pas de langage en est la preuve), seul l’homme a une raison et donc une âme. L’homme est un être composé d’un corps et d’une âme.
QUESTIONS
- Une fois établi le principe de la vérité de la pensée, pourquoi la connaissance de la nature devient-elle possible ?
- Comment Descartes entend-il traiter des lois de la nature et dans quelles limites ?
- Y a-t-il un enjeu de méthode à concevoir le mouvement du coeur comme l’effet d’un bouillonnement du sang ?
- La physique est-elle rendue possible par la véracité divine ?
- La distinction de l’étendue et de la pensée permet-elle de mieux comprendre le mouvements des corps ?
- Qu’est-ce qu’une interprétation mécaniste de la vie ?
Vous pouvez utiliser la fonction commentaire ci-dessous et y déposer vos contributions relatives à la lecture de cette première partie de l’ouvrage et concernant les réponses aux questions.
Publié dans cours, Descartes, Etude d'une oeuvre, LPO Pointe-Noire, Philo bac, philosophe, Term. L | Tagué: connaissance, corps, Descartes, Discours de la Méthode, nature | Laisser un Commentaire »
Publié par Hervé Moine le 6 mars 2009
Dans ce 4ème cours nous lirons la deuxième partie du Discours. Ce sera le deuxième volet concernant les conditions de la connaissance. Comme pour le cours précédant vous trouverez des questions pour vous aider dans votre travail de lecture.
LES CONDITIONS DE LA CONNAISSANCE (suite)

René Descartes
B. La deuxième partie du Discours de la Méthode
“En la seconde, les principales règles de la méthode que l’auteur à cherché”,
Cette partie comporte dix paragraphes et se comprend trois moments :
1°) [para. 1 à 4] Le premier moment est l’annonce du projet de rebâtir la connaissance.
Le 10 novembre 1619, alors qu’il se trouvait en Allemagne, Descartes a comme l’illumination qu’il peut atteindre la vérité à la condition de refondre entièrement l’édifice des sciences. Il s’agira de reconstruire les sciences selon un plan qui les unifie, les installe sur leurs vrais fondements et les articule les unes aux autres selon qu’elles dépendent les unes des autres. Cela suppose tout d’abord que l’on fasse table rase des opinions et ensuite que l’on se fixe une méthode afin de repartir sur des bases certaines. Descartes s’inspire de trois sciences, la logique, la géométrie et l’algèbre, dont il tente de rassembler les qualités en rejetant leurs défauts.
2°) [para. 5 à 7] Le deuxième moment est l’exposé de la méthode cartésienne.
La méthode comprend seulement quatre règles.
La première est dite “de l’évidence”. Elle permet de ne pas donner son assentiment à ce qui est douteux.
La deuxième expose l’analyse où l’esprit va du complexe au simple
La troisième la synthèse où l’esprit va du simple au complexe.
Enfin, la dernière est celle du dénombrement qui permet de voir si l’on n’a rien oublié.
3°) [para. 8 et 9] Le troisième moment énonce en quelque sorte les conséquences de cette méthode.
La méthode définie dans ces quatre préceptes doit beaucoup à la pratique des mathématiques. Elle permet ainsi de progresser par ordre, en enchaînant les connaissances.
QUESTIONS
- Quelle est la fonction de l’image des architectes dans la démonstration que Descartes entreprend ici ?
- Chacun peut-il rejeter tout l’édifice des lois et des moeurs? Est-ce possible ?
- A quels savoir préexistants la méthode emprunte-t-elle ses éléments? Les transforme-t-elle en profondeur ?
- Quel avantage présentent les quatre préceptes de la méthode ? Sont-ils “la méthode” ?
- En quoi vérité en général et vérité en mathématiques coïncident-elles? En quoi divergent-elles ?
- Réformer, est-ce détruire ?
- La pensée suit-elle nécessairement des règles ?
Vous pouvez utiliser la fonction commentaire ci-dessous et y déposer vos contributions relatives à la lecture de cette première partie de l’ouvrage et concernant les réponses aux questions.
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Publié par Hervé Moine le 4 mars 2009
Dans ce cours nous lirons la première partie du Discours de la Méthode. Première partie que l’on peut considérer comme le premier volet des conditions de la connaissances telles que l’envisage le philosophe Descartes. A l’issue de ce cours, vous trouverez des questions pour vous aider à lire cette première partie.

René Descartes
I. LES CONDITIONS DE LA CONNAISSANCE
A. La Première partie du Discours de la Méthode
“En la première on trouvera diverses considérations touchant les sciences”.
Cette partie se compose de quinze paragraphes, et comprend trois moments:
1°) [para. 1 à 5] Le premier moment est un préambule où est présenté le thème de la Méthode.
Descartes en appelle à la raison que tout homme possède et qui peut être indépendante. C’est sur cet acte de confiance en la capacité d’universalité et de vérité inhérente à l’esprit humain que s’ouvre Discours ; mais c’est pour devoir constater aussitôt qu’en l’absence d’une conduite méthodique de la raison, cette possibilité peut rester vide et se perdre dans la diversité des opinions.
Descartes annonce avoir découvert une méthode féconde pour guider la connaissance. Toutefois, il limite la portée de son livre en disant qu’il ne propose pas de modèle. En effet, il précise qu’il va faire voir sa vie « comme un tableau », et que son dessein n’est pas d’”enseigner” la méthode mais de proposer son écrit “comme une fable”, au libre jugement du lecteur.
2°) [para. 6 à 14] Le deuxième moment, le plus important de part sa longueur, est un bilan critique de son éducation.
Descartes raconte l’histoire de son esprit, l’histoire d’un désir et d’une déception : désir de connaitre, d’atteindre la vérité ; déception quant à ses connaissances acquises lors de son instruction, qui lui semblent bien éloignées de la vérité. Il analyse l’écart entre le système d’éducation, pourtant dans un excellent collège, et les exigences nouvelles du moi.
Descartes tire un bilan quasiment entièrement négatif de ses études. Seules les mathématiques étaient en mesure de lui donner goût de certitude et d’évidence, mais il s’étonne que, sur ces fondements solides, l’on n’ait “rien bâti dessus de plus relevé”.
3°) [para.15] Le troisième moment termine la première partie du Discours sur une « note d’espoir ».
Descartes prend acte de cette dispersion spirituelle où demeure l’esprit, aussi longtemps, qu’il ne s’est pas résolu un jour à “étudier aussi en lui-même”. Ici, c’est l’adieu de Descartes au scepticisme.
QUESTIONS
- Quel est le point commun à tous les hommes, et en quoi se différencient-ils ?
- Outre le bon sens, y at-il des qualités d’esprit qui contribuent à permettre de distinguer le vrai du faux ?
- Où commencent le récit dans le texte ?
- “J’ai été nourri aux lettres dès mon enfance” : comment comprendre cette formule, et que signifie ici “les lettres” ?
- Quelle valeur Descartes accorde-t-il aux fables ? Pourquoi doit-on lire le Discours “comme une histoire” ou “comme une fable” ?
- Pourquoi Descartes renonce-t-il à parler de théologie dans le Discours ?
- Quelles leçons tirer sur des voyages ? Est-ce une occasion de douter de tout ?
- Selon Descartes, les hommes sont-ils égaux ou inégaux entre eux ?
- L’homme désire-t-il par nature savoir ?
- Comment distinguer scepticisme, relativisme et esprit critique ?
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