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Articles Tagués ‘culture’

La crise de l’identité culturelle européenne selon Françoise Bonardel

Publié par Hervé Moine le 12 janvier 2011


Françoise Bonardel est philosophe et écrivain, Professeur de Philosophie des religions à l’Université de Paris1-Sorbonne où elle enseigne depuis 1990. Se destinant d’abord à une carrière artistique (musique, théâtre), elle a finalement choisi d’étudier la philosophie et l’anthropologie de l’imaginaire sous la direction de Gilbert Durand. Agrégée et Docteur d’État, elle est aujourd’hui l’auteur d’une dizaine d’ouvrages et de nombreux articles pour des revues françaises et étrangères et des ouvrages collectifs ( cf. bibliographie jointe).

Parallèlement à son enseignement à la Sorbonne elle dispense également des cours à l’Université Bouddhique Européenne (UBE) dont elle est membre depuis 2001 ; cours portant sur l’acculturation du bouddhisme en Occident et sur ses possibles relations avec la philosophie occidentale (cf. Bouddhisme et philosophie, 2008).
Rédacteur en chef de la revue Connaissance des religions de 2002 à 2006, elle s’est efforcée d’y promouvoir une réflexion sur les faits religieux prenant aussi bien en compte les acquis spirituels des différentes traditions  que les exigences propres à la modernité.
De nombreux voyages d’étude ou de découverte personnelle l’ont d’ores et déjà conduite dans la plupart des pays d’Europe du Sud, de l’Est et du Nord, au proche et Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Asie (Inde principalement) et Amérique du Nord (USA, Canada). La philosophie du voyage, de l’errance et de la « vie nomade » constitue d’ailleurs un des axes de sa réflexion placée depuis ses premiers travaux sous le signe d’Hermès, dieu des voyages, des échanges et des transformations, matérielles autant que spirituelles.
Découvrant dans l’hermétisme occidental une philosophie de la non-dualité marginalisée par l’histoire des idées, Françoise Bonardel invite aussi à  une relecture de cette histoire à la lumière de courants philosophico-religieux tout aussi négligés (gnosticisme, théologie négative, théosophie). Son intérêt pour le dialogue entre Orient et Occident, bouddhisme et philosophie, la porte aujourd’hui à réfléchir sur le nécessaire dépassement  de toutes les formes de dualisme au sein même de la culture européenne. Des héritiers sans passé : Essai sur la crise de l’identité culturelle européenne

Source : http://www.baglis.tv/intervenants/888-francoise-bonardel.html

Françoise Bonardel était l’invité du mois sur Radio Courtoisie dans l’émission du 11 janvier 2011, présentée par Patrick péhèle, Philippe Christèle et Lucien Valdes.

Pour écouter l’émission : Europe, des héritiers sans passé Durée 60′

Voir l’article du Post.fr à ce propos : http://www.lepost.fr/article/2011/01/12/2368178_europe-des-heritiers-sans-passe.html

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Réflexion critique sur la culture de l’Europe

Françoise Bonardel

Des héritiers sans passé

Essai sur la crise de l’identité culturelle européenne

aux Editions de la transparence / Philosophie

 

Lors de la publication d’Errata, en 1998, George Steiner était présenté par son éditeur comme l’” une des dernières figures de la grande culture européenne “.
Le message est brutal, peut-être excessif ; il annonce en tout cas une Europe en voie de déculturation… et cela semble aller de soi. Mais s’il y a une crise de la ” grande culture européenne “, encore faut-il s’interroger sur la signification du mot culture et sur ce que représente aux yeux de nos contemporains le patrimoine culturel européen. Or, au moment où les débats sur l’identité se multiplient de part et d’autre en Europe, force est de constater que ce qui devrait précisément faire l’enjeu de la réflexion est présupposé, voire ignoré.

À l’ère de la mondialisation, sommés de choisir entre l’attachement patriotique, exclusif et autoritaire, et le ” métissage “, source de bien des confusions et d’un relativisme culturel intégral, nous sommes les héritiers d’un passé au regard duquel nous nous reconnaissons de moins en moins endettés. En ce sens, il n’a peut-être jamais existé de crise culturelle plus inquiétante. Ni nostalgique ni passéiste, l’auteur du présent essai ne délivre pas une leçon de géopolitique ; elle préfère montrer de quelle manière la culture européenne a durant des siècles refusé l’alternative contemporaine entre cosmopolitisme et enracinement dont elle a au contraire enseigné le dépassement.

Pour se procurer l’ouvrage : Des héritiers sans passé : Essai sur la crise de l’identité culturelle européenne

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Les notions du programme du bac de philo dans un manuel pas comme les autres

Publié par Hervé Moine le 8 janvier 2011

On connaît le tableau de Magritte “Ceci n’est pas une pipe”, il y a maintenant l’ouvrage de Charles Pépin “Ceci n’est pas un manuel de philosophie” qui intéressera les lycéens candidats aux épreuves de philosophie baccalauréat, mais pas seulement… Un manuel de philo comme vous n’en avez jamais lu !

Présentation de l’éditeur

Comment connaître nos vrais désirs ? Comment Descartes a-t-il pu comparer les animaux à des machines ? Pourquoi sommes-nous fascinés par le pouvoir ? Pourquoi les philosophes sont-ils si souvent incapables d’appliquer leurs idées? Peut-on vraiment se préparer à mourir ? Est-il absurde de désirer l’impossible ? Qu’est-ce qu’un authentique ami ? Voici quelques-unes des questions abordées dans ce manuel pas comme les autres… Où le programme de terminale est traité intégralement, mais au travers de “problématiques tout-terrain” permettant d’appréhender tous les sujets. Où des “bêtisiers” analysent les clichés ou contresens les plus fréquents. Où les extraits d’oeuvres sont plus courts et accessibles que dans les manuels scolaires. Où les conseils de méthodes abstraits laissent la place à des ” copies de rêve ” entièrement rédigées. Où les grandes questions philosophiques sont mises en scènes dans des petites nouvelles, saynètes de la vie quotidienne où Charles Pépin raconte “sa vie de prof”… Un manuel de philosophie ? Oui, mais comme vous n’en avez jamais lu. Aussi utile pour un bachelier que pour tous ceux qui ne veulent plus entendre parler du bac, mais aimeraient bien entendre Platon leur parler d’amour ou Hegel leur parler du bonheur.
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Article du Point

Vade-mecum – La philo pour les (pas) nuls

http://www.lepoint.fr/livres/vade-mecum-la-philo-pour-les-pas-nuls-06-01-2011-127406_37.php

Un manuel de philo pas comme les autres, écrit par un auteur, Charles Pépin, qui ne se prend pas pour un maître à penser.

Qu’est-ce qu’un véritable ami ? Pourquoi sommes-nous fascinés par le pouvoir ? Pourquoi les philosophes sont-ils si souvent incapables d’appliquer leurs idées ? Voici quelques-unes des questions abordées dans Ceci n’est pas un manuel de philosophie, un manuel de philo pas comme les autres – car écrit par un auteur, Charles Pépin (romancier, essayiste de 37 ans), qui ne se prend pas pour un maître à penser. Dans Une semaine de philosophie (Flammarion, 2006), Charles Pépin proposait, en sept jours, une découverte de la philosophie à travers sept sujets de dissertation. Dans Les philosophes sur le divan (Flammarion, 2008), Pépin confrontait de grands penseurs (Pascal, Kant, Sartre…) à l’analyse freudienne. Cette fois, toujours en employant sa méthode, mêlant vulgarisation et pédagogie, il nous incite à approfondir cinq grands thèmes (le sujet, la culture, la raison et le réel, la politique, la morale) couvrant les vingt-trois notions du programme du bac. C’est le genre de livre qui donne l’impression d’être plus intelligent après qu’on l’a lu.

GUILLAUME CHÉREL, Le Point

 

Se procurer l’ouvrage de Charles Pépin, Ceci n’est pas un manuel de philosophie

Les autres ouvrages de Charles Pépin :

Une semaine de philosophie : 7 Questions pour entrer en philosophie

Les philosophes sur le divan : Les trois patients du Dr Freud

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Barbara Cassin : Les deux faces perméables de la philosophie

Publié par Hervé Moine le 24 avril 2010

De la mesure critique du quotidien à l’histoire de la philosophie

Barbara Cassin La philosophie et l’offre de culture

philologue, philosophe, directrice de recherche au CNRS.

La philosophie, sous nos cieux du moins, a toujours eu deux faces, perméables l’une à l’autre.

La première face, c’est la mesure critique du quotidien, un regard distancié, plus ou moins armé conceptuellement, sur ce qui est et ce qui arrive. Ce regard est susceptible du meilleur et du pire. Le pire ? Un mélange d’hyperconformisme (« moraline » docte) et de provoc (Freud démasqué ?) qui peut faire mouche, ou mousse, médiatique, mais dont on a du mal à se passer. Le meilleur ? « Tous les hommes désirent naturellement savoir », grand fleuve tranquille par lequel commence ce qu’on appelle la Métaphysique d’Aristote  ; mais aussi, pour moi, Arendt chroniquant le procès Eichmann à rebours des attentes, ou l’Unesco créant un réseau mondial de femmes philosophes pour relier celles qui tentent de poser des questions en Europe, en Afrique ou sous les talibans – avec comme première question impertinente  : qu’est-ce que le genre a à voir avec 
la vérité  ?

La seconde face, liée, c’est l’histoire de la philosophie. Je sais pourquoi j’ai décidé de « faire » de la philosophie : j’ai trouvé stupéfiant, en classe de philosophie, que l’on puisse se demander si Dieu/des dieux existent, ou qu’est-ce que penser. Encore plus stupéfiant que l’on instruise ces questions à partir de la manière dont les autres, ceux d’ailleurs et ceux d’avant, des présocratiques à la triade d’alors Nietzsche-Marx-Freud, les ont posées et travaillées. Et définitivement magnifique que lire et penser ainsi avec d’autres puisse devenir une profession – avoir pour métier sa passion, disait Merleau-Ponty.

La culture, c’est ce que l’on offre. C’est ce qui vous intéresse sans que vous puissiez vous y attendre. C’est parce que l’on offre du théâtre ou de la philosophie que le théâtre ou la philosophie peuvent déterminer la vie de quelques jeunes gens qui n’en ont jamais entendu parler. L’offre, et non la demande, voilà évidemment ce qui définit une politique culturelle (Souligné par Actu Philo).

Paru dans l’Humanité le 23 avril 2010

http://www.humanite.fr/2010-04-23_Idees-Tribune-libre-Histoire_Barbara-Cassin-La-philosophie

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Faut-il la vérité ? Quelle vérité ?

Macadam Philo Émission de François Noudelmann qui reçoit Barbara Cassin, elle y évoque notamment la question des crimes contre l’humanité : Ne faut-il distinguer vérité et châtiment ?

Pour écouter ou réécouter l’émission :

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/macadam-philo/

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Un café-philo consacré à Hannah Arendt

Publié par Hervé Moine le 14 janvier 2010

Hannah Arendt (1906-1975)

A Honfleur, chaque deuxième vendredi du mois, les Maisons de Léa abritent un café philosophique.

Ces rencontres ont repris autour du livre « Notes critiques » (1949-1969, éditions Payot) du philosophe et sociologue germanique Max Horkheimer, figure essentielle de l’École de Francfort.

Dans ce livre présenté par l’ancien professeur de philosophie Christian Carle, il est question de tout un tas de questions encore actuelles : le féminisme, le mouvement étudiant, l’état d’Israël, Nietzsche et les Juifs, la vie à l’américaine, la publicité, les médias, les paradoxes des « bonnes intentions », la critique de la psychanalyse, la contestation de l’ordre établi et des idées reçues du discours bourgeois né avec les philosophes des Lumières.

Comme l’écrivait Alain Suied dans la République des Lettres en 1994, « tous les sujets attirent et attisent une vision incisive et un trait vif qui ramènent toujours le lecteur vers la plus obscure des réalités pour mieux la repérer et pour mieux laider à sen désaliéner ».

Prochain rendez-vous le 12 février autour d’un autre livre référence : « La crise de la Culture » d’Hannah Arendt (1961, 2ème édition en 1968), une réflexion autour de la tradition, l’Histoire, l’autorité, la liberté et l’éducation.

D’après un article d’Ouest France du 13 janvier 2010

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La maïeutique créole

Publié par Hervé Moine le 9 novembre 2009

“LA PART DE L’AUTRE”

De la maïeutique créole

par Marlène Parize

Vendredi 13 Novembre 2009 à 19h

CENTRE CULTUREL (En face du marché)

Rue Joinville Saint-Prix

97215 RIVIERE-SALEE Martinique

Tél : 05 96 68 70 61

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Comment comprendre les enjeux actuels de l’urbanisme ?

Publié par Hervé Moine le 7 novembre 2009

Aménagement du territoire et impacts sur l’humain

Comment s’organise notre société ? Souvent les réponses à cette question se situent au niveau des structures sociales elles-mêmes. Une autre manière d’aborder la société et de l’envisager au niveau de l’aménagement du territoire. Celui-ci est assurément significatif et en l’étudiant il peut révéler l’humain et la société ou plus précisément le sens que prend la société humaine, dans tous ses aspects, sens tant sur le plan de la signification que celui de l’orientation. D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Et où allons-nous ? Une attention particulière au développement du territoire, son histoire, les formes qu’il prend actuellement et vers quoi il s’oriente peut permettre de répondre à cette triple question chère à Gauguin.

Il n’est pas très difficile de constater que le développement actuel du territoire est une urbanisation, au point qu’on a peine parfois, pour ne pas dire souvent, de dire où se trouve, d’une part, le véritable centre (de la ville, du bourg ou du village) à un point tel qu’on nous inonde de panneaux indicateur de centre de toute sorte, et, d’autre part, la limite entre l’urbain et la ville. Le néologisme de “rurbanisation” est sur ce point particulièrement éloquent. L’urbanisation et la rurbanisation, urbanisation de l’environnement rural, ne sont aucunement anodines et ont un impact multiple sur la population, les relations sociales, les modes de vie, le travail, les loisirs, le sens de l’esthétique, la culture, les échanges et l’économie.., également sur l’environnement et l’écologie.

Thierry Paquot, philosophe spécialiste de l’urbain est intervenu dans le cadre d’un cycle conférence sur l’urbanisme au Havre, le but étant de mieux comprendre les enjeux de l’urbanisme. Ci-dessous, nous reprenons l’article de Paris Normandie qui rend compte de cette séance.

Hervé Moine

logo paris normandie

L’urbanisme et ses enjeux


Conférences. Une première introduction au concept a eu lieu mardi soir, dans les grands salons de hôtel de ville.

Thierry Paquot a ouvert le cycle de six conférences tous publics. Philosophe de l’urbain, éditeur d’Urbanisme, auteur de nombreux livres de référence, il a évoqué d’abord l’historique du terme. Le néologisme catalan urbanizacion attribué à Idelfonso Cerdà apparaît en 1867. Considéré à l’origine plus comme l’art de bâtir les villes dans le sens esthétique que comme l’art d’y vivre, l’urbanisme fait aujourd’hui le constat d’une urbanisation galopante et de la disparition de la culture rurale, sans que personne n’ai mesuré les répercussions démographiques, économiques, environnementales.

Des carences
Les « non-villes » prolifèrent, souvent sans recours aux urbanistes. Le philosophe en profite pour critiquer les tours, les villes sécuritaires. Pour lui, « il est temps d’imaginer un urbanisme sensoriel, avec une architecture valorisant les cinq sens, car l’humain est un être charnel qui ressent les ambiances. Pour cela, il faut éviter ce qui est anxiogène, monumental et agressant. L’urbanisme doit tenir compte des usages temporels des lieux aménagés, avec un réaménagement des horaires de transport et une meilleure harmonisation des temporalités et des rythmes des institutions. L’urbanisme doit être plus participatif, car il y a une grande carence dans ce domaine. Enfin, l’urbanisme doit être décroissant c’est-à-dire plus écologique : il ne faut pas mettre en avant la croissance mais la décroissance. Ce n’est pas le développement qu’il faut rendre durable, mais le durable qu’il faut développer. »

Article paru sur Paris Normandie le 6 novembre 2009 : http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/251539/L_urbanisme_et_ses_enjeux#

Prochaine conférence : Olivier Mongin. « Logiques des flux, logiques des lieux à l’heure du glocal », 1er décembre de 18 h à 20 h. Salons de l’hôtel de ville : www.aurh.asso.fr

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De nombreuses langues en danger

Publié par Hervé Moine le 20 octobre 2009

Doit-on assister, sans rien faire, à la mort inéluctable de nombreuses langues ?

the death of language

“Unicité de l’espèce, pluralité des langues”

article d’Hervé Moine

La mort en 2008 du Chef Marie Smith Jones la mort de sa langue

Avec la mort en 2008 de Marie Smith Jones disparaît l'Eyak / © photo AP

“Unicité de l’espèce, pluralité des langues” [1]

“Alors que l’anglais s’internationalise, la richesse linguistique s’amenuise. En effet, d’après certaines prédictions, 90% des langues parlées cesseraient d’exister d’ici 90 ans[2]. Sommes-nous en train de vivre un retour à l’”anté-babel”? La diversité des langues qui est perçue dans la Bible comme un châtiment, peut être ressentie, comme une barrière entre les hommes, une entrave à une commune communication. Si bien que cet appauvrissement annoncé ne semble pas nous apitoyer outre mesure. Mis à part quelques marginaux, qui peut honnêtement considérer grave ce phénomène ? La mondialisation de la langue de Shakespeare ou de Bill Gates est non seulement un fait indiscutable mais un bienfait pour les échanges entre les hommes quelque soit leur origine. En effet, si une langue meure c’est tout simplement parce qu’elle n’est plus parlée, et si l’anglais progresse doit-on envisager, pour autant, cette progression comme la fossoyeuse des langues minoritaires.  Si de nombreuses langues sont appelées à se taire, la diffusion de l’anglais apparaît bel et bien salutaire, ceci semblant répondre à l’éternel désir d’une langue universelle.

Cependant, cette passivité généralisée n’est-elle pas dommageable pour l’ensemble de l’humanité ? Devons-nous assister à la mort de la plupart des langues sans réagir. Cet appauvrissement n’est-elle pas celle de l’humanité elle-même ? Lorsqu’une espèce animale est menacée, publicité est faite et stratégies sont dessinées. Il est de bon ton aujourd’hui de verser dans l’écologie et de crier gare à la catastrophe généralisée. C’est ainsi que le rhinocéros blanc ou le panda devient le symbole de la richesse naturelle qu’il nous faut préserver à tout prix. Sans vouloir remettre en question le bien-fondé et les bons sentiments des luttes écologiques pourquoi le Toroto,  le Chipaya ou le Bikya ne deviendraient-ils pas le symbole de la richesse culturelle ?

Selon notre linguiste national Claude Hagège, “si l’on ne prend pas garde à la progression de l’anglais, il pourrait bien tuer la plupart des autres langues.” Or, chaque langue est précieuse et la pluralité des langues fait la richesse culturelle de l’humanité, celle-ci n’ayant vraisemblablement jamais connue une langue unique. De même que la langue universelle est la solution à un faux problème, une langue unique originelle est de l’ordre du mythe, l’homme n’étant pas fait pour cette unicité, certes imaginée et espérée, mais impossible sans détruire la diversité culturelle. “Et la chair se fit verbe. Contrairement à l’idée courante, il est très probable que l’immense diversité des idiomes aujourd’hui attestés ne se ramène pas à une langue originelle unique pour toute l’humanité. S’il y a unicité, c’est celle de la faculté de langage propres aux hominiens, et non celle de la langue elle-même.” [3]

Hervé Moine

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Notes :

[1] “Unicité de l’espèce, pluralité des langues” est le titre du chapitre 1 du célèbre ouvrage de Claude Hagège, l’homme de parole.

[2] Voir ci-dessous l’article “Et si les langues disparaissaient” paru sur slate.fr, rédigé à partir d’un article de la BBC auquel on pourra se référer.

[3 ] Claude Hagège, L’homme de paroles, Contribution linguistique aux sciences humaines, 1985, chez Fayard, Folio Essais, p. 15

A propos de Marie Smith Jones :

Marie Smith Jones (1918-2008), chef de la nation Eyak, en Alaska, était le dernier locuteur de la langue eyak. “Elle avait participé, entre 2000 et 2005, à l’élaboration du « Eyak Language Project », projet visant à créer un mode d’apprentissage de la langue eyak accessible à tous. Elle travailla avec le linguiste Michael Krauss qui créa un dictionnaire et une grammaire de la langue. La dernière personne avec qui elle échangeait en eyak mourut dans les années 90. Après cela, Marie Smith Jones s’investit pour la défense des langues indiennes et la protection de l’environnement. Elle s’exprima deux fois aux Nations unies.” extrait de Wikipédia.

En savoir davantage sur Marie Smith Jones et la langue eyak :

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Halte à la mort des langues

Nous pourrons nous référer au dernier ouvrage de Claude Hagège, Halte à la mort des langues, traitant, comme le titre l’indique, ce phénomène d’extinction qui pèse sur de nombreuses langues. Nous ne manquerons pas également de lire ou de relire sa célèbre “contribution de la linguistique aux sciences humaines” qu’est L’homme de paroles.

Hagège Halte à la mort des langues

Claude Hagège, Halte à la mort des langues, chez Odile Jacob.

«Dans la mythologie hindoue, l’extinction marque la fin du désespoir et de la souffrance. Salutaire, elle fait place à un monde nouveau et meilleur. Je ne suis pas certain que ceux qui parlent des langues menacées envisagent leur extinction comme la promesse d’un monde meilleur.Les linguistes, eux, sont le plus souvent inquiets de la situation actuelle des langues .» Claude Hagège

Chaque année, vingt-cinq langues s’éteignent. Et, avec elles, disparaissent des communautés, des cultures.

Pourquoi autant de langues s’éteignent-elles ?

Comment peut-on expliquer ce processus d’extinction ?

Y a-t-il quelque chose à faire contre ce processus ? Que peut-on faire pour l’enrayer ?

Heureusement, peut-in remarquer, d’autres langues, parfois, naissent ou renaissent.

Toute la question est de savoir si nous parviendrons à conjurer le danger d’uniformisation qui menace l’humanité ?

Halte à la mort des langues de Claude Hagège, qui résonne comme un signal d’alarme, «Ce beau livre se lit aussi comme une longue méditation poétique inspirée par l’amour des langues. » Le Monde.

Homme de parole

Claude Hagège, L’homme de paroles, Contribution linguistique aux sciences humaines, chez Fayard, Folio/Essais.

“Cet ouvrage offre, sur le rapport entre l’homme et le langage à travers la diversité des langues humaines, une synthèse théorique nouvelles.

La première partie expose l’état présent de certaines des recherches principales sur le langage : unicité de la faculté de parler et pourtant diversité originelle des langues ; importance des créoles comme laboratoires naturels de naissance d’une langue ; enseignements qu’apporte la recherche des universaux linguistique ; intérêt historique et actuel de la relation entre l’écriture et l’oralité dans l’histoire.

La deuxième partie propose une visée anthropologique : elle étudie le signe linguistique, lieu des pressions contraire de l’expressif et de l’arbitraire, puis les rapport entre la langue d’une part, le réel, la logique d’autre part et le problème de l’ordre des mots comme distinct de l’ordre du monde, enfin l’utilisation de la parole à des fins de domination.

La troisième partie définit une théorie descriptive des langues qui fait sa place à la relation entre les participants du dialogue et à la production de sens, ainsi qu’à la variation.

Le tout s’achève sur un hymne aux langues, ces objets chatoyants d’une passion sans fin.” Fayard, Folio/Essais

L’homme de parole a reçu le prix de l’Académie française, 1986 ainsi que le prix de la Société des Gens de Lettres, 1986

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Slate.fr

Et si les langues disparaissaient ?

LU SUR LA BBC

Slate.fr [1]

Sunday, 18 October 2009

7000 langues sont aujourd’hui parlées dans le monde, mais ce nombre pourrait bien se réduire rapidement et considérablement, dans les décennies à venir [2].

En 1992, un linguiste américain prédit que d’ici l’année 2100, 90% des langues parlées cesseraient d’exister, rapporte la BBC. Mais le sujet ne fait pas encore réagir, et demeure à la marge, selon le linguiste français Claude Hagège, qui prévient de ce que «si l’on ne prend pas garde à la progression de l’anglais, il pourrait bien tuer la plupart des autres langues»

Selon l’association américaine Ethnologue, 473 langues sont actuellement considérées comme en danger. Le Lipan Apache n’est plus parlé, par exemple, que par deux individus vivant aux Etats-Unis; le Totoro compte quatre locuteurs en Colombie et le Bikya n’en aurait plus qu’un seul, au Cameroun.

Claude Hagège souligne qu’avec la disparition d’une langue, c’est tout un système qui disparaît. Pas seulement des mots, mais «la façon dont une communauté exprime son humour, son amour, sa vie. C’est le témoignage de communautés humaines, extrêmement précieux».

Le philosophe Gaston Bachelard explique que la langue maternelle, celle de l’éducation, conditionne notre perception du monde. Une langue, par la richesse, la pauvreté, les nuances de ses signes, découpe le monde d’une façon ou d’une autre. Apprendre une autre langue, c’est apprendre à découper le monde autrement. Ainsi, certaines langues ont des nuances de couleurs innombrables : dès lors, il est possible de percevoir le monde de façon plus nuancée. Les bretons n’ont qu’un mot pour le bleu et le vert. Les Inuits ont 17 mots pour la neige. Les rapports sociaux peuvent aussi être transformés. Dans certaines cultures, le «je» n’existe pas, on n’existe alors que dans le rapport aux autres, on se définit comme étant le fils de quelqu’un, le frère, la femme.

A travers une langue, une communauté atteste de sa différence, et de sa variété. Dans son petit opuscule Race et Histoire, l’ethnologue et philosophe Claude Lévi-Strauss [3] expliquait ainsi que le progrès n’est possible, dans l’humanité, que grâce à l’échange de différentes valeurs et de différents talents des communautés. C’est du cumul de ces différences que naît le progrès. Les langues marquent ces différences.

Paul Lewis, de l’association Ethnologue, interviewé par la BBC, la culture et la langue d’une communauté sont si étroitement liés, que si une communauté commence à penser sa langue comme inutile, elle peut se sentir inutile elle-même. Et sombrer dans la dépression, ce qui conduit alors à une rupture du lien social, à des taux de suicide, de consommation de drogue, de dépression élevés, et à des problèmes de transmissions.

Jusqu’à mars dernier, à la Fondation Cartier, à Paris, le photographe Raymond Depardon [4]présentait un petit film d’une demie-heure [5] présentant des populations de toute la planète parlant des langues en voie de disparition [4]. Qu’il s’agisse de l’occitan ou de langues plus exotiques comme le chipaya de Bolivie, toutes les personnes filmées disaient leur douleur et leur angoisse à voir leur langue et donc leur culture, en voie de disparition.

[Lire l'article complet sur la BBC [2]]

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d’actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Image de Une: capture d’écran du film de R. Depardon, Terre natale


Source URL: http://www.slate.fr/story/11803/et-si-les-langues-disparaissaientLinks:
[1] http://www.slate.fr/source/slatefr
[2] http://news.bbc.co.uk/today/hi/today/newsid_8311000/8311069.stm
[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Lévi-Strauss
[4] http://www.evene.fr/culture/agenda/raymond-depardon-paul-virilio-26165.php
[5] http://www.dailymotion.com/video/x84d38_terre-natale-fondation-cartier_creation

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Multiculturalisme : comment vivre ensemble ?

Publié par Hervé Moine le 15 octobre 2009

Mardi 20 octobre à 20 h

Philosophies du multiculturalisme.

Comment pourrons-nous vivre ensemble ?

Conférence-débat avec Daniel Ramirez

Après la première séance en mai (éthique des identités et reconnaissance), nous aborderons ici le volet philosophie politique de ce vaste champ d’études et de problématiques qu’on nomme le multiculturalisme. La question de la diversité culturelle et de la coexistence de modèles différents, voire conflictuels, de mœurs et des valeurs, présente des options théoriques et choix de société que nous pouvons comprendre et mettre en dialogue, pourvu qu’on élucide les idées qui les sous-tendent. Ces options sont cruciales pour le futur de l’entente entre humains, pour la paix sociale et pour l’évolution de nos sociétés démocratiques. Le multiculturalisme ne doit pas rester “un spectre qui parcoure l’Europe”. La philosophie, qui est tout le contraire d’une attitude de repli, peut et se doit de percer la chape de plomb qui couvre ces problématiques de préjugés, dogmatismes, peurs et déni de la réalité.

L’avenir sera riche d’humanité ou invivable, selon les voies que l’on empruntera.

Daniel Ramirez est philosophe, chercheur en philosophie morale et politique.

  • P.A.F : visiteur : 8€, adhérent : 6€, chômeur et moins de 25 ans : 5€
  • au FORUM-104
  • 104, rue de Vaugirard,
  • Paris 6e, M° St-Placide
  • Informations, inscriptions: tél : 01 45 44 01 87

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La notion de race a-t-elle un sens ?

Publié par Hervé Moine le 2 octobre 2009

Appel à la vigilance

article publié sur nonfiction.fr, jeudi 01 octobre 2009

Philosophie
Couverture ouvrage
Race sans histoire
Maurice Olender
Éditeur : Points
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Résumé : Un ouvrage de portée épistémologique, politique mais aussi “militante”, qui s’attache à défaire la notion de race.

Le livre Race sans histoire de Maurice Olender, historien et maître de conférence à l’EHESS, doit en partie son existence à l’ouvrage intitulé La Chasse aux évidences paru en 2005 aux éditions Galaade, dont il reprend les analyses, enrichi de chapitres inédits en ouverture et en clôture de l’ouvrage, nommés respectivement: “ “Race” sans histoire” et “Post scriptum pour Günter Grass”.

La présence de ces deux nouveaux chapitres, en ouverture et en clôture de l’ouvrage, donne précisément tout son sens aux analyses proposées dans le livre.

Paradoxe du titre du premier chapitre, d’abord, qui est aussi celui de l’ouvrage tout entier : “Race sans histoire”. Titre qui fait directement écho au texte Race et histoire de Claude Lévi-Strauss, commandé par l’Unesco en 1951 et publié en 1952, qui invalide de façon définitive la notion de race. Le titre du livre de Maurice Olender ne signifie rien moins que tracer l’histoire d’une catégorie qui se prétend anhistorique et se présente comme un principe d’intelligibilité des modes d’évolution des communautés humaines et de leur diversité. La “race”  se construit avant tout au XIXe siècle comme une catégorie scientifique qui, à chaque caractère physique visible ( géographie, couleur, climat) d’un peuple, associe des qualités morales et intellectuelles invisibles et immuables. Le vocable de la “race” opère une correspondance entre le physique et le métaphysique, attribuant à chaque groupe humain selon ses caractéristiques visibles une nature propre, intemporelle, innée, qui signe son identité et sa place dans l’échelle de l’humanité. Avec la race, comprendre l’homme, c’est avant tout comprendre ce qui l’origine, de manière essentielle, en deçà du mouvement conçu comme simplement passager et accidentel de l’histoire. Ainsi la catégorie inaltérable de “race” propose une “conception qui pétrifie l’autre, l’incruste dans une immobilité sans issue”1. La catégorie de race se construit donc sur la négation même de l’historicité de l’homme contribuant ainsi à une “naturalisation des rapports sociaux et politiques”2.

Ce discours de la race, qui se constitue autour d’un certain nombre d’invariants3 (l’autre est absolument “irréductible” ; les caractéristiques morales et intellectuelles de chaque type humain sont “indélébiles”, “inamovibles”, et “invariables” ; chaque type humain est déterminé une fois pour toute par ce qui l’origine), s’est présenté comme un discours scientifique au XIXe siècle où se mêlaient érudition savante et mystification. En insistant sur la volonté de scientificité du discours de la race, c’est proprement la construction du savoir dans les sciences humaines que questionne Maurice Olender.

C’est ainsi que se précise la triple portée du livre. Portée d’abord épistémologique : il s’agit de comprendre comment la catégorie délirante de la race a pu gouverner toute pensée de l’altérité au XIXe siècle et au début du XXe siècle, malgré la présence d’ observations critiques qui vont en se multipliant4. Comment la raison s’est-elle laissée fasciner, subjuguer par des correspondances, des corrélations folles, sans souci de conséquence, laissant ainsi apparaître une “porosité des frontières”5 entre raison et déraison ? Le savant, aveuglé par les fantasmes et les mythes, construit des types humains ( l’aryen, le sémite etc.) attribuant à chacun d’eux un “instinct” ( par exemple “l’instinct monothéiste” des Sémites chez Renan), une âme qui l’ essentialise et le détermine, justifiant ainsi sa domination ou son extermination.

Car, et c’est bien là le problème du discours de la race, les savants ont pu façonner et créer un discours  permettant de légitimer des idéologies politiques meurtrières, dangereuses. Les représentations de la race nourrissent des programmes politiques, qu’il s’agisse de l’idéologie nazie, ou de la rhétorique génocidaire du Hutu power au Rwanda6 etc. Toute étude portant sur la déconstruction de la catégorie de race est donc nécessairement politique. Elle doit  analyser les liens entre la production du discours savant et sa réinscription, parfois simplifiée, dans le discours politique. Elle doit s’attacher à comprendre comment une catégorie pseudo-scientifique,  fausse, peut posséder une efficacité pratique, c’est-à-dire pousser des individus à l’action.  Elle doit mettre en avant les effets concrets de certains types de représentations sur la vie quotidienne de groupes humains donnés, et sur l’organisation du vivre-ensemble, de la société. Les analyses de l’utilisation inconséquente de l’œuvre de Dumézil, des usages politiques de l’idée indo-européenne par l’extrême droite7, de la construction du mythe du complot juif à travers le faux que sont Les Protocoles des Sages de Sion, ont pour tâche de mettre en lumière ce lien ténu qui s’organise entre la “rationalité scientifique” et la sphère du politique au sein de la rhétorique de la race.

Ainsi, à cette double portée épistémologique et politique de l’ouvrage de Maurice Olender, s’ajoute une troisième dimension, à la fois éthique et, nous voudrions risquer le terme, militante. La question qui sous-tend toute l’étude est posée explicitement dès les premières pages du livre : “Pourra-t-on un jour invalider l’usage, redevenu si courant en ce début de XXIe siècle, de la notion de “race”, comme Mauss l’a fait pour celle de “peuples non civilisés”, désormais rangée au magasin des vieilleries ? Loin d’avoir déserté l’imaginaire des usagers, cette idée de “race”, si malléable, infirmée par des scientifiques de renom depuis plus d’un siècle, a toujours cours, en Europe comme ailleurs.”8 Invalider la notion de race est nécessaire, car la catégorie pseudo-scientifique de “race” n’a pas qu’une existence livresque et savante, comme le rappelle à plusieurs reprises l’auteur, mais possède une existence concrète capable de motiver des actes qui visent la négation radicale d’autrui. En ce sens, la déconstruction de la catégorie de race excède la simple problématique épistémologique et dépasse le monde scientifique ; elle exige une certaine publicité pour être véritablement efficiente.

Le chapitre “Insoumission” prend en charge cette troisième dimension de l’ouvrage. Il décrit d’abord la trajectoire d’intellectuels “insoumis”, au sens où l’insoumission de l’intellectuel (ici insoumission au discours devenu populaire et dominant de la race) est essentiellement l’effet d’une profonde lucidité, qui refuse toute fascination envers l’irrationnel, le sacré, le pouvoir, les mythes de l’origine9. L’engagement de Marcel Mauss, “savant et citoyen”10, qui inaugure, en 1901, son enseignement à l’Ecole pratique des hautes études par cette déclaration : “Il n’existe pas de peuples non civilisés. Il n’existe que des peuples de civilisations différentes.11 contre la distinction, si présente en son temps, entre “mentalité primitive” et “pensée logique” au fondement de l’anthropologie de Lévy-Bruhl ( 1857-1939), traduit la nécessité d’une confrontation du savoir théorique avec l’action sociale. Ses prises de position en faveur du capitaine Dreyfus, son adhésion à la SFIO, sa condamnation du bolchevisme et du fascisme, sa démission de professeur au Collège de France en octobre 1940 dès la parution des instructions visant à exclure les Juifs des universités, permettent de comprendre, philosophiquement, la nature du travail de Marcel Mauss. Son action politique n’est pas un complément facultatif à son activité théorique : elle ne vise pas à soulager la conscience inquiète du savant. Au contraire, comme le montrent les Écrits politiques de Mauss, dans la mesure où toute pensée scientifique est en droit émancipatrice (la pensée scientifique a pour tâche de mettre fin à une certaine fascination pour l’irrationnel), son corollaire immédiat est l’action12.

Ainsi, le travail scientifique de déconstruction du discours de la race ne peut faire l’économie d’un engagement dans la sphère publique, car “la haine et la vision fantasmée de l’autre [...] peuvent métamorphoser les mots et les sentences en actes sanglants.”13 C’est la raison pour laquelle le chapitre “Insoumission” débutant avec la figure de Marcel Mauss puis mettant en avant les travaux des historiens Pierre Vidal-Naquet, Léon Poliakov, ou de l’écrivain Jean-Claude Grumberg, se clôt sur un “appel à la vigilance”, paru dans Le Monde du 13 juillet 1993, signé par une quarantaine d’intellectuels français. Appel à la vigilance contre un discours de la race, qui trouve une nouvelle vigueur à l’occasion d’un retour des thématiques de la nation et de l’identité culturelle ou nationale dans les espaces publics européens. Appel à la vigilance, encore, contre un discours à la mode, dénonçant “l’antiracisme comme à la fois “ringard” et dangereux”14. Résurgences du discours de la race, résurgences de nouvelles inconséquences, cherchant leur légitimation dans des revues universitaires, des colloques, des collaborations intellectuelles.

La fascination pour la rhétorique raciste ne meurt pas avec les découvertes de la science. L’invalidation scientifique de la catégorie de race n’a pas mis fin, dans les imaginaires, à l’antisémitisme, ni au désir de hiérarchiser et de classer les peuples, d’établir des correspondances magiques entre une donnée physique et des vertus morales prétendument naturelles, originelles. Le discours de la race possède encore une efficacité, contre laquelle bute la rationalité scientifique.  C’est en ce sens qu’il y a appel à la vigilance, contre les séductions d’un discours qui enchante par sa simplicité, ne requérant qu’observations spontanées, immédiates, et niant la réalité même de tout processus historique.

Cet appel à la vigilance est d’autant plus crucial qu’il fait émerger ce douloureux paradoxe pour les chercheurs, les penseurs : c’est au sein même des pratiques scientifiques et universitaires que s’est construit un discours niant toute rationalité scientifique. Le dernier chapitre de l’ouvrage qui suit l’appel à la vigilance peut ainsi se comprendre de la manière suivante. Intitulé “le silence d’une génération”, ce chapitre cherche à prendre “la mesure du silence des intellectuels engagés dans le nazisme”15, qu’il s’agisse d’historiens, de philosophes, d’écrivains. Ce chapitre ne propose aucunement une tentative de réduction des œuvres produites par ces intellectuels à l’idéologie nazie, ni, en un sens inverse, de sauver la “pureté” du travail intellectuel d’une histoire qui la mettrait en péril. Particulièrement, ce qui devient signifiant dans le type d’engagement de ces intellectuels n’est pas ce qui s’est dit, à travers œuvres et discours, mais justement ce qui ne s’est jamais dit, faute de savoir comment le dire, après la Deuxième Guerre mondiale. Étrangeté d’une parole intellectuelle devenue muette au moment même où on lui sommait de rendre des comptes et d’expliquer son incompréhensible naufrage. Günter Grass, à l’occasion de la parution de Pelures d’oignon en 2006, dont l’analyse fait l’objet du dernier chapitre de Race sans histoire, revient sur le silence de sa génération, “ génération de taiseux”16 , dont la mémoire porte le fardeau  de tout ce qui a été accepté pendant la Seconde Guerre mondiale. Il avoue, à propos de son engagement dans les S.S. : “Ce que j’avais accepté avec la stupide fierté de ma jeunesse, je voulais, après la guerre, le cacher à mes propres yeux car la honte revenait sans cesse.”17 La honte d’avoir participé à une entreprise d’extermination d’une partie de l’humanité. La honte, aussi, d’avoir succombé et d’avoir été fasciné par le délire récitant et fanatique du discours de la race, prenant la forme d’une culpabilité qui ne peut être allégée.

Le livre de Maurice Olender, s’il se construit autour de la réunion de plusieurs articles écrits entre 1981 et 2009 (ce qui lui donne une certaine apparence de discontinuité), trouve de fait son unité autour de cette triple problématique épistémologique, politique et “militante” qui traverse nécessairement toute tentative de déconstruction du discours de la race. Cette archéologie du discours raciste rappelle que toute pensée conséquente porte en elle l’exigence de sa mise à l’épreuve et est indissociable d’une intervention politique, non au sens où il s’agirait de produire un discours a priori légitimant telle action, telle prise de position publique, mais au sens où il faudrait identifier les points précis du réel qui requièrent l’urgence d’une transformation18. C’est à ce titre, seulement, qu’une pensée véritable peut “ tenir ses promesses”19.

Titre du livre : Race sans histoire
Auteur : Maurice Olender
Éditeur : Points
Collection : Points essais
Date de publication : 07/05/09
N° ISBN : 2757806858

rédacteur : Yala KISUKIDI, Critique à nonfiction.fr
Illustration : Races humaines dans un manuel d’histoire naturelle de 1885

Notes :
1 – Race sans histoire, p. 351
2 – ibid., p. 35
3 – cette forme du discours est explicitée dans le chapitre intitulé “ Un instinct devenu destin” , p. 25-28
4 – ibid., p. 42
5 – ibid., p.21
6 – ibid., p. 20: “ Des siècles passent et, tout près de nous, une politique de la “race” aboutit à un génocide au Rwanda (1994)”
7 – ibid., p. 128 : “De l’éloge contemporain des vertus politiques des Indo-européens de la préhistoire, vertus sur lesquelles nul linguiste, nul archéologue ne peut aujourd’hui tenir un discours circonstancié, à l’éloge du F.N. ou au soutien d’une entreprise niant l’existence des chambres à gaz, il existe une logique dont il faudra bien un jour décrire les mécanismes.”
8 – ibid., p.14
9 – ibid., p. 203
10 – ibid., p. 196
11 – ibid., cité p. 206
12 – Maurice Olender cite ce passage de Mauss, dans lequel ce dernier explique pourquoi il a refusé d’exclure de son curriculum vitae ses textes politiques lors de la présentation de sa candidature au Collège de France en 1930 : “ Je ne crois pas que mes publications et même mon action scientifique et didactique dans le monde coopératif …, que les extraits que j’ai publiés d’un ouvrage manuscrit sur le bolchevisme …, mes communications sur la notion de nation et d’internationalisme aient été dénués d’intérêt scientifique et philosophique.” – texte cité p. 206
13 – ibid., p. 213
14 – ibid. p. 245
15 – ibid., p. 268
16 – ibid., p. 284
17 – ibid., cité p. 290
18 – nous reprenons ici les analyses commentées du texte Qu’est-ce que les Lumières de Michel Foucault par Olivier Dekens, Paris, Éditions Bréal, 2004, p. 116: ce commentaire propose une compréhension renouvelée des liens entre philosophie et intervention politique chez Foucault: “ … L’effort conceptuel de la philosophie est indissociable de l’intervention politique, il en est la théorisation, non au sens d’un discours donnant a priori légitimité à une telle intervention, mais au sens d’un lent travail préparatoire, identifiant les points faibles du réel à transformer.”
19 – rappelons cette formule de M. Olender à propos de Marcel Mauss qui conclut toute la section qui lui est consacrée : “Entre action et théorie, le citoyen Mauss a tenu ses promesses.”

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Les Journées du Patrimoine en Guadeloupe

Publié par Hervé Moine le 1 septembre 2009

journée du patrimoine

La Drac a établi, à partir des informations qu’elle a pu recueillir, le programme des sites à visiter sur le territoire de la Guadeloupe :


JOURNEES DU PATRIMOINE GUADELOUPE


ABYMES

Le Conseil régional en partenariat avec le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de Guadeloupe (CAUE)
Conférence sur l’accessibilité des lieux culturels et remise du Prix régional du patrimoine
19 sept.: 15h00
Gratuit
Lieu : espace régional du Raizet, Cité des métiers
Renseignements : 0590 80 40 40

ANSE-BERTRAND

Animations proposées par le Conseil général en partenariat avec l’association AGIS
Habitation La Mahaudière
Visites guidées et présentation des résultats des fouilles archéologiques dans l’ancien village d’esclaves
19 sept.: matinée pour les scolaires et à 15h00 visite guidée tous publics
20 sept.: visites guidées à 10h00 et 15h00
Gratuit
Lieu : La Mahaudière, section Campêche
Renseignements : 0590 22 10 94

BAIE-MAHAULT

Animations proposées par la bibliothèque municipale
Projection du film Jambé dlo de Fabienne Kanor
18 sept.: 19h00
Gratuit
Lieu : centre socio-culturel de la Retraite
Renseignements : 0590 26 36 75

Présentation du livre Kolombie de Hugues Pagesy
18 sept.: 20h30
Gratuit
Lieu : centre socio-culturel de la Retraite
Renseignements : 0590 26 36 75

Animations proposées par le service des archives communales
Exposition L’esclavage et son abolition
Du 19 au 25 sept.: de 9h00 à 17h00
19 sept. : vernissage à 18h00
20 sept. : de 9h00 à 12h00
Gratuit
Lieu : centre socio-culturel de la Retraite
Renseignements : 0590 41 97 51 / 52

Soirée culturelle animée par les associations Lizin a kont, Alamiska et Balance la
19 sept.: veillée culturelle à 20h00, léwoz à 22h00
Gratuit
Lieu : centre socio-culturel de la Retraite
Renseignements : 0590 41 97 51 / 52

Rallye découverte du patrimoine
20 sept.: 8h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : place Childéric-Trinqueur, face à l’hôtel de ville
Renseignements : 0590 26 36 75

Musée Galta Kréyol
Exposition d’objets d’antan
20 sept.: de 9h00 à 18h00
Gratuit
Lieu : 3 ruelle Chalder, au bourg
Renseignements : 0690 71 21 81

BASSE-TERRE, Ville d’art et d’histoire

Palais de justice, classé monument historique
Visite guidée par G. Auguste, présidente du tribunal de grande instance et par M-E Desmoulins, DRAC, en partenariat avec l’association Karuk interface
19 sept.: visites à 10h00, 11h30 et 14h30, visite traduite en langage des signes
Gratuit
Lieu de rendez-vous : entrée principale, bd Félix-Eboué
Renseignements : 0690 64 03 73

Jardin de Beauvallon, parc botanique et floral
19 et 20 sept.: départ des visites à 9h00, 11h00, 15h00 et 16h30
Tarif réduit : 6€
Accès : 191 chemin de Beauvallon, rocade nord, rond-point avant l’entrée de l’hôpital. RDV devant le portail nord
Renseignements : 0590 81 16 91

Animations proposées par la ville de Basse-Terre – Maison de l’architecture et du patrimoine

Promotion à l’occasion de la parution du guide Gallimard Les patrimoines de France
18 sept.: 18h00
Gratuit
Lieu : Maison de l’architecture et du patrimoine, 24 rue Baudot
Renseignements : 0590 80 88 70

Présentation exceptionnelle des toiles restaurées du peintre Georges Rohner datant de 1935, classées monument historique
18 sept.: visite de l’atelier de restauration à 18h00 ; animation musicale et lecture de textes de années 1930 avec J. Jernidier à 19h00
19 sept.: visite de l’atelier de restauration par Y. Vragar de 9h00 à 15h00 ; animation musicale et lecture de textes de années 1930 à 18h00
20 sept.: visite de l’atelier de restauration par S. Crane, guide conférencière, de 9h00 à 12h00
Gratuit
Lieu : Maison de l’architecture et du patrimoine, 24 rue Baudot
Renseignements : 0590 80 88 70

Ancienne glacière, actuellement Banque des Antilles Françaises
Découverte du transport et de la distribution de la glace naturelle au XIXe siècle
19 sept.: visite guidée par F. Radjouki, guide conférencière, à 15h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : devant la BDAF, bd Charles-de-Gaulle
Renseignements et inscriptions obligatoires : 0590 80 88 70

Découverte du site restauré de la cathédrale Notre-Dame de Guadeloupe, du clocher et de l’évêché
Visite guidée par J.-M. Guibert, architecte des bâtiments de France, A. Jost, tailleur de pierre société SMBR, et le Père Chalder
19 sept.: 10h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : devant la cathédrale
Renseignements : 0590 80 88 70

Laissez-vous conter la médiathèque intercommunale Albert-Béville dit Paul-Niger, en partenariat avec le CCSBT
19 sept.: de 9h00 à 12h00
Gratuit
Lieu : devant la médiathèque, Champ-d’Arbaud
Renseignements : 0590 41 35 58

Animation proposée par le Conseil général
Palais du Conseil général, classé monument historique
Visite guidée par J-M Guibert, architecte des bâtiments de France
19 sept.: visites à 14h00 et 15h30
Gratuit
Lieu de rendez-vous : entrée principale, bd Félix-Eboué
Renseignements : 0590 99 77 77

Animation proposée par le Conseil général en partenariat avec la Maison de l’architecture et du patrimoine
Le fort Louis-Delgrès au cœur de la ville
Évocation des liens tissés entre la ville et le fort depuis le XVIIe siècle jusqu’à aujourd’hui
18 sept.: visite guidée réservée aux groupes scolaires par S. Crane, guide conférencière, à 9h00 et 14h00
19 sept.: visite guidée par Y. Vragar, animatrice ville d’art et d’histoire à 14h30
20 sept.: visite guidée par Y. Vragar à 9h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : entrée principale du fort, rue Charles-Houël
Renseignements : 0590 80 88 70

Du jardin d’acclimatation au conservatoire botanique : découverte historique du site et jeu de piste le long du parcours
18 et 19 sept.: 9h00
Gratuit
Lieu : jardin botanique, chemin de Circonvallation
Renseignements : 0590 80 88 70

BOUILLANTE

Habitation Dumoulin : pour une culture naturaliste accessible à tous
Visite guidée du domaine forestier et exposition pédagogique
19 et 20 septembre : de 10h00 à 17h00, visites guidées à 10h00 et 14h00
Gratuit, thé offert
Accès : depuis la RN 2, prendre la route de Caféière-Birloton, puis tourner à gauche et prendre le chemin de Birloton jusqu’au gué de la rivière Lostau. Traverser la rivière à pied et emprunter le chemin dans la forêt sur 300m
Renseignements : 0690 43 52 60

Habitation Massieux, inscrite monument historique
Découverte de la maison principale et du jardin
19 et 20 septembre : de 10h00 à 16h00
Gratuit
Accès : depuis la RN 2, prendre la route de Marquis
Renseignements : 0590 98 89 80

Habitation Thomas, inscrite monument historique
Découverte de la maison principale
19 sept.: de 14h00 à 18h00
20 sept.: de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00
Gratuit
Accès : depuis la RN2 , prendre la route de Thomas sur environ 5 km, puis à droite à la fourche. Prévenir de votre arrivée car les voitures ne peuvent pas se croiser.
Renseignements : 0590 95 69 88

Animations proposées par la mairie
Habitation Grange Bel Ô, ancienne glacière de Pigeon
19 et 20 sept.: de 10h00 à 13h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : Pigeon, au début de la rue de La Glacière, face au restaurant Les deux coquilles
Renseignements : 0590 38 28 47

À la découverte de l’Anse à la Barque, de son phare et de ses fortifications, site naturel classé
19 et 20 sept.: de 10h00 à 13h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : parking du point de vue de l’Anse à la Barque
Renseignements : 0590 98 70 04

À la découverte du site de Machette
19 et 20 sept.: de 10h00 à 13h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : site Machette Falaise, sur la RN2
Renseignements : 0690 33 04 27

CAPESTERRE-BELLE-EAU

Animations proposées par la mairie
Habitation Longueteau
Visite de la distillerie et du domaine du marquisat de Sainte-Marie
19 sept.: 9h00
Gratuit
Lieu : distillerie Longueteau, Espérance Bel Air, Sainte-Marie
Renseignements : 0690 80 91 24

À propos du débarquement de Christophe Colomb
Conférence de H. Jabot et S. Jourson ; exposition de photos et animation Gwo Ka
19 sept.: de 11h00 à 13h30
Gratuit
Lieu de rendez-vous : monument à Christophe Colomb, Sainte-Marie
Renseignements : 0690 80 91 24

GOSIER

Musée Costumes et tradition
19 et 20 sept. : de 9h00 à 12h00 et de 15h à 18h
adultes 6€, enfants 4€
Lieu : Périnette, Gosier
Tel. : 06 90 50 98 16

Animation proposée par le Conseil général
Fort Fleur d’Epée, inscrit monument historique
19 et 20 septembre : de 9h00 à 17h00, visites guidées à 10h00 et 15h00
Gratuit
Lieu : Bas-du-Fort
Renseignements : 0590 85 18 60

Animations proposées par la mairie
Visite guidée en bus autour des mares réhabilitées
19 sept.: 9h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : place du Calvaire
Inscription obligatoire avant le 17 sept. à la mairie ou au 0590 84 86 86

Portes ouvertes à la médiathèque Raoul-Georges-Nicolo
En présence de l’association Biblisonag (association de malvoyants et d’aveugles)
20 sept.: de 9h00 à 14h00
Gratuit
Lieu : médiathèque, bd Amédée-Clara
Renseignements : 0590 84 58 50

Exposition -atelier : Eritaj mérendyen alantou a lambi
19 et 20 sept.: départ des visites à 10h00, 11h00, 14h00, 15h00 et 16h00
durée 40 mn, 20 personnes maximum par visite
Gratuit
Lieu : fondation L’Ambitus Mizikla Karayib, prendre la bretelle de droite à partir de la boulangerie de Saint-Félix jusqu’au n° 240
Renseignements : 0590 82 98 94

GOURBEYRE

Animations proposées par la mairie en collaboration avec le club des aînés
Exposition de costumes créoles du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours
19 sept.: de 9h00 à 16h00
Gratuit
Lieu : mairie
Renseignements : 0690 43 73 02

Contes créoles par R. Annrose
19 sept.: de 19h00 à 21h00
Gratuit
Lieu : place de la mairie
Renseignements : 0690 43 73 02

GOYAVE

Animation proposée par l’association Photo-Cat’
Exposition du photographe A. Catan : la Guadeloupe d’autrefois
19 et 20 sept.: de 11h30 à 17h30
Gratuit
Lieu : village Ti Bouboul, route de Bois-Sec, Moreau ; direction chemin des Mineurs puis suivre les panneaux indicateurs
Renseignements : 0690 44 14 69
Possibilité de baignade et de collation, restauration sur réservation au 0690 72 99 34

GRAND-BOURG DE MARIE-GALANTE

Animation proposée par le Conseil général
Habitation Murat, écomusée de Marie-Galante
19 et 20 septembre : de 9h00 à 16h00, visites guidées à 10h00 et 14h00
Gratuit
Lieu : habitation Murat
Renseignements : 0590 94 48 68

LE LAMENTIN

Animations proposées par le service culturel de la mairie
Découverte de l’ensemble architectural réalisé par Ali Tur
Visite guidée par H. Rostal, architecte DPLG
19 et 20 sept.: départ des visites à 10h00 et 11h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : devant la mairie
Renseignements : 0590 25 36 23

Concert du pianiste J-M Lesdel
19 sept.: 20h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : parvis de la mairie
Renseignements : 0590 25 36 23

Distillerie Routa
Visite de la maison principale reconstruite après le cyclone de 1928 et des vestiges de la distillerie
19 sept.: 15h00
Gratuit
Accès : à environ 4 km du bourg, tourner sur la gauche et prendre la D2 pendant 2 km. Garer les voitures le long de la route
Renseignements et inscriptions obligatoires : 0590 95 11 10

LE MOULE

Animation proposée par le Conseil général
Musée Edgar-Clerc
Découverte de l’archéologie précolombienne en Guadeloupe
Visites guidées et ateliers éducatifs pour les enfants
Accessible aux personnes à mobilité réduite
19 et 20 sept.: de 9h00 à 17h00
19 sept. : « L’actualité archéologique en Guadeloupe », conférence-débat animée par l’INRAP et la DRAC de 14h00 à 17h00
Gratuit
Lieu : musée Edgar-Clerc, parc de la Rosette
Renseignements : 0590 23 57 57

Animations proposées par le service culturel de la mairie
Visite guidée du patrimoine du centre ville avec la maison d’accueil spécialisée E. Molia
19 sept.: 9h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : devant la mairie
Renseignements : 0590 23 89 03

Découverte de l’atelier de V. Strauss, exposition d’aquarelles
19 sept.: 9h00
Gratuit
Lieu : centre ville
Renseignements : 0590 23 89 03

Maison Zévallos, classée monument historique
19 sept.: de 10h00 à 17h00
Gratuit
Lieu : RN1, direction Saint-François
Renseignements : 0590 24 70 18

Concert de musique traditionnelle avec le groupe Club Tropical et de nombreux invités
Projection du film sur les travaux de rénovation de l’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste
19 sept.: 19h00
Gratuit
Lieu : espace Wizosky
Renseignements : 0590 23 11 91

Défilé de chars à bœufs avec fanfare
20 sept.: 11h00
Gratuit
Lieu : place de la mairie
Renseignement : 0590 23 11 91

Bicentenaire de la bataille du Moule : récit de la bataille d’octobre 1809 par J.-P. Bellanger, historien
20 sept.: 11h30
Gratuit
Lieu : la batterie derrière la mairie
Renseignements : 0590 23 11 91

Animations proposées par l’office du tourisme
Driv à Tit Anse
Exposition artisanale et animations musicales
20 sept.: à partir de 9h00
Gratuit
Lieu : quartier de Tit Anse, rue Achille-René-Boisneuf
Renseignements : 0590 23 89 03

PETIT-BOURG

Animation proposée par Prépasub
Traitement des bois humides : identification au microscope et datation
19 et 20 sept.: de 8h 30 à 16h 30
Accessible aux personnes à mobilité réduite et handicapés accompagnés
Gratuit
Lieu : association Prépasub, 27 et 29 chemin de Tabanon, Bel-Air, Desrozières
Renseignements et inscriptions obligatoires : 0590 26 34 09

PETIT-CANAL

Musée de la vie d’Antan
19 sept.: de 9h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h00
20 sept.: ouverture exceptionnelle, de 9h00 à 12h00
Tarif réduit : 1€50, gratuit pour les handicapés
Lieu : musée de la vie d’Antan, rue de l’Église
Renseignements : 0590 83 33 60

POINTE-A-PITRE

Quartier Assainissement
Visite guidée des immeubles des années 1940 par M. Corbin, architecte DPLG
20 sept.: 14h30
Gratuit
Lieu de rendez-vous : devant l’ancien immeuble Air France, bd Légitimus
Renseignements : 0590 41 14 55

Animations proposées par le Conseil général
Musée Schoelcher
Présentation d’une acquisition récente du musée, Les Femmes créoles de Joseph Savart, pastel de 1770
Lieux de mémoire Mémoire des lieux : sur les traces de la traite négrière et de l’esclavage, visite libre de l’exposition de photographies de Ph. Monges
1er niveau accessible aux personnes à mobilité réduite
19 et 20 sept.: ouverture exceptionnelle de 9h00 à 14h00
Visite guidée traduite en langage des signes à 13h00 le 19 sept.
Gratuit
Lieu : musée Schœlcher, 24 rue Peynier
Renseignements : 0590 82 08 04

POINTE-NOIRE

La Maison du bois : présentation des savoir-faire traditionnels
Découverte du métier de tailleur d’essentes, ateliers de coiffes traditionnelles et jouets en tan lontan
20 sept. : de 9h00 à 17h30
Gratuit
Lieu : Maison du bois, route des Plaines
Renseignements : 0590 98 16 90

Fabrication de l’huile de carapate
19 et 20 sept.: de 8h00 à 17h00
Gratuit
Lieu : foyer socio-culturel, Guyonneau
Renseignements : 0590 98 69 05

PORT-LOUIS

Beauport, le pays de la canne
Animations en faveur des publics handicapés et des jeunes en voie de marginalisation
19 et 20 septembre : de 9h00 à 18h00
Gratuit, train 5€
Lieu : Beauport
Renseignements : 0590 22 44 74

SAINT-CLAUDE

Animations proposées par le service culturel de la mairie
Habitation du Mont-Carmel, inscrite monument historique
Visite guidée par M-E. Desmoulins, DRAC
20 sept.: départ des visites à 14h00 et 15h30
Gratuit
Lieu du rendez-vous : parking Texaco Blandin
Renseignements et inscriptions obligatoires : 0690 64 03 73

Anciennes citernes et fontaines
Visite guidée par J-C. Dermonsir, président de l’association La Clé d’ut
19 sept.: 8h00
Gratuit
Lieu du rendez-vous : devant l’église
Renseignements : 0590 80 87 43

Cimetière de la famille Cabre
19 sept.: visite guidée à 10h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : devant la Chambre des métiers, route de Choisy
Renseignements : 0590 80 87 43

Présentation du nouvel hôtel de ville
Visite guidée par M. Martz, architecte DPLG
20 sept.: 10h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : parking du nouvel hôtel de ville
Renseignements : 0590 80 87 43

Présentation des fac-similés des dessins restaurés de Joseph Coussin (1773-1836), dessins classés monument historique
Visite guidée par M.-E. Desmoulins, DRAC
20 sept.: 11h00
Gratuit
Lieu de rendez-vous : parking du nouvel hôtel de ville
Renseignements : 0590 80 87 43

Village patrimonial
Patrimoine musical, médicinal, culinaire, jeux, stands divers
19 sept.: à partir de 10h00
Gratuit
Lieu : place de la mairie
Renseignements : 0590 80 87 43

SAINT-FRANÇOIS

Habitation Le Maud’huy
19 septembre : départ des visites à 9h00 et 11h00
Gratuit
Accès : face à l’ancienne usine Sainte-Marthe, laisser les voitures au niveau du portail
Renseignements : 0590 88 40 11

SAINT-LOUIS DE MARIE-GALANTE

Animation proposée par l’association Ecolambda
La biodiversité en héritage… pour tous
Exposition accessible aux personnes à mobilité réduite
19 sept.: 15h00
Tarif : 1€50
Accès : pôle d’interprétation Mouina. À Saint-Louis prendre la direction de Vieux-Fort, continuer sur 9 km après la plage, au panneau Ecolambda tourner à gauche et emprunter le chemin à gauche jusqu’au parking
Renseignements : 0590 97 31 80

Moulin d’Étang-Long : découverte de l’histoire du moulin de l’origine à nos jours
19 sept.: de 15h00 à 18h00
Gratuit
Lieu : Villa La Lyre, section Étang-Long. Depuis Saint-Louis prendre la direction de Capesterre, puis continuer 1,5 km sur la gauche au hameau de Grelin
Renseignements : 0590 55 26 87

Animations proposées par le service culturel de la mairie
Le patrimoine industriel de Saint-Louis : visite en bus guidée par D. Rey-Hulman, anthropologue, de l’ancienne distillerie Dorot, des vestiges du moulin de Grand-Pierre et du site de Desmarais
Transport adapté aux personnes handicapées
19 sept.: départ à 9h00 (retour à 11h30 à Desmarais)
Gratuit
Lieu de rendez-vous :place Camille Soprann
Renseignements et inscription obligatoire : 0590 97 25 40

Animation quadrille
19 sept.: à partir de 20h00
Gratuit
Lieu : maison Bernadette Osseux, rue de la République
Renseignements : 0590 97 25 40

SAINT-MARTIN

Musée d’archéologie et d’histoire : journée portes ouvertes
19 septembre : de 9h00 à 17h00
Gratuit
Lieu : 7 rue Fichot, Marigot
Renseignements : 0690 56 78 92

SAINTE-ROSE

Galerie-atelier Imagin’Art : Faites entrer l’art dans votre patrimoine
Exposition-vente de plasticiens guadeloupéens (O. Amblas, Ch. Roland, L. Léogane, Gécya, A. Boucaud,…), galerie tactile destinée aux malvoyants
19 et 20 sept. : visites de 15h00 à 19h00, commentées par des professionnels de l’art
19 sept. : à 15h00, « L’art en Guadeloupe de 1970 à nos jours », conférence-débat animée par J. Stonko Lewest, critique d’art
Accessible aux personnes à mobilité réduite
Gratuit
Lieu : galerie Imagin’Art, sur la RN2 environ 5 km après le centre ville en direction de Deshaies
Renseignements : 0590 28 00 10

Domaine de Séverin
Visite touristique en petit train, découverte de la distillerie, de la maison principale, du jardin et des bassins à ouassous
19 et 20 sept.: de 8h30 à 17h30
Gratuit
Lieu : domaine de Séverin, Cadet
Renseignements : 0690 55 26 87

Écomusée de la Guadeloupe
Présentation de plantes médicinales et évocation du patrimoine de la Guadeloupe
Accessible aux personnes handicapées
19 et 20 sept.: de 9h00 à 16h30, visite guidée à 10h00
Tarif réduit : 7 €, gratuit pour les enfants de 4 à 11 ans
Lieu : écomusée de Guadeloupe, route de Sofaïa, Pont-Canal
Renseignements : 0590 28 67 98

Sucrerie de Nogent
Exposition sur la sucrerie aux XVIIe et XVIIIe siècles
19 et 20 septembre : de 10h00 à 16h00
Gratuit
Lieu : Sucrerie de Nogent, résidence Emeraude
Renseignements : 0590 21 55 01

TERRE-DE-HAUT

Fort Napoléon, classé monument historique
19 sept.: de 9h00 à 12h30
Gratuit
Lieu : musée du fort Napoléon
Renseignements : 0690 61 01 51

TROIS-RIVIERES

Habitation L’Ermitage, classée monument historique
Visites guidées par N. Ruffin, architecte du patrimoine
19 sept.: départ des visites à 9h30 et 11h00
Gratuit
Accès : sur la RN1, prendre la 2e sortie pour Trois-Rivières, panneau Ermitage à droite, aller au bout de l’impasse. Laisser les voitures au bas du chemin, RDV au niveau du château d’eau
Renseignements : 0690 31 90 33

Animation proposée par le Conseil général
Parc des Roches Gravées, classé monument historique
Visite guidée sur l’histoire des pétroglyphes amérindiens
19 et 20 sept.: départ des visites à 9h00, 10h00, 11h00, 14h00, 15h00 et 16h00
Gratuit
Lieu : parc des Roches Gravées, route de l’embarcadère des Saintes
Renseignements: 0590 92 91 88

Le patrimoine du sentier de la Grande-Pointe
Visite organisée par l’ONF avec A-M Fourteau, DRAC et le 2e régiment du service militaire aménagé
19 septembre : départ de visite à 9h00, marche d’environ 3h, prévoir des chaussures de marche et de l’eau
Gratuit
Lieu de rendez-vous : en sortant du bourg en direction de Pointe-à-Pitre, à 1 km prendre le chemin de la Coulisse (panneau Grande-Pointe). RDV à environ 2 km sur l’aire de pique-nique
Renseignements et inscription obligatoire : 0690 81 46 80

Animation proposée par l’association Kananga
Jardin-musée des graines
19 et 20 sept.: de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00
Accessible aux handicapés
Tarif : 7€
Accès : en sortant du bourg en direction de Pointe-à-Pitre, à 1 km prendre le chemin de la Coulisse (panneau Grande-Pointe), jusqu’au grand portail ocre
Renseignements : 0690 82 13 98

VIEUX-FORT

Les Amis du Vieux-Fort l’Olive
Visite commentée du fort l’Olive, de la batterie et du phare
19 septembre : 10h00
Gratuit
Lieu : Fort l’Olive
Renseignements : 0590 92 01 18

VIEUX-HABITANTS

Habitation la Grivelière, classée monument historique
Rencontre avec les entreprises chargées de la restauration des bonifieries et du boucan : P. Danican, charpentier et P. Saint-Marc, maçon ; démonstration de taille d’essentes par B. Kamoise
Présentation d’une maquette au 1/100e de l’habitation dans son état début XXe par G. Richard
20 septembre : ouverture exceptionnelle de 10h00 à 17h00
Gratuit
Lieu : chemin de la Grande-Rivière
Renseignements : 0590 98 63 06 ou 0590 98 34 14, possibilité de déjeuner sur place

Domaine de Vanibel : visite guidée de la plantation de café, de la bonifierie et de l’aqueduc restauré, datant du XIXe siècle
19 sept.: départ des visites à 10h00 et 15h00
Gratuit ; dégustation de café payante
Lieu : Cousinière
Renseignements : 0590 98 40 79

Direction régionale des affaires culturelles de Guadeloupe
28 rue Perrinon, 97100 Basse-Terre
Tél. 05 90 41 14 80

Malgré le soin apporté au recueil des informations contenues dans ce programme, la DRAC ne peut être tenue pour responsable de toute modification survenue ultérieurement. Elle ne peut être également tenue pour responsable des erreurs qui auraient pu se glisser dans ces informations.

Nous remercions la DRAC et souhaitons-nous une bon week-end du patrimoine !

Publié dans Actualité, Evénement, Guadeloupe | Tagué: , , , , , | 2 Commentaires »

 
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