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Révolutions arabes, Fukushima, dette des Etats, affaire DSK comme symptômes de notre monde en crise

Posted by Hervé Moine le 31 octobre 2011

Une civilisation en crise

Article de Dany-Robert Dufour, philosophe, paru dans Le Monde des idées, le 29 octobre 2011

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/29/une-civilisation-en-crise_1596021_3232.html

L’actualité de ces derniers mois a été très riche : outre les "révolutions arabes", il y eut Fukushima, la dette des Etats, l'"affaire DSK"… On traite en général de ces trois derniers faits séparément. Notre pari sera de tenter de les penser ensemble comme des symptômes de notre temps. Autrement dit, bien décryptés, ils seraient susceptibles de dire certaines vérités de notre époque. Quelle vérité ? Celle d’un monde en profonde crise.

En effet, la civilisation occidentale, entraînant avec elle le reste du monde, est emportée par un nouveau démon où se mélangent en proportions diverses l’ultra et le néolibéralisme. Ce diagnostic, partagé, est cependant un peu trompeur : il porte à croire que la crise est d’abord économique et financière. De sorte que, pour la résoudre, on aurait avant tout besoin de la science des économistes. On aurait tort de le croire. Pour plusieurs raisons. La première est triviale : la science des économistes est au moins aussi versatile que celle du marc de café. La seconde est plus sérieuse : nous ne vivons pas seulement une crise économique et financière, mais aussi politique, écologique, morale, subjective, esthétique, intellectuelle… Ce sont les fondements sur lesquels repose notre civilisation qui sont atteints.

D’où vient donc cette courte vue qui pousse à croire que les remèdes à la crise sont économiques ? D’une illusion d’optique dont il serait temps de nous dépendre. Cette illusion émane des théories ultra et néolibérales elles-mêmes qui prennent l’économie marchande et financière pour référence unique. Du coup, ce sont les autres grandes économies humaines qui sont oubliées, avant d’être mises au pas : les économies politique, symbolique, sémiotique et psychique. Nous vivons en quelque sorte dans un nouveau totalitarisme sans le savoir, découlant de l’impérialisme théorique de l’économisme néo et ultralibéral faisant l’impasse sur tous les autres secteurs où les hommes échangent entre eux : qu’il s’agisse des règles pour gouverner la cité, des valeurs dont ils tirent des principes, des discours porteurs de signes à la recherche du sens, des intensités et des flux pulsionnels mis en jeu.

Dans la pensée libérale, en effet, la société des hommes, dans sa richesse et sa diversité, n’apparaît plus que comme une auxiliaire du marché. Comme l’a montré l’historien de l’économie Karl Polanyi dans son maître ouvrage écrit en 1944, La Grande Transformation (Gallimard, 1983), dans cette perspective, au lieu que l’économie soit encastrée dans les relations sociales, ce sont les relations sociales qui sont déstructurées et restructurées afin d’être réencastrées de force dans le système économique. Bref, le marché oublie que les relations marchandes n’ont de sens qu’à s’intégrer dans des rapports plus vastes où les hommes échangent non seulement des produits manufacturés, mais aussi et surtout des formes symboliques, morales, juridiques, linguistiques, esthétiques, psychiques dont l’échange les constitue comme sujets.

La simple "économie économique" oublie que chacune de ces autres grandes économies humaines possède ses lois propres et qu’aucune n’est réductible à la loi de l’économie marchande, le gain, résultant de l’égoïsme des acteurs, en vue d’un accroissement infini des richesses censé profiter à tous. S’il est un symptôme révélant cette réduction de toutes les activités humaines au marché, c’est l’obsession contemporaine pour des indicateurs statistiques comme le PIB ou le PNB, même si quelques économistes, de préférence non occidentaux (comme Amartya Sen), luttent pour que d’autres indicateurs relatifs à ces autres grandes économies humaines soient pris en compte.

On commence à comprendre comment cette grande transformation a été mise en oeuvre. En effet, si ces économies sont différentes, elles n’en sont pas moins articulées entre elles. Autrement dit, si un changement survient dans l’une, il se produit des effets dans les autres. Ainsi, des changements dans l’économie marchande (la dérégulation en vue de maximiser le gain) entraînent des effets dans l’économie politique (l’obsolescence du gouvernement, le déni de son rôle interventionniste et l’apparition, à leur place, de la "gouvernance"). Ce qui, à son tour, provoque des mutations dans l’économie symbolique (la disparition de l’autorité du pacte républicain et l’apparition de "troupeaux" de consommateurs où chacun est attrapé par des objets manufacturés ou des services marchands qui lui promettent la satisfaction pulsionnelle).

De même, surgissent alors des transformations profondes dans l’économie sémiotique (la désuétude de la recherche de la vérité par le jeu de la pensée critique au profit de la recherche permanente de coups discursifs gagnants). Cette réaction en chaîne peut enfin produire des effets considérables dans une économie a priori à l’abri parce que bien enfouie en chacun, l’économie psychique.

C’est en effet le sujet moderne caractérisé, outre sa dimension critique (qui le rend apte, selon Kant, à penser par lui-même), par la dimension névrotique (résultant, selon Freud, de la culpabilité) qui disparaît. Il est remplacé par un autre sujet, naviguant dans une autre région psychique qu’on peut représenter par un triangle dont les trois pointes seraient constituées de l’instrumentalisation de l’autre caractéristique de la perversion, de la recherche effrénée de la satisfaction pulsionnelle jusqu’à l’addiction aux objets et de la dépression comme ultime refuge.

Le terme qui nous semble convenir pour décrire ce phénomène de propagation d’une économie à l’autre est celui de transduction, introduit par le philosophe Gilbert Simondon dans L’Individu et sa genèse physico-biologique (PUF, 1964). On parle de propagation transductive lorsque chaque région constituée sert à la région suivante de principe, de modèle et d’amorce, si bien qu’une modification peut s’étendre et qu’une mutation générale peut apparaître après s’être propagée de proche en proche.

Au terme de cette réaction en chaîne où les différents changements se renforcent l’un l’autre, ce que nous percevons, c’est le passage d’une culture à une autre, d’une cité à une autre… dont on s’aperçoit qu’à peine installée elle se trouve déjà en sérieuse crise. Ajoutons que ce sont non seulement les autres grandes économies humaines que l’économie ultra et néolibérale altère, mais aussi l’économie du vivant. Il existe en effet, comme Fukushima le montre, une contradiction majeure entre le fantasme de la richesse infinie et le réel caractérisé par la limite et la finitude des ressources offertes par la terre. La nature n’est-elle pas en train d’émettre d’inquiétants symptômes de dérèglement et d’épuisement ?

Pourtant, la civilisation occidentale dispose de ressources exceptionnelles. Sa spécificité, nous semble-t-il, c’est d’avoir su viser, au travers de nombreuses vicissitudes, la réalisation de l’individu. Il faut reprendre ce projet abandonné, car notre époque, contrairement à l’opinion courante, n’est pas à l’individualisme, mais à l’égoïsme. De sorte qu’on se trouve dans une troisième impasse historique en un siècle.

En effet, après l’impasse du fascisme qui a fait disparaître l’individu dans les foules fanatisées et après celle du communisme qui a interdit à l’individu de parler tout en le collectivisant, est venue celle de l’ultra et du néolibéralisme qui réduit l’individu à son fonctionnement pulsionnel en le gavant d’objets – n’est-ce pas un symptôme parfait de notre temps que l’économiste en chef de la plus grande institution monétaire internationale, Dominique Strauss-Kahn, ait fait preuve d’un sérieux dérèglement pulsionnel jusqu’au point de se faire prendre en flagrant délit ?

Il faut relancer le projet philosophique occidental, car l’individu n’a jamais encore véritablement existé, pas plus aujourd’hui qu’hier. Plusieurs fois déjà, la civilisation occidentale a su se sortir d’impasses historiques tragiques en se réinventant un avenir possible visant la pleine réalisation de l’individu.

Pensons à l'"esprit de Philadelphie" qui s’est imposé au sortir de la seconde guerre mondiale. Fondé sur le principe de dignité, cet esprit présidait alors à la reconstruction complète d’un monde mené à sa ruine en grande partie à cause du chaos de 1929 provoqué par l’ultralibéralisme d’avant-guerre, sur lequel le nazisme avait surgi. Il suffit de relire des textes aussi fondateurs que le programme du Conseil national de la Résistance adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 sous le titre Les Jours heureux, la déclaration internationale des droits à vocation universelle de Philadelphie proclamée le 10 mai 1944, l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, pour sentir qu’un souffle nouveau était à l’oeuvre.

Plus loin de nous, il faut se souvenir que la civilisation occidentale a su se sortir de dogmes obscurs en inventant l’esprit de ce qu’on allait connaître ensuite sous le nom de Renaissance. Esprit de l’humanisme qui s’est mis à souffler à Florence à partir du cercle des néoplatoniciens réuni autour de Politien, de Landino, de Pic de La Mirandole et de Marcile Ficin, traducteur de Platon, dans la villa des Médicis où les Leonardo, Brunelleschi et Botticelli étaient invités. Ne pourrait-on mettre à profit la campagne présidentielle qui s’ouvre pour (re)commencer à penser à un avenir possible ?

Dany Robert-Dufour

Dany Robert-Dufour

Dany-Robert Dufour

Dany-Robert Dufour est professeur de philosophie de l’éducation à l’université Paris-VIII, ex-directeur de programme au Collège international de philosophie.

Il a notamment publié une anthropologie critique du libéralisme en trois volumes chez Denoël

L’Art de réduire les têtes,

Le Divin Marché,

La Cité perverse

et, récemment, L’individu qui vient… après le libéralisme toujours chez Denoël.

Dany-Robert Dufour

L’Art de réduire les têtes

Sur la nouvelle servitude

de l’homme libéré

à l’ère du capitalisme total

Chez Denoël

Après l’enfer du nazisme et la terreur du communisme, il est possible qu’une nouvelle catastrophe se profile à l’horizon. Cette fois, c’est le néo-libéralisme qui veut fabriquer à son tour un " homme nouveau ".

Tous les changements en cours, aussi bien dans l’économie marchande que dans l’économie politique, l’économie symbolique ou l’économie psychique, en témoignent. Le sujet critique de Kant et le sujet névrotique de Freud nous avaient fourni à eux deux la matrice du sujet de la modernité. La mort de ce sujet est déjà programmée par la grande mutation du capitalisme contemporain. Déchu de sa faculté de jugement, poussé à jouir sans entrave, cessant de se référer à toute valeur absolue ou transcendantale, le nouvel " homme nouveau " est en train d’apparaître au fur et à mesure que l’on entre dans l’ère du " capitalisme total " sur la planète. C’est cette véritable mutation anthropologique, et les conséquences pour le moins problématiques sur la vie des hommes qu’elle implique, autrement dit ce que l’auteur appelle " l’art de réduire les têtes ", qu’analyse cet ouvrage.

L’auteur traite ainsi, en philosophe, des questions pratiques auxquelles sont confrontés aujourd’hui les sociologues, les psychanalystes ou les spécialistes de l’éducation. En s’interrogeant très concrètement sur l’avenir des jeunes générations aux prises avec de nouvelles façons de consommer, de s’informer, de s’éduquer, de travailler ou, plus généralement, de vivre avec les autres.

Dany-Robert Dufour

Le Divin Marché

La révolution culturelle libérale

Chez Denoël

Présentation de l’ouvrage

" Les vices privés font la fortune publique "

Cette formule aujourd’hui banale scandalisa l’Europe des Lumières lorsqu’elle fut énoncée pour la première fois en 1704 par Bernard de Mandeville. Pourtant. Ce médecin, précurseur trop méconnu du libéralisme, ne faisait qu’énoncer la morale perverse qui, au-delà de l’Occident, régit aujourd’hui la planète. Elle est au cœur d’une nouvelle religion qui semble désormais régner sans partage, celle du marché : si les faiblesses individuelles contribuent aux richesses collectives, ne doit-on pas privilégier les intérêts égoïstes de chacun ?

En philosophe, Dany-Robert Dufour poursuit dans cet ouvrage ses interrogations sur les évolutions radicales de notre société. En présentant, en autant de chapitres. les " dix commandements " inquiétants qui résultent de la morale néolibérale aujourd’hui dominante. il analyse les ébranlements qu’elle provoque dans tous les domaines : le rapport de chacun à soi et à l’autre, à l’école. au politique, à l’économie et à l’entreprise, au savoir, à la langue, à la Loi, à l’art, à l’inconscient, etc. Et il démontre ainsi qu’une véritable révolution culturelle est en cours.

Qui nous mènera jusqu’où ?

Se procurer l’ouvrage de Dany-Robert Dufour : Le Divin Marché : La révolution culturelle libérale

"Les critiques du libéralisme ne manquent pas. L’ouvrage de Dany-Robert Dufour s’en distingue pour deux raisons principales. La première tient au fait que son travail est celui d’un philosophe qui pense le monde comme une totalité, à savoir comme un système qui interagit en permanence et qui exprime une circulation du sens. D’où, d’autre part, son analyse qui embrasse les nouveaux rapports qu’instaure le libéralisme : le rapport à soi, à l’autre, à la politique, à la religion, à la langue, à l’art, voire à l’inconscient. Mais cette vision d’ensemble ne vaut que par la radicalité de son questionnement qui permet de tisser le fil conducteur d’une critique lucide.

Revenant sur la prétendue sortie du religieux, D.‑R. Dufour montre que nous assistons plutôt au remplacement d’une divinité par une autre, en l’occurrence un divin marché sadien dont le principal commandement – « Jouissez ! » – conduit à un comportement de consommateur pulsionnel.

Dans un rapport dialectique permanent, le marché parvient ainsi à intégrer jusqu’à ses opposés pour les transformer en une arme nouvelle pour ses propres fins. Ainsi de la critique soixante-huitarde, la critique artiste, digérée jusqu’à devenir une composante du soft-management et de la créativité marketing infinie.

La langue elle-même est investie (puisque tout fait sens et que rien n’est innocent) ; mieux vaut parler de gouvernance que de pouvoir, de genre plutôt que de sexe… Cette progressive création d’une « novlangue » accompagne celle d’un « novmonde » technologique qui, sous couvert d’un progrès permanent, ne résout les problèmes qu’en créant de nouveaux dangers incontrôlés dans un cercle parfaitement vicieux.

Enfin, et c’est l’aspect le plus inquiétant, le monde du marché conduit, selon l’auteur, à une modification de l’économie libidinale et pulsionnelle elle-même. L’inconscient, au lieu d’être d’une essence intemporelle et infrangible, subirait les effets du dérèglement généralisé auquel conduit le libéralisme (« Laissez faire ! »).

On le voit, le livre de D.‑R. Dufour porte loin le questionnement. On peut ne pas partager ses conclusions. Espérons qu’elles susciteront au moins le débat."

Thierry Jobard pour Sciences Humaines

Dany-Robert Dufour

La Cité perverse

Libéralisme et pornographie

Chez Denoël

Présentation de l’ouvrage

La crise, qui n’est pas seulement économique et financière, a mis à nu ces mécanismes pervers qui régissent aujourd’hui le fonctionnement de la Cité. S’il faut s’empresser de les révéler, c’est parce qu’il est fort possible que bientôt, en attendant une nouvelle crise de plus grande ampleur encore, tout redevienne comme avant.

Entre-temps, nous aurons mesuré l’ampleur des dégâts. Nous vivons dans un univers qui a fait de l’égoïsme, de l’intérêt personnel, du self love, son principe premier. Ce principe commande désormais tous les comportements, ceux de l'" hyperbourgeoisie " ou des bandes de jeunes délinquants comme ceux des classes intermédiaires. Destructeur de l’être-ensemble et de l’être-soi, il nous conduit à vivre dans une Cité perverse. Pornographie, égotisme, contestation de toute loi, acceptation du darwinisme social, instrumentalisation de l’autre : notre monde est devenu sadien. Il célèbre désormais l’alliance d’Adam Smith et du marquis de Sade. A l’ancien ordre moral qui commandait à chacun de réprimer ses pulsions, s’est substitué un nouvel ordre incitant à les exhiber, quelles qu’en soient les conséquences.

Revisitant l’histoire de la pensée, jusqu’à saint Augustin et Pascal, Dany-Robert Dufour éclaire notre parcours. Afin de mieux savoir comment sortir de ce nouveau piège (a) moral.

La Cité perverse. Libéralisme et pornographie de Dany-Robert Dufour

Notre monde est de plus en plus sadien.

C’est le régime postmoderne de la « pornocratie », explique le philosophe Dany-Robert Dufour.

Au-delà de la distinction augustinienne des trois concupiscences (passion de la chair, libido sentiendi ; de la domination, libido dominandi ; du savoir, libido sciendi), il montre que la dimension sexuelle n’est pas la seule à travers laquelle se réalise l’impératif de la jouissance : la crise de la civilisation et ses pratiques obscènes, l’indécence des moeurs financières (avec ses « patrons voyous », véritables « scélérats » au sens sadien), révèlent un monde postpornographique du « plus-de-jouir », selon l’expression de Lacan. Déjà, le divin marquis associait nécessairement éthique, politique et économie. De son côté, La Cité perverse met en évidence le lien étroit entre pratiques pornographiques et activités marchandes, entre sadisme et libéralisme. Comment lutter contre la nouvelle normativité (l’incitation pornographique de masse), où le collectif menace le privé, au nom d’une libération sexuelle libertaire ? « Tyrannie sans tyran », dit Hannah Arendt. Règne du libéralisme triomphant. Du xviiie siècle aux années 1960, de Sade à Bataille et à Blanchot, en passant par la montée de la « perversion ordinaire » du capitalisme depuis 1929, Dany-Robert Dufour dégage les aspects de la Cité perverse dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

Aliocha Wald Lasowski pour le Magazine Littéraire

Dany-Robert Dufour

L’individu qui vient

… après le libéralisme

Chez Denoël

Présentation de l’ouvrage
Après avoir surmonté en un siècle différents séismes dévastateurs – le nazisme et le stalinisme au premier rang -, la civilisation occidentale est aujourd’hui emportée par le néolibéralisme. Entraînant avec elle le reste du monde. Il en résulte une crise générale d’une nature inédite : politique, économique, écologique, morale. subjective, esthétique, intellectuelle… Une nouvelle impasse ? Il n’y a là nulle fatalité.
En philosophe, mais dans un langage accessible à tous, Dany-Robert Dufour s’interroge sur les moyens de résister au dernier totalitarisme en date. Une fois déjà, lors de la Renaissance, la civilisation occidentale a su se dépasser en mobilisant ses deux grands récits fondateurs : le monothéisme venu de Jérusalem et le Logos et la raison philosophique venus d’Athènes. Pour sortir de la crise, il convient aujourd’hui de reprendre cet élan humaniste. Ce qui implique de dépoussiérer, réactualiser et laïciser ces grands récits.
L’auteur propose donc de faire advenir un individu qui, rejetant les comportements grégaires sans pour autant adopter une attitude égoïste, deviendrait enfin "sympathique" c’est-à-dire libre et ouvert à l’autre.
Une utopie de plus ? Plutôt une façon souhaitable mais aussi réalisable, face à la crise actuelle, de se diriger vers une nouvelle Renaissance, qui tiendrait les promesses oubliées de la première.

Se procurer l’ouvrage de Dany-Robert : L’individu qui vient : … Après le libéralisme

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