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Articles Tagués ‘liberté’

Relire Voltaire avec les yeux de Nietzsche

Publié par Hervé Moine le 28 janvier 2011

Guillaume Métayer

Nietzsche et Voltaire,

de la liberté de l’esprit et de la civilisation

chez Flammarion

“Il a été un des derniers hommes qui saventréunir en eux la plus haute liberté d’esprit etune disposition d’esprit absolument non-révolutionnaire.”

Nietzsche, à propos de Voltaire.

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Nietzsche dédia à Voltaire son dernier ouvrage, le philosophe allemand mettant en avant l’importance du combat de Voltaire pour la liberté, contre l’oppression religieuse. Cet essai explique l’importance de la notion d’esprit libre dans la pensée de ces deux hommes.

Chez Nietzsche comme chez Voltaire, la question de l’anti-biblisme et l’anti-christianisme est posée. Tous deux ont un génie du ridicule et de la satire.

En quatrième de couverture de Nietzsche et Voltaire : De la liberté de l’esprit et de la civilisation:

“En 1878, à l’occasion du centenaire de la mort de Voltaire, Nietzsche lui dédie son dernier ouvrage, Humain, trop humain. Le philosophe allemand reconnaît là l’importance d’un esprit français qui a combattu en son temps pour que la liberté triomphe. Mais au juste qu’est-ce qu’un esprit libre ? Qu’en est-il de la société de cour ? Comment saisir l’influence du christianisme du XVIIIème jusqu’au début du XXème ? Cette religion dont Nietzsche écrit dans Par-delà le bien et le mal : « Le christianisme a fait boire du poison à Eros : il n’en est pas mort, mais il est devenu vicieux. » Voilà le nerf de la guerre au coeur des siècles et particulièrement dans la vie des deux penseurs. La vertu contre le vice, la santé contre le nihilisme, l’art contre la bassesse : balancement que Guillaume Métayer explore avec profondeur et enthousiasme dans son essai. En somme, pour ne pas sombrer avec l’Histoire, il est préférable de rire (rôle décisif de Dionysos, mais aussi d’Apollon), de danser et voyager. Et croire à l’aurore, autre nom du renouveau et de l’ironie.”

>>> Pour se procurer l’ouvrage de Guillaume Métayer, Nietzsche et Voltaire : De la liberté de l’esprit et de la civilisation

Ci-dessous un article de Jean-Louis Jeannelle à propos de Nietzsche et Voltaire de Guillaume Métayer.

Critique

Nietzsche et Voltaire : De la liberté de l’esprit et de la civilisation“, de Guillaume Métayer : Voltaire à coups de marteau

Article de paru dans Jean-Louis Jeannelle Le Monde des Livres du 27 janvier 2011

http://www.lemonde.fr/livres/article/2011/01/27/nietzsche-et-voltaire-de-la-liberte-de-l-esprit-et-de-la-civilisation-de-guillaume-metayer_1471251_3260.html

Nietzsche et Voltaire, et non Voltaire et Nietzsche. Peu importe ici la chronologie. Le but de Guillaume Métayer est moins de prouver l’influence de l’homme des Lumières sur le penseur du surhomme que de renverser la perspective. Autrement dit de relire Voltaire avec les yeux de Nietzsche. Car le patriarche de -Ferney s’éloigne irrémédiablement, peu à peu amputé des oeuvres qui firent sa gloire – une soixantaine de pièces, des essais sur l’histoire et une gigantesque correspondance – au profit des contes et du Dictionnaire philosophique (1764). “Ni philosophe au sens de l’université, ni moraliste au sens de La Rochefoucauld, ni écrivain au sens du romantisme”, Voltaire ne répond plus à nos attentes.

Brillant conteur et modèle de l’écrivain engagé… Voilà à quoi se résume désormais l’auteur de Candide pour les bacheliers. Contre ce cliché, Guillaume Métayer ose“un Voltaire nietzschéen”. Son enquête part des notes que Nietzsche prit à 18 ans à partir d’un manuel d’histoire littéraire de la France : La Vie et la personnalité de Voltaire et Voltaire philosophe. Elles montrent que, contrairement à ce qu’affirmait Elisabeth Förster, sa soeur, Nietzsche a très tôt lu l’écrivain français. Toutefois, l’examen de sa bibliothèque ne s’avère pas concluant : comment s’assurer de l’effet produit par une lecture, même lorsque celle-ci est attestée par des annotations ? Plus convaincante est la découverte de l’une des sources du premier essai de Nietzsche, La Naissance de la tragédie (1872) : l’épître dédicatoire de la tragédie Sémiramis (1748), dans laquelle Voltaire tentait de se représenter concrètement la scène tragique grecque.

De même Nietzsche emprunta-t-il à une lettre de son prédécesseur sur les mérites comparés des langues française et italienne une formule essentielle. “Vous dansez en liberté, et nous dansons avec nos chaînes”, écrivait Voltaire à son correspondant italien. “Danser dans les chaînes” résuma non seulement la conception nietzschéenne de l’art mais aussi cette “liberté dans les entraves” qui lui apparaissait être une condition à l’exercice de la “volonté de puissance”.

Entendu avec l’oreille de Nietzsche, le rire voltairien devient un défi à l’éthique de la mortification, une lutte permanente contre le christianisme. “Ecrasez l’infâme”trouve un écho dans “Dionysos contre le Crucifié” d’Ecce homo (1888). Un écho toutefois amplifié : contre le déisme conciliant de Voltaire, le philosophe allemand entendait refermer la parenthèse de l’ère morale de l’humanité.

Apparaît ainsi un Voltaire plus inattendu, parfois plus inquiétant. Un Voltaire auquel l’auteur d’Humain, trop humain (1878) emprunte cet aphorisme : “Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu”, et chez qui liberté d’esprit n’équivaut jamais à licence, puisqu’à l’opposé de l’esprit révolutionnaire, il se fait le chantre de l’absolutisme louis-quatorzien.

Dès lors, l’enjeu d’une telle lecture croisée est, par-delà le déisme quelque peu lénifiant dont on a souvent crédité Voltaire, de réactiver la portée du combat contre les intégrismes. Lutter contre ce que Nietzsche nommait les “monotono-théismes”, voilà ce à quoi Voltaire peut encore servir, montre Guillaume Métayer, pour qui le“XXIe siècle sera voltairien ou ne sera pas”. Avec l’entremise de Nietzsche du moins…

>>> Pour se procurer l’ouvrage de Guillaume Métayer, Nietzsche et Voltaire : De la liberté de l’esprit et de la civilisation

 

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Le contrat sexuel

Publié par Hervé Moine le 21 janvier 2011

Le contrat sexuel de Carole Paterman enfin traduit en français

Il aura fallu attendre près de 13 ans pour enfin lire en français l’ouvrage de Carole Paterman. On doit à Charlotte Nordmann la traduction de the Sexual contract.

Le contrat sexuel

Carole Paterman

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Charlotte Nordman

Préface de Geneviève Fraisse

Postface d’Eric Fassin

Collection : Textes à l’appui / Genre & sexualité

dirigée par Eric Fassin et Elsa Dorlin

Série « Bibliothèque de l’IEC »

« L’homme est né libre, et partout il est dans les fers » écrit magnifiquement Jean-Jacques Rousseau au chapitre 1 du « Contrat social. » (1762). À la suite de Thomas Hobbes, qui veut faire cesser « la guerre de tous contre tous », et de John Locke décidé à protéger les « droits naturels » des humains que sont la liberté individuelle et la propriété privée – notamment celle de son propre corps -, Jean Jacques Rousseau montre comment le peuple, en passant un contrat avec lui-même et élisant une démocratie, va défendre les libertés individuelles comme « l’intérêt général ». Chacun sait aujourd’hui l’importance des théories du contrat social dans la fondation des républiques américaines et françaises, quand il a fallu rompre avec la monarchie patriarcale et instituer les principes de liberté, égalité, fraternité. Pourtant, à l’exact même moment, un autre contrat est mis en place, le « contrat sexuel » qui subordonne la femme à l’homme, qui demeure un monarque familial. En effet, que ce soit dans la jeune Amérique ou la France républicaine, la femme n’acquière aucun des droits accordé aux mâles libres et égaux. Elle n’a pas le droit de vote – elle ne l’aura en France qu’en 1944 -, dépend économiquement de son mari, n’a aucun pouvoir sur ses enfants – qui dépendent du « droit paternel » – et l’homme, par le « contrat de mariage », a le droit de jouir d’un accès sexuel à son épouse. Si le patriarcat est aboli en politique, il demeure dans la sphère privée, où le « statut » de l’homme l’emporte – ce qui interroge sur les limites du contrat social. C’est à cette démonstration que se livre la philosophe politique américaine Carole Pateman, dans « Le contrat sexuel » (La Découverte) enfin traduit après douze ans d’attente. Cet essai montre comment aujourd’hui encore le « contrat sexuel » permettant aux hommes d’avoir un libre accès au corps des femmes perdure. Ainsi, il n’existe aucune reconnaissance légale du viol entre époux, la bienveillance devant le « crime passionnel » étonne, le choix de ne pas se marier génère toutes sortes de complications, la législation de plusieurs pays sur les « mères porteuses » génère des abus de faiblesse, les associations de prostituées indépendantes dérangent. La fraternité n’est pas encore pour les « sisters », les « sœurs », ce beau mot de 1968.

Article publié dans Le Monde Magazine

Pour se procurer l’ouvrage de Carole Paterman Le contrat sexuel

Présentation de l’éditeur

Par quel étrange paradoxe le contrat social, censé instituer la liberté et l’égalité civiles, a-t-il maintenu les femmes dans un état de subordination ? Pourquoi, dans le nouvel ordre social, celles-ci n’ont-elles pas accédé,en même temps que les hommes, à la condition d’« individus » émancipés ?
Les théories du contrat social, héritées de Locke et de Rousseau, et renouvelées depuis Rawls, ne peuvent ignorer les enjeux de justice que soulève le genre. Carole Pateman montre, dans cet ouvrage de référence enfin traduit en français, que le passage de l’ordre ancien du statut à une société moderne du contrat ne marque en rien la fin du patriarcat. La philosophe met ainsi au jour l’envers refoulé du contrat social : le « contrat sexuel », qui, via le partage entre sphère privée et sphère publique, fonde la liberté des hommes sur la domination des femmes.

Il s’agit là moins d’exploitation que de subordination, comme le démontre l’auteure en analysant le contrat de mariage, mais aussi l’ensemble des contrats qui touchent à la propriété de la personne, de la prostitution à la maternité de substitution, jusqu’à l’esclavage et au salariat. Ainsi s’engage, à partir du féminisme, une critique de la philosophie politique libérale dans son principe même : en effet, pour Carole Pateman, un ordre social libre ne peut en aucun cas être de type contractuel.

Pour se procurer l’ouvrage de Carole Paterman Le contrat sexuel

Qui est Carole Paterman ?

Carole Pateman  est  professeure dans le département  de science politique de l’Université de Californie  à Los Angeles.

Elle a été la première femme à présider l’Association internationale de sciences politiques. Ses travaux en philosophie politique portent aussi bien sur la participation démocratique que sur le revenu minimal. Pour penser l’articulation entre « contrat sexuel » et « contrat racial », elle a coécrit avec Charles W. Mills, Contract & Domination (2007).

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Bac Philo 2010 Pondichéry ouvre le feu

Publié par Hervé Moine le 24 avril 2010

Décompression pour les uns, la pression monte pour les autres

Les vacances d’avril sont pratiquement terminées et mai pointera déjà bientôt son nez, une année scolaire s’achève et pour les candidats au baccalauréat, il est temps, si cela n’est pas encore fait, d’entamer sérieusement les révisions. Hormis pour les élèves candidats de Pondichéry, pour qui les épreuves du baccalauréat sont déjà de l’ordre du passé et qui sont en attente des résultats, c’est, pour la plupart des élèves de terminale, la dernière ligne droite qui mène à l’examen.

Les sujets de philosophie de Pondichéry donne en quelque sorte le “la” et il peut être de bon ton de se laisser aller à les travailler. Difficile de dire s’ils sont de bons indicateurs pour les sujets à venir dans la session de juin, mais ils couvrent le programme de manière suffisamment large que les étudier ne peut être évidemment que conseillé.

Pour l’heure, il nous manque les sujets de la série L. Ils seront donc mis en ligne ultérieurement.

Hervé Moine

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Bac ES : le sujet de philosophie – Pondichéry

Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants :

Sujet 1 : Y a-t-il des vérités définitives ?

Sujet 2 : Le travail nous rend-il plus humain ?

Sujet 3 : Expliquer le texte suivant :

“Le respect s’applique toujours uniquement aux personnes, jamais aux choses. Les choses peuvent exciter en nous de l’inclination et même de l’amour, si ce sont des animaux (par exemple des chevaux, des chiens, etc.), ou aussi de la crainte, comme la mer, un volcan, une bête féroce, mais jamais du respect. Une chose qui se rapproche beaucoup de ce sentiment, c’est l’admiration et l’admiration comme affection, c’est-à-dire l’étonnement, peut aussi s’appliquer aux choses, aux montagnes qui se perdent dans les nues, à la grandeur, à la multitude et à l’éloignement des corps célestes, à la force et à l’agilité de certains animaux, etc. Mais tout cela n’est point du respect. Un homme peut être aussi pour moi un objet d’amour, de crainte ou d’une admiration qui peut même aller jusqu’à l’étonnement et cependant n’être pas pour cela un objet de respect. Son humeur badine, son courage et sa force, la puissance qu’il a d’après son rang parmi ses semblables, peuvent m’inspirer des sentiments de ce genre, mais il manque toujours encore le respect intérieur à son égard. Fontenelle dit : Devant un grand seigneur, je m’incline, mais mon esprit ne s’incline pas. Je puis ajouter : Devant un homme de condition inférieure, roturière et commune, en qui je perçois une droiture de caractère portée à un degré que je ne me reconnais pas à moi-même, mon esprit s’incline, que je le veuille ou non, et si haut que j’élève la tête pour ne pas lui laisser oublier ma supériorité.”

KANT, Critique de la raison pratique.

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Bac S : le sujet de philosophie – Pondichéry

Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants :

Sujet 1 : Pour agir moralement, faut-il ne pas se soucier de soi ?

Sujet 2 : La politique est-elle l’affaire de tous ?

Sujet 3 : Expliquez le texte suivant :


Un credo1 religieux diffère d’une théorie scientifique en ce qu’il prétend exprimer la vérité éternelle et absolument certaine, tandis que la science garde un caractère provisoire : elle s’attend à ce que des modifications de ses théories actuelles deviennent tôt ou tard nécessaires, et se rend compte que sa méthode est logiquement incapable d’arriver à une démonstration complète et définitive. Mais, dans une science évoluée, les changements nécessaires ne servent généralement qu’à obtenir une exactitude légèrement plus grande;  les vieilles théories restent utilisables quand il s’agit d’approximations grossières, mais ne suffisent plus quand une observation plus minutieuse devient possible. En outre, les inventions techniques issues des vieilles théories continuent à témoigner que celles-ci possédaient un certain degré de vérité pratique, si l’on peut dire. La science nous incite donc à abandonner la recherche de la vérité absolue, et à y substituer ce qu’on peut appeler la vérité “technique”, qui est le propre de toute théorie permettant de faire des inventions ou de prévoir l’avenir. La vérité “technique” est une affaire de degré : une théorie est d’autant plus vraie qu’elle donne naissance à un plus grand nombre d’inventions utiles et de prévisions exactes. La “connaissance” cesse d’être un miroir mental de l’univers, pour devenir un simple instrument à manipuler la matière.

RUSSELL, Science et religion.

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

1 credo : affirmation d’une croyance

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Bac STG : le sujet de philosophie – Pondichéry

Le candidat traitera l’un des sujets suivants au choix.

Sujet 1 : La liberté consiste-t-elle à n’obéir à personne?

Sujet 2 : L’expérience est-elle source de vérité?

Sujet 3 : Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble.

Ce qui est complètement insensé, c’est de considérer comme étant ({ juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples, ou même, les lois (en admettant qu’il en soit !) portées par des tyrans. Si les Trente d’Athènes* avaient eu la volonté d’imposer des lois ou si leurs lois tyranniques avaient plu au peuple athénien tout entier, serait-ce une raison pour les considérer comme « justes» ? A aucun titre, je crois, – pas plus que cette loi que porta chez nous un interroi** donnant à un dictateur le pouvoir de tuer nominativement et sans procès celui des citoyens qu’il voudrait. Il n’y a en effet qu’un droit unique, qui astreint la société humaine et que fonde une Loi unique : Loi, qui est la juste raison dans ce qu’elle commande et dans ce qu’elle défend. Qui ignore cette loi est injuste, qu’elle soit écrite quelque part ou non.
Mais si la justice n’est que la soumission à des lois écrites et aux institutions des peuples, et si [...] tout se doit mesurer à l’intérêt, celui qui pensera avoir intérêt à mépriser et violer ces lois le fera, s’il le peut. Il en résulte qu’il n’y a absolument plus de justice, si celle-ci n’est pas fondée sur la nature, et si la justice établie en vue de l’intérêt est déracinée par un autre intérêt.

Cicéron

Notes

* les Trente d’Athènes : les « Trente Tyrans », gouvernement imposé par Sparte à la suite de sa victoire sur Athènes (404 avant J.-C.).

** interroi : chef exerçant le pouvoir entre deux règnes. Allusion à un épisode de l’histoire romaine.

Questions :

1. Formulez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie.

2.      a) En vous appuyant sur les exemples du texte, montrez pourquoi il serait insensé « de considérer comme étant « juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples».

b) Expliquez: « une Loi unique: Loi, qui est la juste raison dans ce qu’elle commande et
dans ce qu’elle défend ».

c) Expliquez: « si [...] tout se doit mesurer à l’intérêt, [...] il n’y a absolument plus de justice ».

3. La justice est-elle fondée sur la raison?

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Hommage à Emmanuel Lévinas

Publié par Hervé Moine le 27 mars 2010

Lectures de Difficile liberté

Congrès International

des 4 au 9 Juillet 2010 à Toulouse

à l’Université Toulouse le Mirail et au Théâtre Garonne

et

Hommage à Lévinas

8 Juillet 2010| Toulouse

Theatre Garonne et Espace du Judaïsme

Attribution: Bracha L. Ettinger

Emmanuel Lévinas (1906-1995) Photo attribution à Bracha L. Ettinger

Emmanuel Lévinas nous a légué une des plus grandes pensées philosophiques du XXe siècle. Elle jouit aujourd’hui d’un extraordinaire rayonnement à travers le monde et cela bien au-delà des cercles de spécialistes.

Paru en 1963, réédité en 1976, Difficile Liberté. Essais sur le judaïsme, est une excellente introduction aux diverses facettes de l’œuvre de Lévinas : la philosophie, les commentaires bibliques et talmudiques, une pensée du judaïsme à la fois classique et révolutionnaire ainsi que l’action éducative pour le renouveau du judaïsme après la Shoah.

« Lectures de Difficile Liberté » sera le plus grand congrès international jamais consacré à Lévinas et à son oeuvre. Il rassemblera 180 orateurs venus de 42 pays qui présenteront et discuteront durant une semaine entière la pensée de Lévinas telle qu’elle se révèle dans Difficile Liberté.

En parallèle, des conférences, débats et projections de films et de documentaires se tiendront dans plusieurs lieux de culture de Toulouse.

Le congrès et les manifestations qui l’accompagnent, seront ouverts au public.

« Lectures de Difficile liberté » est aussi une occasion exceptionnelle pour que les anciens élèves de l’Ecole Normale Israélite Orientale, l’Enio, que Lévinas a dirigée pendant près de quarante ans,  se réunissent pour témoigner et rendre hommage à leur ancien directeur.

Cet événement aura lieu le 8 juillet 2010.

Organisé à l’intiative de la Société internationale de Recherches Emmanuel Levinas (SIREL, Paris), et de la North American Levinas Society (Purdue, USA), en partenariat avec l’Alliance Israélite Universelle (à l’occasion de son 150ème anniversaire),  le Fond Social Juif Unifié, Hebraïca (Toulouse),  Europhilosophie (Toulouse), l’Université de Toulouse le Mirail et l’Association Franco-Polonaise pour la Promotion de la Culture Juive (Toulouse). Partenariats presse: Philosophie Magazine, L’Arche, RCJ

Informations et inscriptions :

dlib2010@gmail.com

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Travail : La liberté conduirait-elle à l’esclavage ?

Publié par Hervé Moine le 19 février 2010

Le stress au travail, la pénibilité du travail…, on parle beaucoup du travail en ce moment. Juste ce petit article, paru dans l’Express à propos du travail à domicile chez les nord-américains, à partir d’une étude réalisée par le professeur de sociologie Scott Schieman, qui peut nous donner à penser.

Les forçats du boulot à domicile

http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/les-forcats-du-boulot-a-domicile

Près de la moitié des salariés nord-américains emportent régulièrement du travail à la maison, selon une étude réalisée par un professeur de sociologie de l’université de Toronto, Scott Schieman. Plus le travailleur est sous pression, plus il est tenté de terminer chez lui ce qu’il n’a pas pu faire au bureau. Cet empiètement sur sa vie privée augmente les conflits, notamment familiaux. Paradoxe: les forçats du boulot à domicile – qui totalisent en moyenne plus de 50 heures de travail par semaine – se recrutent parmi les employés les plus éduqués, les mieux payés… et qui ont en général la possibilité de décider eux-mêmes de leur emploi du temps. La liberté conduirait-elle à l’esclavage?

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Choisit-on sa vie ?

Publié par Hervé Moine le 10 novembre 2009

Conférence

Samedi 14 novembre 2009 à 17h15

Médiathèque de Toul (Meurthe-et-Moselle)

Choisit-on sa vie?

par Florence Grumillier, agrégée de philosophie

conférence qui sera suivie d’un débat


hans baldung

Hans Baldung, les trois âges de la vie

Voir le site de Florence Grumillier

http://www.philoflo.fr/index.html

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Rapports de pouvoir, sexe, race, classe…

Publié par Hervé Moine le 7 novembre 2009

Comment penser l’articulation des rapports de pouvoir ? Comment penser la domination? Tel est l’objet de cet ouvrage, écrit sous la direction d’Elsa Dorlin qui s’intitule Sexe, Race, Classe, pour une épistémologie de la domination, publié chez Actuel Marx.

Pour se procurer cet ouvrage, cliquez sur le lien suivant : Sexe, race, classe

 

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sexe, race, classeL’ouvrage

La pensée féministe s’est historiquement attachée, depuis — voire en dehors de — la tradition matérialiste, à montrer que le rapport de classe n’épuise pas l’expérience de la domination vécue par les femmes et, plus généralement, par les minorités sexuelles. Plus encore, en élaborant des outils d’analyse tels que le « mode de production domestique », les « rapports sociaux de sexe » ou le « rapport de genre », la pensée féministe a travaillé sur l’imbrication des rapports de pouvoir, dénaturalisant la catégorie de « sexe » à l’aune de ses déterminations historico-sociales.
Depuis quelques années en France, la réflexion sur l’imbrication des rapports de pouvoir s’est complexifiée davantage, notamment sous l’influence des travaux nord et sud-américains, mais aussi caribéens ou indiens. Les problématiques relatives aux identités sexuelles, aux régimes de sexualité, mais aussi celles articulant le genre et la nation, la religion et/ou la couleur, ont permis de développer un véritable champ de réflexion. La question cruciale de l’articulation du sexisme et du racisme, notamment, a ainsi renouvelé tout autant l’agenda des mouvements féministes que la recherche universitaire.

Cet ouvrage a pour but d’interroger les différents outils critiques pour penser l’articulation des rapports de pouvoir. Tout en interrogeant leur mode propre de catégorisation (les catégories de « sexe » et de « race » ont-elles méthodologiquement le même statut que la classe ? À quelles conditions utiliser la catégorie de « race » comme une catégorie d’analyse ? L’analyse en termes de classe a-t-elle été éclipsée par l’analyse croisée du sexisme et du racisme, après les avoir longtemps occultés ?…) cet ouvrage discute les différents modes de conceptualisation de ce que l’on pourrait appeler « l’hydre de la domination » : analogique, arithmétique, géométrique, généalogique.

À partir de différentes traditions disciplinaires (sociologie, science politique, philosophie, psychologie, littérature…), les contributions ici réunies présentent un état des lieux des diverses appréhensions de l’imbrication des rapports de pouvoir — « intersectionnalité », « consubstantialité », « mondialité », « postcolonialité », … et, ce faisant, (re)dessinent les contours d’une véritable épistémologie de la domination.

Table des matières

Introduction
Vers une épistémologie des résistances, par Elsa Dorlin

I. Division sexuelle et raciale du travail

De la servitude au travail de service : les continuités historiques de la division raciale du travail reproductif payé, par Evelyn Nakano Glenn

La règle du jeu. Repenser la co-formation des rapports sociaux de sexe, de classe et de « race » dans la mondialisation néolibérale, par Jules Falquet

Clivages ethniques, domination économique et rapports sociaux de sexe. Le cas des Chinois de Paris, par Marylène Lieber

II. L’intersectionnalité en débat

  • Dynamique et consubstantialité des rapports sociaux, par Danièle Kergoat
  • Différences, pouvoir, capital. Réflexions critiques sur l’intersectionnalité, par Patricia Purtschert et Katrin Meyer

III. Féminisme et orientalisme

  • Sous le regard de l’Occident : recherche féministe et discours colonial, par Chandra Talpade Mohanty
  • Sexe, race et colonialité. Point de vue d’une épistémologie postcoloniale latino-américaine féministe, par Sabine Masson
  • Antigone, le foulard et la République, par Sarah Bracke

IV. Généalogie de la « blanchité »

  • « Gare au Juif ! » : Le Gorille d’Oscar Méténier, portrait du Sémite enleveur de femmes, par Sarah Al-Matary
  • Autre chose qu’un désir de peau… Le Nègre, la Blanche et le Blanc dans deux romans de Dany Laferrière, par Pascale Molinier
  • Les défis des Critical Whiteness Studies, par Ina Kerner

V. Violence du pouvoir et pouvoir de la violence

  • Différences locales, générationnelles et biographiques dans les identités masculines en Colombie, par Mara Viveros
  • Les frontières de la violence sexuelle, par Eric Fassin

A propos de l’auteur

Elsa Dorlin est maître de conférences, UFR de philosophie, Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Elle est également l’auteur de Sexe, genre et sexualités (PUF, « Philosophies », 2008).

Pour se procurer l’ouvrage sur amazon.fr

Sexe, race, classe

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Pourquoi des régimes autoritaires ?

Publié par Hervé Moine le 2 novembre 2009

Café Philo

vendredi 27 novembre 2009 à 20 h 15

à Margency

Le thème de la soirée : Pourquoi des régimes autoritaires ?

Ce café-philo est préparé et animé par  Catherine Delaunay et Pierre Haller.

Il aura lieu à la boulangerie Piérol, 29, avenue Georges Pompidou – 95580 MARGENCY

Plan d’accès : http://tinyurl.com/margency

Pour plus de renseignement :

http://cheminphilo.blogspot.com

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13ème édition des semaines européennes de la philosophie

Publié par Hervé Moine le 16 octobre 2009

En novembre prochain, pour la treizième année consécutive, se tiendront, à Lille et dans la région Nord,  les semaines européennes de la Philosophie.

citéphilo usages du temps

Depuis sa création, l’idée de  « Citéphilo » est de sortir la philo de l’université et son cénacle et de la conduire dans la cité : Lille en l’occurrence mais aussi Arras, Roubaix ou Armentières.

Une centaine de débats, tables-rondes mais aussi d’expositions, de projections de films ou de lectures sont ainsi organisées, cette année en particulier autour de deux thématiques : les « usages du temps » et la ville de Berlin.
Afin de définir ces usages possibles, contraints ou libres du temps dans la société, ainsi que leurs évolutions, les diverses rencontres de cette manifestation balaient une multiplicité de champs.

En vous rendant sur le site de Cité Philo vous pourrez connaître le programme de ces semaines consacrées à la philosophie :

http://www.citephilo.org/

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Journée d’étude au campus du Tertre : “Libre arbitre et responsabilité morale”

Publié par Hervé Moine le 6 octobre 2009

libre arbitre et responsabilité

Mercredi 14 octobre 2009

Libre arbitre et responsabilité morale

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Organisée par les universités de Nantes (Cyrille Michon, Ghislain Le Gousse) et de Rennes (Stéphane Lemaire), cette journée d’étude est consacrée au débat sur le libre arbitre et la responsabilité morale dans la philosophie analytique. Son but est de permettre au public français de mieux connaître ce débat contemporain par l’intervention de quatre de ses acteurs, et d’engager une véritable discussion, nourrie par la présence d’un répondant pour chaque communication.

Le programme de la journée :

9h30 : accueil des participants – introduction de la journée

9h45-11h15 : Helen Beebee (University of Birmingham) : « The Prospects for Compatibilism ». Répondant : Bruno Gnassounou (Nantes).

11h15-11h30 : pause

11h30-13h : David Widerker (Bar Ilan University, Tel Aviv) : « A Defence of Frankfurt-type Incompatibilism ». Répondant : Cyrille Michon (Nantes).

13h-15h : déjeuner sur place

15h-16h30 : Carlos Moya (Universidad de Valencia) : « On the Very Idea of a Robust Alternative ». Répondant : Stéphane Lemaire (Rennes).

16h30-16h45 : pause

16h45-18h15 : Ira Schnall (Bar Ilan University, Tel Aviv) : « Frankfurt Scenarios: Saints and Sinners ». Répondant : Ghislain Le Gousse (Nantes).

Présentation de la question :

Question traditionnelle de la philosophie, le problème de la liberté fait l’objet d’un intense débat chez les philosophes analytiques contemporains. Celui-ci s’est largement concentré sur le point de savoir si la liberté et la responsabilité morale étaient compatibles avec le déterminisme causal (universel ou limité au moins aux actions humaines). La répartition des positions en compatibiliste et incompatibiliste, et parmi celles-ci en déterministe dure et libertarienne, est désormais bien connue, et les arguments en faveur des unes et des autres ont atteint des raffinements inédits. Une partie importante du débat est nourrie par l’argument présenté par H. Frankfurt il y a 40 ans, pour dissocier l’imputation de responsabilité morale de la capacité d’agir autrement. Cet argument peut être utilisé comme une étape vers le compatibilisme, qui ne réclame, comme condition de la liberté et de la responsabilité morale, ni le statut d’une source ultime de l’action, ni un pouvoir inconditionnel d’agir autrement. Les incompatibilistes libertariens se sont d’abord posés en adversaires de Frankfurt et ont défendu l’idée que dans un scénario où l’agent n’a pas de possibilité alternative, il est exonéré de responsabilité morale. Plus récemment, certains ont admis la thèse de Frankfurt, tout en maintenant une conception libertarienne, qui se réduit alors à une condition de « source » ultime de l’action dans l’agent, incompatible avec l’idée de déterminisme causal. Ils sont ainsi à mi-chemin entre le compatibilisme et une position libertarienne qui maintient que la capacité d’agir autrement reste une condition de la responsabilité morale. Ces différentes positions seront illustrées et défendues par les philosophes invités.

Pour en savoir davantage

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Lieu et date

  • Nantes (44000) (Campus du Tertre, Salle du Château – Chemin de la Censive du Tertre) ; Mercredi 14 octobre 2009

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Source de l’information

  • « Libre arbitre et responsabilité morale », Journée d’étude, Calenda, publié le lundi 21 septembre 2009, http://calenda.revues.org/nouvelle14437.html
  • Publié dans Actualité, Colloque, Evénement, Lu sur la toile, philosophie | Tagué: , , , , | Laisser un Commentaire »

     
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