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Articles Tagués ‘raison’

Sciences et Foi de part et d’autre

Publié par Hervé Moine le 13 novembre 2011

La science et Dieu : Entre croire et savoir

Conférence par Véronique Le Ru

Mardi 15 novembre 2011 à 18h

à l’ENS de Lyon – Site Jacques Monod - Amphithéâtre Schrödinger

L’association ConférENS a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence par Véronique Le Ru, philosophe, agrégée de philosophie et maître de conférences à l’Université de Reims Champagne Ardenne.

La nature est ” objective ” et non pas projective ” et c’est objectivement que la science doit enquêter. Tel est l’énoncé du postulat d’objectivité formulé par Galilée et Descartes au XVIIe siècle qui a libéré la science du joug de la théologie et de la religion.

Si l’on considère l’ampleur du mouvement créationniste qui veut actuellement s’immiscer dans l’enseignement des sciences, il est important de rappeler que la science d’un côté et, de l’autre, le domaine de la foi et de l’idéologie, ont des droits séparés.

Revenir au moment de la formulation du postulat d’objectivité pour enquêter sur la manière dont la science s’est construite par l’affirmation de son autonomie est là un moyen utile pour contrecarrer toute tentative de brouiller les cartes entre croire et savoir.

La conférence sera suivit d’un pot afin de prolonger la discussion avec le conférencier.

Véronique Le Ru

Véronique Le Ru

Véronique Le Ru est maître de conférences habilitée en philosophie à l’université de Reims. Ancienne normalienne (ENS de Saint-Cloud), elle est agrégée de philosophie.

Après son doctorat sur d’Alembert qui lui est apparu comme un héritier philosophique de Descartes et l’héritier scientifique de Newton, elle a étudié la manière dont Descartes a été reçu en France après sa mort de 1650 à 1750.

Véronique Le Ru a principalement voyagé dans la philosophie de l’’âge classique, tout en prenant le temps d’écrire plusieurs ouvrages :

D’Alembert philosophe"" Jean Le Rond d’Alembert philosophe, Paris, Vrin, 1994.

La Crise de la substance et de la causalité : Des petits écarts au grand écart cartésiens au grand écart occasionaliste"" “, Paris, CNRS Éditions, 2003.

Voltaire newtonien : Le combat d’un philosophe pour la science"", Paris, Vuibert-Adapt, 2005.

Subversives Lumières : L’Encyclopédie comme machine de guerre"", Paris, CNRS Éditions, 2007.

La vieillesse : De quoi avons-nous peur ?, Paris, Larousse, coll. « Philosopher », 2008.

La Nature, miroir de Dieu : L’ordre de la nature reflète-t-il la perfection du créateur ?, Paris, Vuibert-SFHST, 2009.

Présentation et annotations du Philosophe ignorant de Voltaire, Paris GF, 2009.

La science et Dieu – entre croire et savoir, Paris, Vuibert-Adapt, 2010.

Véronique Le Ru

La science et Dieu

Entre croire et savoir (octobre 2010)

Vuibert ADAPT-SNES

Présentation de l’éditeur

Pourquoi s’intéresser aujourd’hui au problème de la science et de Dieu ? Pourquoi revenir au moment où les savants ont remplacé la question traditionnelle des causes filiales – pourquoi tel phénomène ? – par la question des causes efficientes : comment se produit tel phénomène ? La nature est  » objective  » et non pas projective  » ; et c’est objectivement que la science doit enquêter. Tel est l’énoncé du postulat d’objectivité. Formulé par Galilée et Descartes au XVIIe siècle, il a libéré la science du joug de la théologie et de la religion.

Si l’on considère l’ampleur du mouvement créationniste qui veut actuellement s’immiscer dans l’enseignement des sciences autant que dans la théorie et la pratique scientifiques, il est important de rappeler que la science d’un côté et, de l’autre, le domaine de la foi et de l’idéologie, ont des droits séparés.

Revenir au moment de la formulation du postulat d’objectivité pour enquêter sur la manière dont la science s’est construite par l’affirmation de son autonomie et de son indépendance à l’égard de toute référence à Dieu, c’est là un moyen utile pour contrecarrer toute tentative de brouiller les cartes entre croire et savoir.

Se procurer l’ouvrage de Véronique Le Ru La science et Dieu 

Véronique Le Ru

La Nature, miroir de Dieu

L’ordre de la nature reflète-t-il la perfection du créateur ?""

Paris, Vuibert-SFHST, 2009.

Présentation de l’ouvrage de Véronique Le Ru : “La Nature, miroir de Dieu : L’ordre de la nature reflète-t-il la perfection du créateur ?""

Des savants comme Descartes et Fermat débattent alors d’un problème d’optique, celui du trajet des rayons lumineux. L’enjeu de cette dispute la lumière choisit-elle le chemin le plus court ou le plus prompt ? ( question à laquelle Descartes répond que la lumière ne choisit rien ), donne lieu au problème dit ” de moindre action “.

La nature, en général, agit-elle selon les voies les plus simples ou bien les plus économes ? Cherche-t-elle à dépenser le moins possible d’action ?

En prolongeant l’interrogation vers l’usage des principes d’économie et de simplicité dans la science, d’autres savants comme Leibniz, Maupertuis ou Euler poursuivent la réflexion sur le rapport que la science entretient avec la métaphysique.

Ce débat continue aujourd’hui d’opposer ceux qui, en séparant la science de la métaphysique, privilégient le postulat d’objectivité, à ceux qui, partisans de la recherche des causes finales, veulent marier la raison et la foi.

Se procurer l’ouvrage de Véronique Le Ru : La Nature, miroir de Dieu : L’ordre de la nature reflète-t-il la perfection du créateur ?"" 

Rappelons notre article du 23 février dernier “Dieu ou la science ou y a-t-il un grand architete dans l’univers ?”

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Ce qui de la passion ou de la géométrie l’emporte

Publié par Hervé Moine le 6 février 2011

La géométrie des passionsVendredi 11 février à 20 h 30

Soirée philo à Saint Louis (Alsace)

La géométrie des passions

par Dominique Hohler


Spinoza est à la fois le penseur de la passion et un rationaliste : selon lui, tout ce qui nous meut et nous fait vivre, tout s’explique par nos passions (haine, nostalgie, amour, joie…), mais dans sa pensée, ces passions peuvent être décrites de façon rationnelle, telles des forces physiques de plus ou moins grande intensité.
Ainsi Dominique Hohler, animateur de café philo bien connu de Saint-Louis nous révélera-t-il ce qui de la passion ou de la géométrie l’emporte.

L’entrée libre mais sur réservation uniquement au 03 89 69 52 23

Lieu : Salle des portes (entrée en face du Café littéraire)

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Les notions du programme du bac de philo dans un manuel pas comme les autres

Publié par Hervé Moine le 8 janvier 2011

On connaît le tableau de Magritte “Ceci n’est pas une pipe”, il y a maintenant l’ouvrage de Charles Pépin “Ceci n’est pas un manuel de philosophie” qui intéressera les lycéens candidats aux épreuves de philosophie baccalauréat, mais pas seulement… Un manuel de philo comme vous n’en avez jamais lu !

Présentation de l’éditeur

Comment connaître nos vrais désirs ? Comment Descartes a-t-il pu comparer les animaux à des machines ? Pourquoi sommes-nous fascinés par le pouvoir ? Pourquoi les philosophes sont-ils si souvent incapables d’appliquer leurs idées? Peut-on vraiment se préparer à mourir ? Est-il absurde de désirer l’impossible ? Qu’est-ce qu’un authentique ami ? Voici quelques-unes des questions abordées dans ce manuel pas comme les autres… Où le programme de terminale est traité intégralement, mais au travers de “problématiques tout-terrain” permettant d’appréhender tous les sujets. Où des “bêtisiers” analysent les clichés ou contresens les plus fréquents. Où les extraits d’oeuvres sont plus courts et accessibles que dans les manuels scolaires. Où les conseils de méthodes abstraits laissent la place à des ” copies de rêve ” entièrement rédigées. Où les grandes questions philosophiques sont mises en scènes dans des petites nouvelles, saynètes de la vie quotidienne où Charles Pépin raconte “sa vie de prof”… Un manuel de philosophie ? Oui, mais comme vous n’en avez jamais lu. Aussi utile pour un bachelier que pour tous ceux qui ne veulent plus entendre parler du bac, mais aimeraient bien entendre Platon leur parler d’amour ou Hegel leur parler du bonheur.
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Article du Point

Vade-mecum – La philo pour les (pas) nuls

http://www.lepoint.fr/livres/vade-mecum-la-philo-pour-les-pas-nuls-06-01-2011-127406_37.php

Un manuel de philo pas comme les autres, écrit par un auteur, Charles Pépin, qui ne se prend pas pour un maître à penser.

Qu’est-ce qu’un véritable ami ? Pourquoi sommes-nous fascinés par le pouvoir ? Pourquoi les philosophes sont-ils si souvent incapables d’appliquer leurs idées ? Voici quelques-unes des questions abordées dans Ceci n’est pas un manuel de philosophie, un manuel de philo pas comme les autres – car écrit par un auteur, Charles Pépin (romancier, essayiste de 37 ans), qui ne se prend pas pour un maître à penser. Dans Une semaine de philosophie (Flammarion, 2006), Charles Pépin proposait, en sept jours, une découverte de la philosophie à travers sept sujets de dissertation. Dans Les philosophes sur le divan (Flammarion, 2008), Pépin confrontait de grands penseurs (Pascal, Kant, Sartre…) à l’analyse freudienne. Cette fois, toujours en employant sa méthode, mêlant vulgarisation et pédagogie, il nous incite à approfondir cinq grands thèmes (le sujet, la culture, la raison et le réel, la politique, la morale) couvrant les vingt-trois notions du programme du bac. C’est le genre de livre qui donne l’impression d’être plus intelligent après qu’on l’a lu.

GUILLAUME CHÉREL, Le Point

 

Se procurer l’ouvrage de Charles Pépin, Ceci n’est pas un manuel de philosophie

Les autres ouvrages de Charles Pépin :

Une semaine de philosophie : 7 Questions pour entrer en philosophie

Les philosophes sur le divan : Les trois patients du Dr Freud

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Bac Philo 2010 Pondichéry ouvre le feu

Publié par Hervé Moine le 24 avril 2010

Décompression pour les uns, la pression monte pour les autres

Les vacances d’avril sont pratiquement terminées et mai pointera déjà bientôt son nez, une année scolaire s’achève et pour les candidats au baccalauréat, il est temps, si cela n’est pas encore fait, d’entamer sérieusement les révisions. Hormis pour les élèves candidats de Pondichéry, pour qui les épreuves du baccalauréat sont déjà de l’ordre du passé et qui sont en attente des résultats, c’est, pour la plupart des élèves de terminale, la dernière ligne droite qui mène à l’examen.

Les sujets de philosophie de Pondichéry donne en quelque sorte le “la” et il peut être de bon ton de se laisser aller à les travailler. Difficile de dire s’ils sont de bons indicateurs pour les sujets à venir dans la session de juin, mais ils couvrent le programme de manière suffisamment large que les étudier ne peut être évidemment que conseillé.

Pour l’heure, il nous manque les sujets de la série L. Ils seront donc mis en ligne ultérieurement.

Hervé Moine

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Bac ES : le sujet de philosophie – Pondichéry

Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants :

Sujet 1 : Y a-t-il des vérités définitives ?

Sujet 2 : Le travail nous rend-il plus humain ?

Sujet 3 : Expliquer le texte suivant :

“Le respect s’applique toujours uniquement aux personnes, jamais aux choses. Les choses peuvent exciter en nous de l’inclination et même de l’amour, si ce sont des animaux (par exemple des chevaux, des chiens, etc.), ou aussi de la crainte, comme la mer, un volcan, une bête féroce, mais jamais du respect. Une chose qui se rapproche beaucoup de ce sentiment, c’est l’admiration et l’admiration comme affection, c’est-à-dire l’étonnement, peut aussi s’appliquer aux choses, aux montagnes qui se perdent dans les nues, à la grandeur, à la multitude et à l’éloignement des corps célestes, à la force et à l’agilité de certains animaux, etc. Mais tout cela n’est point du respect. Un homme peut être aussi pour moi un objet d’amour, de crainte ou d’une admiration qui peut même aller jusqu’à l’étonnement et cependant n’être pas pour cela un objet de respect. Son humeur badine, son courage et sa force, la puissance qu’il a d’après son rang parmi ses semblables, peuvent m’inspirer des sentiments de ce genre, mais il manque toujours encore le respect intérieur à son égard. Fontenelle dit : Devant un grand seigneur, je m’incline, mais mon esprit ne s’incline pas. Je puis ajouter : Devant un homme de condition inférieure, roturière et commune, en qui je perçois une droiture de caractère portée à un degré que je ne me reconnais pas à moi-même, mon esprit s’incline, que je le veuille ou non, et si haut que j’élève la tête pour ne pas lui laisser oublier ma supériorité.”

KANT, Critique de la raison pratique.

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Bac S : le sujet de philosophie – Pondichéry

Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants :

Sujet 1 : Pour agir moralement, faut-il ne pas se soucier de soi ?

Sujet 2 : La politique est-elle l’affaire de tous ?

Sujet 3 : Expliquez le texte suivant :


Un credo1 religieux diffère d’une théorie scientifique en ce qu’il prétend exprimer la vérité éternelle et absolument certaine, tandis que la science garde un caractère provisoire : elle s’attend à ce que des modifications de ses théories actuelles deviennent tôt ou tard nécessaires, et se rend compte que sa méthode est logiquement incapable d’arriver à une démonstration complète et définitive. Mais, dans une science évoluée, les changements nécessaires ne servent généralement qu’à obtenir une exactitude légèrement plus grande;  les vieilles théories restent utilisables quand il s’agit d’approximations grossières, mais ne suffisent plus quand une observation plus minutieuse devient possible. En outre, les inventions techniques issues des vieilles théories continuent à témoigner que celles-ci possédaient un certain degré de vérité pratique, si l’on peut dire. La science nous incite donc à abandonner la recherche de la vérité absolue, et à y substituer ce qu’on peut appeler la vérité “technique”, qui est le propre de toute théorie permettant de faire des inventions ou de prévoir l’avenir. La vérité “technique” est une affaire de degré : une théorie est d’autant plus vraie qu’elle donne naissance à un plus grand nombre d’inventions utiles et de prévisions exactes. La “connaissance” cesse d’être un miroir mental de l’univers, pour devenir un simple instrument à manipuler la matière.

RUSSELL, Science et religion.

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

1 credo : affirmation d’une croyance

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Bac STG : le sujet de philosophie – Pondichéry

Le candidat traitera l’un des sujets suivants au choix.

Sujet 1 : La liberté consiste-t-elle à n’obéir à personne?

Sujet 2 : L’expérience est-elle source de vérité?

Sujet 3 : Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble.

Ce qui est complètement insensé, c’est de considérer comme étant ({ juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples, ou même, les lois (en admettant qu’il en soit !) portées par des tyrans. Si les Trente d’Athènes* avaient eu la volonté d’imposer des lois ou si leurs lois tyranniques avaient plu au peuple athénien tout entier, serait-ce une raison pour les considérer comme « justes» ? A aucun titre, je crois, – pas plus que cette loi que porta chez nous un interroi** donnant à un dictateur le pouvoir de tuer nominativement et sans procès celui des citoyens qu’il voudrait. Il n’y a en effet qu’un droit unique, qui astreint la société humaine et que fonde une Loi unique : Loi, qui est la juste raison dans ce qu’elle commande et dans ce qu’elle défend. Qui ignore cette loi est injuste, qu’elle soit écrite quelque part ou non.
Mais si la justice n’est que la soumission à des lois écrites et aux institutions des peuples, et si [...] tout se doit mesurer à l’intérêt, celui qui pensera avoir intérêt à mépriser et violer ces lois le fera, s’il le peut. Il en résulte qu’il n’y a absolument plus de justice, si celle-ci n’est pas fondée sur la nature, et si la justice établie en vue de l’intérêt est déracinée par un autre intérêt.

Cicéron

Notes

* les Trente d’Athènes : les « Trente Tyrans », gouvernement imposé par Sparte à la suite de sa victoire sur Athènes (404 avant J.-C.).

** interroi : chef exerçant le pouvoir entre deux règnes. Allusion à un épisode de l’histoire romaine.

Questions :

1. Formulez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie.

2.      a) En vous appuyant sur les exemples du texte, montrez pourquoi il serait insensé « de considérer comme étant « juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples».

b) Expliquez: « une Loi unique: Loi, qui est la juste raison dans ce qu’elle commande et
dans ce qu’elle défend ».

c) Expliquez: « si [...] tout se doit mesurer à l’intérêt, [...] il n’y a absolument plus de justice ».

3. La justice est-elle fondée sur la raison?

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La prison ou l’hôpital psychiatrique ?

Publié par Hervé Moine le 25 octobre 2009

LUNDI 26 OCTOBRE 2009, 18H, AU CAFE DE LA POSTE

FAUT-IL JUGER LES FOUS ?


En cas de violence sur autrui, quelqu’un jugé sain d’esprit sera jugé.

Mais celui qui présente des troubles mentaux, doit-il aller en prison ou à l’hôpital psychiatrique ?

Le philosophe Althusser, qui avait étranglé sa femme dans un instant de folie, dans son livre L’avenir dure longtemps, aurait préféré être jugé…

Qu’en penser ?


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Bac philo 2009 : Sujets nationaux des séries Technologiques 2009

Publié par Hervé Moine le 18 juin 2009

Sujet 1

Peut-on être sûr d’avoir raison ?

Sujet 2

La technique s’oppose-t-elle à la nature ?

Sujet 3

Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble.

« La loi ne consiste pas tant à limiter un agent libre et intelligent qu’à le guider vers ses propres intérêts, et elle ne prescrit pas au-delà de ce qui conduit au bien général de ceux qui sont assujettis à cette loi. S’ils pouvaient être plus heureux sans elle, la loi s’évanouirait comme une chose inutile ; et ce qui nous empêche seulement de tomber dans les marais et les précipices mérite mal le nom de contrainte. De sorte que, quelles que soient les erreurs commises à son propos, la finalité de la loi n’est pas d’abolir ou de restreindre mais de préserver et d’élargir la liberté ; et dans toutes les conditions des êtres créés qui sont capables de vivre d’après des lois, là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas de liberté. Car la liberté consiste à être délivré de la contrainte et de la violence exercées par autrui, ce qui ne peut être lorsqu’il n’y a point de loi ; mais la liberté n’est pas ce que l’on nous dit, à savoir une liberté, pour tout homme, de faire ce qui lui plaît (car qui peut être libre quand n’importe quel homme peut nous imposer ses humeurs ?). Mais c’est une liberté de disposer et d’ordonner comme on l’entend sa personne, ses actions, ses biens et l’ensemble de sa propriété, dans les limites de ce qui est permis par les lois auxquelles on est soumis ; et, dans ces limites, de ne pas être assujetti à la volonté arbitraire de quiconque, mais de suivre librement sa propre volonté. »

Locke

Questions :

1. Dégagez la thèse de ce texte et mettez en évidence les étapes de son argumentation.

2.

a. Précisez la conception de la liberté à laquelle Locke s’oppose dans ce texte.

b. En vous appuyant sur l’image de la ligne 4, expliquez : « guider [un agent libre et intelligent] vers ses propres intérêts ».

c. Comment Locke définit-il la liberté ? Expliquez cette définition en vous appuyant précisément sur le texte.

3. La loi est-elle la condition de la liberté ?

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Baccalauréat 2009 Antilles-Guyane Série L

Publié par Hervé Moine le 16 juin 2009

Sujet 1

La connaissance rationnelle comble-t-elle toutes les attentes de l’homme ?

Sujet 2

Le dialogue permet-il de surmonter les obstacles qui nous empêchent de comprendre autrui ?

Sujet 3

Expliquer le texte suivant :

Il me semble que la vertu est chose autre, et plus noble, que les inclinations à la bonté qui naissent en nous. Les âmes réglées d’elles-mêmes et bien nées, elles suivent même train, et représentent en leurs actions même visage que les vertueuses; mais la vertu sonne je ne sais quoi de plus grand et de plus actif que de se laisser, par une heureuse complexion1, doucement et paisiblement conduire à la suite de la raison. Celui qui, d’une douceur et facilité naturelle, mépriserait les offenses reçues, ferait sans doute chose très belle et digne de louange; mais celui qui, piqué et outré jusqu’au vif d’une offense, s’armerait des armes de la raison contre ce furieux appétit de vengeance, et après un grand conflit s’en rendrait enfin maître, ferait sans doute beaucoup plus. Celui-là ferait bien, et celui-ci vertueusement: l’une action se pourrait dire bonté, l’autre vertu; car il semble que le nom de la vertu présuppose de la difficulté au combat et du contraste, et qu’elle ne peut être sans partie2. C’est à l’aventure pourquoi nous nommons Dieu3, bon, fort, et libéral, et juste; mais nous ne le nommons pas vertueux; ses opérations sont toutes naïves et sans effort.

Montaigne, Essais – Livre II

1.  tempérament

2.  adversaire

3.  Comprendre: « C’est pourquoi, parmi d’autres noms, nous nommons Dieu … »

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

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Bac Blanc de Philosophie pour la terminale S

Publié par Hervé Moine le 16 avril 2009

Vous traiterez l’un des trois sujet suivant :

Durée : 4 heures

  1. Faut-il chercher à tout démontrer ?

  2. La vérité dépend-elle de nous ?

  3. Le bonheur est-il la finalité de la politique ?

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Descartes : Discours de la Méthode Cours n°5

Publié par Hervé Moine le 9 mars 2009

Dans ce cours, nous ouvrons le deuxième volet important du Discours de la Méthode, celui de ce que l’on appelle communément “la morale provisoire” qui est abordé dans la troisième partie de l’œuvre. Et, comme précédemment, suite à ce cours, vous trouverez des questions pour vous aider dans votre lecture et pour aller plus loin.

René Descartes

René Descartes

II. LA MORALE PROVISOIRE

C. La troisième partie du Discours de la Méthode

“En la troisième, quelques unes de celles de la morale qu’il a tiré de cette méthode.”

La troisième partie du Discours est comme un repos que s’accorde Descartes pour s’inquiéter de vivre malgré tant de rigueur. La vie ne peut être mise en sursis jusqu’au moment où chacun des problèmes qu’elle rencontre sera pourvu d’une solution certaine. Il faut donc adopter une morale d’urgence, une morale provisoire, en attendant la vraie morale qui n’est possible qu’une fois les sciences constituées. Après les quatre règles de la méthode (2éme partie), Descartes énonce les maximes de la morale provisoire, dans cette troisième partie. Celle-ci contient sept paragraphes et on peut y voir trois moments.

1°) [para.1] Ce premier moment énonce principalement la différence entre la morale et la connaissance.

Descartes montre que la vie quotidienne réclame qu’on agisse sans attendre d’avoir complètement réfléchi sur le monde. Il est donc impératif de se donner une morale non fondée en raison, une morale provisoire qui permet à l’entendement d’orienter la volonté, à l’homme d’agir et de chercher la science. Cette morale précède la science qu’elle permet précisément de constituer et elle cédera la place à la future morale issue de cette science qu’elle a rendue possible.

2°) [para. 2 à 4] Le deuxième moment énonce les trois maximes de la morale provisoire.

La première maxime (para.2) soutient et délimite le conformisme (« obéir aux lois et aux coutumes de son pays »).

La deuxième maxime (para.3) oblige à la résolution (il faut savoir ce que l’on vent).

La troisième maxime (para.4) commande à la résignation ou plutôt salon la tradition stoïcienne, l’amour de la nécessité.

30) [para.5 à 7] La troisième partie est en quelque sorte la conclusion de cette morale provisoire.

Descartes nous fait la confidence d’une conviction (qui, celle-ci n’est pas provisoire) à savoir, qu’il a choisi le meilleur genre de vie qui soit qui est celle de se consacrer à la connaissance et à elle seule. L’acquisition des connaissances permet d’élargir le jugement : un jugement plus instruit est plus capable de régir la volonté et de la mener vers le bien moral. La fin de cette partie retourne à l’autobiographie afin de confirmer cette idée intellectualiste de la sagesse.

QUESTIONS

  1. La première maxime prescrivant de suivre les opinions les plus sensées, est-elle un e application du principe du bon sens ?
  2. Descartes recommande-t-il de s’en tenir fermement à une règle de conduite douteuse ? Quel avantage retire-t-il de la seconde maxime ?
  3. La troisième maxime qui préconise de changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde, est-elle une maxime de bon sens ? En quoi constitue-t-elle un renoncement ?
  4. La conclusion tirée par Descartes de sa morale provisoire n’est-elle inspirée que par la prudence et l’aversion pour le changement inutile ?
  5. Quelle valeur exemplaire ont les hommes de bon sens dans une période troublée ?
  6. Comment peut-on changer ses désirs ?
  7. La vie peut-elle se conformer à la raison ?

Vous pouvez utiliser la fonction commentaire ci-dessous et y déposer vos contributions relatives à la lecture de cette première partie de l’ouvrage et concernant les réponses aux questions.

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Descartes : Discours de la Méthode Cours n°3

Publié par Hervé Moine le 4 mars 2009

Dans ce cours nous lirons la première partie du Discours de la Méthode. Première partie que l’on peut considérer comme le premier volet des conditions de la connaissances telles que l’envisage le philosophe Descartes. A l’issue de ce cours, vous trouverez des questions pour vous aider à lire cette première partie.

René Descartes

René Descartes

I. LES CONDITIONS DE LA CONNAISSANCE

A. La Première partie du Discours de la Méthode

“En la première on trouvera diverses considérations touchant les sciences”.

Cette partie se compose de quinze paragraphes, et comprend trois moments:

1°) [para. 1 à 5] Le premier moment est un préambule où est présenté le thème de la Méthode.

Descartes en appelle à la raison que tout homme possède et qui peut être indépendante. C’est sur cet acte de confiance en la capacité d’universalité et de vérité inhérente à l’esprit humain que s’ouvre Discours ; mais c’est pour devoir constater aussitôt qu’en l’absence d’une conduite méthodique de la raison, cette possibilité peut rester vide et se perdre dans la diversité des opinions.

Descartes annonce avoir découvert une méthode féconde pour guider la connaissance. Toutefois, il limite la portée de son livre en disant qu’il ne propose pas de modèle. En effet, il précise qu’il va faire voir sa vie « comme un tableau », et que son dessein n’est pas d’”enseigner” la méthode mais de proposer son écrit “comme une fable”, au libre jugement du lecteur.

2°) [para. 6 à 14] Le deuxième moment, le plus important de part sa longueur, est un bilan critique de son éducation.

Descartes raconte l’histoire de son esprit, l’histoire d’un désir et d’une déception : désir de connaitre, d’atteindre la vérité ; déception quant à ses connaissances acquises lors de son instruction, qui lui semblent bien éloignées de la vérité. Il analyse l’écart entre le système d’éducation, pourtant dans un excellent collège, et les exigences nouvelles du moi.

Descartes tire un bilan quasiment entièrement négatif de ses études. Seules les mathématiques étaient en mesure de lui donner goût de certitude et d’évidence, mais il s’étonne que, sur ces fondements solides, l’on n’ait “rien bâti dessus de plus relevé”.

3°) [para.15] Le troisième moment termine la première partie du Discours sur une « note d’espoir ».

Descartes prend acte de cette dispersion spirituelle où demeure l’esprit, aussi longtemps, qu’il ne s’est pas résolu un jour à “étudier aussi en lui-même”. Ici, c’est l’adieu de Descartes au scepticisme.

QUESTIONS

  1. Quel est le point commun à tous les hommes, et en quoi se différencient-ils ?
  2. Outre le bon sens, y at-il des qualités d’esprit qui contribuent à permettre de distinguer le vrai du faux ?
  3. Où commencent le récit dans le texte ?
  4. “J’ai été nourri aux lettres dès mon enfance” : comment comprendre cette formule, et que signifie ici “les lettres” ?
  5. Quelle valeur Descartes accorde-t-il aux fables ? Pourquoi doit-on lire le Discours “comme une histoire” ou “comme une fable” ?
  6. Pourquoi Descartes renonce-t-il à parler de théologie dans le Discours ?
  7. Quelles leçons tirer sur des voyages ? Est-ce une occasion de douter de tout ?
  8. Selon Descartes, les hommes sont-ils égaux ou inégaux entre eux ?
  9. L’homme désire-t-il par nature savoir ?
  10. Comment distinguer scepticisme, relativisme et esprit critique ?

Vous pouvez utiliser la fonction commentaire ci-dessous et y déposer vos contributions relatives à la lecture de cette première partie de l’ouvrage et concernant les réponses aux questions.

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