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Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Doit-on tout attendre de l’Etat ?

Posted by Hervé Moine sur 13 février 2009

La République Honoré Daumier

La République Honoré Daumier

Un sujet de circonstance….

Tel est un des deux sujets au choix que devait traiter les TS la semaine dernière. Je corrige actuellement les copies. Mais avant de proposer en ligne un corrigé, j’aimerais que l’on puisse travailler ce sujet, dans le cadre de l’apprentissage à l’exercice de la dissertation philosophique.
Sujet qui colle avec la mission première que se propose Actu Philo qui est celle de réfléchir à partir de l’actualité. Ne voudrait-on pas que l’Etat règle tous les problèmes et satisfasse le paquet de revendications, porté par le collectif (LPK)?

Que doit-on attendre de l’Etat? Tout?

Quel est le problème que soulève ce sujet?

Il faut commencer par faire une analyse de ce sujet…

Qui ouvre le feu ?

Hervé Moine

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6 Réponses to “Doit-on tout attendre de l’Etat ?”

  1. charles angenick said

    selon moi Le rôle majeur de l’état est de faire et d’appliquer des lois. Cependant devenons tout attendre de l’attendre de l’état ? Mais la question que l’on peut se poser est que doit ton attendre de l’état le bonheur ou la raison ? Ces questions que nous avons posées portes sur la source même du fondement de l’état avec un grand E. C’est donc bien ce qui préside à la création de l’Etat que nous allons devoir réexaminer. Certaines revendications et plaintes adressées à l’Etat semblent être l’indice d’un manque que l’on demande à celui et ceux qui nous dirigent de venir combler. L’Etat serait donc le produit d’un peuple malheureux et frustré incapable de s’assurer les satisfactions nécessaires à son bonheur. Puisqu’il aurait été créé en vue d’une qualité de vie meilleure, on serait donc en droit d’attendre de l’Etat qu’il nous rende heureux en minimisant les frustrations d’une existence en commun non encore régie par des règles. Par ailleurs, d’autres demandes expriment quelque chose de radicalement différent, que l’on pourrait qualifier de volonté de perfectionnement ou d’amélioration, non pas cette fois-ci de notre existence empirique, mais de la finalité de notre vivre ensemble. Sous ce type de demandes, on pourrait par exemple ranger tout ce qui concerne les revendications en matière d’investissement dans les énergies renouvelables, qui témoignent de la conscience que d’autres vivront après nous sur le même territoire. L’Etat serait donc non plus une création visant à combler un véritable défaut dans notre existence, mais l’actualisation d’une disposition rationnelle et morale qui aurait pour objectif de tenter de rendre effective cette disposition. En analysant plus clairement, il d’agit de ce demandé s’il existe une limite à l’autorité de l’état. Nous allons tenter d’évaluer la légitimité de chacune des voies de cette alternative, mais aussi d’examiner dans quelle mesure il est correct de disjoindre bonheur et morale. Nous verrons en effet que, bien qu’il semble dangereux d’assigner à l’Etat la tâche de nous rendre heureux, il serait naïf de penser que les hommes puissent être à l’origine d’un ordre qui n’irait pas du tout dans le sens de leur bonheur.

  2. charles angenick said

    sa fezai lontime ke jté pas venu donc je me suis laché quelque peut!!mdr

  3. Myra said

    Nous ne devons peut être pas attendre tout de l’État. Mais l’État nous a habitué à une certaine dépendance. Revenons au Contrat Social de Rousseau.
    L’individu conclu un pacte de dépendance à l’État.Le gouvernement donne protection aux citoyens et eux ils respectent les règles.
    Pour les exportations, nous sommes soumis à des aides pour le libre échange. Pour accéder à la propriété, nous devons passer par l’État car c’est lui qui possède les terrains.
    Rien ne nous appartiens. Ce que nous avons eu par héritage, était tout d’abord propriété de l’État.
    Quand nous sommes dans le besoin, nous pouvons nous tourner vers lui qui est comme un mère nourricière (le smic, le contrat aidé ect).
    L’État n’est pas là que pour faire appliquer les lois, son rôle est plus important au sein de la vie de la population.

  4. Hervé Moine said

    Ange Nick

    Très intéressante ton intervention. Intéressante cette formulation du problème : l’Etat peut-il nous donner le bonheur. Doit-on attendre de l’État le bonheur? Ne te serait-il pas possible de décomposer ton développement en plusieurs idées afin de les préciser davantage?

    Myra, es-tu certaine que pour Rousseau le « contrat social » est un pacte de soumission à cette instance qu’est l’Etat? Peux-tu apporter les textes de Rousseau qui confirme cette idée?

    Je pense qu’il convient de procéder par ordre et d’élaborer un travail préparatoire:
    « Tout attendre de l’Etat » qu’est-ce que cela signifie? Quelles sont les différentes interprétations possibles de cette formule?
    « Tout » est assez vague et imprécis ; il y a l’idée d’absolu et en même temps celle d’indéterminé…
    La notion d’Etat doit être précisément travaillée…
    Ne pas oublier le « doit-on »…

  5. Myra said

    Non pas de soumission. Le contrat social a plutôt pour but d’aider l’individu. Mais je pense qu’à force d’aide nous devenons dépendant.

  6. Déborah Bianco said

    L’Etat symbolise une société organisée et plus particulièrement une instance supérieure choisie par la majorité du peuple. L’Etat qui représente sa population doit donc agir au mieux selon selon les volontés de l’intérêt général, corriger les inégalités, faire régner la justice, la sécurité et le bien être de chacun. Des lois sont donc instaurées pour répondre à toutes ces caractéristiques. En effet la plupart des gens attendent beaucoup de l’état comme par exemple le bonheur. Mais que faire lorsqu’une partie de la population est mécontente de la gestion de l’Etat et du fait qu’il ne réponde pas a ses attentes? En guadeloupe, c’est la grève…(ou l’insurrection ça dépends du point de vue). Une crise vient forcément d’un écart entre les règles instaurées par l’état et une nouvelle idéologie…Doit-on attendre que l’Etat revoie sa copie? ou sommes nous parfois obligés de faire des compromis? Nous ne pouvons pas attendre de l’état qu’il nous privilégie, sinon il agirait pour une catégorie de personnes au détriment d’une autre, ce n’est plus l’intérêt général.

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