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TL : Suffit-il pour être juste d’obéir aux lois et coutumes de son pays ?

Posted by Hervé Moine sur 2 avril 2009

Tel est le sujet sur lequel je vous demande de réfléchir afin de produire une dissertation. Ce travail devra être rendu vendredi 24 avril 2009.

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9 Réponses to “TL : Suffit-il pour être juste d’obéir aux lois et coutumes de son pays ?”

  1. Damien Jélaine said

    … Il faut un début à tout… je veux bien commencer. Il est 21h30, et je n’ai vraiment réfléchit sur le sujet, mais je me pose deux petites questions qui pourraient aider à la réflexion.
    Tout d’abord, si pour être juste il suffit d’obéir aux loi et aux coutumes de son pays, le sommes-nous quand ces lois et ces coutumes ne le sont pas? (pas juste)
    La notion de justice du point de vue de la loi est-elle la même d’un pays à un autre? C’est-à-dire que si en obéissant aux coutumes et lois de mon pays, je suis peut-être juste dans celui-ci, mais le serais-je autre part?

    …Il est maintenant 21h33… le temps passe et voilà les premiers problèmes qu’a soulevé le sujet pour moi!
    En espérant que cela s’approfondisse… je vous dis bonne nuit 😉 !

  2. Myra said

    C’est vrai…. Les coutumes diffèrent d’un pays à un autre. Peut être que dans n’importe quel pays où l’on se trouve, si nous suivons les lois et les coutumes nous seront « juste ». Car arrivé dans un pays nous devons absorber les lois et les principes pour être en conformité avec les elles et ne choquer personne. Mais bon là je m’éloigne un peu je pense.
    Je voudrais réfléchir avant sur la notion de « juste ». En principe, quand nous respectons les règles dictées par notre société, nous sommes considéré comme étant juste.
    Mais en respectant toutes les lois et en dédaignant secrètement la race humaine, en restant dans son coin et en espérant en son fort intérieur le malheur d’autrui, pouvons nous toujours être juste?? Es-ce qu’être juste ne serai pas plus? Es ce que juste obéir aux lois édictés par son pays ne serai pas se borner à un idéal fixé par la société? Peut être que je m’éloigne mais pour l’instant c’est à ce que je pense.
    Si on doit me ramener sur le bon sentier, je suis prête à me laissé conduire mais pour cela, montrez moi mes potentielles erreurs.

    p.s : tiens l’e-mail est devenu obligatoire maintenant Oo

  3. Damien, il faut effectivement un début comme tu dis et je te remercie d’ouvrir le feu.

    Tu as le bon réflexe, même si tu dis ne pas avoir encore beaucoup réfléchi au sujet. Il convient effectivement de rechercher les paradoxes, les difficultés, les contradictions. Dans ce sens, tu poses deux questions qui méritent des approfondissements.

    1. Si la justice se définit par l’obéissance aux lois et aux coutumes, qu’en est-il de cette justice si ces lois et coutumes ne sont pas elles-mêmes justes ? Aurais-tu, Damien, ou les autres d’ailleurs, des exemples de lois et de coutumes qui seraient injustes ?
    D’autre part, qu’est-ce qui permet de définir la justice d’une loi, la justice d’une coutume ?

    2. La justice peut-elle être relative ? N’impose-t-elle pas une exigence d’universalité ? Quelle serait la valeur d’une justice particulière, relative à une époque, à un pays ?

    Myra, tu constates que les coutumes diffèrent d’un pays à l’autre, pourrais-tu, développer quelque peu ? D’autre part, dans ton constat, tu n’envisages que les coutumes et pourquoi pas les lois ? Est-ce un oubli ou veux-tu dire par là que les coutumes sont davantage relatives alors que les lois ont un caractère plus absolu et universel ?

    Je ne comprends pas très bien ce que tu veux dire dans la dernière partie de ton intervention « Mais en respectant toutes les lois et en dédaignant (…) son pays ne serait pas se borner à un idéal fixé par la société? »
    Veux-tu, par là, distinguer le droit positif et le droit idéal ? Le droit positif étant celui qui est effectif et qui se définit dans le cadre d’un « pays » et le droit idéal, celui qui devrait être, par conséquent ne connaissant pas de frontières. On pourrait travailler les notions de légalité et de légitimité.

    Toujours est-il qu’il faut faire un travail d’analyse conceptuelle important.

    Poursuivons ce travail préparatoire, c’est bien parti…

    Hervé Moine

    Remarques pour Myra : la notion de « race humaine » a-t-elle un sens ? Mais cela est un autre sujet.

  4. Myra said

    Je parle plus de coutume car nous pouvons constater cas quelques lois près, elles sont pareils. Dans les pays occidentaux un idéal de la justice existe. C’est la culture des pays occidentaux (je ne parlerai que des pays occidentaux car c’est seulement ce que je connais. C’est pour cela que je ne parlerai pas des lois des pays ou la culture prédomine sur les lois) d’être le plus équitable que possible pour ne favoriser aucun groupe; sinon pourquoi l’habeas corpus?…

    Lors d’un cours, nous parlions des guerriers qui mangent leur ennemies…. C’est contre la loi! Mais, dans ces contrées, loi et culture ne sont elles pas liés? (je ne sais si ils mangent toujours leurs ennemies….je n’ai point fait de recherche approfondi sur ce fait). C’est leur culture. Donc sont ils considéré comme juste en mangeant autrui ce qui est contre nos lois??
    Mais je garde ce fait entre parenthèse car pour l’instant je ne sais pas si cela nous aidera dans notre travaille.

    Je pense qu’il faut faire une distinction entre la loi et la culture, car comme je le disais au début la loi ne change pas beaucoup alors que la culture oui.
    Oula droit idéal et effectif?? Notion que vous développerez sans moi car je ne pense pas être de taille^^.
    Non je parlais d’une idée que je pense plus simple. Les lois ne peuvent tous cerner sur le comportement humain. Les lois aident à avoir l’équité et la « justice » mais en les respectant, nous ne sommes pas forcément « juste » car les lois sont limitées.

    En espérant que je ne sois pas « à coté », je reste ouverte à d’autres idées à étudier.

  5. Damien Jélaine said

    « la loi ne change pas beaucoup alors que la culture oui »
    J’aurais plus penser le contraire moi… mais ce n’est que personnel. En fait, il faudrait se demander qui de la loi et de la culture détermine l’autre (ou l’influence). J’aurais plus tendance à penser que les lois sont faîtes en fonction de la culture et des coutumes du pays… Mais bon, après, il y a sans doute des exceptions confirmant la règle.
    Tu parles de cannibalisme(trop fort XD). Et c’est vrai que cela serait condamné en France… Mais il y a-t-il une loi qui condamne le cannibalisme? Je pense donc que dans notre réflexion, il est indispensable d’encrer la notion de « morale ». Il n’est pas morale de manger son semblable en France (quoique à défaut d’avoir du porc…)

    Pour des exemples de lois et de coutumes injustes, on peu parler, en autres, des le place des femmes dans la culture musulmane, ou encore des régimes totalitaires tels qu’ils soient… Il faudrait encrer aussi je pense la notion de liberté. A partir du moment où la liberté est entravée ou « confisquée », pouvons-nous parler de justice?

    En espérant… (‘fin le même phrase de conclusion que Myra…)

  6. Il faut faire attention de ne pas laisser tomber le sujet en se faufilant dans des questions, non pas inintéressantes, mais pour l’instant annexes. Il faut revenir au sujet lui-même et aux fondamentaux pour construire une dissertation philosophique puisque tel est bien notre but.

    Pour l’instant, nous n’en sommes qu’au stade des remarques préliminaires sur le sujet. Il faut avancer! L’important est d’entamer un vrai travail préparatoire.

    Il convient d’analyser le sujet afin d’en saisir le sens global. C’est par ce travail d’analyse que l’on pourra espérer poser le problème que soulève le sujet.

    Il faut étudier les différentes notions du sujet :

    > POUR être juste : le « pour » semble nous indiquer que la justice est une exigence, qu’il faut la vouloir et qu’il convient d’être soi-même juste. Être juste est donc une finalité. Un idéal à viser. Mais qu’est-ce qu’être juste ? Le sujet nous invite à penser la définition de la justice, l’essence du juste ?

    > ÊTRE JUSTE : Si le sujet nous invite à penser ce qu’est être juste, alors il faudra bien s’atteler à cette tâche. Il est vrai que la réponse à cette question n’est pas facile. Et sans doute, doit-on y voir le problème majeur que soulève le sujet, le problème dans son expression la plus générale. Que convient-il de faire pour être juste ? Et, le préalable serait d’abord de savoir ce que c’est que d’être juste. Le sujet, donne à notre réflexion une possibilité, ou plutôt soumet à notre réflexion, cette possibilité, à savoir s’il suffit, pour être juste, d’obéir aux lois et aux coutumes de son pays. A quoi doit-on se référer pour être juste ?

    > Suffit-il : la proposition que fait le sujet pour être juste est-elle suffisante ? D’abord on pourra se demander si elle est nécessaire. Ensuite, voir ce qui pourrait lui manquer, au cas où elle ne suffirait pas.

    > En ce qui concerne la proposition elle-même qu’offre le sujet à savoir celle d’ »obéir aux lois et coutumes de son pays » il y a beaucoup à dire. Et là aussi, il y a un gros trop travail d’analyse conceptuelle à effectuer :

    >Qu’est-ce qu’une loi ?

    >Qu’est-ce qu’une coutume ?

    >Qu’entendre exactement par la référence des lois et des coutumes à un pays ?

    >Qu’est-ce que l’obéissance ?

    >Qu’est-ce qu’obéir aux lois et aux coutumes de son pays ?

    >Une piste à explorer : si on part de l’idée qu’être juste est une exigence universelle n’y a-t-il pas un problème si l’on doit obéir à des règles particulières, relatives à un pays, le sien. Cette piste nous conduit à envisager la question du rapport entre la justice idéale (« être juste ») et le droit positif (« les lois et les coutumes ») Autrement dit, mais peut-être que j’en dis déjà trop, se demander s’il suffit de se conformer au droit positif, c’est poser la question de savoir si la justice, en tant que droit idéal, existe en dehors, et par delà le droit positif, ou bien au contraire si elle se ramène au droit positif.

    Il semble difficile de traiter ce sujet (comme tout sujet d’ailleurs!) en faisant l’économie de ce travail préparatoire et de l’étude de cette distinction droit positif, droit positif.

    A creuser donc…

  7. Steffy said

    Avant de répondre, j’ai essayé de lire un peu ce qui concerne la justice en gros et ma première remarque est que l’on peut pas séparer la justice du droit car la justice s’établit à partir du droit positif. Je me suis demandé mais pourquoi le droit positif et pas la loi? En faite le droit positif, c’est l’ensemble des règles d’une société c-à-d les lois, usages et coutumes. Donc justice, loi et coutumes sont inséparables (lol).
    Je pense qu’être juste c’est pouvoir respecter l’application du droit.
    S’il y a une société, la justice devient alors nécessaire puisque c’est une institution qui permet de faire fonctionner un Etat.

    « obéir aux lois et coutumes de son pays »: ce procédé permet d’être tous égaux, le soucis est est ce que les lois et coutumes de chaque pays est bon? Comparer chaque pays n’est pas la solution en faite, la justice parfaite n’existe pas, celle qui existe c’est la justice de l’homme donc il faut pouvoir adopter et obéir aux lois et coutumes de son pays.
    L’ébullition de mon cerveau s’arrête ici, je dois encore lire des documents pour continuer ma réflexion…

  8. Myra said

    « Je pense qu’être juste c’est pouvoir respecter l’application du droit. » Tu peux m’expliquer ce que tu as voulu dire Steffy car j’avoue ne pas avoir bien saisi.
    Je pense toujours qu’être « juste » dépasse cette idée préconçu sur le respect des lois.
    Des millions de personnes n’ont aucun casier judiciaire, n’ont eu aucun problème avec la justice, au pire un PV. Mais sont elles considérés comme juste pour quelque chose qu’il faut faire? (ref à notre dernier cours)
    Si c’est le cas, moi aussi je suis juste! Je n’ai jamais encore été arrêté et je respecte les lois de mon pays! Je pense que ça va au delà de simples lois.

  9. Steffy said

    Je ne me suis pas simplement arrêtée aux lois, dans le droit j’ai englobé les coutumes et les usages. Dans son pays, une personne peut être tout à fait juste et pas dans un autre voici où se pose le problème puisque la justice est universelle mais diffère d’un pays à l’autre.
    En plus, ton exemple est bizarre car le sujet englobe les lois et les coutumes et la justice avec ces deux éléments on se demande si ça suffit si t’en retire encore dans ton exemple! Enfin je pense qui peut avoir mieux…

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