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Helvétius, ce philosophe avant-gardiste des Lumières à Thionville

Posted by Hervé Moine sur 1 octobre 2009

La philosophie matérialiste, la Libre Pensée et la laïcité

Thionville, vendredi 16 octobre 2009 à 20h00 à la salle du Manège à Thionville

Claude Adrien Helvétius


Une nouvelle conférence “La philosophie matérialiste, la Libre Pensée et la laïcité” aura lieu à Thionville, vendredi 16 octobre 2009 à 20h00 à la salle du Manège. Après le Marquis de Sade, le mois dernier, c’est au tour de Claude Adrien Helvétius d’être le sujet du jour. Cette conférence aura pour intervenant Paul Klein qui est vice président de la Libre pensée de la Moselle.

L’entrée est libre.

Étrangement et injustement marginalisé par la critique officielle pendant deux siècles, ce philosophe avant-gardiste des Lumières, menacé du bûcher en 1758 et sommé de se rétracter (comme Galilée), a établi un système philosophique matérialiste ouvert qui jette les bases d’une science de l’homme lucide et féconde. Comment accorder notre égoïsme naturel à celui des autres ? Sur quels principes élémentaires s’appuyer afin que la raison et l’histoire se conjuguent pour le bonheur du plus grand nombre ?
Dans sa triple dimension psychologique, sociale et politique, l’anthropologie d’Helvétius interpelle le lecteur contemporain quelque peu décontenancé par la tournure actuelle de la civilisation en nous montrant les premières voies à suivre.

Claude-Adrien Helvétius (1715-1771)

Helvétius (1715-1771) Gravure d'Augustin de Saint-Aubin d'après Michel van Loo.

Helvétius (1715-1771) Gravure d'Augustin de Saint-Aubin d'après Michel van Loo.

« Claude-Adrien Helvétius devient fermier général dès l’âge de vingt-trois ans puis, en 1751, il obtient la charge de maître d’hôtel de la reine. Au sein des matérialistes de son siècle, Helvétius (latinisation de Schweitzer) développe un sensualisme matérialiste, où l’intérêt seul dirige les jugements et considère l’éducation comme l’élément constitutif principal de l’esprit des humains, qui sont, selon lui, tous susceptibles de s’instruire également.

Il est fortement inspiré par Locke, dont il lit très tôt l’Essai sur l’entendement humain. Ses idées sur la constitution de l’esprit humain en seront nettement influencées. Il veut dépasser cependant toute idée de Dieu en défendant un athéisme relatif. Il considère la croyance en Dieu et en l’âme comme le résultat de notre incapacité à comprendre le fonctionnement de la nature, et voit dans les religions, notamment la religion catholique, un despotisme n’ayant comme but que le maintien de l’ignorance pour une meilleure exploitation des hommes.

Souvent présenté comme un physiocrate (il monte une manufacture, fait faillite, puis connait le succès) et un philosophe matérialiste, selon Michel Onfray, Helvétius est pourtant plus à rapprocher d’un philosophe nominaliste et déiste. On trouve dans ses textes plusieurs références à Dieu et à son existence : « l’être suprême », « l’éternel », « le législateur céleste » sont des expressions qui reviennent plusieurs fois dans son ouvrage De l’Homme ; il y définit même Dieu comme étant « la cause encore inconnue de l’ordre et du mouvement ». La raison de cet amalgame est en partie due à la récupération politique de ses textes, qu’il s’agisse de discréditer son œuvre (jésuites, jansénistes, le pape Clément XIII ou encore le pouvoir royal de Louis XV) ou d’en faire un penseur incontournable du socialisme scientifique (marxistes).

Ainsi, si Helvétius est anti-chrétien, il ne nie pas l’existence d’une force dans la nature et il défend même l’idée d’une philosophie plutôt positive dans cette religion une fois épurée de son fanatisme, superstitions et institutions.

Helvétius était à la fois matérialiste et sensualiste. Le matérialisme est un système philosophique qui n’admet pas d’autre substance que la matière : il s’oppose notamment à la religion et à la notion d’âme immatérielle. Selon le sensualisme, toutes nos connaissances et nos idées découlent des sensations, dont elles ne sont que la combinaison de plus en plus complexe. Le sensualisme s’oppose à l’activité spontanée de l’esprit»

Wikipédia : voir la page de Wikipédia consacré à Helvétius

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