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Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Archive for février 2010

Le cinéma et la philosophie française du 20ème siècle

Posted by Hervé Moine sur 28 février 2010

Le philosophe et le cinéaste

les 3, 4 et 5 mars 2010

à l’Université Jean Moulin de Lyon

« Le philosophe et le cinéaste ont en commun une certaine manière d’être, une certaine vue du monde, qui est celle d’une génération. » Maurice Merleau-Ponty repris par Jean-Luc Godard

Journée d’études organisée par L’institut de Recherches Philosophiques de Lyon, sous la direction de Mauro Carbone

Lieu :
Université Jean Moulin, Lyon 3, 18 rue Chevreul, 69007 Lyon

Dates :
Conférence introductive, 3 mars à 18h00
Journée d’études : 4 mars à partir de 10h00
Séminaire international inter-universitaire : 5 mars à partir de 10h00

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Réflexions croisées « sciences humaines & philosophie » sur l’Homme

Posted by Hervé Moine sur 27 février 2010

Mercredi 2 juin 2010

Colloque de Cerisy-La-Salle (50)

L’homme, point aveugle des sciences de l’homme ?

Faire l’histoire des objets des sciences humaines et sociales

Sous la direction de Jacqueline Carroy, Nathalie Richard, et François Vatin et avec le soutien du Centre Alexandre Koyré (EHESS, MNHN, CNRS), de l’Université Paris Ouest/Nanterre (UMR « Institutions et dynamiques historiques de l’économie », Ecole doctorale « Economie, organisations, société »), de l’Université de Paris 1 (EA « Modernités et révolutions ») et de la SFHSH

Les sciences humaines ont-elles réellement l’homme pour objet? Elles se sont en général efforcées de ne jamais parler de « l’Homme », si ce n’est dans leurs intitulés programmatiques. Pour cela, elles ont décalé leur focale, en construisant des objets spécifiques: notamment l’homo economicus, la race ou l’ethnie, le fait social, l’inconscient, l’homme neuronal.

La discussion de ces figures scientifiques de l’homme ouvre la voie à un débat entre les sciences humaines, mais aussi avec la tradition philosophique. Ces sciences se sont-elles véritablement dégagées de leur soubassement philosophique? Réciproquement, la philosophie contemporaine n’est-elle pas nourrie de l’anthropologie portée par les sciences humaines?

Ce colloque réunira des spécialistes des diverses sciences humaines et sociales, des historiens des sciences et des philosophes. Il s’appuiera sur l’expérience de la Société française pour l’histoire des sciences de l’homme (SFHSH), qui, depuis sa création en 1989, s’est attachée à nourrir une réflexion croisant histoire et philosophie sur le temps déjà long maintenant de la modernité.

publié sur Calenda, par Delphine Cavallo le vendredi 26 février 2010 http://calenda.revues.org/nouvelle15872.html

Les intervenants et leur communication

  • Philippe Artières : La fabrique Foucault — inciser le livre
  • Daniel Becquemont : L’homme du possible et le point aveugle: Robert Musil
  • Gabriel Bergounioux: Du comparatisme au structuralisme, l’homme en linguistique ou: comment s’en débarrasser ?
  • Michel Bourdeau : Science de l’homme ou science de l’humanité ?
  • Jacqueline Carroy : L’homme qui dort est-il un homme? Réflexions à propos d’une anthropologie du sommeil et des rêves
  • Christiane Chauviré : Homme, Esprit, Sujet
  • Laurent Clauzade : Les rapports du physique et du moral ou l’idée d’une science de l’homme dans la philosophie française de Cabanis à Comte
  • Stéphanie Dupouy : L’observation de l’homme par l’homme: l’homme au creux des méthodes en sciences humaines
  • Jean-Louis Fabiani : Petits meurtres de l’homme entre amis
  • Olivier Favereau : De l’homo economicus à l’homme ordinaire: Wittgenstein, l’identité sociale et l’économie des conventions
  • Wolf Feuerhahn : L’homme tout entier (Der Ganze Mensch): un mot d’ordre philosophique des sciences de l’esprit allemandes
  • Claude Gautier : L’originalité humienne dans l’écriture de l’histoire de la révolution: du psychologisme des caractères à l’étude des circonstances d’action. L’exemple de la corruption et du fanatisme
  • Rose Goetz : La conception idéologique du seuil anthropologique: où passe la frontière entre l’animal et l’homme ?
  • Vincent Guillin : « In search of a True Knowledge of Human Nature »: John Stuart Mill et l’Anthropological Society de Londres
  • Frédéric Joulian : Anthropomorphisme méthodologique et hominisation
  • Christian Laval : De l’homme économique au sujet néolibéral
  • Rafael Mandressi : La proie et l’ombre dans la chasse à l’homme: anthropologie médicale et philosophie naturelle dans la première modernité
  • Laurent Martin : La culture contre la barbarie. Gilbert Gadoffre et la refondation des humanités européennes à Royaumont, 1947-1954
  • Andreas Mayer: Les articulations de la marche humaine au XIXe siècle
  • Marc Renneville : Homo criminalis, objet des sciences de l’homme? Sciences du crime, anthropologie criminelle, criminologie. Deux siècles de débats
  • Nathalie Richard: Existe-t-il un « homo historicus » ?
  • Philippe Steiner : L’homme comme point d’arrivée: l’homme et le fait social dans la sociologie durkheimienne
  • Christian Topalov : Pour une pratique réflexive des sciences sociales
  • Ludovic Tournes : La fondation Rockefeller et le projet d’une science totale de l’homme (1928-1939)
  • François Vatin: L’homme mécanique et l’homme social: une histoire de l’étude de l’homme au travail
  • Georges Vigarello : Les sensations « internes » dans l’histoire, le passage du « il » au « je »

BIBLIOGRAPHIE :

  • Apel Karl-Otto, La controverse expliquer-comprendre. Une approche pragmatico-transcendantale, traduit de l’allemand par S. Mesure, Paris, Cerf, 2000.
  • Blanckaert Claude, Blondiaux Loïc, Loty Laurent, Renneville Marc et Richard Nathalie (dir.), L’histoire des sciences de l’homme. Trajectoire, enjeux et questions vives, Paris, L’Harmattan, 1999.
  • Carroy Jacqueline et Richard Nathalie (dir.), Alfred Maury, érudit et rêveur. Les sciences de l’homme au milieu du XIXe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, Collection Carnot, 2007.
  • Corbin Alain, Courtine Jean-Jacques, Vigarello Georges, Histoire du corps, 3 vol., Paris, Seuil, 2005-2006.
  • Foucault Michel, Les mots et les choses. Une archéologie des sciences humaines, Paris, Gallimard, 1966.
  • Gauchet Marcel, Philosophie des sciences historiques : le moment romantique, Paris, Seuil, 2002.
  • Goetz Rose, Destutt de Tracy : philosophie du langage et science de l’homme, Genève, Droz, 1993.
  • Gusdorf Georges, Les sciences humaines et la pensée occidentale, 12 vol., Paris, Payot, 1966-1985.
  • Laval Christian, L’homme économique, Paris, Gallimard.
  • Leblanc Guillaume, L’esprit des sciences humaines, Paris, Vrin, 2005.
  • Lepenies Wolf, Les trois cultures : entre science et littérature, l’avènement de la sociologie, Paris, Maison des sciences de l’homme, 1990.
  • Renneville Marc, Crime et folie : deux siècles d’enquêtes médicales, Paris, Fayard, 2003.
  • Smith Roger, Being human. Historical knowledge and the creation of human nature, Manchester, New York, Manchester University Press, 2007.
  • Steiner, Philippe, L’école durkheimienne et l’économie : sociologie, religion et connaissance, Genève, Droz, 2005.
  • Stoczkowski Wiktor, Anthropologies rédemptrices. Le monde selon Lévi-Strauss, Paris, Hermann, 2008.
  • Vatin François, Trois essais sur la genèse de la pensée sociologique, Paris, La Découverte, 2005.

Pour vous inscrire à ce colloque : cliquer ici

Contact : cliquez ici

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Une journée de réflexion sur la situation de la philosophie dans l’enseignement supérieur

Posted by Hervé Moine sur 25 février 2010

La philosophie dans l’enseignement supérieur

État des lieux et perspectives

13 mars 2010

La Sorbonne, amphithéâtre Bachelard

14h – 18h

Dans le cours actuel des réformes, dont la précipitation oblige chacun à parer au plus pressé, il est important d’engager une réflexion la plus large possible sur la situation de la philosophie dans l’enseignement supérieur.

Le nombre dérisoire de postes de Maître de conférences offerts chaque année contribue à affaiblir les départements de philosophie. La chute libre du nombre de postes aux concours de recrutement conduit les étudiants à choisir d’autres études. Cette fragilisation sans précédent s’inscrit dans un contexte plus général de défiance à l’égard de la recherche et conduit les UFR à présenter des résultats quantifiables et des parcours « professionnalisants ». Quelle
place la philosophie peut-elle trouver dans ce cadre ?

Les discours actuels contre les classes préparatoires risquent de réveiller des antagonismes artificiels avec l’Université qui oublieraient ce que ces deux voies ont de complémentaire.

Mais se concentrer sur l’Université et les classes préparatoires, c’est omettre que la philosophie a aussi sa place dans certains BTS, dans les études de médecine, de droit dans des écoles d’art, d’ingénieurs, dans les I.E.P., les I.U.F.M., au C.N.R.S., au C.I.Ph. et bien sûr dans les Grandes écoles.

On peut croire qu’il y a entre tous ces lieux des intérêts différents et même divergents.

C’est pour tenter de dégager ce qu’il y a de commun à ces multiples situations que l’APPEP invite tous les professeurs de philosophie de l’enseignement secondaire et supérieur à cette journée de réflexion..

Au programme de cette journée :

  • 14h00Introduction, Du secondaire au supérieur, Simon Perrier, président de l’APPEP.
  • 14h15Du droit de la philosophie à disposer d’elle-mêmeL’expérience du Collège international de philosophie, Pierre Carrique, directeur de programme au C.I.Ph.
  • 14h30Philosophie en BTS, Nicolas Millet, professeur de philosophie, lycée Choiseul, Tours.
  • 14h45L’enseignement des sciences humaines et sociales en faculté de médecine, Jean Marc Mouillie, maître de conférences en philosophie à l’université d’Angers, responsable du département de sciences humaines de la faculté de médecine d’Angers, vice-président du Collège national des sciences humaines en médecine.
  • 15 h – Discussion : la philosophie « hors les murs »
  • 15h30La classe préparatoire dans la continuité de la terminale : singularité du Lycée français, Jean-Marie Frey, professeur en CPGE à Angers, président de la Société des Professeurs de Philosophie.
  • 15h45Des rapports entre spécialisation et professionnalisation dans les études de philosophie à l’Université, Emmanuel Picavet, professeur des universités en philosophie politique, Université de Franche-Comté.
  • 16h00 – Discussion : les classes préparatoires et l’Université
  • 16h45 – Pierre-Yves Quiviger, maître de conférence à l’université Paris I, Titre non communiqué.
  • 17h00Perspectives sur la présence de la philosophie dans les universités françaises, Arnaud Macé, maître de conférences à l’université de Franche-Comté, coordinateur de la coordination nationale des départements, sections et UFR de philosophie.
  • 17h15 – Discussion : la philosophie à l’Université
  • 17h45 – Conclusion, Nicolas Franck, vice-président de l’APPEP, chargé des relations avec l’enseignement supérieur.

APPEP Association des Professeurs de Philosophie de l’Enseignement Public
19, rue des écuyers – 28000 Chartres – Tél. : 06 84 25 56 87
simon.perrier@club-internet.fr – www.appep.net

POUR L’ENSEIGNEMENT PHILOSOPHIQUE

L’Association des Professeurs de Philosophie de l’Enseignement Public s’adresse à tous les collègues de philosophie pour mieux faire connaître ses positions et ses revendications.

Attentive aux réformes en cours ou projetées (programmes, IUFM, concours, Universités), l’Association veille à ce que soient respectées les exigences propres à notre discipline, essentielle à la formation de l’esprit critique. Elle a pour souci constant l’indépendance du professeur et sa liberté philosophique, ainsi que le haut niveau, assuré par des concours nationaux, de sa formation spécifiquement philosophique. Elle est attachée au principe de laïcité comme idéal d’émancipation.

L’Association n’a cessé de dénoncer la dégradation des conditions de travail des professeurs de philosophie (dispersion des services, dévalorisation des sections L, diminution des horaires et horaires insuffisants de la philosophie dans les classes techniques, délais de corrections raccourcis pour le baccalauréat).

L’enseignement de la philosophie ne doit pas être dissocié de la recherche. Nous voulons rendre manifeste, en philosophie, la solidarité du Second degré et du Supérieur (Université et classes préparatoires).

L’enseignement de la philosophie doit jouer un rôle significatif et avoir une place assurée dans la formation de tous les maîtres.

L’Association est reçue au Ministère, rencontre les syndicats et les autres associations et organisations. Proche de ses adhérents par ses Régionales, elle organise débats et rencontres. Elle joue ainsi un rôle original de proposition et de coordination sur le plan national et sur le plan académique.

Sa revue bimestrielle, qui parait depuis plus de cinquante ans, L’Enseignement Philosophique, reflète cette activité, publie toutes les informations professionnelles et administratives utiles, les témoignages et suggestions de ses adhérents, ainsi que de nombreux articles de recherche qui en font une revue de Philosophie indispensable à tout professeur.

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Quand un philosophe et un banquier se rencontrent, qu’est-ce qu’ils se disent sur la crise ?

Posted by Hervé Moine sur 24 février 2010

Parution d’un ouvrage sur la crise financière entre

un énarque, banquier de Rothschild & Cie

et

un normalien agrégé et docteur de philosophie…

Pour vous procurer Le banquier et le philosophe : Ou La double paire d’yeux de Roger Pol-Droit et de François Henrot

Ci-dessous un entretien-débat entre les deux auteurs de cet ouvrage, Roger Pol-Droit et François Henrot paru le 24 février dans les Echos, http://www.lesechos.fr/info/france/020379319182-le-banquier-et-le-philosophe-une-nouvelle-lecture-de-la-crise.htm

UN DÉBAT ENTRE ROGER-POL DROIT ET FRANÇOIS HENROT

Le banquier et le philosophe : une nouvelle lecture de la crise

Dans un livre à paraître ce jeudi 25 février, François Henrot et Roger-Pol Droit éclairent la crise financière de 2008-2009 d’un jour nouveau : selon eux, elle est la manifestation d’un désarroi social plus profond et d’une perte générale de repères. Ils ont le sentiment commun que les explications données jusqu’ici étaient sans doute trop courtes. Un dialogue décapant.

« Le Banquier et le Philosophe », c’est le titre de votre livre, c’est aussi une rencontre inédite.

Roger-Pol Droit : François Henrot et moi, nous nous connaissons de longue date. Au cours de nos conversations, nous nous sommes aperçus que nous avions à la fois, à propos de cette crise, une approche semblable et des divergences de fond. Nous partageons l’idée que la crise n’est pas seulement financière, mais aussi politique, sociale, éthique, intellectuelle, qu’elle prend sa source dans une perte globale de repères. Nous avons eu aussi le sentiment commun que les explications données jusqu’ici étaient sans doute trop courtes. Nous n’avons évidemment pas la prétention de donner les ultimes clefs de compréhension de cette crise. Mais nous espérons apporter au lecteur de nouvelles incitations à la penser.

François Henrot : Jusqu’ici, j’avais refusé de m’exprimer sur cette crise, sous quelque forme que ce soit. Mais la situation, son évolution, m’ont incité à franchir le pas. Comme Roger-Pol Droit, j’ai eu en effet le sentiment que l’analyse de cette situation hors normes manquait de profondeur de champ. Elle passait notamment sous silence tout ce qui, dans ses mécanismes déclencheurs, relevait de l’impensé, de croyances. Or, depuis des années, j’avais le sentiment que, derrière la rationalité apparente des chiffres, des modèles mathématiques, ce sont en réalité ces croyances qui avaient structuré les pratiques de mes confrères banquiers, des pratiques que les financiers du monde entier ont partagées pendant les années d’euphorie 2000-2007.

Ces croyances, quelles sont-elles ?

F. H. Je les résumerais en disant que, durant les années que je viens d’évoquer, s’est développée dans le secteur financier l’idée que l’on avait définitivement réussi à s’affranchir de tout aléa. Ceci est le résultat de plusieurs innovations majeures, et notamment la titrisation et les dérivés de crédit, qui ont permis aux banques de sortir de leurs bilans les crédits qu’elles consentaient ou le risque de défaillance des emprunteurs. Cette pratique, que le grand public a découverte en 2007 avec l’éclatement de la crise des « subprimes », consiste à assembler des crédits et à les structurer pour les revendre au marché. Cette innovation a eu deux conséquences : la première est de répartir le risque de crédit sur un grand nombre d’acteurs, le plus souvent non bancaires, ce qui a donné l’illusion de le faire disparaître. Ce faisant, on a ouvert la porte à une production de crédit de plus en plus abondante et de plus en plus risquée. L’autre conséquence est que cette abondance de crédit a donné un formidable coup d’accélérateur à une prospérité, qui, par son existence même, semblait valider le modèle adopté.

C’était, finalement, l’idée que l’on avait atteint la prospérité éternelle.

R-P. D. Effectivement, dans ce fonctionnement du système financier, on s’est persuadé que l’on avait engendré le meilleur des mondes. Le plus extraordinaire est qu’on l’a fait en toute bonne foi, muni de tous les outils de la raison que sont les modèles mathématiques, les ordinateurs, les tableaux statistiques. Loin de nous éclairer, ces outils nous ont au contraire aveuglés, ils ont rendu invisible l’emballement général. Les philosophes de l’Antiquité grecque pensaient que seule la pensée rationnelle pouvait nous permettre d’atteindre le vrai et de faire preuve de tempérance. Nous sommes aux antipodes : une confiance démesurée dans l’hyperrationalité nous a entraîné dans cette crise. Le paradoxe actuel, c’est que la raison elle-même est devenue démesure.

F. H. Je rejoins sur ce point Roger-Pol Droit. Je peux témoigner que, pendant toute ces années récentes, la transgression continuelle des limites était perceptible. Un homme normal ne pouvait plus suivre l’accélération des processus financiers, ni leur complexification extrême ni la globalisation à l’échelle du monde des produits et outils financiers..

R-P. D. Ce constat fait me paraît éclairer un phénomène marquant de notre époque : l’homme d’aujourd’hui semble de plus en plus dépourvu de la faculté d’analyse des limites et des perspectives que lui confère normalement la raison. C’est ce que l’historien François Hartog a nommé le « présentisme » : le moment présent devient le seul horizon. L’histoire pas plus que le futur ne sont suffisamment convoqués pour comprendre les événements en cours. Or notre humanité est précisément fondée sur cette continuité, cette conscience de transmettre, qui paraît aujourd’hui faire défaut. C’est ce qui explique, par exemple, que nous soyons aussi indifférents aux générations futures.

Roger-Pol Droit, il y a un point, dans le livre, peut-être le seul, sur lequel vous semblez en désaccord profond avec François Henrot. Il s’agit de la façon de surmonter cette crise, de faire en sorte qu’elle ne soit plus jamais possible .

R-P. D. Dans l’analyse de cette crise, nous sommes d’accord pour éviter deux tentations : l’une consiste à penser que nous sommes en face d’un simple accident de parcours, comme en a déjà vécu le capitalisme, et qu’il s’en remettra pour peu qu’on le laisse fonctionner. L’autre tentation, aussi simpliste que la première, consiste à profiter de cet épisode pour annoncer, une fois de plus, la fin du capitalisme. Pour ma part, je crois en sa longévité, mais à condition qu’il soit soumis à des règles. C’est là que nous divergeons…

F. H. Je ne nie pas le fait qu’il existe une résistance naturelle du milieu bancaire à entrer dans une discussion avec l’Etat sur davantage de réglementation ou sur un contrôle spécifique des rémunérations. Il y a, dans nos milieux, cette idée très vivace que l’Etat est illégitime à se mêler de la gestion de nos établissements. J’accepte, pour ma part, l’intervention publique pour établir des règles du jeu afin de prévenir, de surveiller et, le cas échéant, de punir. Mais encore faut-il identifier les règles nouvelles pertinentes à élaborer après cette crise. Il faut rappeler ici que nos métiers se sont globalisés. Nous pouvons traiter dans n’importe quelle capitale du monde des opérations pour le compte de nos clients français. De ce fait, nous ne nous battons plus seulement contre nos concurrents locaux, mais contre ceux de tous les pays développés. Alors de deux choses l’une : ou bien l’on prend le pari que tous les régulateurs bancaires du monde s’entendront pour fixer des règles communes, ce qui est du domaine du rêve, ou bien nous empruntons une voie de régulation européenne de façon à éviter des limitations autoritaires, pays par pays, qui nous conduiraient à une impasse.

Quelle est votre solution ?

F. H. Je pense que nous pouvons trouver dans les anciennes sagesses financières une partie des matériaux nécessaires pour reconstruire des systèmes efficaces. Il existait par exemple la très vieille pratique de la « double paire d’yeux » qui imposait à un banquier, dès lors qu’il procédait à un engagement important, de le soumettre à aux moins deux personnes de même niveau hiérarchique mais de culture différente, l’un plus commercial, l’autre plus focalisé sur le risque. Plus généralement, il existait un ensemble de contrôles qui ont été frappés d’obsolescence par la globalisation. J’en donne le détail dans notre livre. Nous pouvons tout à fait y revenir.

Roger-Pol Droit, êtes-vous d’accord ?

R-P. D. Non. Je ne crois guère que le monde financier, soudain saisi par la vertu, parvienne dans son ensemble à s’autoréguler. Ce qui met l’opinion en colère et suscite les imprécations excessives que nous dénonçons dans ce livre, c’est d’abord l’impression que la sanction n’existe pas.

F. H. Mais il y a eu sanction ! Beaucoup de banques ont disparu ou ont été absorbées comme Lehman Brothers, Merrill Lynch, Bear Stearns, de nombreux états-majors ont été décapités, des procédures judiciaires sont toujours en cours qui déboucheront elles aussi sur des sanctions. J’ajoute que, en dépit des débats passionnels sur le sujet, les bonus sont en baisse très sensible, de l’ordre de 50 %, dans les échelons les plus élevés des banques, et l’on constate une baisse de 30 % chez les juniors. En outre, ces mêmes bonus ne sont plus payés en cash mais en actions bloquées sur une certaine durée, ce qui, au passage, est un bon moyen de lutter contre ce phénomène de « présentisme » que critique Roger-Pol Droit. Je rappelle enfin que les futures règles prudentielles négociées à Bâle joueront un rôle considérable dans le futur des banques.

N’est-ce pas, précisément, la complexité de la matière financière, qui rend la régulation si faillible ?

R-P. D. Cet argument ne me paraît pas tenable. Je suis membre du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie. La complexité des biotechnologies n’a rien à envier à celle de la finance. Il n’empêche que l’on parvient à proposer des règles, sans brider pour autant l’effort de recherche des laboratoires. Peut-être est-ce une solution pour la régulation financière : la mise en place de comités d’éthique.

F. H. Il faut certes revoir la supervision du système financier. Il faut notamment remédier au fractionnement de cette supervision, qui, à mon sens, a précipité la crise. Je souhaite en revanche qu’on soit attentif aux effets pervers de toute régulation. Une fois que le régulateur trace une ligne de bon comportement, cela amène naturellement les opérateurs, dont l’instinct grégaire est en quelque sorte légitimé, libéré par la règle obligatoire, à rouler tous le long de cette ligne. Si l’on ne régule pas, on constate au contraire une dispersion des comportements du plus audacieux au plus prudent. On repère plus facilement et plus vite les « têtes brûlées » et cette dispersion des comportements aboutit très souvent à un moindre risque systémique.

Finalement, au terme de ce livre, que vous êtes-vous apporté l’un à l’autre dans le champ de vos réflexions ?

R-P. D. Ce qui m’a fait le plus réfléchir, c’est la sévérité implacable avec laquelle François Henrot critique la réglementation ainsi que sa foi inébranlable dans la vitalité du système capitaliste.

F. H. De mon côté, j’ai pris conscience que la méfiance de ma profession à l’égard de la régulation était une position inaudible vis-à-vis de l’opinion. Je pense, du coup, qu’il serait sage que, pendant un temps, la sphère financière se souvienne que la puissance publique l’a sauvée, qu’elle évite les provocations et qu’elle se force à la modestie. Et cette modestie devra aller, je crois, jusqu’à la diminution de son prélèvement sur la richesse nationale.

PROPOS RECUEILLIS PAR DANIEL FORTIN ET JEAN-CLAUDE HAZERA, Les Echos

Lire un extrait du livre sur   lesechos.fr/documents

François Henrot

Banquier vedette de Rothschlid & Cie, dont il préside la banque d’affaires, cet énarque de soixante ans, éphémère patron de France Télécom pendant une semaine, en septembre 1995, a toujours préféré l’ombre à la lumière. Impliqué dans les plus gros deals de l’histoire du business français, il est l’un des hommes les plus influents de France et l’un des financiers hexagonaux les plus respectés à l’étranger. Longtemps silencieux sur la crise actuelle, il accepte, pour la première fois, de la commenter.

Roger-Pol Droit

Normalien, agrégé et docteur en philosophie, Roger-Pol Droit, soixante ans, enseigne à Sciences po. Il tient également une chronique régulière aux « Echos »  (lire également « L’OEil du philosophe ») et au « Monde ». Chercheur au CNRS, il est également membre du Comité national consultatif d’éthique pour les sciences de la vie. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont « Les héros de la sagesse », paru chez Plon en 2009, ce philosophe affable a su toucher le grand public.

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Parution prochaine du volume Philosophie du corps

Posted by Hervé Moine sur 22 février 2010

L’équipe ACCORPS (associée au LHSP Archives H. Poincaré/ UMR 7117 CNRS/ Nancy Université) est heureuse de vous annoncer la parution prochaine du volume Philosophie du corps. Expériences, interactions et écologie corporelle, dans la collection « Textes clés » des éditions Vrin. Regroupant des textes de de N. Depraz, F.J. Varela et P. Vermersch, H.L. Dreyfus, S. Gallagher et A. Meltzoff, D. Legrand, M. Mauss, M. Merleau-Ponty, M. Pradines, Ph. Rochat; R. Shusterman, introduits par différents chercheurs, ce volume fait le point sur les recherches contemporaines en philosophie du corps, introduisant ainsi une réflexion nouvelle sur l’ontologie.

Philosophie du corps

Expériences, interactions et écologie corporelle

Bernard Andrieu, Alexandre Klein, Isabelle Joly, Claudia Passos Ferreira, Jérémie Rollot

Les textes du présent recueil abordent  l’expérience corporelle sous les thèmes liés de l’identité corporelle, de l’image du corps et du schéma corporel. La philosophie du corps ainsi conçue fournit une méthodologie interdisciplinaire et une ontologie de l’immersion aux débats contemporains sur la bioéthique, le care et le genre.

Avec des textes de N. Depraz, F.J. Varela et P. Vermersch, H.L. Dreyfus, S. Gallagher et A. Meltzoff, D. Legrand, M. Mauss, M. Merleau-Ponty, M. Pradines, Ph. Rochat; R. Shusterman

La philosophie du corps, depuis Merleau-Ponty, décrit dans l’expérience vécue les relations écologiques du soi avec les autres, par l’étude des interactions entre le corps, le cerveau-esprit, les cultures et le monde. Le renouvellement des travaux de la phénoménologie du corps par les neurosciences permet de fonder une nouvelle ontologie humanisant le corps dès sa constitution.

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Qu’est-ce qu’un bon patient ? Qu’est-ce qu’un bon médecin ?

Posted by Hervé Moine sur 21 février 2010

Colloque « Qu’est-ce qu’un bon patient ? Qu’est-ce qu’un bon médecin ? »

17-19 mars 2010

Université Paris Descartes

Université de Bourgogne

affiche

PRESENTATION GENERALE

Ce Colloque se déroulera à cheval entre l’Université Paris Descartes et l’Université de Bourgogne, du 17 au 19 mars 2010 (Université Paris Descartes mercredi 17 et jeudi 18 mars) ; (Université de Bourgogne vendredi 19 mars).

Il est co-organisé par
Claire Crignon De Oliveira, maître de conférences en philosophie à l’Université de Bourgogne,
Marie Gaille, chargée de recherches au CERSES (CNRS Université Paris Descartes),
Mathias Rothe, maître de conférences à l’Université de Frankfurt sur Oder (Allemagne).

Il fait partie des initiatives du groupe de travail Philosophie et médecine, créé par Claire Crignon-De Oliveira et Marie Gaille et aujourd’hui co-animé par elles.

Ce Colloque reçoit le soutien du CERSES, du Centre Georges Chevrier et du CERPHI.

THEMATIQUE

Dans le contexte actuel d’un questionnement et d’une recomposition de la relation entre médecin et patient, ce colloque entend offrir une mise en perspective historique des évolutions contemporaines de cette relation et confronter les réflexions, recherches et travaux sur leur colloque singulier. La matière privilégiée de ce colloque sera les discours, les témoignages, les correspondances, les récits relatifs à cette rencontre dans l’histoire européenne passée et présente, de la Renaissance à nos jours.
On privilégiera l’analyse des attentes normatives qui sont présentes, explicitement ou non, au sujet de cette relation, tant du côté du patient que du côté du médecin. On privilégiera l’examen des discours en lien avec des pratiques et des contextes de mise en œuvre. Quelques questions directrices orienteront la réflexion :

a) comment est pensée la finalité de cette rencontre ? Celle-ci, en effet, paraît multiple. Pêle-mêle et sans souci de distinction entre des finalités qui seraient propres au patient et des finalités qui seraient propres au médecin, on peut évoquer : guérison, santé, longévité, connaissance de soi, soin, thérapie, prédiction, recherche, contribution à la réalisation de désir, comme le désir de procréation, gain financier, etc. Quelle est la finalité de la rencontre ? Est-elle la même pour le médecin et le patient ? Le partage d’une même finalité est-il la garantie d’une réussite de la rencontre ? Un bon médecin et un bon patient sont-ils liés par la conviction que leur relation fait partie intégrante du projet de soin ou de thérapie ?

b) À quel ethos, à quelle disposition, à quelles « vertus » mais aussi à quelles compétences sont rattachées la figure du « bon médecin » et du « bon patient » ? Pour répondre à ces questions, il est essentiel d’aborder autant les discours sur le bon médecin et le bon patient que les discours sur les ratés de leur rencontre, les défaillances, les stratégies de « fuite » ou la recherche d’alternatives (par exemple, pour le patient, différentes médecines sont à sa disposition), les passions négatives suscitées par une rencontre (et ce jusqu’à la haine du médecin). Ici, on s’interrogera aussi sur les attentes contemporaines de prise en charge de sa santé par le patient lui-même (capacité à l’observance, « empowerment ») à leur lien éventuel avec la valeur de l’autonomie du patient promue par certaines éthiques médicales, mais aussi avec l’idée très ancienne de « médecine de soi ».

c) Enfin, quel est l’impact du contexte, très variable dans l’histoire et selon l’objet de la consultation, sur la rencontre elle-même et les attentes normatives que nourrissent le patient et le médecin l’un vis-à-vis de l’autre ? La prise en compte de ce contexte permet de mettre en évidence le dispositif propre à la rencontre, qui impose à celle-ci son cadre, ses limites et certaines de ses contraintes. Ce dispositif repose sur un certain état des techniques, de l’encadrement législatif du recours aux techniques, des formes institutionnelles que prend la rencontre, du temps qu’il est possible de lui consacrer (par exemple par rapport à des contraintes économiques).

PROGRAMME

MERCREDI 17 MARS 2010
Université Paris Descartes

9h-9h15
Accueil et introduction du colloque

9h15-10h
Conférence d’ouverture

Y a-t-il de bons médecins selon Georges Canguilhem ?.
Céline LEFÈVE, maître de conférences en philosophie, Université Paris 7

10h-12h : 1ère session
Présidence de séance
Denis Berthiau,
Juriste, maître de conférences, Université Paris Descartes
10h00-10h40
Quand le patient est une famille : qu’est-ce qu’un bon patient ?
Catherine DEKEUWER, maître de conférences en philosophie, Université de Lyon 3

10h40-11h20
« Humanité » et expérience ordinaire dans la relation médicale.
Marta SPRANZI, Maître de conférences en philosophie, Université de Versailles

11h20-12h00
Impact des normes de santé et pratique de la médecine des enfants.
Edwige RUDE-ANTOINE, juriste et sociologue du droit, Directrice de recherche au CERSES, (CNRS – Université Paris Descartes)

14h-17h30 : 2ème session
Présidence de séance
Valérie Gateau
membre associé du CERSES (CNRS – Université Paris Descartes)
14h00-14h40
Droit et moralité au regard de la relation médecin-patient.
Denis BERTHIAU, juriste, maître de conférences, Université Paris Descartes

14h40-15h10
La médecine face aux pratiques sexuelles à risque.
Nicolas FOUREUR, dermatologue, chargé de mission au Centre d’éthique clinique, Hôpital Cochin

15h10-15h50
De l’importance d’être constant. Le problème de la continuité dans la relation thérapeutique.
Claire MARIN, Professeur agrégé, docteur en philosophie
15h50-16h
Pause

16h-16h40
La question de la bonne réputation du praticien et les attentes du praticien (XVIIIe siècle).
Vincent BARRAS, Professeur, Université de Lausanne, Institut d’histoire de la médecine

16h40-17h10
Soigner d’abord son éthique.
Jean-François DUPEYRON, Maître de conférences en philosophie, Université Michel de Montaigne

JEUDI 18 MARS 2010
Université Paris Descartes

9h-9h15
Accueil

9h15-10h
Conférence d’ouverture

Le bon dialogue dans la relation médecin-patient.
Jacques QUINTIN, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Québec, Canada

10h00-12h20 : 1ère session
Présidence de séance
Marie Gaille
Chargée de recherche au CERSES (CNRS – Université Paris Descartes) et co-organisatrice du colloque
10h-10h40
L’expertise palliative ou la construction sociale du patient.
Florent SCHEPENS, maître de conférences en sociologie, Université de Bourgogne

10h40-11h20
Bon et mauvais en psychanalyse : les paradoxes de fin de cure.
Adrien KLAJNMAN, Professeur de Philosophie au Lycée Jehan de Chelles, Docteur en philosophie associé à l’UMR 5037, Membre du Collège clinique de Paris (Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien)

11h20-12h
Contraindre pour soigner ? Le care à l’épreuve de la contrainte dans un service d’hospitalisation psychiatrique.
Delphine MOREAU, doctorante en sociologie, Institut Marcel Mauss (CNRS/EHESS)

14h-17h : 2ème session
Présidence de séance
Bernard Joly
Professeur de Philosophie, Université de Lille 3
14h-14h40
La « bonne patiente » selon le spécialiste des maladies des femmes au XIXe siècle (en France).
Sylvie ARNAUD-LESOT, médecin

14h40-15h10
Le patient, le médecin, et les normes de l’autre, La question de l’autonomie.
Sylvie FAINZANG, anthropologue, Directeur de recherche à l’Inserm (Cermes)

15h10-15h50
Le pouvoir de guérir : une manière de dépasser l’opposition entre pouvoir médical et autonomie du patient ?
J.-M. GUEULLETTE, Directeur du centre interdisciplinaire d’éthique de l’université catholique de Lyon
15h50-16h
Pause

16h-16h40
Les « bed-blockers » sont-ils les mauvais patients de la médecine d’urgence ?
Yannis GANSEL, pédopsychiatre aux Hospices civils de Lyon et doctorant en anthropologie, EHESS

16h40-17h20
Le bon patient dans la maladie chronique : autonome ou observant ? À propos du diabète.
Christine WATERLOT, endocrinologue au Centre hospitalier de Chambéry

VENDREDI 19 MARS 2010
Université de Bourgogne

9h30-12h40 : 1ère session
Présidence de séance
Pierre Ancet
maître de conférences en philosophie, Université de Bourgogne
9h30-10h
Accueil

10h-10h40
Le soldat, l’amant, le mari : visages du médecin dans la relation thérapeutique chez quelques médecins du XVIe siècle.
Ariane BAYLE, maître de conférences en littérature générale et comparée, Université de Bourgogne

10h40-11h20
Les pratiques médicales des médecins paracelsiens et notamment sur La présence des absents de Théophraste Renaudot.
Bernard JOLY, Professeur d’histoire de la philosophie, Université de Lille 3
11h20-11h30
Pause

11h30-12h10
Controverse autour de l’idée du médecin : les arguments piétistes et les projets iatromécanistes à Halle au début du dix-huitième siècle.
Sarah CARVALLO, Maître de conférences en philosophie, École centrale de Lyon

12h10-12h50
Représentations et figures rhétoriques du « bon » et du « mauvais » malade dans la littérature médicale du XVIIIe siècle.
Gilles BARROUX, docteur en philosophie, rattaché au laboratoire « Histoire de la philosophie ; histoire et philosophie des sciences », Université Paris X-Nanterre

14h30-17h30 : 2ème session
Présidence de séance
Claire Crignon
Maître de conférences en philosophie, Université de Bourgogne, Co-organisatrice du colloque
14h30-15h10
Quand médecins et malades écrivent leur rôle au 18ème siècle.
Sabine ARNAUD, Assistant Professor, Department of European and Classical Languages and Cultures, Texas A&M University

15h10-15h50
L’amour et la haine dans le contexte de la relation médicale.
Victor LARGER, médecin généraliste formé à la gériatrie, docteur en philosophie
15h50-16h
Pause

16h-16h40
Être patient dans une civilisation technologique.
Jean-Philippe PIERRON, Maître de conférences en philosophie, Université Jean-Moulin

16h40-17h10
Modifications contemporaines de la demande de soins adressée au médecin.
Pierre ANCET, Maître de conférences en philosophie, Université de Bourgogne

17h10-17h30
Discussions et clôture du colloque.
Contacts :
crideo@free.fr
mariegaille@yahoo.fr
maroth1@gmx.net

Post-scriptum : L’hôtel, les repas et le déplacement des conférenciers seront pris en charge

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La logique stoïcienne au programme à l’ENS

Posted by Hervé Moine sur 20 février 2010

Cycle de Conférences Léon Robin 2009 – 2010

LE STOÏCISME

26 Février 2010

La logique stoïcienne

de 14h00-17h30

Zénon de Cittium

Intervenants et thèmes des interventions :

  • Jonathan BARNES de l’Université de Paris IV-Sorbonne : La logique et les énoncés
  • Paolo CRIVELLI de l’Université d’Oxford : Universels et définitions dans la logique stoïcienne

Lieu du séminaire :

Le séminaire a lieu à l’Ecole Normale Supérieure, bâtiment annexe, 46, rue d’Ulm, 75005 Paris, salle de Conférences (Rez de Chaussée)

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Elisabeth Roudinesco, « Histoire de la psychanalyse en France »

Posted by Hervé Moine sur 19 février 2010

Histoire de la psychanalyse en France, par Elisabeth Roudinesco

Article de Philippe Chevallier, publié dans l’Express le 17 février 2010

http://www.lexpress.fr/culture/livre/histoire-de-la-psychanalyse-en-france

Alors que l’on célèbre le 70e anniversaire de la mort de Freud, voici réunies deux études qui ont durablement marqué l’étude du mouvement psychanalytique :

celle consacrée à la réception des théories freudiennes en France de 1885 à aujourd’hui ;

celle ensuite retraçant le parcours d’un homme qui renouvela complètement, dans les 1950-1960, notre lecture de Freud et fit école : Jacques Lacan (1901-1981). P

our cette nouvelle édition, l’historienne et psychanalyste Elisabeth Roudinesco n’a pas ménagé sa peine pour actualiser ses recherches. Les événements récents l’imposaient : depuis la première édition, en 1982, les attaques contre la psychanalyse ont redoublé, culminant avec la publication d’un Livre noir de la psychanalyse (2005).

Elisabeth Roudinesco fait oeuvre utile : on ne peut aussi facilement régler son compte à un siècle d’une riche histoire intellectuelle et médicale.

>>>Pour vous procurer les ouvrages d’Elisabeth Roudinesco<<<

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Travail : La liberté conduirait-elle à l’esclavage ?

Posted by Hervé Moine sur 19 février 2010

Le stress au travail, la pénibilité du travail…, on parle beaucoup du travail en ce moment. Juste ce petit article, paru dans l’Express à propos du travail à domicile chez les nord-américains, à partir d’une étude réalisée par le professeur de sociologie Scott Schieman, qui peut nous donner à penser.

Les forçats du boulot à domicile

http://www.lexpress.fr/actualite/indiscret/les-forcats-du-boulot-a-domicile

Près de la moitié des salariés nord-américains emportent régulièrement du travail à la maison, selon une étude réalisée par un professeur de sociologie de l’université de Toronto, Scott Schieman. Plus le travailleur est sous pression, plus il est tenté de terminer chez lui ce qu’il n’a pas pu faire au bureau. Cet empiètement sur sa vie privée augmente les conflits, notamment familiaux. Paradoxe: les forçats du boulot à domicile – qui totalisent en moyenne plus de 50 heures de travail par semaine – se recrutent parmi les employés les plus éduqués, les mieux payés… et qui ont en général la possibilité de décider eux-mêmes de leur emploi du temps. La liberté conduirait-elle à l’esclavage?

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Comment la philosophie hellénique conçoit-elle le citoyen ?

Posted by Hervé Moine sur 19 février 2010

Congrès philosophique du 4 au 6 mars 2010

à Alexandrie en Grèce

La conception du citoyen dans la philosophie hellénique


Stèle représentant la Démocratie couronnant le Peuple (Athènes, musée de l'Agora)

C’est sous l’égide du patriarche d’Alexandrie et d’Afrique, Théodoros II, et de l’Académie d’Athènes qu’aura lieu du 4 au 6 mars 2010 à Alexandrie en Grèce, le 2ème Congrès Philosophique dans la Bibliothèque patriarcale sur le thème « La conception du citoyen dans la philosophie hellénique ».

Ce congrès est organisé par le Centre de recherches de la Philosophie hellénique de l’Académie d’Athènes, avec le soutien de la Banque nationale de Grèce (BNG) et de la Société foncière de l’Etat.

Des professeurs d’universités du monde entier (Athènes, Sorbonne, Bruxelles, Rome, Le Caire) présenteront leurs positions sur la question.

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