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De Hölderling à Proust en passant par Sartre et Lacan…

Posted by Hervé Moine sur 2 février 2010

Littérature et métaphysique

Séminaire de l’Ecole Normale Supérieure d’Ulm 2010

_____________________

E.N.S. – 45, rue d’Ulm – Paris 5e

En 2010 les séances ont lieu les jeudis 4 février, 4 et 18 mars, 1 er avril, 6 et 27 mai

de 18h30 à 20h30 mais les horaires restent à préciser

On assiste au séminaire sans inscription ni frais.

Programme

  • 1ère séance le 4 février 2010

Marc Goldschmit « Hölderlin dans l’absolu romantique hors de lui »

  • 2ème séance le 4 mars 2010

Thomas Dutoit « Les romantiques anglais et les taches du temps (spots of time) »

  • 3ème séance le 18 mars 2010

Marc Goldschmit « Maladresses de Sartre » à propos de Qu’est-ce que la littérature ?

  • 4ème séance le 1er avril 2010

Clotilde Leguil « Lacan avec Sartre, une reprise de l’existentialisme au service de la réinvention de la psychanalyse »

  • 5ème séance le 6 mai 2010

Thomas Dutoit « Tristram Shandy ou les trous de l’histoire de Laurence Sterne »

  • 6ème séance le 27 mai 2010

Sara Guindani La « Recherche » de Proust : une écriture de l’ombre

Argument du séminaire littérature et Métaphysique

Être, inconscient, écriture : la part de pensée de notre héritage, non sans testament, mais dont le légataire reste peut-être encore à venir. Sans nier les différences entre les travaux qui ont permis de dégager et d’élaborer les pensées de l’être, de l’inconscient et de l’écriture, on peut dire que le travail de ces trois pensées, et de leur dépassement dans l’écriture, a produit un profond déplacement : le sens (de l’histoire, du sujet, du discours) s’est trouvé, à partir de ce travail, n’être plus disponible, ni donné, ni constructible. Porté d’abord par trois noms (Heidegger, Freud, Derrida), cette élaboration a donné, en effet , lieu à un suspens du sens, à l’ouverture d’une béance dans l’histoire.

Nous chercherons à nous demander, dans ce séminaire, comment l’écriture littéraire peut penser, panser et accompagner, voire provoquer ce déplacement et cette ouverture du sens, quand elle pense les transformations, y compris les déformations et les défigurations incompréhensibles, du monde, du sujet et du discours. Et comment la réinvention continue de la littérature, et l’interrogation sur sa forme et sur celle du monde, a été inséparable d’une pensée de la transformation sans forme, de repérages — performants, performatifs — de telles perforations.

Nous nous demanderons donc comment ce qui a été laissé pour compte (l’être, l’inconscient, l’écriture) dans l’accomplissement du Savoir peut se frayer un avenir, un autre avenir, dans, par et contre le texte littéraire.

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