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Platon et Aristophane sur les planches de la Comédie française

Posted by Hervé Moine sur 12 avril 2010

Leçons de philosophie à La Comédie-Française

Annonce paru le 11 avril 2010 dans Planète Campus par Françoise Krief

http://www.planetecampus.com/culture/11123-lecons-de-philosophie-a-la-comedie-francaise

Le Banquet de Platon et Les Oiseaux d’Aristophane.

Ce sont des récits philosophiques mythiques, lus, étudiés, décortiqués…mais très rarement représentés théâtralement. Pourtant, les deux œuvres se prêtent tout à fait à une adaptation sur scène, pour autant que le metteur en scène et les comédiens usent d’imagination et de créativité pour mettre en valeur les mots, le sens profond du discours et apporter de la théâtralité aux dialogues. Pari très réussi !

Pour le Banquet, trois acteurs se partagent les rôles de tous les convives, dont Socrate, Aristophane ou le poète Agathon qui décident de faire le concours du meilleur éloge de l’amour. La mise en scène précise et originale de Jacques Vincey apporte humour et vitalité au texte de Platon.

Les Oiseaux est une comédie antique  du poète athénien Aristophane (445-385 av JC) et raconte la déchéance des Dieux de l’Olympe au profit d’hommes devenus volatiles qui veulent retrouver leur pouvoir. C’est Alfredo Arias qui met en scène cette œuvre avec lyrisme, drôlerie et modernité.

«Le Banquet», à déguster au français

Article paru dans le Figaro, le 6 avril 2010

http://www.lefigaro.fr/theatre/2010/03/31/03003-20100331ARTFIG00774-le-banquet-a-deguster-au-francais-.php

Crédits photo : Pacome POIRIER/Wikispectacle

Jacques Vincey adapte Le Banquet de Platon (428-347 avant J.-C.) avec la troupe de la Comédie-Française. Traité de façon incroyablement moderne et vivante, le sujet touche plusieurs générations. À Athènes, Agathon offre un banquet pour fêter un concours de tragédie qu’il a remporté. Parmi les convives se trouvent Socrate, Phèdre, Diotime, Aristophane, Eryximaque, Apollodore – qui rapporte les propos des uns et des autres -, Aristodème et Alcibiade. Au menu, des libations, puis des beuveries mêlées à des discours. Et surtout plusieurs éloges de l’amour. Dont le vrai, le pur, un dépassement de soi, dont Socrate – considéré comme le père de la philosophie occidentale – fait l’apologie. « Les yeux de l’esprit ne commencent à être perçants que quand ceux du corps commencent à baisser. » Quand arrive son tour, passablement éméché, au lieu d’Eros, Alcibiade célèbre Socrate, dont il est amoureux.

Aristophane entre au répertoire du Français

Le 10 avril, Aristophane entrera au répertoire de la Comédie-Française avec Les Oiseaux, dans une traduction et une mise en scène d’Alfredo Arias. Le grand poète (environ 445-385 avant Jésus-Christ) a donné ses lettres de noblesse à la comédie en en composant une quarantaine, dont onze seulement sont parvenues jusqu’à nous. Ses « oiseaux », qui ressemblent étrangement aux Athéniens, lui permettent d’épingler les travers de ses contemporains. Catherine Salviat, Catherine Hiegel, Alain Lenglet, Nicolas Lormeau ou Céline Samie joueront la pièce.

Critique

Traduit en français par Luc Brisson, ce dialogue, voire cette joute philosophique, se prête très bien à l’art du théâtre. Sous la houlette de Jacques Vincey, qui a opté pour une mise en scène sobre et épurée, et une dramaturgie dépouillée de Frédéric Vossier, il prend ici toute sa saveur. Comédien lui-même, le premier est au service des mots de Platon. Tous vêtus de noir, les trois interprètes sont ainsi au plus près du texte. Chacun incarne impeccablement plusieurs « personnages ».

Thierry Hancisse prête notamment sa verve à Socrate et à Phèdre, Pierre Louis-Calixte est un Alcibiade passionné, et Serge Bagdassarian divertit, dans le sens que lui donnera plus tard Pascal, dans le costume d’Agathon, puis dans celui d’Aristophane. Le hoquet de ce dernier, entrecoupé d’éternuements intempestifs, interrompt le discours d’Eryximaque et arrache des rires au spectateur. Plus sérieusement, le poète s’attarde sur l’idée que chaque homme est à la recherche de sa moitié. Une pensée qui parle au public, lequel s’interroge à son tour sur sa propre définition de l’amour.

À la sortie du Studio-Théâtre, les conversations vont bon train. Les plus jeunes ont envie de se précipiter dans une bibliothèque ou une librairie à la recherche du Banquet, leurs aînés se remémorent leurs cours de philosophie.

Le Banquet, Studio-Théâtre de la Comédie-Française, Galerie du Carrousel du Louvre, 99, rue de Rivoli (Ier). Tél. : 01 44 58 98 58. Horaires : à 18 h 30, du mercredi au dimanche, exceptionnellement, le 30 avril à 18 heures. Relâches les 3 et 4 avril et 1er mai. Places : de 8 à 17 €. Durée : 1 h 30. Jusqu’au 9 mai.

Pour en savoir davantage voir le site de la Comédie Française :

http://www.comedie-francaise.fr/saison_spectacles.php?spid=180

Dossier de presse :

http://www.comedie-francaise.fr/images/telechargements/presse_banquet0910.pdf

Le programme

http://www.comedie-francaise.fr/images/telechargements/programme_banquet0910.pdf

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