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Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Archive for septembre 2010

Le caractère destructeur chez Walter Benjamin

Posted by Hervé Moine sur 27 septembre 2010

Séminaire Formes ludiques de la destruction et l’utopie d’un nouveau genre chez Walter Benjamin

Séminaire organisé par Astrid Deuber-Mankowksy  en 3 séances

Vendredis 8, 15 et 22 octobre de 12h à 14h salle RH02A – Bâtiment Buffon. Université Paris-Diderot

8 octobre : Signal et mandataire. Sur le « caractère destructeur » chez Walter Benjamin

15 Octobre : Mouvements de masse, ébranlement de la tradition. Sur le « caractère destructeur » chez Walter Benjamin

22 Octobre : L’Utopie d’un nouveau genre dans « Le Livre des passages ».

Dans un court texte de 1931, Benjamin décrit le « caractère destructeur » et définit l’intrication paradoxale entre création et destruction, entre collectionner et disperser, entre rajeunir et conserver et entre la vie et la mort.

Cette notion entretient une correspondance souterraine non seulement avec la seconde Considération inactuelle de Nietzsche, mais aussi avec les réflexions sur le rapport entre l’éros et la pulsion de destruction tels que Freud les développe à nouveau en 1932 dans la Nouvelle suite des leçons d’introduction à la psychanalyse. Benjamin connaissait et appréciait l’étude parue en 1920 Au-delà du principe de plaisir. Bien sûr, il ne pouvait connaître, au moment de la rédaction du Caractère destructeur, la Nouvelle suite des leçons. Il aurait néanmoins sûrement approuvé la thèse freudienne selon laquelle les phénomènes de la vie émanent de l’« action conjointe et antagoniste des deux  composantes», les pulsions érotiques, « qui veulent conglomérer toujours plus de substance vivante en des unités plus grandes », et les pulsions de mort, « qui s’opposent à cette tendance et ramènent le vivant à l’état anorganique ».[1]

Ce qui intéressait Benjamin, à la différence de Nietzsche et de Freud, était l’appréhension de la césure historique lors de laquelle le monde bourgeois au sein duquel il était né disparut pour laisser place à un monde nouveau, caractérisé par les mouvements de masse, par les luttes de classes, par les médias techniques et les crises économiques et politiques. Les tensions qui résultent de cette tentative de relier deux époques et deux classes opposées en ayant pour cela recours à sa propre existence comme médium de production littéraire organisent l’article sur le caractère destructeur.

Les deux premiers séminaires seront consacrés à la lecture du « caractère destructeur » dans le contexte des thèses de Benjamin sur le siècle de la reproduction technique. Le troisième séminaire traitera de l’utopie d’un nouveau genre, d’un nouvel ordre de la sexualité, esquissé par Benjamin en liaison avec les utopies des premiers socialistes.

[1] Freud, Sigmund : Nouvelle suite des leçons d’introduction à la psychanalyse. In : Œuvres complètes XIX. Paris : PUF 1995, p.190.<–>

 

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Il y a 70 ans Walter Benjamin se donnait la mort

Posted by Hervé Moine sur 26 septembre 2010

« Etre heureux, c’est se connaître soi-même sans en avoir peur. »

Walter Benjamin

Le 26 septembre 1940, dans le petit village pyrénéen de Port-Bou, Walter Benjamin se donnait la mort. Il avait alors 48 ans. Qu’est-ce qui a poussé le philosophe à mettre fin à ses jours ? C’est la question que pose Elsa Godart, philosophe et psychanalyste, en retraçant sa biographie.

voir l’article http://agora.qc.ca/Dossiers/Walter_Benjamin

Walter Benjamin, un penseur mal entendu

Philosophe, critique d’art, journaliste ou encore traducteur, témoin vivant d’une époque en plein chaos dont la pensée se fait l’écho, Walter Benjamin est avant tout un homme parmi d’autres pour qui la liberté est un maître mot. Sa seule patrie deviendra une Europe en plein déchirement.

Qu’est-ce qui a poussé Walter Benjamin à se donner la mort par empoisonnement à la morphine, le soir du 26 septembre 1940, dans le petit village pyrénéen de Port-Bou ? Pourquoi cet homme qui avait autant aimé les mots que les femmes a préféré renoncer à la vie ? Originaire d’une famille juive allemande, il poursuit à Berlin et à Munich des études de philosophie, jusqu’à son doctorat sur le romantisme allemand. Sa thèse est mal accueillie et ne lui permet pas d’obtenir un poste d’enseignant à l’université.

En 1914, alors que la première guerre mondiale éclate, il est marqué par le suicide de plusieurs de ses amis. Il fait la connaissance de Gershom Scholem, qui deviendra le spécialiste mondial de la mystique juive. De leur dialogue, Walter Benjamin tire une réflexion théologique qu’il applique au langage. Parallèlement, il s’intéresse à la pensée marxiste, encouragé par sa rencontre avec la révolutionnaire ukrainienne Asja Lacis. Toutefois, il ne s’engagera jamais pour aucun parti. Ce grand voyageur collectionne les jouets, s’adonne au jeu et apprécie le hachisch. Admirateur de Kafka et de Klee, il ne cesse de parcourir l’Europe de l’entre deux guerres : Paris, Ibiza, Danemark, Italie … sans jamais arrêter d’écrire, et cherchant en vain à être reconnu, à être entendu. Marié à Dora Pollack dont il a un fils, Stefan Rafael, mais tourmenté par de nombreuses histoires d’amour infructueuses, il finit par divorcer. L’amour aussi est souvent pour lui source de malentendu. Malgré ses amitiés avec Bertold Brecht, Ernst Bloch ou encore Hannah Arendt, Walter Benjamin a du mal à trouver le bonheur : « l’espoir, c’est fait pour les désespérés » écrira-t-il. Exilé et pauvre, drogué et mal aimé, il songe plusieurs fois à se suicider.

Alors que Hitler accède au pouvoir, ses amis se réfugient à l’étranger. Chassé d’Allemagne, il reste à Paris, « patrie pour les sans patrie », « capitale du XIXe siècle », ville de Baudelaire ou de Proust, auteurs qu’il traduit et commente assidûment. Mais la France est occupée. Ses amis philosophes Adorno et Horkheimer lui procurent un visa américain, mais il est trop tard. Il ne lui reste plus que la frontière espagnole pour fuir. Il est arrêté. Ce «romantique moderne» est alors usé par la vie. Celui que sa mère appelait «Monsieur Maladroit » n’a plus la force de supporter cette nouvelle épreuve.
Il préfère mourir que d’être livré à la Gestapo.

La vie de Walter Benjamin est une série de malentendus. C’est surtout sa personne que l’on n’a pas su entendre. Et il faudra encore de nombreuses années après sa disparition pour qu’on reconnaisse le génie et la modernité de l’œuvre de cet homme aux talents multiples.

1. La puissance du langage
A côté d’une approche sociologique, il développe une philosophie du langage qui insiste sur ses fonctions « mystiques ». Le critique ou le traducteur a pour vocation de « libérer le pur langage captif dans l’œuvre ». Le mot est capable de conduire au divin, quand il est exprimé dans sa nature la plus pure. Ainsi, la parole du poète ou encore celle de l’écrivain nomme les choses en leur vérité. Sa théorie s’inspire du romantisme allemand de Goethe, de Hölderlin et de la tradition juive : « Le langage est tout simplement l’essence spirituelle de l’homme » (« sur le langage » in Œuvre I, p. 148).

2. L’« aura » propre à l’art
Walter Benjamin explique qu’avec le développement des nouvelles formes d’art comme la photographie ou le cinéma, l’art peut être reproduit à l’infini et perd ainsi son caractère sacré, son « aura ». En revanche, l’art devient plus accessible et s’ouvre à tous. Par ces progrès techniques, l’art devient la propriété des masses et donne au spectateur une nouvelle responsabilité, celle de juger à titre individuel de l’authenticité d’une œuvre : « Au temps d’Homère, l’Humanité s’offrait en spectacle aux dieux de l’Olympe ; c’est à elle-même aujourd’hui , qu’elle s’offre en spectacle (…). Voilà l’esthétisation de la politique que pratique le fascisme. Le communisme y répond par la politisation de l’art » (« L’œuvre d’art », in Œuvre III, p. 113).

3. Un sens nouveau à l’Histoire
Les traductions ou commentaires benjaminiens sur Baudelaire, Proust, Green, Kraus ou Kafka, les passages parisiens devenus le « théâtre de tous ses combats et de toutes ses réflexions », sont autant d’occasions pour approfondir ses thèses sur l’histoire. Il estime que le présent s’explique qu’en rupture avec le passé. Par exemple, à la lumière du surréalisme, l’histoire se comprend différemment. Cela s’applique particulièrement à son époque, dont il dénonce l’oppression et la violence : « chaque époque devra de nouveau s’attaquer, à cette rude tâche : libérer du conformisme une tradition en passe d’être violée par lui » (« sur le concept d’histoire » in Ecrits français, Folio, 1992, p. 436).

ELSA GODART, philosophe et psychanalyste, docteur de l’université Paris IV-Sorbonne

Mémorial Walter Benjamin à Portbou Photo de Klaus Liffers

A l’occasion de l’anniversaire de la mort du penseur, le 26 septembre 1940

Hommage à Banyuls au philosophe juif Walter Benjamin, victime des Nazis

Article de la Clau paru le 25 septembre 2010

Les maires de Banyuls-sur-mer et de Portbou, Jean Rède et Antoni Vega, ont assuré de leur présence le départ d’une « Marche Walter Benjamin », ce samedi matin, dans la première des deux communes. Cette randonnée, organisée en motif du 70e anniversaire de la mort du philosophe juif allemand à Portbou, a attiré une trentaine de personnes. Parallèlement, ce samedi s’est ouvert à Portbou un Colloque International Walter Benjamin, dans le but de rassembler de nouveaux éléments de mémoire liés au penseur, victime de la persécution nazie et décédé dans des circonstances troubles à Portbou, après avoir traversé la montagne depuis Banyuls. Afin de sensibiliser le public aux conséquences les plus graves de l’antisémitisme, deux « parcours Walter Benjamin » ont été mise en place. Le premier, à Portbou même, invite à passer par la gare internationale de la commune, puis l’Hôtel França, où le persécuté est décédé, et enfin le cimetière, où il a été enterré, après avoir passé les trois jours derniers jours de sa vie en Catalogne. Un autre parcours, de Banyuls à Portbou, long de 7 km, pour une durée de 4h30, emprunte la montagne de Querroig, et correspond à 95% au circuit de désespoir suivi par Walter Benjamin. Ce sentier, balisé depuis l’année dernière, permet de saisir intensément le calvaire vécu par le philosophe, né à Berlin en 1892.

http://www.la-clau.net/info/hommage-a-banyuls-au-philosophe-juif-walter-benjamin-victime-des-nazis-5155

A lire

Walter Benjamin, l’ange assassiné

En 2006, Tilla Rudel a publié le premier essai biographique en langue française consacré à Walter Benjamin : Walter Benjamin : L’ange assassiné
Walter Benjamin, l’ange assassiné. Tilla Rudel est juriste de formation, elle est née à Toulouse mais a grandi à Jérusalem, Tel-Aviv puis Paris. Elle a suivi les traces de Walter Benjamin depuis une vingtaine d’années et a rencontré des témoins et des spécialistes de l’œuvre du philosophe juif.

Présentation de l’ouvrage par l’éditeur

Quand Walter Benjamin se suicide le 26 septembre 1940 à Port-Bou, à la frontière franco-espagnole, c’est, à bien des égards, la pensée qu’on assassine… S’il meurt inconnu ou presque, Walter Benjamin, né à Berlin en 1892, connaît à titre posthume une gloire qui fait de lui un véritable Socrate des temps modernes. Celui que Susan Sontag présente comme  » le dernier Européen « ,  » le dernier Intellectuel  » est à la fois fils de Moïse et de Marx, ami de Brecht, Schotem, Arendt et Adorno en même temps que frère de cœur de Kafka. Il  » invente  » la modernité tout en cultivant la mélancolie. On lui doit une oeuvre exceptionnelle qui récuse
les systèmes, abroge les frontières entre les disciplines, explore nombre de formes, donne au fragment, à l’inachevé, à la citation ses lettres de noblesse. Le destin hors du commun de ce  » héros de notre temps  » mérite d’être écrit : rejeté par l’Université de son temps, hanté par des figures de suicidés, d’exilés, dévoré par d’impossibles passions féminines, collectionneur fou, rattrapé par la pauvreté, Benjamin le juif apatride connaît finalement l’exil et la solitude. Il a la passion de Paris où il vivra si longtemps, de la littérature française dont il est un traducteur exceptionnel. Il ne s’installera jamais en Palestine ni en Union soviétique, même si son cœur et sa raison balancent souvent entre Jérusalem et Moscou. Il voyage, vit et écrit dans cette Europe qu’il se refuse à quitter quand le chaos s’annonce avec la Seconde Guerre mondiale. L’ange qui était à ses côtés à la naissance a fini par être assassiné. Benjamin est devenu aujourd’hui une icône. Sa vie, comme son œuvre, le distingue. Une vie et une pensée faites de malentendus aussi magnifiques que tragiques. Walter Benjamin incarne ainsi, pour des générations, « la pureté et la beauté de l’échec ».

Table des matières

Port-Bou, le passage ou l’impasse, septembre 1940

Chroniques d’une jeunesse berlinoise, 1892-1919

Le bonheur interdit et l’impossible reconnaissance, 1920-1926

Asja ou l’utopie communiste, 1926-1932

Kafka et Benjamin, une photographie d’enfance

Drogue, amour et pauvreté, 1932-1933

L’exil ou la perte du monde, 1933-1938

L’ange nouveau ne le protégera plus, 1939-1940

Les 3 tomes d’œuvres de Walter Benjamin en livre de poche

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Le Débat 161ème numéro

Posted by Hervé Moine sur 23 septembre 2010

Le 161ème numéro de la revue Le Débat, vient de paraitre.

Marcel GauchetJacques Julliard, Face à la crise : Sarkozy et les forces politiques françaises (entretien)

Déclin de la gauche occidentale ? (suite) :
Alain Bergounioux, Demain la social-démocratie ?
René Cuperus, La schizophrénie sociale de la gauche : quelle réponse ?

Quel après-crise ? (suite) :
Jean-Luc Gréau, Le rétablissement ou la rechute ?
Paul Jorion, De la chute à l’apaisement ?

Au cœur du capitalisme d’aujourd’hui :
Jacques Richard, Comment la comptabilité modèle le capitalisme (entretien)
Maxence Brischoux, De l’autocratie managériale. Comment expliquer la rémunération des dirigeants
Jean-Philippe Robé, Les États, les entreprises et le droit. Repenser le système-monde
Valérie Charolles, Le capitalisme est-il libéral ?

Actualités du social :
Pierre-Henri d’ Argenson, Souffrance au travail : ce qui a changé
Claude Le Pen, Assurance maladie : le modèle de 45 est-il mort ?
Paul Jorion, Comment on devient l’« anthropologue de la crise »

Israël, Palestine : le poids des représentations :
Diana Pinto, « Plus jamais ça ». Europe, Israël : les malentendus
John Rogove, Les États-Unis et l’Europe devant le conflit israélo-palestinien. La force des a priori
Samy Cohen, Gaza : Tsahal dans le piège du conflit asymétrique

De quoi l’avenir intellectuel sera-t-il fait ? (Suite) :
Gérard Dupuy, Vers une autre modernité ?


Un article des Echos du 23 septembre 2010

Jean-Marie Colomb

Le temps d’un nouveau Bretton Woods

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/020806470206-le-temps-d-un-nouveau-bretton-woods.htm

Le constat. Fini l’imagination réformiste : pour Marcel Gauchet, cofondateur et directeur du « Débat », elle est morte avec la crise actuelle. Dans un échange avec le journaliste Jacques Julliard, le philosophe souligne une « panne d’imagination » complète des experts, sans parler de la « pauvreté » de la discussion autour des retraites. Autre trait remarquable de la conjoncture, selon lui : les opinions publiques sont tétanisées, sans que l’on puisse observer la moindre radicalisation ou secousse politique de grande ampleur dans une Europe qui peine. Même en Grèce, le Premier ministre Papandréou n’a pas été remis en question, semble presque s’étonner le penseur. Les opinions, plutôt légitimistes, semblent se raccrocher aux gouvernements en place, seuls « remparts » face à une menace économique très présente.

Le danger. Face à des populations se raccrochant à un présent fragile, mais qu’elles aimeraient voir se prolonger, nos dirigeants écartent volontiers, et peut-être un peu vite, selon l’économiste Jean-Luc Gréau, la perspective d’une rechute de l’économie. Or, en cas de résurgence des problèmes liés au surendettement public et privé, en Europe comme aux Etats-Unis, une crise de l’euro et de nouvelles faillites bancaires nous plongeraient certainement dans une « dépression historique », insiste l’auteur.

La proposition. L’anthropologue Paul Jorion parle également de la crise des dettes souveraines comme une histoire qui finira mal, de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons et de la nécessité, pour en sortir, d’un nouveau Bretton Woods…

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Le Débat, pour essayer de comprendre un monde de plus en plus compliqué

Le Débat a été fondé en mai 1980 par l’historien Pierre Nora, qui anime depuis 1966 le secteur des sciences humaines chez Gallimard. Il est l’éditeur de Raymond Aron, Georges Dumézil, François Jacob, Michel Foucault, Emmanuel Le Roy Ladurie, François Furet, Jacques Le Goff… pour ne citer que quelques noms. Sans oublier Marcel Gauchet, devenu rédacteur en chef de la revue.
Le Débat est donc apparu comme l’émanation de ce milieu intellectuel – un instrument indispensable d’analyse et de discussion, à leur meilleur niveau, des grands problèmes et débats du monde contemporain.

Comment s’abonner ?
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Oracles Chaldaïques II

Posted by Hervé Moine sur 23 septembre 2010

Oracles Chaldaïques II

Fragments et philosophieParis, 2 octobre 2010

Institut National d’Histoire de l’Art

2, rue Vivienne, 75002 Paris

Salle Fabri de Pereisc

PROGRAMME

  • 9h45 : Accueil des participants par Adrien Lecerf et Lucia Saudelli, organisateurs de la journée
  • Matin, sous la présidence de M. Philippe HOFFMANN de l’EPHE-LEM
  • 10h00 : Polymnia ATHANASSIADI de l’Université d’Athènes : « Le théurge comme dispensateur universel de la grâce: entre les Oracles chaldaïques et Jamblique »
  • 11h00 : Claudio MORESCHINI de l’Université de Pise : « Les Oracles Chaldaïques de Syrianus à Psellos »
  • 12h00 : Stéphane TOULOUSE de l’ENS, Centre Léon Robin : « L’exégèse des Oracles chaldaïques dans les commentaires néoplatoniciens à Platon »
  • Pause déjeuner
  • Après-midi, sous la présidence de M. le prof. Michel TARDIEU du Collège de France
  • 14h00 : Anna VAN DEN KERCHOVE de l’EPHE – IESR : « Les sacrifices dans les Oracles chaldaïques. Comparaison avec les traités hermétiques »
  • 15h00 : Chiara TOMMASI de l’Université de Pise : « Favonius Eulogius : un témoin méconnu sur la fortune latine des Oracles Chaldaïques »
  • 16h00 : Brigitte TAMBRUN de LEM : « Les Oracles chaldaïques entre idéologie et critique (XVe/XVIIe s.) »

Pour vous procurer : Oracles chaldaïques : Avec un choix de commentaires anciens : Psellus – Proclus – Michel Italicus (édition bilingue Belles Lettres français/grec)

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Qui était vraiment René Descartes et ce qu’il reste-t-il aujourd’hui

Posted by Hervé Moine sur 22 septembre 2010

Parution de Monsieur Descartes, la fable de la raison, par Françoise Hildesheimer chez Flammarion

Monsieur Descartes ou La Fable de la Raison

Présentation de l’éditeur

Il pense, donc il est : sérieux, solitaire, méditatif et de noir vêtu, Descartes est depuis des siècles l’incarnation de la raison triomphante et du génie français. Tant de limpidité et d’éclat a éclipsé l’homme même, qui demeure très méconnu : fils d’un temps d’incertitude ? père de la philosophie moderne ? Qui était vraiment René Descartes et qu’en reste-t-il aujourd’hui, au-delà des idées reçues et de la référence obligée ? Mettant en lumière les contradictions du philosophe, Françoise Hildesheimer brosse le portrait d’un homme fort éloigné du mythe officiel. On le veut rationnel, on ne l’imagine pas rêvant ; c’est pourtant sur trois songes que Descartes a fondé son projet d’une science universelle qui devait faire de lui le nouvel Aristote. Il a côtoyé de très près les courants déviants de l’époque (Rose-Croix en Allemagne, libertins en France), avant de s’établir en Hollande en 1628 pour concevoir son système, dévoilé au fil du Discours de la méthode, des Méditations métaphysiques, des Principes de la philosophie et des Passions de l’âme. Sa vie durant, Descartes a balancé entre désir de reconnaissance officielle et soif d’incognito ; il invitait le monde entier à débattre de ses théories, mais n’aimait guère la contestation ; il affectionnait le repos, et n’a cessé de voyager, sans jamais s’établir durablement ; lui qui se tenait éloigné du pouvoir a fini ses jours, en 1650, à la cour de la reine Christine de Suède. Curieux paradoxe que cet obsédé du secret, ce maniaque du brouillage des pistes, se soit consacré corps et âme à la quête de la Vérité et à l’étude de la lumière…

Biographie de l’auteur

Conservateur général du Patrimoine et professeur associé à l’université de Paris I, Françoise Hildesheimer est l’auteur de Richelieu (Flammarion, 2004) et de La Double Mort du roi Louis XIII (Flammarion, 2007).

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Le Dessous Descartes

Un article de Marianne paru le 21/09 par Philippe Petit

http://www.marianne2.fr/Le-Dessous-Descartes_a197695.html

Afin qu’on ne m’accuse pas de plagiat, je préviens tout de suite les auditeurs, mon titre est un emprunt. Il s’agit d’une recension parue dans Livres Hebdodans la rubrique Avant-critiques. C’est un bon titre, et comme la biographie auquel il renvoie est réussie, je ne vais m’en priver. Monsieur Descartesde Françoise Hildesheimer est un livre à mettre entre toutes les mains. Il est écrit au scalpel, d’une plume qui vous emporte, et vous fait croire, que pour être philosophe, on en est pas moins homme. Après lecture, il est inutile d’avoir recours au subterfuge de Nietzsche, disant que toute grande philosophie est la biographie de son auteur. Quand on sait lire, c’est une évidence. Les petits secrets ne font pas forcément les grandes œuvres, mais les grands esprits ont toujours leurs gran…
Lire la suite sur : Pensées Libres

Source : http://www.marianne2.fr

>>>> Pour vous procurer Monsieur Descartes ou La Fable de la Raison de Françoise Hildesheimer<<<<

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Lu dans le blog de Simone Manon : un hommage à Benjamin Fondane

Posted by Hervé Moine sur 22 septembre 2010

Plaque Commémorative rue Rollin à Paris LPLT / Wikimedia Commons

portrait de Fondane par Brauner

Dans son blog PhiloLog, Simone Manon, professeur de philosophie au lycée Vaugelas de Chambéry, à l’occasion des journées du Patrimoine, rend hommage à Benjamin Fondane, poète et philosophe roumain mort à Auschwitz en 1944, http://www.philolog.fr/hommage-au-poete-et-philosophe-benjamin-fondane/

Pour notre part, nous avions déjà évoqué l’an dernier sur ActuPhilo, Benjamin Fondane et son oeuvre :

Découverte du monde de Benjamin Fondane :

https://actuphilo.com/2009/10/30/decouverte-du-monde-de-benjamin-fondane/

Voir aussi Wikipédia sur Benjamin Fondane qui présente une bibliographie exhaustive :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Benjamin_Fondane

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A noter la parution d’un numéro de la revue littéraire Europe sur Benjamin Fondane


Benjamin Fondane, numéro 827

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Une réflexion fondamentale sur l’art de construire

Posted by Hervé Moine sur 22 septembre 2010

Jean-Pierre Chupin, professeur titulaire et directeur scientifique du Laboratoire d’étude de l’architecture potentielle à l’Université de Montréal consacre l’essentiel de ses recherches et publications au projet d’architecture, au jugement architectural et au phénomène des concours.

Le premier volume de Analogie et théorie en architecture qui s’intitule « De la vie, de la ville et de la conception, même » vient de paraître.

Si on comprend aisément que les concepteurs de formes et d’espaces aient quotidiennement recours aux figures de l’analogie pour imaginer leurs projets, on sait moins que de nombreuses théories et doctrines de l’architecture lui sont tout autant redevables. Sorte de secret mal gardé, l’analogie serait de fait une des grandes matrices de l’architecture.

Examinant rigoureusement la portée pratique et théorique de cette hypothèse, les études d’histoire critique rassemblées dans ce premier ouvrage se consacrent à trois registres de la modernité qui éclairent l’architecture contemporaine : les conceptions de la vie et de la biologie (des images du corps aux principes de la génétique), des conceptions de la ville (en reconstituant les contours et les enjeux de ce que l’architecte Aldo Rossi appelait une « ville analogue »), et les conceptions mêmes de la conception (dont les modèles analogiques permettent de rendre compte des circonvolutions de l’imagination et de la réflexion architecturale).

Présentation de l’éditeur

L’architecture, communément associée à la pierre, au béton et au bois, est aussi faite d’idées, de connaissances et d’emprunts les plus divers, mêlant des échelles, des concepts, des impératifs et des attentes parfois contradictoires, sources de tensions menaçant jusqu’à sa cohérence. C’est pourquoi l’architecture recourt abondamment à cette puissante forme de pensée qu’est l’analogie. Mais les rapprochements qu’elle établit sont plus complexes et délicats qu’il n y paraît. Certaines analogies sont persistantes, d autres ne résistent pas à l exposition. Certaines accompagnent le mûrissement d’un projet, d’autres s imposent d’elles-mêmes, après le surgissement de l’édifice, à l’encontre, parfois, des intentions premières. Il se trouve des analogies trop littérales et trop visibles, tandis que d’autres n’émergent qu’à la suite d’explications et d’analyses fouillées.
Ce premier volet de l’enquête de Jean-Pierre Chupin propose un examen historique et critique. Il se concentre sur trois registres caractéristiques des usages et des théories modernes : la connaissance de la vie (et de la biologie) ; l’architecture de la ville ; la modélisation même de la conception.

Sommaire

Introduction Le spectre de l’analogie

Objet, Sujet, Projet / Au-delà de la ressemblance en architecture / Un exemple canonique / Pléthore des figures, rareté des théories / Trois ensembles d’études /

Volume 1 : histoire et critique / De la vie / De la ville / De la conception / Limites et perspectives

Chapitre 1 L’architecture de la vie

Destins croisés de l’architecture et de la biologie / L’analogie biologique / La conception évolutive des artefacts / Les racines biologiques de l’architecture / L’analogie et le fardeau de la preuve / Du cycle de vie de l’analogie

Chapitre 2 L’architecture de la ville

Reconstitution d’une figure énigmatique / L’infortune critique de la Città analoga / Métamorphoses de l’analogie / Mythologie de l’inversion (retour à la case départ)

Chapitre 3 L’architecture de la conception

La conception comme objet de recherche / Analogues cybernétiques et méthodologiques (1960-1970) / L’analogie comme technique de créativité (1960-1970) / Vers une approche cognitive de la conception (1970-1990) / La conception mise à nu par ses concepteurs, même (1960-1990)

Conclusion L’autre moitié d’un atlas universel

L’architecture de l’hétérogénéité / Jeux de la vie / Jeux de l’oie / Jeux électroniques / Serpents et échelles / Le moteur est dans la matrice / Analogie et sauts cognitifs / De phases en phases

Pour commander l’ouvrage de Jean-Pierre Chupin, Analogie et théorie en architecture

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Vous pouvez aussi vous procurer cet ouvrage sur le même thèmes,

il s’agit d’un ensemble de textes rassemblés par Jean-Pierre Chupin et Cyrille Simonet

Le projet tectonique

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Rhétorique de la peur et du malheur

Posted by Hervé Moine sur 21 septembre 2010

Conférence de Pascal Bruckner

La société occidentale et la peur de l’avenir

Soirée des étoiles de l’Union-Economie

Jeudi 16 septembre 2010

La tyrannie de la pénitence : Essai sur le masochisme occidental

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Romancier, essayiste, philosophe, Pascal Bruckner était l’invité de la soirée des étoiles de l’union-Economie. Et en préambule à cette cérémonie, il a décrypté « la rhétorique de la peur et du malheur ».

L’auteur, notamment de « Tyrannie de la pénitence : Essai sur le masochisme Occidental », a disserté sur les travers de notre société occidentale, marquée par la peur de l’avenir et par une vision parfois pessimiste de son destin, notamment portée par un discours écologique radical.

Morceaux choisis par l’Union l’Ardennais.

http://www.lunion.presse.fr/article/economie-region/la-soiree-des-etoiles-de-lunion-economie

• « Le paradoxe de la fin de la guerre froide, c’est que c’est une victoire qui nous laisse démunis. Comme l’ont dit certains écrivains américains : ‘‘ Ce qui commence après 1989, c’est un nouveau cauchemar. Nous entrons dans un monde que nous ne comprenons pas ’’. C’est là que fut relancée la question : quel est mon nouvel ennemi ? Il ne faut donc pas s’étonner que le 11 septembre 2001 ait été accueilli avec enthousiasme par certains commentateurs. »

• « Un ennemi c’est une provision d’avenir. C’est la garantie que vous ne serez jamais oublié. On est beaucoup plus sûr de ses ennemis que de ses amis. Vos amis peuvent vous aimer et vous oublier. Tandis qu’un ennemi reste en permanence acharné à votre perte. »

• « Les rhétoriques de la peur me semblent prédominer. On confond le possible et le réel. Si on expose un risque de catastrophe, c’est à titre d’hypothèse. Mais voilà que l’hypothèse devient, dans le discours dominant, non pas une chose qui peut arriver mais une chose qui est probable. En d’autres termes, le pire est déjà pratiquement sûr. »

• « Nous sommes bombardés chaque jour par l’artillerie bruyante d’une panique qui est distillée, jour et nuit, dans les médias. »

• « Il y a deux sortes de peurs. Celle qui nous mobilise, qui nous pousse à l’action. Et celle qui terrorise, qui nous plonge dans la panique et j’ai l’impression que c’est cette peur-là qui domine aujourd’hui. […] Elle tend à dire, quelle planète allons-nous laisser à nos enfants ? Pourtant nous n’avons jamais aussi bien vécu en Occident qu’aujourd’hui. »

• « La rhétorique de la peur se construit sur la compression du temps et de l’espace. Demain est déjà là, c’est déjà trop tard, le présent est déjà infesté par un futur qui va nous détruire. Il ne nous reste d’autre solution que de faire pénitence. La terre est devenue une minuscule entité. Il y a une contamination rapide des virus, des catastrophes, ce qui se passe à 10 000 kilomètres peut m’arriver. Nous ne sommes plus protégés nulle part. Nous sommes fautifs, nous sommes perdus, il n’y a plus grand-chose à faire. »

• « Pour l’écologie radicale, le dernier coupable, c’est l’homme. Nous sommes arrivés au terme ultime de la désignation des boucs émissaires. Il y avait la bourgeoise, il y avait l’Occident, maintenant c’est l’humanité elle-même en tant qu’espèce vivante qui menace la totalité du globe. Et donc, c’est à l’humanité qu’il faut s’en prendre notamment dans la prolifération démographique anarchique. […] »

• « Désormais le châtiment est en quelque sorte corrélatif de notre attitude. Chaque jour en laissant la lumière allumée, en mangeant de la viande, en prenant des bains, le train, le métro, l’ascenseur, nous creusons notre propre tombe et nous devons nous en sentir responsables. »

• « On nous propose des veilles recettes, de revenir à la précarité choisie. Le mot d’ordre d’un certain nombre de camps politiques, c’est l’abondance frugale. Voilà un bel oxymore. »

• « Les pays occidentaux ont été dépossédés de la conduite de l’histoire. Quand (Francis) Fukuyama annonce la fin de l’histoire (peu avant la chute du mur de Berlin), il s’est juste trompé de continent. C’est la fin de l’histoire européenne. Nous ne faisons plus la pluie et le beau temps sur les quatre continents. L’Amérique, un colosse aux pieds d’argile, est en train de perdre la guerre en Afghanistan, la réussite en Irak n’est pas si évidente que cela, elle a des problèmes de chômage et que voyons-nous émerger ? C’est le retour des anciens colonisés, des pays du sud que l’on a l’habitude de considérer comme à jamais voués à la misère et au dénuement. Je me demande, au fond, si le discours catastrophiste n’est pas une manière pour les Occidentaux de dire, et bien puisque si nous n’avons plus la maîtrise du monde, autant dire que tous les progrès que nous avons initiés ne valent rien, que tout cela doit être réduit en poussière. »

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Une nouvelle traduction des « Academia » de Cicéron

Posted by Hervé Moine sur 20 septembre 2010

Vient de paraître le 15 septembre dernier, une nouvelle traduction française des « Academia » de Cicéron, par José Kany-Turpin, l’introduction est de Pierre Pellegrin. A noter que la traduction française de cette édition bilingue est la première traduction complète depuis celle de M. Nisard 1936.

En outre, Les Académiques de Cicéron sont au programme de l’Agrégation externe 2011 de philosophie pour la troisième épreuve, dite d’histoire de la philosophie.

Pour vous procurer Les Académiques de Cicéron dans cette édition billingue chez Flammarion

D’autre part, il est possible de vous procurer en version numérisé deux traductions anciennes des Académiques :

Cicéron, Académiques, Premières Académiques, livre II (= Lucullus), hypertexte, avec la trad. de Ch. Appuhn, Paris, 1936 ; Académiques Secondes, livre I, hypertexte, avec le traduction de M. Nisard, Paris, 1840.

Résumé des Académiques :

Ce traité de Cicéron est le manifeste le plus talentueux que l’Antiquité nous ait légué en faveur de l’Académie sceptique.
Il est en effet une source indispensable pour l’histoire de la philosophie grecque : sans lui, nous ne saurions presque rien de philosophes aussi importants qu’Arcésilas, Carnéade, Philon de Larissa et Antiochus d’Ascalon. Mais il est non moins intéressant par l’acribie, et parfois la passion, avec laquelle Cicéron défend le ‘scepticisme » de la Nouvelle Académie face aux arguments des dogmatiques en faveur de la « perception » objective des phénomènes.
Loin de se contenter d’exposer le statut des diverses questions d’après des doxographics. Cicéron tente de cerner les véritables enjeux philosophiques et scientifiques des positions académiciennes face à celles des Stoïciens.

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Hommage à la pensée et l’oeuvre de Jean Baudrillard

Posted by Hervé Moine sur 12 septembre 2010

Rencontres internationales

Jean Beaudrillard / Traverses


Musée du Quai Braly

vendredi 17 et samedi 18 septembre 2010

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En hommage à la pensée et à l’œuvre de Jean Baudrillard, deux journées réunissent philosophes, architectes, sociologues et anthropologues pour débattre des concepts de séduction, d’illusion et d’échange.

A partir des passerelles développées par Jean Baudrillard et Jean Nouvel entre architecture et philosophie, trois demi-journées de discussions sont organisées autour des idées d’espace radical, d’espace duel et d’espace primitif.

Ouvertes à tous, ces rencontres mettent en lumière l’une des pensées les plus singulières de notre époque, celle inclassable et libre de l’auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages, dont La société de consommation, De la Séduction, ou encore de L’échange symbolique et la mort qui sera au centre des échanges  de la matinée consacrée à l’espace primitif.

Jean Nouvel, ami de Jean Baudrillard, ouvrira lui-même ces rencontres auxquelles participent Paul Virilio, Philippe Descola, Alain Touraine, Boris Groys, Françoise Gaillard, Paolo Fabbri, François L’Yvonnet, Candido Mendes, Sylvère Lotringer, Enrique Valiente Noailles, François Séguret et bien d’autres.

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