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Quelle place des religions dans nos démocraties modernes

Posted by Hervé Moine sur 13 janvier 2011


Damien Le Guay

La cité sans Dieu

Rencontres avec

Luc Ferry

le cardinal Barbarin

le grand rabbin Bernheim

Une crise financière, économique et sociale, mais avant tout éthique, s’est abattue sur nous. Les ravages sont partout. Mais quand des hommes de foi appellent au partage des richesses, au respect des pauvres, à la dignité de toute personne, ils ne sont pas entendus. Les religions, pense-t-on, s’occupent de Dieu et n’ont rien à dire du monde comme il va. Et qu’importe s’il va plutôt mal…
Pourquoi cet ostracisme ? Jusqu’à quel point une cité peut-elle exister sans Dieu ? Tocqueville, en 1840, se posait déjà la question. Les religions ne sont-elles pas en effet plus nécessaires à l’heure où nos démocraties déboussolées se trouvent affranchies de toute tutelle ? Prétendre chasser par la porte les Dieux et les Maîtres n’est-il pas la meilleure manière de se voir imposer, par la fenêtre, d’autres dieux et d’autres maîtres plus pernicieux ?
Pour faire écho à ce questionnement, Damien Le Guay a interrogé trois personnalités éminentes – Luc Ferry, le cardinal Barbarin et le grand rabbin Bernheim – toutes trois ouvertes aux interrogations spirituelles et conscientes de la profondeur de la crise éthique actuelle. Quelles solutions ont-elles à proposer ? Quand les forces de dispersion dominent, la puissance agrégative des religions peut-elle être utile ? Et si oui, de quelle façon ?
Au terme de cet échange, l’auteur en appelle vigoureusement à un new deal qui permettrait aux religions de prendre enfin ouvertement part à la conversation commune et aux débats de société. Il propose même un « Grenelle du symbolique » pour mieux préserver notre savoir vivre. Dédaigner les religions n’est-ce pas la meilleure façon de faire le jeu du marché et des fondamentalistes ?
Damien Le Guay est philosophe et critique littéraire au Figaro Magazine et à CanalAcadémie. Il est l’auteur, notamment, de La Face cachée d’Halloween (2002) et de L’Empire de la télé-réalité (2006).

Au sommaire de La cité sans Dieu de Damien Le Guay

LA DEMOCRATIE N’EST PAS UNE REPONSE, ELLE EST UNE QUESTION
  • Une spiritualité sans Dieu
  • La démocratie : un corps sans tête

DE QUELLE LAICITE PARLONS-NOUS ?

  • Une spiritualité, un Dieu et l’Eglise
  • Une laïcité peut en cacher une autre

LES FISSURES DU BLOC SYMBOLIQUE

  • Une spiritualité, un Dieu, et l’importance du symbolique
  • Pour une nouvelle écologie symbolique

La cité sans Dieu

Article de Diane Gautret de Famille Chrétienne

http://www.famillechretienne.fr/livres/litterature/essais/la-cite-sans-dieu_c6_s264_ss267_d59330.html

Journaliste et philosophe, Damien Le Guay s’interroge sur la place des religions dans nos démocraties modernes. Et invite à se libérer des vieux réflexes laïcistes.

La Cité sans Dieu ne préjuge pas de l’avenir. Ce livre ne se prononce pas sur la société multiconfessionnelle de demain. Mais il analyse les dangers d’un laïcisme larvé, tenant à la fois du nihilisme et du rationalisme le plus intransigeant. Questions : « Les religions ne sont-elles pas plus nécessaires à l’heure où nos démocraties déboussolées se trouvent affranchies de toute tutelle ? Prétendre chasser par la porte les dieux et les maîtres n’est-il pas la meilleure manière de se voir imposer, par la fenêtre, d’autres dieux et d’autres maîtres plus pernicieux ? »

Damien Le Guay a enquêté auprès de trois personnalités : le philosophe Luc Ferry, le cardinal Barbarin, primat des Gaules, et le grand rabbin Bernheim. Si le procédé nous fait un peu perdre le fil directeur, il a le mérite d’ouvrir un débat et de dégager quelques perspectives historiques, bien au-delà d’un caricatural « retour du religieux ».

On s’en doutait : Le Guay n’a aucune tendresse pour une conception froidement utilitaire des religions, selon la vision marxiste de l’« opium du peuple ». Pas plus qu’il n’apprécie les « bricolages » trompeurs de Luc Ferry, qui nous laissent sur notre soif. Face au vide des sagesses modernes ainsi qu’au spectre du multiculturalisme, Le Guay invite à une sorte de mise à plat anthropologique et historique. Et plus particulièrement du christianisme, dont nous sommes les héritiers, qu’on le veuille ou non. La Terreur de 1793 et la séparation de l’Église et de l’État, en 1905, ne furent pas sans séquelles : pourquoi pas une repentance officielle de l’État, s’interroge l’auteur ?

Ne méprisons pas trop vite « le religieux » (à distinguer du confessionnel) : une cité sans Dieu est une cité sans joie, condamnée à tourner à vide sur elle-même, comme une toupie folle, sans d’autre horizon qu’un misérable petit tas d’ego. « Ne serait-il pas urgent de parvenir à une nouvelle approche intellectuelle, une nouvelle tolérance médiatique, à de nouveaux aménagements pour permettre une meilleure mise en commun de toutes les ressources spirituelles, éthiques, poétiques, théologiques et philosophiques ? »

On ne saurait mieux dire.

Pour vous procurer l’ouvrage de Damien Le Guay La cité sans Dieu

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