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Enseignement. Le stock des remplaçants en philo fait défaut. « Nous n’avons pas de candidats ».

Posted by Hervé Moine sur 27 février 2011

E.N. Quel moyens ? mais pour quelle fin ?

Juste un exemple parmi bien d’autres du quotidien de nos établissements scolaires. Il faudra bien un jour que l’on sache vraiment quelle est la finalité de l’éducation. On peut toujours croire que l’éducation doit viser dans l’élève la personne humaine, c’est-à-dire son autonomie, sa liberté, son bonheur, sa responsabilité de citoyen dans la société. Par quel moyen ? En élevant l’élève au niveau du savoir, de la culture… Stop !!! Inutile d’aller plus loin, il ne faut pas rêver, car c’est peine perdu quand l’Etat se veut exclusivement gestionnaire. Crise oblige ! Il faut faire des économies ! Ne peut-on pas faire mieux avec moins de moyens ? Réponse sur le terrain, au coeur du lycée de la Borde Basse où des élèves candidats au baccalauréat risquent de se retrouver au final avec un déficit de 50 heures de philosophie avant leur difficile épreuve, consécutivement à la difficulté de trouver des professeurs remplaçants. La chute de l’article est à méditer: « (…) pour les remplacements, dans certaines matières, maths et philo notamment, le stock nous fait défaut. Nous n’avons pas de candidats ». Est-il possible d’en connaître les raisons ?

Castres. Absence d’un prof de philo : inquiétude et colère

Article publié dans la Dépêche Grand Sud du Tarn, le 27 février 2011 par S.B.

http://www.ladepeche.fr/article/2011/02/27/1023621-Absence-d-un-prof-de-philo-inquietude-et-colere.html

Quatre professeurs par intermittence sur le même poste durant les cinq premiers mois de l’année scolaire et des dizaines d’heures de cours non assurées : l’enseignement de la philo au lycée de la Borde Basse paraît plutôt malmené ! Après avoir tenté « en vain » (dixit) de sensibiliser le proviseur de l’établissement, Martine Fauvel, et pris attache auprès du recteur, les parents d’élèves de la FCPE et les élèves élus au conseil d’administration ont décidé de mettre « la concrétisation de la casse de l’Éducation nationale » sur la place publique. « Depuis le début de l’année, un professeur est en arrêt maladie, explique Évelyne Pérez-Rouchou pour la FCPE. Ses deux remplaçants n’ont effectué que courtes vacations ; le troisième, un jeune qui prépare son Capes, arrive de Blagnac. Il n’arrive pas à assurer ses cours correctement ». « Résultat : pour ma seule classe de terminale ES, il nous manque déjà près de 50 heures de cours » souligne Kevin Blondel, élu au conseil régional jeune pour le lycée. Nous avons six modules à aborder ; à ce jour, nous n’en avons vu que trois ! » « Le niveau de certaines terminales est plutôt bon, ajoute Vincent Durant, responsable départemental Union nationale des lycéens et délégué au CA de la Borde Basse. Nombre d’entre eux vont chercher une mention ; pour cela, pas question de laisser une matière de côté. » « Par ailleurs, nous avons un Bac blanc après les vacances de février, signale Kévin. Notre prof titulaire reviendrait… après ces vacances ! » « Nous sommes vraiment dans la caricature de l’Éducation nationale, lance Martine Moron, parente élue FCPE à la Borde Basse.

La position du rectorat et du proviseur

Pour le rectorat, Paul Montredon, chargé de communication, explique : « L’enseignant titulaire du poste a dû se faire opérer d’une hernie discale ». « Les premiers temps de son absence, dans l’attente de l’arrivée de son remplaçant, ce professeur a essayé de maintenir le lien avec ses élèves, souligne Martine Fauvel, proviseur du lycée de La Borde Basse. Il leur a adressé des cours et des devoirs, qu’il a corrigés. Par la suite, j’ai fait, à mon niveau, ce que je pouvais et devais faire. Les parents se plaignent à juste titre, mais l’établissement n’a pas de moyens propres de remplacements ». « Le professeur titulaire reviendra à la rentrée des vacances d’hiver, confirme le rectorat. Entre-temps, il a effectivement fallu nommer un enseignant remplaçant. Le premier, une dame, a eu une opportunité dans une autre académie. Un autre enseignant du lycée a tenté de prendre le relais au pied levé. Mais, il y a cinq classes de concernées ; en plus des siennes, ça lui faisait un emploi du temps trop lourd. Il y a donc eu un troisième remplaçant qui s’est porté volontaire pour assurer des cours durant les vacances. Le retour du prof titulaire devrait permettre de rééquilibrer la situation. Mais, sachez que, pour les remplacements, dans certaines matières, maths et philo notamment, le stock nous fait défaut. Nous n’avons pas de candidats.»

S.B.

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