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Hermann Cohen, l’idéalisme critique aux prises avec le matérialisme

Posted by Hervé Moine sur 17 mars 2011

Revue de Métaphysique et de Morale

Janvier 2011

Hermann Cohen

L’idéalisme critique aux prises avec le matérialisme

PUF

Au sommaire du numéro

« Hermann Cohen, L’idéalisme critique aux prises avec le matérialisme »

Numéro dirigé par Myriam Bienenstock

Les articles :

Myriam Bienenstock, Présentation

Helmut Holzhey, Idéalisme et matérialisme. Hermann Cohen, sur Friedrich Albert Lange

Pierfrancesco Fiorato, La fiction d’un équilibre labile : à propos de la méthode d’« idéalisme juridique » défendue par Hermann Cohen

Myriam Bienenstock, Hermann Cohen et le panthéisme. Sens et usages du terme dans sa réception de Spinoza

Norbert Waszek, Un sujet de dissension entre Cohen et Rosenzweig : Heinrich Heine

Marc Bonnemaison, Sur la réception en France de l’Histoire du matérialisme, par Friedrich Albert Lange

Bulletin de philosophie antique

Bulletin de philosophie morale et politique

Pour se procurer la Revue de métaphysique et de morale 2011 – N° 1 consacrée à Hermann Cohen

Hermann Cohen 1942 - 1918

Hermann Cohen spécialiste de la théorie kantienne

Hermann Cohen né en 1842 Coswig en Anhalt et mort à Berlin en 1918 fut un des grands philosophes allemands de la fin du 19ème siècle et début 20ème. Il enseigna à l’Université de Marburg entre 1875 et 1912 puis à « l’académie des sciences du judaïsme » (Lehranstalt für die Wissenschaft des Judentums) à Berlin de 1913 à 1918. Ayant été un des principaux représentants du néo-kantisme ainsi que d’une tradition philosophique des « sciences du judaïsme », il contribua éminemment à l’élaboration d’une orientation théorique et éthique de la civilisation à l’âge de la technique et des sciences.

Depuis la première édition de son ouvrage Kants Theorie der Erfahrung (1871) (La théorie kantienne de l’expérience traduction française aux éditions du Cerf) qui le rendit célèbre, Cohen comprit l’interprétation et l’adaptation et de l’héritage kantien non seulement comme une entreprise historique et philologique, mais aussi comme une réflexion critique des défis culturels de son temps. Cette attitude marqua également son œuvre System der Philosophie, dont il présenta trois des quatre parties prévues au début du 20ème siècle (1902-1912). Grâce à son père, il disposa dès son enfance d’une grande familiarité avec la tradition juive, une familiarité qui fut encore approfondie par à ses études au « séminaire juif de théologie » de Breslau. Sur la base de ces connaissances, il exposa dans ses écrits sa vision d’une religion rationnelle à partir des sources du judaïsme, vision d’un monothéisme humaniste sans compromis, excluant catégoriquement tout fondamentalisme.

Ni le courant philosophique de son temps – allant longtemps à l’envers de l’œuvre de Cohen – ni le national-socialisme ne purent empêcher l’influence durable de sa pensée. Très tôt, des penseurs aussi divergents comme Schmuel Hugo Bergman, Ernst Cassirer, Jacob Gordin, Nicolai Hartmann, Heinz Heimsoeth, Jacob Klatzkin, David Neumark, Franz Rosenzweig, Josef D. Soloveitchik, Max Wiener et d’autres développèrent leurs positions dans une large mesure en confrontation critique avec Hermann Cohen. Ainsi, ils devinrent des sources d’inspiration influentes des générations suivantes à la fois en Europe, en Israël ou aux Etats-Unis.

D’après hermann-cohen-gesellschaft.org/ site de la fondation des «archives Hermann Cohen», initiée en 1969 par Helmut Holzhey, spécialiste de la philosophie de Cohen et l’un des rédacteurs de la revue.

Hermann Cohen

La théorie kantienne de l’expérience

Cerf

« La Théorie kantienne de l’expérience », publiée pour la première fois en 1871, est le premier livre de Hermann Cohen. L’auteur ne cessera d’approfondir ses analyses, puisqu’il fait paraître une troisième édition – celle traduite ici – l’année de sa mort, en 1918. Il s’agit de l’acte de naissance du néokantisme de l’école de Marbourg, fondé par Cohen et auquel appartiennent aussi Ernst Cassirer et Paul Natorp.

Ce commentaire de la « Critique de la raison pure » a profondément bouleversé les études kantiennes à la fin du XIXème. Cohen s’y oppose à la lecture traditionnelle de la « Critique », qui réduit l’ « a priori » kantien à l’inné en l’assimilant à des cadres subjectifs au travers desquels le sujet connaissant appréhenderait le monde extérieur.

Cohen introduit une exigence philologique qui manquait jusque-là aux interprétations de la « Critique », en suivant de près le texte de Kant et en s’attachant à donner un sens à toutes les ambiguïtés du discours kantien (d’où l’attention aux moindres différences dans les formulations entre la première édition de la « Critique » et la deuxième).

L’hypothèse de lecture qu’il propose permet d’instaurer une interprétation radicalement novatrice qui non seulement est confirmée dans sa mise à l’épreuve à l’aune du texte kantien, mais possède une force conceptuelle incontestable, c’est-à-dire un intérêt et une fécondité pour nous permettre de poser, aujourd’hui, le problème de la connaissance.

Ce n’est pas seulement la compréhension de Kant qui est en jeu dans ce livre que Cohen n’a cessé de revoir toute sa vie, mais le dépassement de Kant au moyen de la méthode rigoureuse qu’il a su mettre en place – dépassement que, pour sa part, Cohen a effectué en écrivant son propre « système de philosophie », dans lequel la « Logique de la connaissance pure » achève ce que la « Critique de la raison pure » avait initié. Éric Dufour – Julien Servois

Pour se procurer l’ouvrage de Hermann Cohen La théorie kantienne de l’expérience

Myriam Bienenstock

Cohen face à Rosenzweig

Débat sur la pensée allemande

Vrin 2009

Présentation de l’éditeur

Surtout perçus aujourd’hui comme de grands penseurs juifs, Hermann Cohen (1842-1918) et Franz Rosenzweig (1886-1929) avaient aussi été des spécialistes de tout premier plan de la pensée idéaliste allemande : Cohen fut l’un des fondateurs de l’école néokantienne de Marbourg, Rosenzweig écrivit sur Hegel et l’Etat un ouvrage de référence, qui n’a rien perdu de son actualité. Intimement familiers du monde culturel dans lequel s’était formée la philosophie idéaliste allemande, ces connaisseurs nous donnent des clés d’accès à un héritage impressionnant, qui court le risque de se perdre si on le prive de leur médiation.

Ce livre est consacré à un examen des démarches et stratégies dont usèrent Hermann Cohen et Franz Rosenzweig pour appréhender la pensée des grands philosophes de l’idéalisme allemand et pour s’approprier leurs idées. Il examine la pertinence de leurs interprétations – plus particulièrement en esthétique, ou encore en éthique – et l’impact de leurs thèses sur leurs contemporains et successeurs. Il montre que Cohen et Rosenzweig différèrent : ils furent en désaccord non pas seulement dans leur interprétation de la pensée allemande moderne, ou en histoire et en politique, mais dans beaucoup d’autres domaines encore, sur des principes de fond – et pour ce qui concerne la religion, sur le judaïsme. C’est aussi leur différend, c’est le débat entre leurs conceptions que ce livre entend présenter, dans toute son intensité et ses conséquences.

L’auteur

Myriam Bienenstock, Professeur à l’Université François Rabelais de Tour, Présidente de la Société internationale Franz Rosenzweig et membre du bureau de la Société Hermann Cohen, s’est consacrée à l’étude de la philosophie allemande moderne, plus particulièrement celle de Hegel, et de la pensée juive moderne.

Pour se procurer l’ouvrage de Myriam Bienenstock Cohen face à Rosenzweig. Débat sur la pensée allemande

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