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Les débats, querelles et autres spéculations philosophiques autour de Van Gogh

Posted by Hervé Moine sur 10 avril 2011

Florence de Mèredieu

Van Gogh

L’or, le cuivre, la couleur

Editions Blusson (avril 2011)

 

Présentation de l’éditeur

L’argent, l’or, la couleur, la dette, le sacrifice, la religion et le commerce d’art dans la vie et l’œuvre de Vincent Van Gogh.

« avec un soleil qui inonde tout d’une pluie d’or fin » (Vincent Van Gogh)

Descendant de « tireurs d’or » et de marchands d’art, Van Gogh opte pour la peinture et la pauvreté. L’argent hante cependant son œuvre et sa vie. D’où une équivalence entre la peinture et l’argent, entre la couleur (pigment, matière colorée) et la richesse. Vincent produit une peinture « riche », qui vaudra un jour de l’or, et couvre ses toiles de couleurs solaires, métalliques et dorées. De joailleries. De couleurs de bronze et d’or fondus.

La double dimension solaire et sombre de la peinture de Van Gogh se décline à l’aune de l’argent, de la dette et du sacrifice. Et s’articule ici au travers des œuvres de Claude Lévi-Strauss, Max Weber et Antonin Artaud.

Art, argent et religion se rejoignent. Vincent se retrouve écartelé entre une éducation protestante, qui justifie la richesse temporelle et le catholicisme d’un Bossuet privilégiant ce qu’il nomme une « céleste monnaie ».

Pour se procurer l’ouvrage de Florence de Mèredieu Van Gogh : L’argent, l’or, le cuivre, la couleur


Florence de Mèredieu

« L’être de l’étant », de la tatane de Van Gogh

Editions Blusson

Retour sur la fameuse querelle Heidegger, Meyer Schapiro et Derrida, autour des « Souliers » de Van Gogh. Le tout revisité sur le mode d’un décapant petit théâtre.

« Les Souliers » ou « Bottines noires » de Van Gogh (1886) ont donné lieu à des interprétations en cascade. Martin Heidegger (1935), Meyer Schapiro (1968), Jacques Derrida (1977) se commentent, s’autocommentent et se renvoient le soulier. Sans compter les innombrables reprises et commentaires du commentaire des épigones.
La relecture de ces textes a provoqué en moi un doute certain et un irrésistible fou rire. Que se passe-t-il quand la philosophie se penche sur la peinture ? Et sur une toile comme celle de Van Gogh ? Quelle relation y a-t-il entre un acte de peinture et le discours des historiens d’art et des philosophes ?
Plus prosaïquement, un philosophe peut-il avoir des pieds (et des chaussures), lui dont l’existence pourrait se résumer à celle d’un homme tronc, ou au socle d’un beau « port de tête » ?
Quels sont donc ces pieds et ces souliers qu’arborent nos philosophes ? — On tentera une analyse sociologique et critique du soulier, du godillot, de la chaussure, de la « tatane »… Celle de Van Gogh, bien sûr, mais celle aussi de nos brillants philosophes et historiens… de l’art.

L’auteur

Philosophe de formation, Florence de Mèredieu met en œuvre une histoire de l’art pluridisciplinaire. Enrichie de l’apport des sciences humaines et des techniques (Histoire matérielle et immatérielle de l’art moderne, Larousse, 1994-2008 ; Antonin Artaud, Portraits et Gris-gris, 1984-2008).

 

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Une Réponse to “Les débats, querelles et autres spéculations philosophiques autour de Van Gogh”

  1. Florence de Mèredieu said

    Premier article consacré à cet ouvrage :

    A lire sur le blog de Thiery Savatier :

    http://savatier.blog.lemonde.fr/2011/05/06/les-godillots-de-van-gogh/

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