Actuphilo

Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Recensement et interprétation du lexique de la connaissance dans les oeuvres des Anciens

Posted by Hervé Moine sur 21 juillet 2012

Colloque franco-britannique en sciences de l’Antiquité

du 5 au 8 septembre 2012

Bordeaux

par l’Institut Ausonius

à l’Université de Bordeaux 3

L’institut Ausonius et l’université de Bordeaux 3 accueillent du 5 au 8 septembre 2012 la VIIe Celtic Conference in Classics (CCC), ou colloque franco-britannique en sciences de l’Antiquité. Environ cent-dix chercheurs, majoritairement anglo-saxons, s’y retrouveront, répartis en dix ateliers de réflexion très variés, relevant de l’histoire, de la littérature ou de la philosophie. Les communications se feront en français ou en anglais. L’atelier relevant plus particulièrement de la philosophie portera sur la connaissance.

Philosophie : le lexique de la connaissance / Philosophy of knowledge

Qu’est-ce que la connaissance ? Cette question peut rester implicite dans des contextes dévolus à d’autres notions, ou être au contraire propulsée au premier plan en tant que sujet propre d’une enquête philosophique. Mais ce que l’on appelle « connaître » ou « la connaissance » ne relève jamais exclusivement de l’épistémologie. Comprendre, en effet, ce qu’est la connaissance pour tel philosophe de l’antiquité est tout simplement au cœur de l’entreprise consistant à comprendre sa pensée de façon globale.

Les chercheurs réunis dans cet atelier de discussion s’attacheront à recenser et à interpréter le lexique de la connaissance présent dans les œuvres des philosophes antiques, depuis les Présocratiques jusqu’à l’époque impériale.

Les intervenants à cet atelier de discussion

  • Lesley Brown (Oxford), « Varieties of agreement in Plato »
  • Fritz-Gregor Herrmann (Swansea), « doxa from the Presocratics to Plato »
  • Catherine Rowett (East Anglia), « Knowledge and correct impressions in Plato’s Meno »
  • Antony Hatzistavrou (Hull), « The instability of true beliefs in the Meno »
  • Walter Cavini (Bologne), « On episteme as a stable mental state »
  • Emmanuel Bermon (Bordeaux), « Connaissance de soi et connaissance d’elle-même / Knowledge of the self and knowledge of itself »
  • Paolo Crivelli (Genève), « Aristotle’s Definition of Universals in de Interpretatione 7 »
  • Annamaria Schiaparelli (Genève), « Aristotle’s Account of Fallacious Language in the Sophistical Refutations »
  • Valentina di Lascio (Durham), « The role of beliefs in Aristotle’s Sophistical Refutations »
  • Luca Castagnoli (Durham), « The language of aporia from Socrates to SextusEmiricus »
  • Angelo Giavatto (Nantes), « Epictetus on preconceptions »
  • Pierre Pellegrin (Paris), « Thoughts on Aristotle’s cognitive vocabulary »

Pierre Pellegrin et Emmanuel Bermon

Le vocabulaire d'AristoteAncien élève de Canguilhem et philosophe, Pierre Pellegrin est directeur de recherche émérite au CNRS, dans l’unité CHSPAM (Centre d’Histoire des Sciences et Philosophies Arabes et Médiévales.) Grand spécialiste d’Aristote a traduit de nombreux ouvrages de cet illustre philosophe de l’Antiquité et notamment Les Parties des animaux : Edition bilingue français-grec en 2011, c’est à ce titre qu’il interviendra dans l’atelier de discussion « philosophie », dans une réflexion à propos du vocabulaire cognitif du maître. On pourra d’ailleurs lire à profit, Le vocabulaire d’Aristote qu’il a écrit sous la direction de Jean-Pierre Zarader aux éditions Ellipses en 2001, dont voici une présentation :

« Une lecture superficielle du corpus aristotélicien peut laisser l’impression que l’on a affaire à une pensée d’une systématicité sans faille, alors qu’une approche plus fine en montre les tensions, les regrets, les détours. Il en est de même pour le vocabulaire qui exprime cette pensée faussement rigide. Quelques termes ont été créés par Aristote lui-même, mais la plupart viennent du grec ordinaire, et Aristote prête une pertinence certaine à leur emploi habituel. Chaque mot ou expression fait donc l’objet d’un usage polyphonique, valant à plusieurs niveaux et jouant sur plusieurs registres. De plus, l’impression que nous avons affaire, en lisant les traités aristotéliciens, à une langue technique, au sens moderne du mot, est largement le fait d’une illusion rétrospective. Vocabulaire coloré et rigoureux, foisonnant et économe. »

Pierre Pellegrin – France Culture

Autre ouvrage, parmi d’autres, qui pourrait nous intéresser, publié aux éditions du Seuil en 2002 par Pierre Pellegrin, co-écrit avec Miche Grubellier,  : Aristote : Le philosophe et les savoirs, ouvrage qui offre un parcours complet, clair et argumenté de l’oeuvre d’Aristote ainsi qu’une tentative de cerner cette façon particulière, originale et souvent imitée de philosopher. Aristote est, sinon le premier philosophe, du moins le premier à avoir proposé une carte des savoirs, de la littérature à la théologie. La question fondamentale que résout la philosophie aristotélicienne est de savoir comment l’homme connaît, pense le réel, dans sa diversité et ses différences. « Il y a aujourd’hui plusieurs manières d’être aristotélicien. Nous sommes aristotéliciens, que nous le voulions ou non, parce que le poids historique d’Aristote dans notre paysage intellectuel et mental n’est comparable à aucun autre. Il n’est pour ainsi dire aucune des disciplines qui se développent sous nos yeux à laquelle on ne finisse par trouver un fondement aristotélicien. Mais on peut aussi être aristotélicien parce que l’aristotélisme, plus qu’un ensemble de thèses, est une manière de philosopher. Une manière, donc, de situer le sujet par rapport à l’objet connu et par rapport à la connaissance elle-même. Une manière aussi de dessiner une carte, au sens géographique du terme, du savoir. Car le savoir n’est unique qu’en un sens équivoque. Aussi faut-il en repérer les fractures, en trouver les articulations et les passages, y reconnaître les mêmes schèmes en des lieux différents. C’est un parcours de l’œuvre entière d’Aristote à travers la « volonté de savoir » que cet ouvrage propose. » (4ème de couverture. Aristote : Le philosophe et les savoirs)

_____________________

Photo de Emmanuel BERMON

Emmanuel Bermon

A noter la participation également à cet atelier consacré plus spécialement à la philosophie, présidé par Fritz-Gregor Herrmann de Swansea et par Walter Cavini de Bologne, d’Emmanuel Bermon, professeur à l’Université de Bordeaux3.

Son intervention portera sur la connaissance de soi et la connaissance d’elle-même, thématique faisant d’ailleurs l’objet d’un de ses cours de Master « Métaphysique, herméneutique, philosophie de la religion ».

L’ancien élève de l’Ecole Normale de la rue d’Ulm est spécialiste de l’histoire de la philosophie antique, de la philosophie de la connaissance et de la philosophie du langage. Il a publié chez Vrin, en 2002, Le cogito dans la pensee de saint augustin, en 2007, La signification et l’enseignement et a co-écrit avec Valérie Laurant et Jean Terrel, Politique d’Aristote : Famille, régimes, éducation, ouvrage paru en 2011, paru aux Presses Universitaires de Bordeaux et notamment préfacé par Pierre Pellegrin.

 

Pour en savoir davantage sur ce colloque vous pouvez contacter : Jean Yvonneau

  • jean.yvonneau@u-bordeaux3.fr

au consulter le site « VIIe Colloque franco-britannique en sciences de l’Antiquité », Colloque, Calenda, publié le vendredi 20 juillet 2012, http://calenda.revues.org/nouvelle24808.html ou le site http://ausonius.u-bordeaux3.fr/new/index.php/manifestations

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :