Giordano Bruno, l’hérétique brûlé sur un bûcher en 1600, toujours d’actualité

File:Portrait of Giordano Bruno in "Opere" Wellcome L0015152.jpgPourquoi est-il nécessaire de nous rappeler qui était Giordano Bruno ? Personnage mort il y a plus de 400 ans ? En quoi est-il toujours d’actualité ? Du fait de la folie qui s’empare et afflige notre monde C’est ce que tente de nous dévoiler Giuliana Conforto dans son livre, L’hérésie de Giordano Bruno et l’éternité du genre humain, paru le 12 février dernier.

Mythique, mystique, mystérieux, charismatique, Giordano Bruno, est celui qui restera dans la mémoire collective le « philosophe incendié »,  Né en 1548 et mort en 1600, pont entre le Moyen Âge et modernité scientifique.

Dominicains pendant plus de dix ans, Bruno place Dieu au centre de sa philosophie. Il est selon lui le symbole même de l’unité du savoir qu’il prône. Sa Foi ne va pas le sauver en ce bas-monde. En effet, il sera pourtant excommunié tout aussi bien les Catholiques que les Protestants calvinistes ou luthériens. Après un premier procès, il passera huit ans de sa vie dans les prisons de l’Inquisition à Rome avant d’être brûlé vif le 17 février 1600 au Campo dei Fiori à Rome. Sous quel chef d’accusation ? Condamné comme hérétique pour avoir refusé d’abjurer certaines de ses thèses.

«Vous qui prononcez contre moi cette sentence avez peut-être plus peur que moi qui la subis. ». Tels furent ses derniers mots connus devant ses juges de l’Inquisition.

A noter que pour le 400e anniversaire de sa mort, le Vatican a opposé une fin de non-recevoir aux demandes de pardon à son endroit. En effet, le 3 février 2000, le cardinal Poupard responsable au Vatican du « pontificam consilium cultura », qui pourtant réhabilita Jan Hus et Galilée confirme qu’il ne sera pas réhabilité : « La condamnation pour hérésie de Giordano Bruno, indépendamment du jugement qu’on veuille porter sur la peine capitale qui lui fut imposée, se présente comme pleinement motivée. »

Pour en savoir plus, on pourra réécouter, l’émission de Franc Inter 2000 ans d’histoire, cansacré à Giordanno Bruno et lire l’ouvrage de Giuliana Conforto L’hérésie de Giordano Bruno et l’éternité du genre humain.


Giuliana Conforto

L’hérésie de Giordano Bruno et l’éternité du genre humain

Aux éditions du Temps Présent – février 2018

C’est à un vertigineux voyage entre la philosophie et la science d’avant-garde que nous convie ici Giuliana Conforto ! Bien qu’il ait été brûlé en 1600, Giordano Bruno, l’hérétique, est toujours d’actualité ! C’est ce que démontre Giuliana Conforto dans ce livre où elle dévoile les causes de la folie qui afflige notre monde. Selon elle, cette déraison collective s’incarne dans les fausses convictions qui lient notre mental à une réalité qui n’est en fait que virtuelle. Giordano Bruno exprimait la Sagesse du Mental Supérieur et révélait le paradis intérieur en communion naturelle avec cette Force intelligente qu’est la Vie Cosmique. Évoquée ensuite par la science-fiction, cette Force a été officiellement découverte par la science dans les années 1980. Elle est connue sous le nom peu approprié d’électrofaible. Cette Force relie entre eux des mondes infinis et intelligents situés dans le futur, invisibles mais concrets pour tous ceux qui sentent et aiment la liberté. Notre Mental Supérieur est en train de s’éveiller et prend conscience que la mort n’est rien de plus que se dévêtir d’un costume de scène. Dans son oeuvre, vieille de plus de quatre siècles, Giordano Bruno annonçait le retour de l’Âge d’Or immédiatement après les catastrophes que nous observons.

Se procurer L’hérésie de Giordano Bruno et l’éternité du genre humain de Giuliana Conforto

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Un commentaire sur “Giordano Bruno, l’hérétique brûlé sur un bûcher en 1600, toujours d’actualité

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  1. Bonjour,
    Permettez quelques mots au sujet de Giordano Bruno. Merci.
    Les martyrs de la Libre Pensée
    Le martyrologe du Protestantisme nous a laissé des noms qui ne seront jamais oubliés. Un de ceux-là est celui de Giordano Bruno.
    Cet intrépide représentant de la libre recherche entra de bonne heure dans un couvent de Dominicains. Un jour, il s’éveilla animé d’un esprit d’examen qui lui rendit la règle de son ordre insupportable ; il s’enfuit, et se mit à étudier à Paris et à Wurzbourg. Puis, d’élève qu’il était, il devint maître et sema sur sa route une foule d’idées ingénieuses.
    Le désir de revoir l’Italie le ramena à Venise ; là, il fut livré à l’Inquisition, conduit à Rome, jugé, condamné et brûlé.
    Quel était son crime ? Fut-il accusé d’avoir rompu les liens qui l’attachaient à son Ordre ? Mais une telle faute ne semblait pas attirer une telle peine, et c’eût été d’ailleurs aux Dominicains à le juger. Ou bien fut-il recherché comme protestant et pour avoir, dans un petit écrit intitulé « La Bestia trionfante », semblé attaquer la papauté elle-même, ou bien, sous le nom d’hérésies, mot banal, entendait-on des opinions quelconques ? C’est, en effet, ce qui fit condamner Bruno.
    Il y avait alors à Rome un Allemand, profondément dévoué au Saint-Siège, qui se fit une fête d’assister au procès et au supplice de Bruno, et qui raconte ce qu’il a vu à un protestant de ses compatriotes, dans une lettre latine, plus tard retrouvée et publiée. Comme cette lettre est peu connue, nous en donnons ici quelques fragments. Elle prouve que Giordano Bruno a été mis à mort, non comme protestant, mais comme impie ; non pour tel ou tel acte de sa vie, mais pour la doctrine philosophique qu’il enseignait et répandait par ses ouvrages et par ses discours. Gaspard Schoppe à son ami Conrad Ritterhausen :
    « Ce jour me fournit un nouveau motif de vous écrire : Giordano Bruno, pour cause d’hérésie, vient d’être brûlé vif, en public, dans le champ de Flore, devant le théâtre de Pompée… Si vous étiez à Rome, en ce moment, la plupart des Italiens vous diraient qu’on a brûlé un luthérien, et cela vous confirmerait, sans doute, dans l’idée que vous vous êtes formée de notre cruauté. Mais il faut bien que vous le sachiez, mon cher Ritterhausen, nos Italiens n’ont pas appris à distinguer entre les hérétiques de toutes les nuances : quiconque est hérétique, ils l’appellent luthérien, et je prie Dieu de les maintenir en cette simplicité, qu’ils ignorent toujours en quoi une hérésie diffère d’une autre. J’aurais peut-être cru moi-même, d’après le bruit général, que ce Bruno était brûlé pour cause de luthérianisme, si je n’avais été présent à la séance de l’Inquisition où sa sentence fut prononcée, et si je n’avais ainsi appris de quelle hérésie il était coupable… (suit le récit de la vie et des voyages de Bruno et des doctrines qu’on l’accusait d’enseigner) . Il serait impossible de faire une revue complète de toutes les monstruosités qu’il a avancées, soit dans ses livres, soit dans ses discours. Pour tout dire en un mot, il n’est pas une erreur des philosophes païens et de nos hérétiques anciens ou modernes qu’il n’ait soutenue… A Venise enfin, il tomba entre les mains de l’Inquisition ; après y être demeuré assez longtemps, il fut envoyé à Rome, interrogé à plusieurs reprises par le Saint-Office et convaincu par les premiers théologiens. On lui donna d’abord quarante jours pour réfléchir ; il promit d’abjurer, puis il recommença à défendre ses folies, puis il demanda encore un délai de quarante jours ; enfin, il ne cherchait qu’à se jouer du pape et de l’Inquisition. En conséquence, environ deux ans après son arrestation, le 9 février dernier, dans le palais du grand inquisiteur, en présence des très illustres cardinaux du Saint-Office, qui sont les premiers par l’âge, par la pratique des affaires et la connaissance du droit et de la théologie, en présence des théologiens consultants et du magistrat séculier, le gouverneur de la ville, Bruno fut introduit dans la salle de l’Inquisition, et là, il entendit à genoux la lecture de la sentence portée contre lui. On y racontait sa vie, ses études, ses opinions, le zèle que les inquisiteurs avaient déployé pour le convertir, leurs avertissements fraternels et l’impiété obstinée dont il avait fait preuve. Ensuite, il fut dégradé, excommunié et livré au magistrat séculier, avec prière, toutefois, qu’on le punit avec clémence et sans effusion de sang. A tout cela, Bruno ne répondit que ces paroles de menace : « La sentence que vous portez vous trouble peut-être plus que moi. » Les gardes du gouverneur le menèrent alors en prison ; là, on s’efforça encore de lui faire abjurer ses erreurs. Ce fut en vain. Aujourd’hui donc, on l’a conduit au bûcher. Comme on lui présentait l’image du Sauveur crucifié, il l’a repoussée avec dédain et d’un air farouche. Le malheureux est mort au milieu des flammes, et je pense qu’il sera allé raconter dans les autres mondes qu’il avait imaginés (allusion aux mondes innombrables et à l’Univers infini de Bruno) comment les Romains ont coutume de traiter les impies et les blasphémateurs. Voilà, mon cher ami, de quelle manière on procède chez nous contre les hommes, ou plutôt contre les monstres de cette espèce. — Rome, 17 février 1600 (M. BARTHOLOMES, Giordano Bruno, 2 vol., 1846.). »
    Aucune des pièces de cette triste affaire n’a été publiée. On ne sait pas si elles ont été détruites ou si elles reposent dans les archives du Saint-Office, ou ailleurs, avec les actes du procès de Galilée. Nous sommes frappés, dans ce récit, de cette répugnance à baiser le crucifix, l’image de ce fondateur religieux qui n’a jamais existé. Giordano Bruno le savait-il, ou simplement le croyait-il un homme ? C’est ce qu’on ignore, mais la répugnance à baiser ce simulacre, qu’on prend pour une manifestation blasphématoire, est, au contraire, une preuve de la raison lucide de ces hérétiques qui comprenaient qu’il y avait, derrière le mystère chrétien, une infâme supercherie. Rendons-leur l’hommage que mérite leur belle conduite.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/origines-et-histoire-du-christianisme.html
    Cordialement.

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