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Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Archive for the ‘annonces’ Category

Conférence. « Sciences, liberté et loisir : Platon et l’ANR »

Posted by Hervé Moine sur 21 janvier 2016

Le temps et la liberté sont-ils nécessaires voire spécifiques à l’activité scientifique ? et, si oui, pourquoi ?

Pour y réfléchir, il conviendra d’examiner la genèse de cette thèse chez Platon, dans la digression du Théétète, en la replaçant dans son contexte politique et philosophique, puis on se demandera si elle est, oui ou non, “périmée” à partir de divers épisodes de l’histoire des sciences jusqu’à notre époque. Tel est en résumé ce dont il sera question dans la conférence de Thomas Benatouïl intitulée « Science, liberté et loisir : Platon et l’ANR », dans le cadre d’une séance du séminaire de l’UFR Humanités, mardi 26 janvier, à 17h15, à la salle A3 363 à l’Université de Lille 3.

Thomas Benatouïl est professeur de philosophie à l’Université de Lille 3 (UFR Humanités / département Philosophie, laboratoire STL)

En savoir davantage sur Thomas Benatouïl : http://stl.recherche.univ-lille3.fr/sitespersonnels/benatouil/accueilbenatouil.html

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Nancy. Journée d’épistémologie sociale

Posted by Hervé Moine sur 24 novembre 2015

logo archives poincaréJournée d’épistémologie sociale

Vendredi 11 décembre 2015

Salle internationale – MSH Lorraine

91 avenue de la Libération – NANCY

Journée organisée par Olivier Ouzilou et Pierre Willaime

Au programme de la journée :

  • 10h15-10h30 : Introduction et présentation des interventions
  • 10h30-11h30 : Denis Bonnay : « Y a-t-il des normes de rationalité propres à la connaissance sociale
    ? »
  • 11h30-12h30 : Roger Pouivet : « Est-ce vertueux d’être intellectuellement conciliant ? »
  • 14h-15h : Cyrille Imbert : « Quel type de propriété est la fiabilité des pratiques ? »
  • 15h-16h : Alban Bouvier : « La théorie de l’argumentation comme épistémologie sociale »
  • 16h15-17h15 : Pascal Engel : « La fable de l’injustice épistémique »

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Journées d’étude. « Tolérance, liberté de conscience, laïcité : Quelle place pour l’athéisme ? »

Posted by Hervé Moine sur 13 janvier 2015

tolérance et athéismeJournées d’étude « Tolérance, liberté de conscience, laïcité Quelle place pour l’athéisme ? » du 21 au 23 janvier 2015, Université de Paris 8 Salle D002 et G-2 2 rue de la liberté à Saint-Denis

Organisées par l’Université Paris 8 et le Laboratoire sur les logiques contemporaines de la philosophie, l’Institut d’histoire de la pensée classique (UMR 5037) et l’Université de Lyon (Labex COMOD – Constitution de la modernité).

Elles auront lieu les mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23 janvier 2015 à l’Université Paris 8.

Ces journées d’étude porteront sur la manière dont les philosophies du XVIIe, du XVIIIe et du XIXe siècles envisagent l’idée d’un fondement théologique de l’Etat et la coexistence des différentes croyances en son sein. Elles se centreront sur la question de l’athéisme et sur la manière dont sa place est envisagée dans les différents régimes politiques de cohabitation des options spirituelles et philosophiques. Elles envisageront notamment les différentes hypothèses ouvertes par les concepts de tolérance, de liberté de conscience et de laïcité.

Mercredi 21 janvier 2015 

Ouverture : Louise Ferté, Lucie Rey, Patrice Vermeren

  • Nicole Gengoux, CERPHI : L’athéisme au 17e siècle : une aporie morale ou politique ? La naissance douloureuse de l’idée de tolérance dans le Theophrastus redivivus
  • Antony McKenna, UMR 5037, Université Jean Monnet Saint-Étienne : Rationalisme, tolérance et liberté de penser chez Bayle
  • Jacques-Louis Lantoine, CERPHI : Tolérer pour tenir en respect ? La défense de la liberté de philosopher chez Spinoza

Jeudi 22 janvier 2015 

  • Julie Saada, Université d’Artois : Politique de l’immanence ? Les ambivalences du sujet chez Hobbes
  • Alain Sandrier, CSLF, Université Paris Ouest Nanterre : Tolérer (par) l’athéisme : les leçons de d’Holbach
  • Bertrand Ogilvie, LLCP, Université Paris 8 : L’athéisme est-il une position politique ?
  • Fabienne Brugere, LLCP, Université Paris 8 : Le spectre de  l’athéisme dans les Lumières radicales. Le monde peut-il être encore harmonieux ?
  • Francine Markovits, Université Paris 10 : Figures de l’athéisme
  • Sophie Wahnich, CNRS : Quelle place pour l’athéisme après le décret du 18 floréal an II sur l’être suprême ?
  • Frédéric Brahami, Logique de l’agir, Université de Besançon : Comte, une religion sans Dieu ?

Vendredi 23 janvier 2015 

  • Lucie Rey, Labex COMOD, Université de Lyon : Le 19e siècle lecteur du 18e : Le socialisme de P. Leroux contre l’athéisme moral ?
  • Georges Navet, LLCP, Université Paris 8 : L’antithéisme de P.J. Proudhon
  • Louise Ferté, UMR 5037, Université Jean Monnet Saint-Etienne : La critique de la société d’athées chez Edgar Quinet
  • Jacqueline Lalouette, IRHIS, Université Lille 3 : Sur la laïcité républicaine – Ferry-Bert-Buisson-Bourneville-Combes-Jaurès
  • Juliette Grange, LIRE, Université Rabelais de Tours : Organiser l’humanité sans dieu et sans roi ?
Clôture des journées : Patrice Vermeren, LLCP, Université Paris 8 : Qu’est-ce qu’un miracle ?

Comité d’organisation

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Colloque en Pau. « La littérature comme modèle épistémologique »

Posted by Hervé Moine sur 9 septembre 2014

Colloque international interdisciplinaire

« La littérature comme modèle épistémologique »

26 et 27 Mars 2015 à Pau

Colloque international interdisciplinaire, « La littérature comme modèle épistémologique » est organisé par le Literaturarchiv Saar-Lor-Lux-Elsass de l’Université de la Sarre et le Centre de Recherche en Poétique, Histoire littéraire et linguistique (CRPHLL) de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Depuis les dialogues de Platon, chaque époque de la pensée occidentale a (ré)évalué et (re)déterminé le rapport d’interdépendance et de conflit entre littérature et philosophie. Or, c’est avec les Lumières que la littérature se voit attribuer une nouvelle importance, non seulement comme moyen de représentation mais aussi comme modèle épistémologique. Pour les penseurs des Lumières, la littérature jouera un rôle fondamental comme medium d’éducation et de perfectibilité dans le contexte des discours de la philosophie populaire et morale, mais avant tout dans le contexte de la corrélation entre pensée et action qui prend un caractère programmatique avec la Révolution de 1789 notamment. En même temps, le nouveau concept de scientificité introduit par le rationalisme occasionne une séparation de plus en plus marquée entre discours esthétique et discours épistémologique.

C’est dans ce contexte que le colloque se propose d’analyser le rapport entre littérature et philosophie en Allemagne et en France dans un « long » XIXe siècle. Nous nous intéresserons tout particulièrement :

(a) au problème du scepticisme croissant vis-à-vis de la connaissance et du langage philosophiques,

(b) à la concurrence entre la connaissance spécifique de la poésie et celle de la philosophie,

(c) aux potentialités et limites des connaissances et savoirs respectifs,

(d) aux conceptualisations du savoir et du potentiel épistémologique de la littérature,

(e) aux revendications de la poésie d’accéder à la/une/des vérité(s) et à la connaissance, ainsi que

(f) à l’analyse de la médialité de la littérature dans le sens de la représentation et de la représentabilité d’enjeux métaphysiques.

Modalités de soumission

Les propositions de communication de 1500 signes maximum ainsi qu’une brève bio-bibliographie sont à envoyer avant le 31 octobre 2014 à Sebastian Hüsch, Centre de Recherche en poétique, histoire littéraire et linguistique (CRPHLL), Université de Pau et des Pays de l’Adour et Privatdozent Dr. phil. Sikander Singh, Literaturarchiv Saar-Lor-Lux-Elsass, Universität des Saarlandes | Université de la Sarre

  • sebastian.husch@univ-pau.fr
  • s.singh@sulb.uni-saarland.de

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Les actes du colloque « Les modalisations du réel » en ligne

Posted by Hervé Moine sur 9 septembre 2014

zetetis

Les Actes du colloque de doctorants et de jeunes chercheurs, organisé en mai 2013 sur le thème des modalisations du réel sont désormais en ligne à l’adresse suivante :

Modalisations du réel : nécessité, possibilité, contingence

Actes du colloque de doctorants et de jeunes chercheurs en philosophie ancienne et en sciences de l’Antiquité « Modalisations du réel : nécessité, possibilité, contingence. Expression, conceptualisations, usages et enjeux éthiques et dramatiques ». Université Paris I & Université Paris Ouest – Nanterre-La défense, 23 et 24 mai 2013

Faisant suite au colloque sur le réel, le colloque de 2013 poursuivait la réflexion entamée alors en abordant une thématique qui entretient avec le réel un rapport bien particulier, qui ne relève ni de l’identité ni de l’opposition mais de la modalisation du réel. Le colloque prenait en effet pour thème les notions de possibilité, de nécessité et de contingence qui renvoient, comme l’indique leur appartenance au champ de la modalité, à des manières d’être du réel. La modalisation est une manière significative d’approcher et d’interroger le réel qui complète des approches fondées sur l’opposition entre l’être et le non être, le moindre être ou le paraître et qui charrie des enjeux différents et particulièrement importants. En effet, si les notions invoquées peuvent immédiatement faire songer, et à juste titre, à la réflexion logique sur les « théories modales », l’enjeu du colloque consistait, tout en prenant en compte cet aspect, à ne pas l’y restreindre mais à mettre cette approche en parallèle avec des perspectives grammaticales, éthiques et dramatiques.

Les deux premières contributions abordent le thème des modalités chez Platon d’un point de vue théorique – avec Karine TORDO-ROMBAUT – et figuratif ou perceptif – avec Diogo MESTI. La première nous invite à interroger, à travers Charmide en particulier, « la modalisation de l’objet d’examen » dans les dialogues en général et défend l’hypothèse selon laquelle le mode d’être de l’examen entre dans le caractère de son objet. Le second s’intéresse à la « simultanéité de la perception des images » dans la République et propose notamment une relecture de la division de la ligne que Platon fait à la fin du livre VI de la République (510c-511 e). Toujours dans le cadre du corpus platonicien, Chad JORGENSEN s’est intéressé quant à lui aux usages politiques de la modalisation. L’auteur part du fait selon lequel la nature précise du rapport entretenu par les deux cités idéales, dans la République et dans les Lois, représente un problème central pour les interprètes de la philosophie politique de Platon. Sans nier la complexité du passage d’un modèle à l’autre, qui comprend une multiplicité de facteurs, Chad Jorgensen affirme que la notion de « possibilité », peut être comprise comme une notion clé permettant de résoudre ce problème. Avec une conception adéquate de la possibilité il lui paraît possible de rendre compte à la fois des affirmations apparemment contradictoires émises par Socrate dans la République quant à la possibilité de réaliser Callipolis et d’atténuer, sinon d’éliminer, les tensions principales entre la République et les Lois. Le deux dernières communications qui figurent dans ces actes se sont concentrées pour leur par sur un cas spécifique de modalisation : les rapports du réel et de la fiction dans la pensée stoïcienne. Le sage stoïcien est-il réalité ou fiction ? Une étude fine de la Pharsale de Lucain permet à Diane DEMANCHE d’apporter des pistes de réflexion intéressantes. Si le sage s’incarne dans le contexte de faits historiques, ce serait donc au prix d’une transformation de la vertu. L’écriture poétique fait coexister la sagesse de Caton et sa révolte contre le destin. Mais le choix de Lucain reflète-t-il une difficulté philosophique ou la nécessité poétique de mettre en scène un personnage aux prises avec un conflit intérieur ? Marion BOURBON s’interroge quant à elle sur la manière dont l’usage stoïcien de la métaphore du jeu, et en particulier du jeu théâtral, redistribue la différenciation modale entre le réel, le possible et le nécessaire au sein d’une théorie du destin et propose par là même une modalisation tout à fait particulière du réel, au croisement du possible et du nécessaire. La métaphore du jeu, qui appartient au domaine de l’éthique répondrait ainsi à une thèse logique, celle du maintien de l’existence du possible au sein d’un déterminisme, maintien qui permet de sauver la liberté que le jeu, et en particulier le jeu théâtral, illustre au plus haut point.

Sandrine ALEXANDRE & Esther ROGAN

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Posted by Hervé Moine sur 9 septembre 2014

labexTrois bourses de recherche de neuf mois dans un laboratoire de recherche du LabEx HASTEC

Le Laboratoire d’excellence HASTEC (Histoire et anthropologie des savoirs, des techniques et des croyances) et la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (Programme Fernand Braudel) proposent trois bourses de 9 mois, destinées à des chercheurs étrangers, dans le cadre des Unités de recherche « partenaires » du LabEx.

Les thèmes de recherche devront s’insérer dans le périmètre des programmes du LabEx :

Plusieurs Unités de recherche d’HASTEC (LEM-UMR 8584 ; SAPRAT – EA 4116 ; Centre Jean Pépin – UPR 76 ; AOROC – UMR 8546 ; Anhima – UMR 8210 ) peuvent en particulier accueillir des chercheurs hellénistes, spécialistes d’histoire de la Philosophie, et plus généralement des antiquisants.

Le lien suivant donne accès à la « page » expliquant les conditions de la candidature aux bourses de recherche :

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Le « langage de la croix » exclut-il toute forme de rationalité philosophique ?

Posted by Hervé Moine sur 9 septembre 2014

paul de tarse et le logosMichel Fattal

Paul de Tarse et le Logos

Commentaire philosophique de 1 Corinthiens, 1, 17-2, 16

Collection « Ouverture philosophiques » aux éditions L’Harmattan

mai 2014

Cet ouvrage de Michel Fattal analyse le statut du logos (langage, discours) de Paul de Tarse, menée à partir de sa Première lettre aux Corinthiens. Dans cette lettre, l’apôtre oppose son propre logos (discours) et sa prédication au logos (discours) de la rhétorique et de la philosophie. L’auteur s interroge sur la position de Paul de Tarse sur la question du logos qui signifie également la « raison ».

Le « langage de la Croix » dont il est le porte-parole exclut-il toute forme de rationalité philosophique ? Si tel est le cas, ce type de langage ne risque-t-il pas d’être caractérisé par l’irrationnel et la folie ? Au terme de cette enquête, le logos de Paul de Tarse est plus nuancé et plus subtil qu’il n’y paraît.

Se procurer l’ouvrage de Michel Fattal, Paul de Tarse et le logos

Michel Fattal

Michel Fattal

L’auteur, Michel Fattal

Michel Fattal, né en 1954 à Alexandrie en Égypte, est un universitaire français, actuellement Maître de Conférences habilité à diriger des recherches en philosophie ancienne et médiévale à l’Université Pierre-Mendès-France de Grenoble. Il est spécialiste du logos (langage, raison, discours rationnel, etc.) dans la philosophie grecque et étudie notamment des auteurs tels que Homère, Hésiode, Héraclite, Parménide, Platon, Aristote, Chrysippe, ou bien Plotin. Ces auteurs sont pour lui ses principales sources d’inspiration. En outre, Michel Faqttal a rédigé plusieurs ouvrages sur Platon, Plotin et la tradition néoplatonicienne (Augustin, Farâbî). Par ailleurs, nous mentionnions en novembre 2011 un autre ouvrage de Michel Fattal, Paroles et actes chez Héraclitehttps://actuphilo.com/2011/11/14/heraclite-pour-aujourdhui-la-nature-le-critere-ultime-pouvant-regir-nos-vies-et-nos-pensees/

Se procurer l’ouvrage de Michel Fattal, Paul de Tarse et le logos

 

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Colloque en Lorraine. Pragmatism and the Practical Turn in Philosophy of Science

Posted by Hervé Moine sur 9 septembre 2014

logo archives poincaréColloque

Pragmatism and the Practical Turn in Philosophy of Science

Session 2014 de l’Académie Internationale de Philosophie des Sciences,

ANR/DFG  Mathematics: Objectivity by Representation

https://sites.google.com/site/mathobre/

11-13 septembre 2014

Abbaye des Prémontrés, Pont-à-Mousson

Programme disponible sur http://poincare.univ-lorraine.fr/fr/manifestations/pragmatism-and-practical-turn-philosophy-science

 

LHSP – Archives Henri-Poincaré UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine

Contact: gerhard.heinzmann@univ-lorraine.fr

Avec le soutien de :

  • Groupe franco-québécois de recherche en bio-éthique
  • DLMPS
  • Conseil Régional de Lorraine
  • Institut Elie Cartan de Lorraine
  • UFR SHS, Nancy
  • Université de Lorraine

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Les universités au risque de l’Histoire

Posted by Hervé Moine sur 8 septembre 2014

Parution, dans la collection « Histoires des Institutions Scientifiques » aux Presses Universitaires de Nancy — Editions de l’Université de Lorraine, d’un ouvrage co-dirigé par Yamina Bettahar et Marie-Jeanne Choffel-Mailfert :

Les universités au risque de l’Histoire
Principes, configurations, modèles

 

Au cours de ces dernières décennies, les universités ont été confrontées à un mouvement continu de réorganisation institutionnelle. Sollicitées de toutes parts, elles sont aujourd’hui sommées de relever de nombreux défis.

Cet ouvrage collectif prend le risque de l’Histoire pour tenter d’apporter des points de vue distanciés susceptibles d’éclairer les mutations actuelles. Il propose des contributions pour la plupart issues de recherches en cours, relevant de disciplines différentes (histoire, sociologie, philosophie, sciences de l’information et de la communication).

Les universités sont approchées dans leur complexité, en des temps et des lieux très divers. Leurs trajectoires singulières ne peuvent se lire sans évoquer la prégnance des modèles antérieurs, ni même indépendamment du poids du contexte, celui des guerres ou des révolutions, ou encore des environnements sociaux et économiques.

Le poids de l’histoire est aussi confirmé dans le cadre de comparaisons internationales qui confrontent le cas de la France, à ceux du Portugal, de la République tchèque, du Luxembourg, de la Suisse, du Royaume-Uni, du Chili, des États-Unis et du Japon. Quelles que soient les orientations retenues, les traces du passé résistent en dépit du credo qui tend à présenter comme inéluctable la marche vers une uniformisation mondialisée des systèmes d’enseignement supérieur.

Cet ouvrage montre finalement que, quels que soient les principes et les discours affichés par les organismes internationaux, les États ou les universités elles-mêmes, les réalités produites dans chaque pays, par chaque institution, n’ont pas toujours été celles qui étaient attendues. Même si les mutations actuelles paraissent dans une large mesure dictées par l’économie, elles sont aussi le résultat de l’intervention et de l’action des hommes qui réagissent aux opportunités qu’offre l’Histoire, pour en faire des ressources créatrices ou des contraintes qui obèrent l’avenir.

Informations et sommaire disponibles sur le site du Comptoir des presses d’universités à : http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100178310


 

Vendredi 12 septembre, Yamina Bettahar

présentera l’ouvrage

entre 14h et 18h

dans le cadre du Livre sur la Place (place de la Carrière),

au stand « Sciences sur la Place »


Merci à Pierre-Edouard Bour pour cette annonce.

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Alain et les philosophes face à la Grande Guerre

Posted by Hervé Moine sur 7 novembre 2013

« Alain et les philosophes face à la Grande Guerre »
Mardi 19 novembre 2013
10h30-16h15

Journée organisée par Natalie Depraz,
avec le soutien d’Emmanuel Faye et d’Annie Hourcade,

en partenariat avec l’Institut Alain, Les amis d’Alain et Les amis du Musée Alain et de Mortagne

Université de Rouen, MDU, Salle Divisible Nord

Alain, Emile Chartier

Alain, Emile Chartier

Au programme

  • Pierre Heudier, vice-président de l’association Les amis d’Alain, « Alain : l’engagement d’un pacifiste. Lecture de textes »
  • Cécile-Anne Sibout, maître de Conférence en histoire contemporaine à l’Université de Rouen, « Un citoyen pacifiste mais patriote face à la guerre : l’engagement volontaire d’Alain en 1914 »
  • Natalie Depraz, Professeure de philosophie à l’Université de Rouen, « Alain face à Husserl et à Bergson : quel engagement ? Variations sur des positions philosophiques »
  • Thierry Leterre, professeur de Science Politique à Miami Ohio, président de l’association Les amis d’Alain, « Comment dire la guerre ? »

Présentation d’ensemble de la journée

La présente journée se situe dans le cadre d’un projet de recherche centré sur la figure d’Alain et son rôle dans l’enseignement de la philosophie, son inscription dans la philosophie française, dans l’histoire du début du XXème siècle, à la fois locale et globale, ainsi que dans sa réception littéraire dans les pays européens limitrophes.
Notre « propos » dans le cadre de cette troisième rencontre est de mettre en exergue la spécificité de la position d’Alain face à la Grande Guerre, en la situant dans le contexte de l’époque, aussi bien d’un point de vue historique que philosophique.
Aussi sera-t-il prioritairement question durant cette journée de faire ressortir la conception de la Guerre que se fait le philosophe Alain, pour lui-même et par rapport à d’autres philosophes de chaque côté du Rhin, mais aussi le sens de son engagement concret durant le premier conflit mondial, ce qui permettra de mesurer également la position respective de ses contemporains au même moment.

Résumés des Conférences

Pierre Heudier : « Alain : l’engagement d’un pacifiste. Lecture de textes »

La position d’Alain avant, pendant et après la Grande Guerre : lecture commentée de textes-clé (Propos de 1913 sur la loi des 3 ans, ou sur la montée des périls en Europe, extrait de sa correspondance ; célèbre Propos « Massacre des meilleurs » ; chapitres de Mars (Le trou, le cadavre…)

Cécile-Anne Sibout : « Un citoyen pacifiste mais patriote face à la guerre : l’engagement volontaire d’Alain en 1914 »

Dans ses Propos (publiés à Rouen dès 1903), Alain soutient fréquemment des positions antimilitaristes, voire pacifistes, surtout à partir de 1911, moment de la crise d’Agadir et plus encore après 1913, quand une loi allonge le service militaire à 3 ans. L’armée est pour lui une institution antidémocratique. Quant à la guerre, Alain la définit comme une explosion de passions à la fois basses et folles. Pourtant en août 1914, le philosophe de 46 ans s’engage volontairement dans le service actif. L’exposé tentera d’expliquer ce qui peut apparaître comme une contradiction, mais qui a constitué un acte réfléchi de sa part.

Natalie Depraz : « Alain face à Husserl et à Bergson : quel engagement ? Variations sur des positions philosophiques »

Au fil de l’examen des attitudes des trois philosophes avec la guerre, je voudrais m’attacher à identifier les modalités spécifiques du conflit personnel que le conflit historique suscite en eux. Comment un événement de cette ampleur engendre une collusion pour la pensée et brise le rythme de sa temporalité continue, comment la guerre s’inscrit dans une dynamique interne qui la précède et produit des effets en termes tout à la fois de prises de conscience mais aussi de rationalisations. Du vécu de la guerre à sa réflexivité dans l’après-coup, que se passe-t-il ? Lucidité, tragique et non-savoir tissent ensemble des modes de conscience, qui caractérisent chacun à leur tour ces philosophes à mesure de l’irruption du non-sens dans une conscience hantée par sa brisure interne et par ce qu’il faut bien appeler avec la guerre une « mauvaise surprise ».

Thierry Leterre : « Comment dire la guerre ? »

Contrairement aux philosophes de sa génération, et à la plupart des intellectuelles et intellectuels s’exprimant sur la question de la guerre, Alain n’est pas un philosophe « face à » la guerre : c’est un philosophe « en » guerre, qui possède une expérience directe du combat. Cette situation inédite est encore renforcée par sa position d’homme de troupe, au bas de l’échelle d’une hiérarchie militaire particulièrement brutale. Pour Alain, l’expérience de la guerre est donc double. C’est l’expérience du danger au combat, mais aussi l’expérience de « l’esclavage militaire ».

Mais la guerre n’est pas seulement une expérience ; c’est aussi une série de questions tragiques pour le philosophe. L’une d’elles est particulièrement angoissante. A la guerre, et précisément dans cette guerre dont l’organisation systématique est particulièrement impressionnante, Alain fait l’expérience de ce qu’on pourrait appeler l’absolu antiphilosophique. La guerre, et particulièrement la guerre de 1914-1918, par son absurdité, par son ampleur, par la pression idéologique inédite du « bourrage de crâne », est autant un massacre d’hommes, qu’un massacre d’idées. Dès lors, Alain retrouve avec une intensité sans égale un problème de l’expression sur lequel il bute depuis ses premiers écrits : comment prendre la parole ? Qu’est-ce que l’énonciation d’une philosophie ? Ces interrogations sont redoublées à la fois parce qu’il est hanté par le silence qui happe les anciens combattants qui ne trouvent pas les mots pour dire l’horreur à laquelle ils ont survécu, et parce qu’il cherche à dépasser « l’anecdote » des souvenirs d’ancien combattant. Ultimement, la première guerre mondiale confronte Alain à la double énigme du sens philosophique de l’expérience personnelle, et du sens philosophique de l’anti-philosophie.

Programme PDF : Alain et les philosophes face à la Grande Guerre

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