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Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Archive for the ‘Colloque’ Category

Colloque en Pau. « La littérature comme modèle épistémologique »

Posted by Hervé Moine sur 9 septembre 2014

Colloque international interdisciplinaire

« La littérature comme modèle épistémologique »

26 et 27 Mars 2015 à Pau

Colloque international interdisciplinaire, « La littérature comme modèle épistémologique » est organisé par le Literaturarchiv Saar-Lor-Lux-Elsass de l’Université de la Sarre et le Centre de Recherche en Poétique, Histoire littéraire et linguistique (CRPHLL) de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Depuis les dialogues de Platon, chaque époque de la pensée occidentale a (ré)évalué et (re)déterminé le rapport d’interdépendance et de conflit entre littérature et philosophie. Or, c’est avec les Lumières que la littérature se voit attribuer une nouvelle importance, non seulement comme moyen de représentation mais aussi comme modèle épistémologique. Pour les penseurs des Lumières, la littérature jouera un rôle fondamental comme medium d’éducation et de perfectibilité dans le contexte des discours de la philosophie populaire et morale, mais avant tout dans le contexte de la corrélation entre pensée et action qui prend un caractère programmatique avec la Révolution de 1789 notamment. En même temps, le nouveau concept de scientificité introduit par le rationalisme occasionne une séparation de plus en plus marquée entre discours esthétique et discours épistémologique.

C’est dans ce contexte que le colloque se propose d’analyser le rapport entre littérature et philosophie en Allemagne et en France dans un « long » XIXe siècle. Nous nous intéresserons tout particulièrement :

(a) au problème du scepticisme croissant vis-à-vis de la connaissance et du langage philosophiques,

(b) à la concurrence entre la connaissance spécifique de la poésie et celle de la philosophie,

(c) aux potentialités et limites des connaissances et savoirs respectifs,

(d) aux conceptualisations du savoir et du potentiel épistémologique de la littérature,

(e) aux revendications de la poésie d’accéder à la/une/des vérité(s) et à la connaissance, ainsi que

(f) à l’analyse de la médialité de la littérature dans le sens de la représentation et de la représentabilité d’enjeux métaphysiques.

Modalités de soumission

Les propositions de communication de 1500 signes maximum ainsi qu’une brève bio-bibliographie sont à envoyer avant le 31 octobre 2014 à Sebastian Hüsch, Centre de Recherche en poétique, histoire littéraire et linguistique (CRPHLL), Université de Pau et des Pays de l’Adour et Privatdozent Dr. phil. Sikander Singh, Literaturarchiv Saar-Lor-Lux-Elsass, Universität des Saarlandes | Université de la Sarre

  • sebastian.husch@univ-pau.fr
  • s.singh@sulb.uni-saarland.de

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Les actes du colloque « Les modalisations du réel » en ligne

Posted by Hervé Moine sur 9 septembre 2014

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Les Actes du colloque de doctorants et de jeunes chercheurs, organisé en mai 2013 sur le thème des modalisations du réel sont désormais en ligne à l’adresse suivante :

Modalisations du réel : nécessité, possibilité, contingence

Actes du colloque de doctorants et de jeunes chercheurs en philosophie ancienne et en sciences de l’Antiquité « Modalisations du réel : nécessité, possibilité, contingence. Expression, conceptualisations, usages et enjeux éthiques et dramatiques ». Université Paris I & Université Paris Ouest – Nanterre-La défense, 23 et 24 mai 2013

Faisant suite au colloque sur le réel, le colloque de 2013 poursuivait la réflexion entamée alors en abordant une thématique qui entretient avec le réel un rapport bien particulier, qui ne relève ni de l’identité ni de l’opposition mais de la modalisation du réel. Le colloque prenait en effet pour thème les notions de possibilité, de nécessité et de contingence qui renvoient, comme l’indique leur appartenance au champ de la modalité, à des manières d’être du réel. La modalisation est une manière significative d’approcher et d’interroger le réel qui complète des approches fondées sur l’opposition entre l’être et le non être, le moindre être ou le paraître et qui charrie des enjeux différents et particulièrement importants. En effet, si les notions invoquées peuvent immédiatement faire songer, et à juste titre, à la réflexion logique sur les « théories modales », l’enjeu du colloque consistait, tout en prenant en compte cet aspect, à ne pas l’y restreindre mais à mettre cette approche en parallèle avec des perspectives grammaticales, éthiques et dramatiques.

Les deux premières contributions abordent le thème des modalités chez Platon d’un point de vue théorique – avec Karine TORDO-ROMBAUT – et figuratif ou perceptif – avec Diogo MESTI. La première nous invite à interroger, à travers Charmide en particulier, « la modalisation de l’objet d’examen » dans les dialogues en général et défend l’hypothèse selon laquelle le mode d’être de l’examen entre dans le caractère de son objet. Le second s’intéresse à la « simultanéité de la perception des images » dans la République et propose notamment une relecture de la division de la ligne que Platon fait à la fin du livre VI de la République (510c-511 e). Toujours dans le cadre du corpus platonicien, Chad JORGENSEN s’est intéressé quant à lui aux usages politiques de la modalisation. L’auteur part du fait selon lequel la nature précise du rapport entretenu par les deux cités idéales, dans la République et dans les Lois, représente un problème central pour les interprètes de la philosophie politique de Platon. Sans nier la complexité du passage d’un modèle à l’autre, qui comprend une multiplicité de facteurs, Chad Jorgensen affirme que la notion de « possibilité », peut être comprise comme une notion clé permettant de résoudre ce problème. Avec une conception adéquate de la possibilité il lui paraît possible de rendre compte à la fois des affirmations apparemment contradictoires émises par Socrate dans la République quant à la possibilité de réaliser Callipolis et d’atténuer, sinon d’éliminer, les tensions principales entre la République et les Lois. Le deux dernières communications qui figurent dans ces actes se sont concentrées pour leur par sur un cas spécifique de modalisation : les rapports du réel et de la fiction dans la pensée stoïcienne. Le sage stoïcien est-il réalité ou fiction ? Une étude fine de la Pharsale de Lucain permet à Diane DEMANCHE d’apporter des pistes de réflexion intéressantes. Si le sage s’incarne dans le contexte de faits historiques, ce serait donc au prix d’une transformation de la vertu. L’écriture poétique fait coexister la sagesse de Caton et sa révolte contre le destin. Mais le choix de Lucain reflète-t-il une difficulté philosophique ou la nécessité poétique de mettre en scène un personnage aux prises avec un conflit intérieur ? Marion BOURBON s’interroge quant à elle sur la manière dont l’usage stoïcien de la métaphore du jeu, et en particulier du jeu théâtral, redistribue la différenciation modale entre le réel, le possible et le nécessaire au sein d’une théorie du destin et propose par là même une modalisation tout à fait particulière du réel, au croisement du possible et du nécessaire. La métaphore du jeu, qui appartient au domaine de l’éthique répondrait ainsi à une thèse logique, celle du maintien de l’existence du possible au sein d’un déterminisme, maintien qui permet de sauver la liberté que le jeu, et en particulier le jeu théâtral, illustre au plus haut point.

Sandrine ALEXANDRE & Esther ROGAN

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Colloque en Lorraine. Pragmatism and the Practical Turn in Philosophy of Science

Posted by Hervé Moine sur 9 septembre 2014

logo archives poincaréColloque

Pragmatism and the Practical Turn in Philosophy of Science

Session 2014 de l’Académie Internationale de Philosophie des Sciences,

ANR/DFG  Mathematics: Objectivity by Representation

https://sites.google.com/site/mathobre/

11-13 septembre 2014

Abbaye des Prémontrés, Pont-à-Mousson

Programme disponible sur http://poincare.univ-lorraine.fr/fr/manifestations/pragmatism-and-practical-turn-philosophy-science

 

LHSP – Archives Henri-Poincaré UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine

Contact: gerhard.heinzmann@univ-lorraine.fr

Avec le soutien de :

  • Groupe franco-québécois de recherche en bio-éthique
  • DLMPS
  • Conseil Régional de Lorraine
  • Institut Elie Cartan de Lorraine
  • UFR SHS, Nancy
  • Université de Lorraine

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Maxime de Tyr : « entre rhétorique et philosophie »

Posted by Hervé Moine sur 2 novembre 2013

Colloque international

Maxime de Tyr, entre rhétorique et philosophie

au IIe siècle de notre ère

25-26 novembre 2013

Maxime de Tyr affiche 2013

Lieu

  • Université Paul-Valéry Montpellier III, site Saint-Charles, salle 127, rue du Professeur Henri Serre 34080 – Montpellier

Comité d’organisation

  • Philippe Hoffmann (EPHE / LEM)
  • Adrian Mihai (EPHE / Univ. de Montréal)
  • Brigitte Pérez-Jean (Univ. Montpellier III)
  • Frédéric Fauquier (Univ. Montpellier III) 

Comité scientifique

  • Javier Campos Daroca (Univ. d’Almeria)
  • Pierre Chiron (Univ. Paris-Est Créteil)
  • Juan Luis Lopez Cruces (Univ. d’Almeria)
  • Vana Nicolaidou Kyrianidou (Univ. d’Athènes) 

Contacts

  • Adrian.Mihai@ephe.sorbonne.fr
  • Brigitte.Perez@univ-montp3.fr

Avec le soutien de

  • École Pratique des Hautes Études
  • Université Paul-Valéry Montpellier III (CRISES EA 4424)
  • Institut Universitaire de France
  • Laboratoire d’études sur les monothéismes (UMR 8584)
  • Laboratoire d’excellence ARCHIMEDE

Au programme 

Programme à télécharger

Lundi 25 novembre : 14h00-18h30

Après-midi sous la présidence d’Anastasios Brenner

  • 13h45 – Accueil des participants
  • 14h00 – Introduction du colloque par Brigitte Pérez-Jean (Univ. de Montpellier III) et Philippe Hoffmann (EPHE / LEM)
  • 14h15 – Adrian Mihai (EPHE / Univ. de Montréal) : « L’ordre des dialexeis de Maxime de Tyr, entre philologie et philosophie »
  • 15h00 – Paul Youm (Univ. Paris IV) : « Les interprétations de la doctrine platonicienne de la réminiscence chez Maxime de Tyr »
  • 15h45 – Brigitte Pérez-Jean (Univ. de Montpellier III) : « Accords et désaccords chez Maxime » 
  • 17h00 – Juan Luis Lopez Cruces (Univ. d’Almeria) : « La répétition chez Maxime de Tyr »
  • 17h45 – Frédéric Fauquier (Univ. de Montpellier III) : « Maxime, interprète de Platon »
  • Discussion 

Mardi 26 novembre : 9h30-17h30

 Matinée sous la présidence de Philippe Le Moigne

  • 09h30 – Andrei Timotin (Acad. Roum. / CPAF, UMR 7297) : « Le discours de Maxime de Tyr sur la prière (Dial. V) »
  • 10h15 – Panagiota Daouti (Univ. d’Athènes) : « Homère chez Maxime de Tyr » 
  • 11h15 – Lucia Saudelli (Univ. Paris I) : « Maxime de Tyr, les pré-platoniciens et le médio-platonisme »
  • 12h00 – Pierre Chiron (Univ. Paris Est-Créteil) : « Le style de Socrate selon Platon, Maxime de Tyr et Libanios » 

Après-midi sous la présidence de Marie-Pierre Noël

  • 14h45 – Javier Campos Daroca (Univ. d’Almeria) : « Maxime de Tyr et la “Seconde Socratique” »
  • 15h30 – Table ronde finale, avec la participation des intervenants, de Philippe Hoffmann (EPHE / LEM), d’Adrien Lecerf (EPHE), de Joan-Antoine Mallet (Univ. de Montpellier III) et de Marie-Pierre Noël (Univ. de Montpellier III)
  • 17h00 – Conclusions du colloque par Brigitte Pérez-Jean (Univ. de Montpellier III) et Philippe Hoffmann (EPHE / LEM)

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Echanges de savoirs euro-méditerranéens

Posted by Hervé Moine sur 17 septembre 2012

Le Laboratoire d’Histoire des Sciences et de Philosophie – Archives Henri Poincaré vous convie au colloque international sur les échanges de savoirs dans l’espace euro-méditerranéen organisé conjointement par Yamina Bettahar, Maître de Conférence à l’Université de Lorraine, membre des Archives Henri Poincaré, et le Goethe-Institut Nancy.Ce colloque aura lieu les 1er et 2 octobre 2012.
Le 1er octobre dans la salle Internationale de la MSH Lorraine (3e étage – 91 avenue de la Libération à Nancy),
le 2 octobre dans les locaux du Goethe-Institut Nancy (39 rue de la Ravinelle à Nancy).
L’inscription est gratuite mais obligatoire : merci pour cela d’envoyer un courriel en indiquant votre intention de venir assister au colloque ainsi que vos prénom, nom et adresse électronique à cette adresse : info@nancy.goethe.org

COLLOQUE INTERNATIONAL
SAVANTS, ARTISTES, ÉCRIVAINS… ÉCHANGES DE SAVOIRS EURO-MÉDITERRANÉENS
Comment se sont constitués et développés les savoirs et les sciences dans l’espace méditerranéen depuis la Renaissance européenne? Comment ont-ils été perçus et reçus en Europe et dans l’univers méditerranéen? Quelle est, aujourd’hui, leur portée universelle? Quels sont les principaux acteurs de ces échanges? Ce colloque international se propose d’une part de revisiter les lignes de force qui structurent les évolutions de cet espace, sous l’angle de nouvelles problématiques et à la lumière des récents « printemps arabes ». Il s’agira d’autre part d’examiner la perception réciproque que l’Orient et l’Occident ont l’un de l’autre pour aborder ensuite les différentes formes d’appropriations auxquelles a mené, au niveau de l’espace euro-méditerranéen, le transfert de cultures dans les différents médias (musique, musées, bande dessinée). 

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Recensement et interprétation du lexique de la connaissance dans les oeuvres des Anciens

Posted by Hervé Moine sur 21 juillet 2012

Colloque franco-britannique en sciences de l’Antiquité

du 5 au 8 septembre 2012

Bordeaux

par l’Institut Ausonius

à l’Université de Bordeaux 3

L’institut Ausonius et l’université de Bordeaux 3 accueillent du 5 au 8 septembre 2012 la VIIe Celtic Conference in Classics (CCC), ou colloque franco-britannique en sciences de l’Antiquité. Environ cent-dix chercheurs, majoritairement anglo-saxons, s’y retrouveront, répartis en dix ateliers de réflexion très variés, relevant de l’histoire, de la littérature ou de la philosophie. Les communications se feront en français ou en anglais. L’atelier relevant plus particulièrement de la philosophie portera sur la connaissance.

Philosophie : le lexique de la connaissance / Philosophy of knowledge

Qu’est-ce que la connaissance ? Cette question peut rester implicite dans des contextes dévolus à d’autres notions, ou être au contraire propulsée au premier plan en tant que sujet propre d’une enquête philosophique. Mais ce que l’on appelle « connaître » ou « la connaissance » ne relève jamais exclusivement de l’épistémologie. Comprendre, en effet, ce qu’est la connaissance pour tel philosophe de l’antiquité est tout simplement au cœur de l’entreprise consistant à comprendre sa pensée de façon globale.

Les chercheurs réunis dans cet atelier de discussion s’attacheront à recenser et à interpréter le lexique de la connaissance présent dans les œuvres des philosophes antiques, depuis les Présocratiques jusqu’à l’époque impériale.

Les intervenants à cet atelier de discussion

  • Lesley Brown (Oxford), « Varieties of agreement in Plato »
  • Fritz-Gregor Herrmann (Swansea), « doxa from the Presocratics to Plato »
  • Catherine Rowett (East Anglia), « Knowledge and correct impressions in Plato’s Meno »
  • Antony Hatzistavrou (Hull), « The instability of true beliefs in the Meno »
  • Walter Cavini (Bologne), « On episteme as a stable mental state »
  • Emmanuel Bermon (Bordeaux), « Connaissance de soi et connaissance d’elle-même / Knowledge of the self and knowledge of itself »
  • Paolo Crivelli (Genève), « Aristotle’s Definition of Universals in de Interpretatione 7 »
  • Annamaria Schiaparelli (Genève), « Aristotle’s Account of Fallacious Language in the Sophistical Refutations »
  • Valentina di Lascio (Durham), « The role of beliefs in Aristotle’s Sophistical Refutations »
  • Luca Castagnoli (Durham), « The language of aporia from Socrates to SextusEmiricus »
  • Angelo Giavatto (Nantes), « Epictetus on preconceptions »
  • Pierre Pellegrin (Paris), « Thoughts on Aristotle’s cognitive vocabulary »

Pierre Pellegrin et Emmanuel Bermon

Le vocabulaire d'AristoteAncien élève de Canguilhem et philosophe, Pierre Pellegrin est directeur de recherche émérite au CNRS, dans l’unité CHSPAM (Centre d’Histoire des Sciences et Philosophies Arabes et Médiévales.) Grand spécialiste d’Aristote a traduit de nombreux ouvrages de cet illustre philosophe de l’Antiquité et notamment Les Parties des animaux : Edition bilingue français-grec en 2011, c’est à ce titre qu’il interviendra dans l’atelier de discussion « philosophie », dans une réflexion à propos du vocabulaire cognitif du maître. On pourra d’ailleurs lire à profit, Le vocabulaire d’Aristote qu’il a écrit sous la direction de Jean-Pierre Zarader aux éditions Ellipses en 2001, dont voici une présentation :

« Une lecture superficielle du corpus aristotélicien peut laisser l’impression que l’on a affaire à une pensée d’une systématicité sans faille, alors qu’une approche plus fine en montre les tensions, les regrets, les détours. Il en est de même pour le vocabulaire qui exprime cette pensée faussement rigide. Quelques termes ont été créés par Aristote lui-même, mais la plupart viennent du grec ordinaire, et Aristote prête une pertinence certaine à leur emploi habituel. Chaque mot ou expression fait donc l’objet d’un usage polyphonique, valant à plusieurs niveaux et jouant sur plusieurs registres. De plus, l’impression que nous avons affaire, en lisant les traités aristotéliciens, à une langue technique, au sens moderne du mot, est largement le fait d’une illusion rétrospective. Vocabulaire coloré et rigoureux, foisonnant et économe. »

Pierre Pellegrin – France Culture

Autre ouvrage, parmi d’autres, qui pourrait nous intéresser, publié aux éditions du Seuil en 2002 par Pierre Pellegrin, co-écrit avec Miche Grubellier,  : Aristote : Le philosophe et les savoirs, ouvrage qui offre un parcours complet, clair et argumenté de l’oeuvre d’Aristote ainsi qu’une tentative de cerner cette façon particulière, originale et souvent imitée de philosopher. Aristote est, sinon le premier philosophe, du moins le premier à avoir proposé une carte des savoirs, de la littérature à la théologie. La question fondamentale que résout la philosophie aristotélicienne est de savoir comment l’homme connaît, pense le réel, dans sa diversité et ses différences. « Il y a aujourd’hui plusieurs manières d’être aristotélicien. Nous sommes aristotéliciens, que nous le voulions ou non, parce que le poids historique d’Aristote dans notre paysage intellectuel et mental n’est comparable à aucun autre. Il n’est pour ainsi dire aucune des disciplines qui se développent sous nos yeux à laquelle on ne finisse par trouver un fondement aristotélicien. Mais on peut aussi être aristotélicien parce que l’aristotélisme, plus qu’un ensemble de thèses, est une manière de philosopher. Une manière, donc, de situer le sujet par rapport à l’objet connu et par rapport à la connaissance elle-même. Une manière aussi de dessiner une carte, au sens géographique du terme, du savoir. Car le savoir n’est unique qu’en un sens équivoque. Aussi faut-il en repérer les fractures, en trouver les articulations et les passages, y reconnaître les mêmes schèmes en des lieux différents. C’est un parcours de l’œuvre entière d’Aristote à travers la « volonté de savoir » que cet ouvrage propose. » (4ème de couverture. Aristote : Le philosophe et les savoirs)

_____________________

Photo de Emmanuel BERMON

Emmanuel Bermon

A noter la participation également à cet atelier consacré plus spécialement à la philosophie, présidé par Fritz-Gregor Herrmann de Swansea et par Walter Cavini de Bologne, d’Emmanuel Bermon, professeur à l’Université de Bordeaux3.

Son intervention portera sur la connaissance de soi et la connaissance d’elle-même, thématique faisant d’ailleurs l’objet d’un de ses cours de Master « Métaphysique, herméneutique, philosophie de la religion ».

L’ancien élève de l’Ecole Normale de la rue d’Ulm est spécialiste de l’histoire de la philosophie antique, de la philosophie de la connaissance et de la philosophie du langage. Il a publié chez Vrin, en 2002, Le cogito dans la pensee de saint augustin, en 2007, La signification et l’enseignement et a co-écrit avec Valérie Laurant et Jean Terrel, Politique d’Aristote : Famille, régimes, éducation, ouvrage paru en 2011, paru aux Presses Universitaires de Bordeaux et notamment préfacé par Pierre Pellegrin.

 

Pour en savoir davantage sur ce colloque vous pouvez contacter : Jean Yvonneau

  • jean.yvonneau@u-bordeaux3.fr

au consulter le site « VIIe Colloque franco-britannique en sciences de l’Antiquité », Colloque, Calenda, publié le vendredi 20 juillet 2012, http://calenda.revues.org/nouvelle24808.html ou le site http://ausonius.u-bordeaux3.fr/new/index.php/manifestations

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Les Trois Républiques

Posted by Hervé Moine sur 18 juillet 2012

Les Trois Républiques

Platon, Diogène de Sinope et Zénon de Citium

21 et 22 septembre 2012

Paris Sorbonne

ActuPhilo vous annonce le déroulement d’un colloque international sur « Les Trois Républiques : Platon, Diogène de Sinope et Zénon de Citium », les 21 et 22 septembre prochain, à l’Amphi Quinet en Sorbonne.

Ce colloque est organisé par Suzanne Husson et Juliette Lemaire de Paris-Sorbonne, grâce au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique UMR 8061 CNRS – Univ. Paris-Sorbonne – ENS Ulm et avec le soutien de l’Université de Paris-IV Sorbonne (Conseil Scientifique, École Doctorale V « Concepts et langages », EA 3552) avec la participation notamment de Jean-Baptiste Gourinat, Luc Brisson et Olivier Renaut.

Les temps forts du programme

=> Vendredi 21 Septembre 2012

Fondements philosophiques et politiques des trois Républiques sous la Présidence : Malcolm Schofield de l’Université de Cambridge

  • Franco Trabattoni de l’Université de Milan : «L’interprétation de l’héritage de Socrate dans les Républiques de Platon, Zénon et Diogène»
  • Louis-André Dorion de l’Université de Québec : « L’autarcie au fondement de la cité »
  • Christopher Rowe de l’Université de Durham : « The Four Republics »

Pratiques sociales dans les trois Républiques sous la Présidence de Jean-Baptiste Gourinat du CNRS

  • Valéry Laurand de l’Université de Bordeaux 3 : « Aspects contrastifs du lien social dans les trois républiques »
  • Olivier Renaut de l’Université de Paris Ouest-Nanterre : « Le sexe en commun : pratiques et régulations sexuelles dans les trois Républiques »
  • Suzanne Husson de l’Université de Paris-Sorbonne : « Le culte des dieux dans les trois Républiques »

=> Samedi 22 Septembre 2012

Platon-Diogène-Zénon, médiations et ruptures sous la Présidence de Suzanne Husson de l’Université de Paris IV le matin et de Juliette Lemaire du CNRS l’après-midi

  • Luc Brisson du CNRS : « La question de la famille dans la République de Platon et chez Diogène le cynique »
  • Robert Bees de l’Université de Tübingen : « Zenons Politeia. Eine neue Deutung »
  • Marie-Odile Goulet-Cazé du CNRS : « A propos de deux interprétations divergentes des Républiques de Diogène et de Zénon »
  • Tiziano Dorandi du CNRS : « Les Politeiai de Diogène le Cynique et de Zénon de Citium dans le témoignage de Philodème de Gadara : nouvelles considérations et réflexions »
  • Christelle Veillard de l’Université de Paris Ouest-Nanterre : «L’influence de Platon sur Diogène de Babylonie »
  • Jean-Baptiste Gourinat du CNRS : « ‘‘N’espère pas la République de Platon’’. Le rapport de Marc Aurèle et la tradition stoïcienne à la République de Platon »

Pour plus d’information sur ce colloque aller sur le site du Centre Léon Robin par le lien suivant :

http://www.centreleonrobin.fr/index.php/component/content/article/30-recherche/colloques/55

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l’existence philosophique d’Henri Maldiney

Posted by Hervé Moine sur 14 juillet 2012

Henri Maldiney : une existence philosophique - 12 octobre 2012

Henri Maldiney

Une existence philosophique

Henri Maldiney : une existence philosophique

Traversée phénoménologique

12 octobre 2012

de 9h à 17h30

à l’Amphithéâtre Huvelin de l’Université Jean Moulin

Colloque organisé par l’IRPhiL (Université Lyon 3) avec le soutien de la clinique Villa des Roses et du laboratoire Santé, Individu, Société (SIS) et organisé par Jean-Philippe Pierron doyen de la Faculté de Philosophie, Université Jean Moulin Lyon 3 et Pierre Mathey, Association internationale Henri Maldiney

Au programme du colloque

  • Architecture de la présence et présence de l’architecture
  • Esthétique et psychiatrie

Pour tout renseignement supplémentaire vous pouvez contacter Valentina Tirloni, coordinatrice scientifique à L’IRPhiL EA 4187 – Institut de Recherches Philosophiques de Lyon, 18 rue Chevreul – 69007 Lyon ; valentina.tirloni@univ-lyon3.fr

Henri Maldiney : © Rajak Ohanian

Biographie de Henri Maldiney

par  Jean-Pierre Charcosset,

Président de l’AIHM

Association Internationale Henri Maldiney

Henri Maldiney est né à Meursault en 1912, a été élevé en Franche-Comté. Cela suffit peut-être à rendre compte de son accent, mais non de la singularité de sa parole et de ce qu’on a pu appeler son « tremblement de rectitude ». Homme de parole d’abord, Henri Maldiney n’a été auteur d’une œuvre écrite que tardivement. C’est donc à travers son enseignement à l’Institut des Hautes Etudes de Gand puis à l’Université de Lyon qu’il a marqué des générations d’étudiants en psychologie (puis anthropologie phénoménologique), esthétique et philosophie.

Lycéen à Besançon puis à Lyon – c’est là qu’il fut l’élève de Pierre Lachièze-Rey – normalien, agrégé de philosophie, Henri Maldiney a connu en outre l’expérience de l’Oflag : il en rapportera un exemplaire de Sein und Zeit ! Mais comment dire une vie de travail obstiné, la formation d’une pensée qui paraît se développer sur plusieurs versants alors qu’elle se veut résolument une ?

Même si ce n’est pas la solution la plus heureuse, restant fatalement extérieure, une possibilité consiste à dire ici quelques-unes des rencontres qui furent pour lui décisives et, à l’origine, de longues amitiés. Jacques Schotte (que l’on peut considérer comme le plus ancien de ses anciens élèves) lui permettra de rencontrer, en particulier Ludwig Binswanger ( le « père » de la Daseinsanalyse) et Roland Kuhn (qui fut à l’origine de la découverte des effets antidépresseurs de l’Imipramine); avec Oury et Tosquelles ils participeront aux riches débats sur la psychothérapie institutionnelle, Henri Maldiney prenant fermement position contre les thèses de Lacan ; plus tard Schotte favorisera la rencontre avec Gisela Pankow puis avec Leopold Szondi (fondateur de l’analyse du destin) qui s’inscriront dans la même direction : celle d’une anthropologie fondamentale, permettant comme le dit le titre de l’un de ses grands livres de « penser l’homme et la folie ».

Ami des peintres Duvillier, Bazaine et peut-être surtout Tal Coat, Henri Maldiney a, sitôt après la guerre, travaillé avec Georges Duthuit. C’est cette proximité qui lui permet non pas, comme beaucoup prétendent le faire, parler de la peinture mais, selon l’expression de Jean Bazaine, « parler peinture »… ajoutant parfois : « comme un peintre peut en parler ».

Ami de longue date de Francis Ponge ( au travail de qui deux de ses ouvrages sont consacrés), Henri Maldiney deviendra celui d’André du Bouchet – de nombreux textes de l’un et de l’autre témoignent de leur dialogue.

Dans l’un de ses derniers ouvrages, François Cheng, pour sa part, parle de son « maître et ami Henri Maldiney »; ils ont eu plus d’une fois l’occasion de vérifier leurs convergences de vues tant sur la peinture que sur la poésie chinoises.

Il faudrait ajouter à ces noms ceux de quelques guides de haute montagne s’adressant à lui comme à un des leurs. Henri Maldiney, alpiniste, a fait de la Barre des Ecrins un de ses “hauts lieux”.

Toujours est-il que quel que soit le prestige qu’on accorde aux porteurs de ces noms propres, Henri Maldiney – quel qu’ait été le terrain de leur rencontre – a toujours été avec eux de plain-pied.

C’est finalement au plan philosophique que Henri Maldiney peut paraître le plus seul. On peut facilement dire de lui qu’il est phénoménologue, mais encore faudrait-il reprendre à sa suite la question qu’il a posée un jour : Vers quelle phénoménologie (de l’art) ? Son débat avec Heidegger, aujourd’hui encore, n’a pas de cesse. Sa gratitude à l’égard de l’homme Ricoeur n’est pas la marque d’une véritable proximité intellectuelle. Finalement, ses véritables contemporains sont les Grecs (il est grand connaisseur de leur langue) – à commencer par les Présocratiques.

Pensée en marche, pensée en marge, la pensée de Maldiney est aujourd’hui reprise, traduite par de nouvelles générations de chercheurs – tant à l’étranger qu’en France. Il arrive toutefois qu’à vouloir la traduire on coure le risque de la trahir. En revanche nous sommes nombreux à considérer que les voies qu’elle ouvre méritent toujours d’être reprises.

Jean-Pierre Charcosset, Président de l’AIHM

=> Pour en savoir davantage sur Henri Maldiney, on pourra consulter avec profit le site de l’Association Internationale qui les est consacré : http://maldiney.wordpress.com/maldiney/

Pour obtenir les ouvrages de Henri Maldiney

Regard parole espaceHenri Maldiney

Regard Parole Espace

L’âge d’homme, Lausanne 1973

Depuis 1973, date de la publication du premier livre d’Henri Maldiney, sa pensée, d’oeuvre en oeuvre, ne cesse de faire voir le réel comme ce qu’on n’attendait pas. Le moment est donc venu, recueillant la diversité des textes, de déployer l’unité de cette pensée. Telle est la vocation de ces Oeuvres philosophiques. Regard Parole Espace, paru pour la première fois en 1973, rassemble une série d’essais rédigés, pour les plus anciens, dès le début des années 1950. Qu’ils portent thématiquement sur la peinture ou sur la psychiatrie, tous ont pour foyer central le souci de penser notre ouverture au monde à partir du sentir et de sa nécessaire spatialisation, là où la parole s’enracine. Il résulte d’une telle approche, se dressant contre toute tentation objectivante pour faire droit à la question de la forme et du rythme dans ses différentes manifestations, un renouveau de la phénoménologie. C’est pourquoi ce livre d’Henri Maldiney, très vite devenu un ouvrage de référence, s’est imposé d’emblée comme une radicale méditation de l’existence et de ses épreuves. Le lecteur trouvera, dans cette nouvelle édition, les reproductions de quelques oeuvres d’art abordées par l’auteur.

 

Penser l'homme et la folieHenri Maldiney

Penser l’homme et la folie

Editions Jérome Millon 1991

 

Penser l’homme et la folie : dans ce recueil d’études où s’est condensée, au fil des dernières années, sa réflexion, Henri Maldiney se propose de penser ensemble l’énigme de l’humanité et l’énigme de la « catastrophe » qui survient à certains d’entre nous. Double décentrement de la pensée, qui la met à la fois hors de l’anthropologie, fût-elle philosophique, et de son envers dans les théories psycho-pathologiques. Double décentrement où s’éprouvent donc au mieux la tradition philosophique et en particulier celle qui est issue de Heidegger et la tradition de la Daseins-analyse et de la Schicksalsanalyse, telle qu’elle est représentée par Binswanger, Straus. Minkowski, von Weizsücker et Szondi.
Dans une démarche authentiquement phénoménologique, où il s’agit de retourner à la « chose même » de l’humain et de la folie, de penser en va-et-vient de l’énigme à penser à ce qui en a été dit, Henri Maldiney dégage, par sa conception toute nouvelle de la transpossibilité et de la transpassibilité, une « compréhension » globale du phénomène humain qui le rend moins intraitable que par le passé. Le « séisme » de la folie, montre-t-il, vient d’un énigmatique court-circuit de la transpossibilité et de la transpassibilité, qui est seul propre à les mettre véritablement en relief comme la dimension profonde et cachée de notre expérience : celle de l' »événement » ou de l’émergence du nouveau, de la surprise de l’inattendu. La transpassibilité est une « possibilité » qui nous excède, en ce qu’elle fonde toute possibilité pour nous d’exister, parce qu’elle est en deçà de tout projet, transpossibilité de l’accueil – et de l’accueil transpassible -, y compris de l’accueil par nous-mêmes, de nous-mêmes. « Le réel répète Henri Maldiney comme un leitmotiv qui traverse tout l’ouvrage-, est toujours ce qu’on n’attendait pas ».

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Des mots pour les maux de la société : inégalités, injustices, violences sociales

Posted by Hervé Moine sur 20 mai 2012

Centre de Culture Scientifique, Technique et IndustrielleInégalités et violences sociales :

« Dire l’injustice »

Du 31 mai au 2 juin 2012

Université de Poitiers

En partenariat avec l’espace Mendès-France (Poitiers), L’Observatoire des inégalités et la revueRaison publique et avec le soutien de la Région Poitou-Charentes, du Grand Poitiers, de l’Université de Poitiers, du laboratoire Forell, de l’Équipe d’Accueil MAPP, et de l’Association culturelle de l’UFR Lettres et Langues. L’entrée est libre.

« À quoi reconnaît-on l’injustice d’une société ? Depuis le début des années 1980, un pan important de la recherche contemporaine et une part non moins significative des discours relayés ou construits par la littérature, l’art et les médias ont répondu à cette question essentiellement à travers le prisme de la misère et de l’exclusion. Tout en s’inscrivant dans la continuité de cette préoccupation éthique et politique, ce colloque tentera de penser dans un cadre plus vaste l’injustice sociale et ses représentations. Plutôt que la seule catégorie de l’exclusion, c’est la notion d’inégalité qui nous permettra d’interroger le caractère juste ou injuste de l’ordre social pris dans son ensemble. Plutôt que la figuration de l’opprimé en tant qu’exclu du champ social, ce sont les représentations de l’écart, de la cohabitation, des « misères de position » qui se trouveront au centre de la réflexion. L’ambition sera ici de saisir et de questionner, dans l’écriture et la forme elles-mêmes, telle que celles-ci se déploient en philosophie, en littérature, en art et dans le champ des sciences sociales, la diction de l’inégalité et le répertoire des perceptions, émotions, sentiments, représentations et idéaux à travers lequel elle se constitue comme injustice et comme violence. En proposant une analyse critique des représentations dominantes, des formes artistiques et des discours savants, on réfléchira ainsi autant aux mécanismes à travers lesquels se construisent des figurations communes de l’injustice qu’à la forme non pleinement figurée de la violence sociale (forme partielle, partiale, perverse, opaque, etc.). »

Contacts :

Au programme du colloque

Un colloque sur les inégalités et les injustices ne saurait se concevoir à l’écart du public. Toutes les communications seront donc conçues dans la mesure du possible dans un esprit d’ouverture au public non spécialiste et seront prolongées par un débat sous forme de table ronde.

Jeudi 31 mai 2012

  • 18h30-20h, conférence d’ouverture du colloque, Maison de la Région : Pierre Rosanvallon (Professeur au Collège de France), suivie d’un apéritif dînatoire.

Vendredi 1er juin 2012

  • Matinée, 9h-11h, Espace Mendès-France :

INJUSTICES ET SOUFFRANCES SOCIALES : REPENSER LES INEGALITES

Les représentations traditionnelles des inégalités associaient l’inégalité à la lutte des classes ou limitaient la souffrance sociale à l’expérience des exclus. Comment repenser les inégalités dans un cadre élargi, qui permette d’appréhender l’ensemble des expériences contemporaines de l’injustice ?

Président de séance : Patrick Savidan (Pr. de philosophie, Université de Poitiers)

Intervenants : Anne-Laure Bonvalot (doctorante en Littérature espagnole, Université Montpellier III), Nicolas Duvoux (MCF sociologie, Université Paris Descartes), Louis Maurin (directeur de l’observatoire des inégalités).

11h-12h30 : Représentations théâtrales des inégalités, espace Mendès-France : rencontre avec Didier Bezace (acteur, metteur en scène, directeur du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers) animée par Monique Le Roux (MCF Littératures comparées à l’Université de Poitiers, critique théâtrale à La Quinzaine Littéraire).

  • Après-midi, 14h-16h30, Espace Mendès-France :

DE L’INEGALITE COMME INJUSTICE, CONSTRUCTIONS D’UN IMAGINAIRE COMMUN

Comment se construit l’imaginaire commun des violences sociales d’une époque ? Quels sont les instruments de légitimation qui participent à la reconnaissance d’une inégalité comme injustice, ou qui conduisent inversement à masquer certaines souffrances sociales ? Quels sont les rôles des écrivains, des artistes, des experts ou des témoins ?

Président de séance : Emmanuel Bouju (Pr de Littérature comparée, Université de Rennes II)

Intervenants : Christine Baron (Pr. de Littérature comparée, Université de Poitiers), Jean-Paul Engélibert (Pr. de Littérature comparée, Bordeaux 3), Sylvie Laurent (MCF Littérature américaine Sciences po, Harvard), Ruwen Ogien (philosophe, directeur de recherche CNRS, CERCES).

20h30, Filmer les inégalités, TAP Cinéma : projection du film de Sylvain George, Qu’ils reposent en révolte, suivie d’un débat avec le réalisateur animé par Marie Martin (MCF études cinématographiques, Poitiers).

Samedi 2 juin 2012

  • Matinée, 10h-12h30, Espace Mendès-France

OBSERVER LES INEGALITES

Quoi de commun entre l’expérience de la pauvreté dans un pays développé et dans un pays du tiers-monde ? Quels liens entre inégalités sociales et inégalités sexuelles, raciales, territoriales ? Quels instruments statistiques, rhétoriques ou artistiques pour appréhender l’écart et la similitude des situations de souffrance sociale ?

Président de séance : Cédric Rio (Observatoire des inégalités,  coordonnateur de Inequality Watch)

Intervenants : Vincent Bonnecase (historien, Chargé de recherche CNRS, section 40 Science politique et sociologie des organisations), Coline Cardi (MCF en sociologie, Université Paris 8), Raphaëlle Guidée (MCF en littérature comparée, Université de Poitiers), Wilfried Serisier (Institut français de géopolitique).

  • Après-midi, 14h30-17h, Espace Mendès-France

EPROUVER L’INJUSTICE SOCIALE

Quels sont les idées, les idéaux, les émotions qui peuvent nous conduire à voir dans un écart donné une forme inacceptable d’inégalité ? Comment articuler émotions et action, éthique et politique ?

Présidente de séance : Raphaëlle Guidée (Université de Poitiers)

Intervenants : Solange Chavel (MCF philosophie, Université de Poitiers), Lucie Campos (Docteure en littérature comparée, Paris 8), Inès Cazalas (Docteure en Littérature comparée, ATER à l’Université de Provence), Marie Martin (MCF Etudes cinématographiques, Université de Poitiers).

18h-20h, Vernissage de l’exposition « Photographier les inégalités » au Plan B (30-32, Blvd du Grand Cerf, Poitiers) : apéritif de clôture du colloque et remise des prix du concours photo.

Adresse : Université de Poitiers,15 rue de l’Hôtel Dieu86000 PoitiersEspace Mendès France1 place de la Cathédrale, 86000 POITIERS

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Quelle est notre attitude face à une personne vulnérable ?

Posted by Hervé Moine sur 11 novembre 2011

La vulnérabilité : danger ou richesse ?  Photo DR

La vulnérabilité : danger ou richesse ? Photo DR

Colloque international de Bioéthique

« la vulnérabilité »

à Paray-le-Monial

du 11 au 13 novembre 2011

Du 11 au 13 novembre se déroulera un colloque organisé par Bioéthique et vie humaine dans le cadre des activités d’amour et vérité.

Le thème retenu pour cette année est celui de la vulnérabilité avec cette interrogation danger ou richesse.

Quelle est notre attitude face à une personne vulnérable, quelle est celle de la société, comment l’accueillir et quelle est la position chrétienne face à cette thématique.

Pour apporter des éléments de réponses à cela, les organisateurs ont invité Mgr d’Ornellas, Catherine Perrotin, Pierre-Yves Gomez, et le père Christophe Liony. Des ateliers concernant le sujet et plus largement les questions de bioéthique se dérouleront tous les jours ainsi que des temps de rencontres et de partage.

Programme des conférences

Vendredi 11 : 14 h 45-16 h 15 : Mgr d’Ornellas, Les enjeux de l’accueil de la personne vulnérable.

Samedi 12 : 9 h à 10 h 30 : conférence 2, Pierre-Yves Gomez, vulnérabilité et société, de 16 à 1 7 h 30 : conférence 3 : Catherine Perrotin, Reconnaître la vulnérabilité, un enjeu de responsabilité.

Dimanche 13 : 9 h 15 : père Christophe Liony, Le sens chrétien de la vulnérabilité.

Inscriptions et renseignements, Emma 03 85 81 62 22.

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