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Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Archive for the ‘conférence’ Category

Conférence. « Sciences, liberté et loisir : Platon et l’ANR »

Posted by Hervé Moine sur 21 janvier 2016

Le temps et la liberté sont-ils nécessaires voire spécifiques à l’activité scientifique ? et, si oui, pourquoi ?

Pour y réfléchir, il conviendra d’examiner la genèse de cette thèse chez Platon, dans la digression du Théétète, en la replaçant dans son contexte politique et philosophique, puis on se demandera si elle est, oui ou non, “périmée” à partir de divers épisodes de l’histoire des sciences jusqu’à notre époque. Tel est en résumé ce dont il sera question dans la conférence de Thomas Benatouïl intitulée « Science, liberté et loisir : Platon et l’ANR », dans le cadre d’une séance du séminaire de l’UFR Humanités, mardi 26 janvier, à 17h15, à la salle A3 363 à l’Université de Lille 3.

Thomas Benatouïl est professeur de philosophie à l’Université de Lille 3 (UFR Humanités / département Philosophie, laboratoire STL)

En savoir davantage sur Thomas Benatouïl : http://stl.recherche.univ-lille3.fr/sitespersonnels/benatouil/accueilbenatouil.html

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Cycle de conférences Entrer en « raisonnance » Saison 2013-2014

Posted by Hervé Moine sur 6 novembre 2013

Université Catholique de Lyon

Communiqué le 06/11/2013

Le cycle de conférences créé en 2012 par la Faculté de Théologie et la Faculté de Philosophie de l’Université Catholique de Lyon, revient pour une deuxième édition. Pour cette année ce cycle propose un regard croisé grâce à des approches riches et variées : spiritualité, littéraire et artistique, scientifique et éthique, sciences du langage et informatique, science et foi. Les chercheurs rendent ainsi accessible, à tous, leur travail.

Pour cette nouvelle saison 6 dates à retenir, trois pour la Faculté de Théologie et trois pour la Faculté de Philosophie. Pour la théologie le 14 novembre 2013, le 13 février et le 10 avril. Pour la philosophie, le 12 décembre, le 20 mars et le 22 mai.
Ces conférences auront de nouveau lieu les jeudis soir à la bibliothèque universitaire du site Bellecour de l’Université Catholique de Lyon, 25 rue du Plat, Lyon 2ème. Cette année un nouvel horaire, de 19h30 à 21h00.

La première conférence du cycle aura lieu le 14 novembre. Elle sera organisée par la Faculté de Théologie et  servira de conclusion à la journée d’étude organisée par le Centre Chrétien pour l’Étude du Judaïsme : Le bonheur dans le judaïsme : bonheur et sagesse.
La conférence peut être suivie indépendamment de la journée d’étude.

Inscriptions pour le cycle entier 20 euros, ou 5 euros par conférence, auprès de la Faculté de Philosophie, philo@univ-catholyon.fr, ou de la Faculté de Théologie, theo@univ-catholyon.fr.

>> Demande de renseignements

En savoir plus : www.univ-catholyon.fr/ecoles-fac-instituts/faculte-de-theologie/le-livre-de-ruth-entre-exegeses-et-representations–1086

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La Pop Philosophie, le degré zéro de la philosophie ?

Posted by Hervé Moine sur 22 octobre 2013

Pop philosophie : « Extraire des concepts philosophiques d’un concert de Jimi Hendrix »

Article Elodie Crézé paru le 21 octobre sur MarsActu

Après un voyage à Paris puis à Bruxelles, la Semaine de la Pop philosophie débarque à Marseille pour une série de conférences très rock’n roll mais néanmoins sérieuses sur « Tintin au pays de l’ordre » et « Peut-on jouir de tout ? ». Jacques Serrano, le fondateur du festival nous a présenté le concept.

La pop philosophie a été inventée par le philosophe Gilles Deleuze dans les années 1970. « Il a eu une très belle idée d’artiste, extraire des concepts philosophiques d’un concert de Jimi Hendrix ou de films de série B. » Même si Gilles Deleuze a peu développé cette notion de Pop philosophie, Jacques Serrano a été amené à reprendre ce terme, à l’associer à un festival du même nom et à l’étendre. « De plus en plus de jeunes philosophes sont amenés aujourd’hui à réfléchir sur des objets qui relèvent du divertissement, considérés comme vulgaires, grossiers par la haute culture ». Exemple, cette année, le phénomène des films catastrophes est abordé d’un point de vue philosophique. Mais n’est-ce pas là le degré zéro de la philosophie?

Justement, répond Jacques Serrano, « plus l’objet nous est familier, populaire, plus on peut plus facilement franchir la porte de la rencontre avec la philosophie ». Mais dans le même temps, « les intervenants qui sont des philosophes agrégés ne vulgarisent pas leur propos, même s’ils s’adaptent à leur public qui ne vient pas forcément de l’université ». Les débats restent sérieux, que l’on parle de Gaston Lagaffe, de la culotte de Madonna, de la métaphysique de la clope ou encore des Trente glorieuses au miroir des Tontons flingueurs. Par contre, la forme de la conférence est originale. « Nous avons repensé la forme des échanges. Ainsi, le philosophe va déambuler dans la salle, tandis qu’un DJ diffusera des sons, et il fera des sortes de micro-trottoirs. Il n’attend pas que vous posiez une question, il va vous en poser ». On est prévenu.

Toute la programmation marseillaise est à retrouver en ligne. Dès ce soir, au Mucem, rendez-vous à 21 h pour aborder avec une historienne, un journaliste et des philosophes la question de « Sommes-nous dans un nouveau moment philosophique ? »

Par Elodie Crézé, le 21 octobre 2013

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Agir pour le « care ». Liens entre philosophie et soin

Posted by Hervé Moine sur 6 août 2012

Des concepts pour penser le soin

La plateforme Ethique du Centre hospitalier Sainte-Anne et les animateurs de « Agir pour le care » poursuivent leur exploration des liens existant entre philosophie et soin. Chaque mois à partir de septembre se tiendront des moments de réflexion et d’échanges, ouverts à tous, dans l’esprit du séminaire « Approches philosophiques des figures du soin » organisé en 2010.

Agenda

19 septembre 2012 – L’ai-je bien techniqué ? Du système technicien au Gestell

  • Dominique FOLSCHEID, professeur émérite de philosophie, fondateur du master et doctorat de philosophie pratique – Université Paris-Est Marne-la-Vallée

31 octobre 2012 – Le dépistage relève t-il du soin ou du marché ?

  • Didier SICARD, professeur émérite, Université Paris Descartes

21 novembre 2012 – Le care, entre éthique et politique

  • Marie GARRAU, agrégée et docteure en philosophie

19 décembre 2012 – Littérature et vie morale

  • Solange CHAVEL, maître de conférences en philosophie à l’Université de Poitiers

16 janvier 2013 – La vulnérabilité : ces limites où tout s’inverse ?

  • Olivier ABEL, professeur de philosophie éthique à l’Institut protestant de théologie de Paris

Informations pratiques

Ces conférences se tiendront de 18 h à 20 h aux dates indiquées, sur le site de l’amphithéâtre Morel, pavillon Magnan

CHSA, 1, rue cabanis, 75014 Paris

L’inscription est obligatoire :

conference.plateforme.ethique@ch-sainte-anne.fr

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L’animal, atelier de philosophie

Posted by Hervé Moine sur 20 mai 2012

Cycles de Conférences

La philosophie et l’animal

L’animal par Didier Heulot

Les lundis 21 mai, 28 mai et 04 juin 2012

Lorsque je regarde mon chat, il me laisse perplexe. Autant je peux croire, un instant, qu’il me regarde, que je suis dans sa ligne de mire, visé par ses yeux et son esprit, au point que l’envie me vient de lui parler, de lui sourire, comme si son regard était une attente, un souhait exprimer de ne pas le laisser seul. Autant, l’instant suivant, je suis repris par ce même regard et je suis désillusionné, car il n’est plus un regard, mais un objectif d’appareil photo ou une optique mécanique et froide, et il faut que je me rende à l’évidence, il ne me regarde pas, il ne me vise pas, ou si je veux vraiment qu’il me regarde alors j’ai affaire à un regard qui me cherche comme s’il ne me voyait pas, il se tourne dans ma direction mais ne me voit pas, ou en tout cas ne me voit pas comme je vois, son œil est trop fixe, trop froid, il n’est pas humain.

Ne sommes-nous pas toujours dans ce balancement avec l’animal, hésitant sans cesse entre une commune nature avec nous et une étrangeté irréductible ? Descartes, contre Montaigne, a voulu résoudre le problème en prenant les animaux pour des machines : non qu’ils le soient vraiment, mais on peut sans doute s’en contenter. La reprise chrétienne par Malebranche scellera définitivement le sort des animaux : ce sont de pures mécaniques innocentes. Il faudra attendre 1789 et Jérémy Bentham pour qu’une souffrance animale soit possible, envisagée, conçue et ayant pour conséquences des droits animaux. Mais le droit est ambigu, la nature de l’animal n’est toujours pas déterminée, que sont-ils ou « qui sont-ils ? »

C’est la phénoménologie de Heidegger qui nous mettra sur la voie : l’animal est pauvre en monde et, définitivement, différent de moi. Qu’est-ce qui rend impossible une continuité entre lui et moi ? Qu’est-ce qui, pourtant, n’en fait pas un étranger absolu ? N’est-il pas ce type particulier d’altérité, qui n’est ni l’altérité de l’autre homme, ni l’altérité complète ? Peut-on sans excès lui attribuer le rang et la dignité d’un sujet ?

Il faudra aussi revoir notre attitude, à partir de cette ignorance : avons-nous tous les droits envers ceux qui n’en ont pas ? La question des droits animaux est-elle fondamentale ? Ne faut-il pas plutôt revoir notre attitude envers eux et envisager une communauté avec ceux dont, il faudra le reconnaître une bonne fois, on ne peut se passer ?

Bibliographie :

L’animal-machine.

  • DescartesLettre au Marquis de Newcastle, Lettre à Morus du 5 février 1649 et Discours de la méthode, 5ème partie, dans Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1953.
  • MontaigneLes Essais, livre II chap. XII, Apologie de Raimond Sebond, dans Œuvres complètes,Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris,1962.

L’animal comme sujet, entre la machine et l’homme.

  • HusserlLe monde et nous. Le monde environnant des hommes et des bêtes. Husserliana XV, 1934.
  • Martin HeideggerLes Concepts fondamentaux de la métaphysique, Gallimard, Paris, 1992.
  • Elisabeth de FontenayLe Silence des bêtes : la philosophie à l’épreuve de l’animalité. Fayard, Paris, 1998.
  • Jacques DerridaL’Animal donc que je suis. Galilée, Paris, 2006.
  • Dominique LestelL’Animal est l’avenir de l’homme. Fayard, Paris, 2010.
  • Etienne BimbenetL’Animal que je ne suis plus. Folio-Essais, Gallimard, Paris, 2011.

Des droits animaux ?

  • Tom ReganThe Case for Animal Rights, Berkeley, University of California Press, 1983.
  • Peter SingerLa Libération animale, Grasset, Paris,1993.
  • Jonathan Safran FoerFaut-il manger les animaux ? Éditions de l’Olivier, Paris, 2010.
  • Françoise ArmengaudRéflexions sur la condition faite aux animaux, Kimé, Paris, 2011

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Rhétorique et langage : l’usage commun de la vie » chez Sextus Empiricus

Posted by Hervé Moine sur 5 mars 2012

Conférence sur Sextus Empiricus

Le 7 mars 2012

à l’Université d’Aix-en-Provence

Par Emidio SPINELLI

(Università degli Studi di Roma « La Sapienza », Italie)

« Rhétorique et langage : l’usage commun de la vie » chez Sextus Empiricus »

Cette conférence a lieu à 18 heures à la salle des professeurs au deuxième étage. Elle est organisée par l’Institut d’histoire de la philosophie (EA 3276), le Centre d’études sur la pensée antique « kairos kai logos » et le Séminaire d’Histoire de la philosophie ancienne.

Emidio SPINELLI

Emidio SPINELLI

Le Conférencier en bref

Emidio Spinelli, est spécialiste de la philosophie antique et en particulier du Pyrrhonisme et de la pensée de Sextus Empiricus, sur laquelle a porté sa thèse. En outre, iIl a publié de nombreux articles et monographies sur divers sujets de la philosophie antique, les prrésocratiques, les atomistes, Socrate, Platon, les stoïciens, épicuriens. Il s’est particulièrement concentré sur le courant scepticisme néo-pyrrhonien.

 

Adresse :

Université d’Aix-Marseille

Centre des Lettres et Sciences humaines

29, avenue Robert-Schuman

13621 Aix-en-Provence cedex 1

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Sciences et Foi de part et d’autre

Posted by Hervé Moine sur 13 novembre 2011

La science et Dieu : Entre croire et savoir

Conférence par Véronique Le Ru

Mardi 15 novembre 2011 à 18h

à l’ENS de Lyon – Site Jacques Monod – Amphithéâtre Schrödinger

L’association ConférENS a le plaisir de vous inviter à sa prochaine conférence par Véronique Le Ru, philosophe, agrégée de philosophie et maître de conférences à l’Université de Reims Champagne Ardenne.

La nature est  » objective  » et non pas projective  » et c’est objectivement que la science doit enquêter. Tel est l’énoncé du postulat d’objectivité formulé par Galilée et Descartes au XVIIe siècle qui a libéré la science du joug de la théologie et de la religion.

Si l’on considère l’ampleur du mouvement créationniste qui veut actuellement s’immiscer dans l’enseignement des sciences, il est important de rappeler que la science d’un côté et, de l’autre, le domaine de la foi et de l’idéologie, ont des droits séparés.

Revenir au moment de la formulation du postulat d’objectivité pour enquêter sur la manière dont la science s’est construite par l’affirmation de son autonomie est là un moyen utile pour contrecarrer toute tentative de brouiller les cartes entre croire et savoir.

La conférence sera suivit d’un pot afin de prolonger la discussion avec le conférencier.

Véronique Le Ru

Véronique Le Ru

Véronique Le Ru est maître de conférences habilitée en philosophie à l’université de Reims. Ancienne normalienne (ENS de Saint-Cloud), elle est agrégée de philosophie.

Après son doctorat sur d’Alembert qui lui est apparu comme un héritier philosophique de Descartes et l’héritier scientifique de Newton, elle a étudié la manière dont Descartes a été reçu en France après sa mort de 1650 à 1750.

Véronique Le Ru a principalement voyagé dans la philosophie de l’’âge classique, tout en prenant le temps d’écrire plusieurs ouvrages :

« D’Alembert philosophe"" Jean Le Rond d’Alembert philosophe, Paris, Vrin, 1994.

« La Crise de la substance et de la causalité : Des petits écarts au grand écart cartésiens au grand écart occasionaliste"" « , Paris, CNRS Éditions, 2003.

« Voltaire newtonien : Le combat d’un philosophe pour la science"", Paris, Vuibert-Adapt, 2005.

« Subversives Lumières : L’Encyclopédie comme machine de guerre"", Paris, CNRS Éditions, 2007.

« La vieillesse : De quoi avons-nous peur ?, Paris, Larousse, coll. « Philosopher », 2008.

« La Nature, miroir de Dieu : L’ordre de la nature reflète-t-il la perfection du créateur ?, Paris, Vuibert-SFHST, 2009.

Présentation et annotations du Philosophe ignorant de Voltaire, Paris GF, 2009.

La science et Dieu – entre croire et savoir, Paris, Vuibert-Adapt, 2010.

Véronique Le Ru

La science et Dieu

Entre croire et savoir (octobre 2010)

Vuibert ADAPT-SNES

Présentation de l’éditeur

Pourquoi s’intéresser aujourd’hui au problème de la science et de Dieu ? Pourquoi revenir au moment où les savants ont remplacé la question traditionnelle des causes filiales – pourquoi tel phénomène ? – par la question des causes efficientes : comment se produit tel phénomène ? La nature est  » objective  » et non pas projective  » ; et c’est objectivement que la science doit enquêter. Tel est l’énoncé du postulat d’objectivité. Formulé par Galilée et Descartes au XVIIe siècle, il a libéré la science du joug de la théologie et de la religion.

Si l’on considère l’ampleur du mouvement créationniste qui veut actuellement s’immiscer dans l’enseignement des sciences autant que dans la théorie et la pratique scientifiques, il est important de rappeler que la science d’un côté et, de l’autre, le domaine de la foi et de l’idéologie, ont des droits séparés.

Revenir au moment de la formulation du postulat d’objectivité pour enquêter sur la manière dont la science s’est construite par l’affirmation de son autonomie et de son indépendance à l’égard de toute référence à Dieu, c’est là un moyen utile pour contrecarrer toute tentative de brouiller les cartes entre croire et savoir.

Se procurer l’ouvrage de Véronique Le Ru La science et Dieu 

Véronique Le Ru

La Nature, miroir de Dieu

L’ordre de la nature reflète-t-il la perfection du créateur ?""

Paris, Vuibert-SFHST, 2009.

Présentation de l’ouvrage de Véronique Le Ru : « La Nature, miroir de Dieu : L’ordre de la nature reflète-t-il la perfection du créateur ?""

Des savants comme Descartes et Fermat débattent alors d’un problème d’optique, celui du trajet des rayons lumineux. L’enjeu de cette dispute la lumière choisit-elle le chemin le plus court ou le plus prompt ? ( question à laquelle Descartes répond que la lumière ne choisit rien ), donne lieu au problème dit  » de moindre action « .

La nature, en général, agit-elle selon les voies les plus simples ou bien les plus économes ? Cherche-t-elle à dépenser le moins possible d’action ?

En prolongeant l’interrogation vers l’usage des principes d’économie et de simplicité dans la science, d’autres savants comme Leibniz, Maupertuis ou Euler poursuivent la réflexion sur le rapport que la science entretient avec la métaphysique.

Ce débat continue aujourd’hui d’opposer ceux qui, en séparant la science de la métaphysique, privilégient le postulat d’objectivité, à ceux qui, partisans de la recherche des causes finales, veulent marier la raison et la foi.

Se procurer l’ouvrage de Véronique Le Ru : La Nature, miroir de Dieu : L’ordre de la nature reflète-t-il la perfection du créateur ?"" 

Rappelons notre article du 23 février dernier « Dieu ou la science ou y a-t-il un grand architete dans l’univers ? »

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Qu’est-ce qu’être gentil aujourd’hui dans notre monde ?

Posted by Hervé Moine sur 13 novembre 2011

Le 13 novembre 2011

3ème édition de la Journée de la gentillesse

Touche mon coeur

C’est la troisième édition de la Journée de la Gentillesse lancée en France par le magazine « Psychologies ». Cette année, pendant une journée, « le monde professionnel » et les « écoles » sont visés, avec « le lancement de l’Appel à plus bienveillance au travail et et les écoles avec la création de la valisette Spéciale Gentillesse. » http://journee-de-la-gentillesse.psychologies.com/

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Le 13 novembre, je l’ignorais, est la Journée de la Gentillesse. Il y a une journée pour tout alors pourquoi pas de la gentillesse. Cela ne mange pas de pain comme on dit. Une journée de la gentillesse, cela apparaît gentil voire gentillet. Dans notre monde d’aujourd’hui, la gentillesse est considérée à la fois comme une sorte de faiblesse et de naïveté, alors une journée de la gentillesse ressemble à une niaiserie. Etre gentil revient à être un perdant. Mais qu’est-ce au juste que la gentillesse ? Y a-t-il un sens à faire l’éloge de la gentillesse ? Et aujourd’hui, dans notre monde, en quoi consiste « être gentil » ? Cela apporte-t-il quelque chose à la société ? Autant de questions auxquelles tentent de répondre Emmanuel Jaffelin, auteur d’un Eloge de la gentillesse, chez François Bourin éditeur.

Hervé Moine

Emmanuel Jaffelin Photo : R. Battistini

Emmanuel Jaffelin, pourquoi faire l’éloge de la gentillesse ?

Parce que notre monde est cynique. Autrui est devenu un produit, une matière première qu’on manipule pour ce qu’on croit être son propre bénéfice. Aujourd’hui, le cynique, qui utilise les armes de la gentillesse pour abuser des autres, est une espèce très répandue. Et difficile à discerner, car s’il propose “gentiment” ses services, c’est en fait pour créer une dette envers lui. Le cynisme est d’autant plus présent dans les sociétés occidentales qu’elles ont refoulé la violence. Donc on utilise des moyens qui peuvent être doux pour arriver à des fins qui ne le sont pas.

Aujourd’hui, “être gentil”, ça consiste en quoi ?

A rendre service sur la base d’une demande. Ce n’est pas de la sollicitude, qui est le fait de vouloir le bien des gens malgré eux. Ce n’est pas non plus du respect, qui est de l’empathie froi­de régie par des règles. La gentillesse est à mi-chemin entre les deux : on fait un geste sans envahir autrui. C’est indiquer son chemin à quel­qu’un, aider une femme avec une poussette dans le métro, etc. En ce sens, la gentillesse est une sorte de servitude volontaire et donc une force morale, une forme d’intelligence du cœur.

Est-ce que cela apporte quelque chose à la société ?

Vous connaissez l’effet papillon ? L’idée que des peti­tes causes peuvent provoquer de grands effets. Etre gen­til ne coûte pas grand chose mais peut rapporter gros car cela tapisse la société d’une bonne humeur et crée du lien social, une affection sociale.

Paru dans Métro sous le titre « La gentillesse est une forme d’intelligence du coeur »http://www.metrofrance.com/culture/

La gentillesse à « Cité Philo » à Lille

Mardi 15 novembre de 15h à 17h

Eloge de la gentillesse en présence de l’auteur

Emmanuel Jaffelin

« Reconquérir la gentillesse comme vertu fondamentale n’est-il pas devenu une nécessité pour notre société ? Dans un ouvrage qui retrace l’histoire de la gentillesse, Emmanuel Jaffelin propose de la considérer comme une vertu à part entière et d’abandonner le mépris qui la frappe. Il l’associe à ce qu’il nomme une « morale praticable » en soulignant la facilité avec laquelle elle peut être dispensée. Un livre très frais et novateur qui vaut la peine d’être lu et relu par des lecteurs de tous âges et de toute provenance. » Présentation de Cathy Leblanc, maître de conférences en philosophie à l’UCL.

Emmanuel Jaffelin

Eloge de la gentillesse

Collection philosophie

Chez François Bourin éditeur

Présentation de l’ouvrage d’Emmanuel Jaffelin, Eloge de la gentillesse

Méprisée par l’élite et les intellectuels, la gentillesse est aujourd’hui reléguée au rang des petites vertus. Son histoire est celle d’un discrédit: née dans la noblesse romaine, dénigrée dans le christianisme, réhabilitée à la Renaissance, elle s’étiole comme une fleur fanée dans la démocratie marchande.

Emmanuel Jaffelin démonte les rouages de cette histoire contrariée et montre que la gentillesse est une vertu postmoderne. Entre sagesse et sainteté, elle offre aux hommes une morale praticable au quotidien et fondatrice d’un nouveau rapport à l’autre. Vertu caressante, véritable libido voluptatis, la gentillesse forge une morale pour notre temps, à portée de main, dont les petits gestes déploient de grands effets et préfigurent l’avènement d’un nouveau gentilhomme.

Biographie de l’auteur

Agrégé de philosophie, Emmanuel Jaffelin enseigne aujourd’hui au lycée Lakanal de Sceaux et anime un atelier à la prison de Sequedin, dans le nord de la France.

Alternativement à ses activités d’enseignement, il a été diplomate en Amérique latine et en Afrique.

Emmanuel Jaffelin, auteur de «L'Éloge de la gentillesse», anime un atelier à la prison de Sequedin.« Une morale intermittente »

Article paru dans le Républicain Lorrain du dimanche 13 novembre 2011

http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2011/11/13/une-morale-intermittente

L’enseignant et philosophe, auteur d’un Petit éloge de la gentillesse, redonne ses lettres de noblesse à cette valeur délaissée.

Cette Journée de la gentillesse a dû vous valoir bien des appels ?

Emmanuel Jaffelin : « Je ne suis pas gentil que le 13 novembre et je m’autorise à ne pas l’être le 13. Je défends une morale de l’intermittence. J’y oppose les morales impressionnantes, qui sont issues des monothéismes ou des sagesses païennes, qui nous obligent à nous porter tous les matins à des hauteurs vertigineuses. Je fais le constat que ces morales ont échoué. Tout le monde ne peut être un saint ou un sage. La gentillesse n’est pas quand on doit, c’est quand on veut et quand on peut. Je prône une morale impressionniste, par petites touches. »

La gentillesse ne semble pas être une valeur d’aujourd’hui, mais vous dites que si.

« Elle est une valeur de tout temps mais elle est surtout une forme d’intelligence négligée dans notre société. Nous sommes passés du couple noble-vilain au couple bon-méchant puis au gentil-cynique. Dans notre monde cynique, chacun veut instrumentaliser autrui et utilise pour ce faire le visage de la gentillesse, la douceur. Je montre que la gentillesse est un pouvoir doux, l’intelligence par la douceur : là, le but est d’être doux, mais elle ne devient pas un moyen. Elle est la fin et le moyen. »

Je peux réussir en société même si j’ai un comportement gentil ?

« Cela dépend de ce que vous appelez réussir. S’il s’agit de prendre la place de votre collègue, pas forcément. Il n’est pas exclu que vous soyez victime de la même logique, plus vieux. Vous aurez réussi votre vie sur une certaine période. Je crois qu’on ne réussit pas sa vie dans le cynisme. On la réussit par la bienfaisance, dont la gentillesse est un visage. Notre société ne valorise pas la bienfaisance. Une étude de sociologues américains montrait que les gentils en entreprise ne réussissaient pas. Cela me paraît une analyse fausse parce qu’elle ne prend la vie de l’individu que sur une période. Etre gentil n’est pas une forme de faiblesse. »

Le gentil dit oui à tout ?

« Pas du tout ! C’est une force, une morale du pouvoir. Je ne suis jamais pris en faute. Il y a des circonstances dans lesquelles je ne peux pas être gentil. Quand vous prenez le métro à Paris, vous ne faites pas la charité à tous les mendiants. La gentillesse est une forme d’intelligence qui répond à la demande que formule autrui, mais pas à toutes les demandes. »

La route est un exemple récurrent de manque de gentillesse, non ?

« La route est l’image même du cynisme, où on arrive à être soi en dominant autrui. Ne pas laisser passer un piéton ne permet pas de gagner du temps. La gentillesse est une occasion de se siphonner soi-même, de s’oublier au profit d’autrui. »

Propos recueillis par Ju. B. pour le Républicain Lorrain

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La démocratie terrain de l’individualisme ?

Posted by Hervé Moine sur 11 novembre 2011

Samedi 14 janvier 2012

JOURNEE D’ETUDE

Les métamorphoses de l’intergénérationnel

Université Paris-Sorbonne

Amphi Michelet — 9h30-12h30 – 14h-16h30 [ou amphi Champollion pour la matinée]
Entrée : 46 rue Saint-Jacques 75005 Paris
 « Ainsi, non seulement la démocratie fait oublier à chaque homme ses aïeux, mais elle lui cache ses descendants et le sépare de ses contemporains ; elle le ramène sans cesse vers lui seul et menace de le renfermer enfin tout entier dans la solitude de son propre cœur. » [De la Démocratie en Amérique, II, 2e part, chap. III]
Le diagnostic semblait bien établi par Tocqueville : avec l’esprit des temps démocratiques, le lien entre générations, comme le lien social, sont voués à se distendre. L’individualisme tend à éloigner ceux qui, dans l’univers aristocratique, étaient des « prochains », qu’ils soient membres d’un même clan ou d’une même caste. Mais faut-il en déduire que le lien intergénérationnel est condamné à disparaître, voire, comme certains le proclament, que le rapport entre les  générations doit aujourd’hui être conçu sous la forme de l’opposition voire de la guerre ?
C’est sur ces questions qu’il convient de nos jours d’approfondir le diagnostic tocquevillien sur le lien intergénérationnel. Sans doute ne faut-il pas céder à un optimisme béat, mais force est tout de même de constater que, 150 ans après La Démocratie en Amérique, l’exigence de transmission n’a pas disparu, les liens familiaux, bien que reconfigurés, ne sont pas affaiblis, le souci de la solidarité ne cesse d’occuper l’agenda politique. On assiste à des formes nouvelles, souvent informelles, de solidarité de proximité, dont les aidants bénévoles sont l’une des manifestations les plus remarquables. S’agit-il là d’ultimes et archaïques résistances à l’individualisme marchand condamnées à s’effacer à brève échéance ou, au contraire, de signe d’une métamorphose du lien intergénérationnel ?
L’intention de cette journée d’étude, co-organisée par le Collège de Philosophie et l’Observatoire de l’intergénérationnel, avec le soutien du Campus Lab de la Macif/Maif/Mutuelle des motards et de l’Equipe d’Accueil 3559 « Rationalités contemporaines » de la Sorbonne, est d’explorer cette seconde hypothèse.
Plus précisément, il s’agira d’abord de repérer les éléments qui autorisent à refuser, malgré toute sa séduction, le scénario partiel et réducteur d’une « lutte des générations ». Ensuite, il faudra tenter de mettre au jour, à partir d’un essai de topographie du lien, les mécanismes contemporains de reconfiguration de l’intergénérationnel : comment ce lien parvient-il à se retisser non pas du haut d’une contrainte sociale déconsidérée, mais du bas des exigences de l’individu lui-même ?  Enfin, cette journée entendra réfléchir sur les leviers politiques, économiques et sociaux qui permettraient d’étayer et de renforcer cette reconfiguration en cours, tant à propos des solidarités primaires et familiales qu’à propos des solidarités secondaires.
Comité scientifique : Claudine Attias-Donfut (sociologue, CNAV), Eric Deschavanne (philosophe, Conseil d’Analyse de la société, Collège de Philosophie), Serge Guérin (sociologue, ESG MS), André Masson (économiste, EHESS – Ecole Economique de Paris), Pierre-Henri Tavoillot (philosophe, Paris IV-Collège de Philosophie, EA 3559), Cécile Van de Velde (sociologue, EHESS), Juliette Weber (Campus Lab.)

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Le Génocide arménien : Une résolution juste, à travers les réparations

Posted by Hervé Moine sur 11 novembre 2011

Mardi 22 novembre 2011

à 20h30

à la Maison de la Culture Arménienne de Paris 

Conférence avec le philosophe Henry Theriault

« Le Génocide arménien : Une résolution juste, à travers les réparations »

Présentation du rapport du groupe d’étude sur les réparations du Génocide arménien

Henry Theriault, diplômé en philosophie politique des Universités de Princeton et du Massachussetts est professeur et doyen du département de philosophie au Worcester State College. Son enseignement et ses centres de recherche concernant le génocide et les Droits de l’Homme, la justice imprescriptible pour les violences de masse, l’idéologie et la propagande, l’éthique et la philosophie politique. Il est spécialiste de la question des réparations, il est corédacteur en chef du journal de renommée internationale « Genocide Studies and Prevention ».

Lieu : à la Maison de la Culture Arménienne de Paris
17, rue Bleue Paris 9ème – Métro Cadet

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