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Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Posts Tagged ‘épistémologie’

Colloque en Pau. « La littérature comme modèle épistémologique »

Posted by Hervé Moine sur 9 septembre 2014

Colloque international interdisciplinaire

« La littérature comme modèle épistémologique »

26 et 27 Mars 2015 à Pau

Colloque international interdisciplinaire, « La littérature comme modèle épistémologique » est organisé par le Literaturarchiv Saar-Lor-Lux-Elsass de l’Université de la Sarre et le Centre de Recherche en Poétique, Histoire littéraire et linguistique (CRPHLL) de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Depuis les dialogues de Platon, chaque époque de la pensée occidentale a (ré)évalué et (re)déterminé le rapport d’interdépendance et de conflit entre littérature et philosophie. Or, c’est avec les Lumières que la littérature se voit attribuer une nouvelle importance, non seulement comme moyen de représentation mais aussi comme modèle épistémologique. Pour les penseurs des Lumières, la littérature jouera un rôle fondamental comme medium d’éducation et de perfectibilité dans le contexte des discours de la philosophie populaire et morale, mais avant tout dans le contexte de la corrélation entre pensée et action qui prend un caractère programmatique avec la Révolution de 1789 notamment. En même temps, le nouveau concept de scientificité introduit par le rationalisme occasionne une séparation de plus en plus marquée entre discours esthétique et discours épistémologique.

C’est dans ce contexte que le colloque se propose d’analyser le rapport entre littérature et philosophie en Allemagne et en France dans un « long » XIXe siècle. Nous nous intéresserons tout particulièrement :

(a) au problème du scepticisme croissant vis-à-vis de la connaissance et du langage philosophiques,

(b) à la concurrence entre la connaissance spécifique de la poésie et celle de la philosophie,

(c) aux potentialités et limites des connaissances et savoirs respectifs,

(d) aux conceptualisations du savoir et du potentiel épistémologique de la littérature,

(e) aux revendications de la poésie d’accéder à la/une/des vérité(s) et à la connaissance, ainsi que

(f) à l’analyse de la médialité de la littérature dans le sens de la représentation et de la représentabilité d’enjeux métaphysiques.

Modalités de soumission

Les propositions de communication de 1500 signes maximum ainsi qu’une brève bio-bibliographie sont à envoyer avant le 31 octobre 2014 à Sebastian Hüsch, Centre de Recherche en poétique, histoire littéraire et linguistique (CRPHLL), Université de Pau et des Pays de l’Adour et Privatdozent Dr. phil. Sikander Singh, Literaturarchiv Saar-Lor-Lux-Elsass, Universität des Saarlandes | Université de la Sarre

  • sebastian.husch@univ-pau.fr
  • s.singh@sulb.uni-saarland.de

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Colloque en Lorraine. Pragmatism and the Practical Turn in Philosophy of Science

Posted by Hervé Moine sur 9 septembre 2014

logo archives poincaréColloque

Pragmatism and the Practical Turn in Philosophy of Science

Session 2014 de l’Académie Internationale de Philosophie des Sciences,

ANR/DFG  Mathematics: Objectivity by Representation

https://sites.google.com/site/mathobre/

11-13 septembre 2014

Abbaye des Prémontrés, Pont-à-Mousson

Programme disponible sur http://poincare.univ-lorraine.fr/fr/manifestations/pragmatism-and-practical-turn-philosophy-science

 

LHSP – Archives Henri-Poincaré UMR 7117 CNRS / Université de Lorraine

Contact: gerhard.heinzmann@univ-lorraine.fr

Avec le soutien de :

  • Groupe franco-québécois de recherche en bio-éthique
  • DLMPS
  • Conseil Régional de Lorraine
  • Institut Elie Cartan de Lorraine
  • UFR SHS, Nancy
  • Université de Lorraine

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Un ouvrage pour se familiariser avec la philosophie de Wilfrid Sellars

Posted by Hervé Moine sur 25 juillet 2012

Wilfrid Sellars et le mythe du donnéAude Bandini

Wilfrid Sellars et le mythe du donné

PUF

Présentation de l’ouvrage par l’éditeur

On doit à Wilfrid Sellars d’avoir mis en évidence que le dogme empiriste selon lequel la connaissance trouve son fondement dans le donné de l’expérience ne relève que d’un mythe, créé par une confusion fondamentale entre ce qui, dans l’ordre de la justification, ressort de l’espace des causes et ce qui ressort de celui des raisons. De Locke à van Frassen, l’empirisme s’est ainsi rendu coupable d’avoir pris pour primitives et indubitables des croyances dont le contenu et la signification sont en réalité intrinsèquement déterminés par l’ensemble de l’édifice cognitif qu’elles étaient censées fonder.

Cet ouvrage vise non seulement à expliquer en quoi l’idée de « donné » de l’expérience ne peut être qu’un mythe, mais également les raisons qui ont pourtant conduit nombre de philosophes à y adhérer et les conséquences que son abandon entraîne pour l’épistémologie et la philosophie des sciences.

Table des matières de l’ouvrage

Avant-propos : Empirisme et mythe du donné / La fusion stéréoscopique des images scientifique et manifeste de l’homme dans le monde

Chapitre premier. — Le donné et le fondement de la connaissance

  • Empirisme, réalisme et donné
  • Donné et observation

Chapitre II. — Le mythe du donné

  • La réfutation du donné épistémique
  • Les sources du mythe du donné
  • Application de la critique sellarsienne : la version phénoménaliste du donné
  • Conclusion : le bon grain et l’ivraie dans les théories du donné

Chapitre III. —La structure de nos connaissances

  • La réfutation du donné sémantique
  • L’éléphant sur la tortue et le serpent autophage
  • Une conception révisionniste du rapport entre observation et théorie

Conclusion

Aude Bandini

Aude Bandini

L’auteure de Wilfrid Sellars et le mythe du donné est enseignante et post doctorante au département de philosophie de l’Université du Québec à Montréal, (Chaire de recherche du Canada en philosophie de la logique et des mathématiques). Aude Bandini est également membre du Groupe de recherche interdisciplinaire sur la normativité (GRIN) de l’Université de Montréal.

Spécialiste de Wilfrid Sellars, elle a d’ailleurs soutenu sa thèse en 2008 sur le sujet suivant : « De l’épistémologie à l’ontologie : science et métaphysique dans l’oeuvre de Wilfred SELLARS ».

Pour la science

Article de Christophe AL-SALEH, paru dans NonFiction le 24 juillet 2012

http://www.nonfiction.fr/article-6007-pour_la_science.htm

Wilfrid Sellars photo Cova/flick.fr

L’oeuvre de Wilfrid Sellars, quoique déterminante pour la philosophie analytique est bien moins servie en France que celles de Wittgenstein ou de Quine, ou même d’Austin ou de Ryle, pour prendre d’autres philosophes qui peuvent être également considérés comme des pionniers de la philosophie analytique. Cela est sans doute dû à la difficulté intrinsèque des textes du maître de Pittsburgh, mais, après tout, qui dirait des textes de Wittgenstein ou de Quine qu’ils sont simples ? Quoi qu’il en soit de cette relative méconnaissance dans laquelle se trouve l’oeuvre de Sellars en France (l’auteur salue dans une note, p.7, les travaux à cet égard pionniers de Fabien Cayla, Jacques Bouveresse, Jocelyn Benoist et Mathias Girel), il n’en demeure pas moins que le début de popularité que connaissent les travaux d’héritiers de Sellars, comme John McDowell, Richard Rorty ou Robert Brandom, dont le monumental Making it Explicit a été traduit récemment, ne perdrait rien à ce que des travaux sellarsiens francophones se multiplient.

L’ouvrage d’Aude Bandini devrait y contribuer.

Aude Bandini réussit en effet le tour de force, en un volume réduit, de nous familiariser avec les thèmes centraux de la philosophie de Sellars, tout en dessinant les enjeux de l’héritage sellarsien, et ce sans jamais céder à la facilité du raccourci théorique ou argumentatif. Elle est servie et ce doublement, par une écriture très claire et précise (mais qui n’élude jamais la difficulté), et par sa connaissance très précise et très fine des textes sellarsiens et du contexte historique et polémique des contributions du philosophe.

Le livre consiste en trois parties. La première partie est une présentation contextualisée de la notion de donné. Car si la critique sellarsienne de la notion de donné a un empan historique large (beaucoup d’auteurs de la tradition philosophique, des pré-socratiques à nos jours peuvent être concernés), il n’en demeure pas moins que la polémique sellarsienne est ciblée sur les empiristes, britanniques et américains, et viennois. L’auteur montre donc que le donné a trois propriétés épistémiques. Il est indépendant, autonome et efficace. Ces trois propriétés sont censées constituer son autorité épistémique. Le donné a en effet un rôle fondationnel. Il doit fournir de quoi justifier toute connaissance (ordinaire ou scientifique) de manière non-régressive et non-circulaire. Autrement dit, dans le contexte où Sellars intervient, l’appel du donné vient d’une réaction à l’idéalisme et d’un souci réaliste que Sellars partage. Sa critique vise donc à assainir l’empirisme.

La deuxième partie du livre expose les lignes directrices de la critique du mythe du donné, telle que Sellars la mène dans Empirisme et philosophie de l’esprit (1956). Le nerf de la critique est que rien, ni une sensation, ni une perception, ni une intuition, ne peut être à la fois indépendant et efficace épistémiquement, car « l’autorité épistémique est un statut normatif que nous attribuons, par apprentissage, à certains états non épistémiques : nous transformons des causes en raisons ou en preuves quand les normes épistémiques que nous avons intégrées nous y autorisent » . Autrement dit, même à supposer que je sois en contact de manière privilégiée avec un objet dans une intuition, par exemple, il faudrait encore, pour pouvoir transformer cette relation en connaissance que j’adopte les normes qui permettent de reconnaître quelque chose comme une connaissance, normes qui sont socialement transmises, et qui supposent donc l’acquisition d’un langage.

La troisième partie montre comment la critique du mythe du donné est supposée libérer le champ pour une nouvelle forme d’épistémologie, libérée des dichotomies habituelles, et qui devrait permettre de réconcilier, dans une vision stéréoscopique, l’image scientifique et l’image manifeste du monde, la science et le sens commun. « Sellars s’efforce de ménager une troisième voie entre des couples de positions épistémiques traditionnellement opposés : l’empirisme fondationnaliste et le rationalisme cohérentiste, les conceptions externaliste et internaliste de la justification et de la signification, le naturalisme et le normativisme » .

L’ouvrage d’Aude Bandini est le guide de lecture qui manquait, celui qui va permettre aux philosophes attirés par les promesses d’une épistémologie pragmatiste mais rebutés par l’écriture âpre d’Empirisme et philosophie de l’esprit, l’un des rares ouvrages de Sellars traduits en français, de comprendre ce texte et d’en apprécier les enjeux. Il ne nous reste plus qu’à souhaiter que cela contribue au développement des études sellarsiennes dans le monde philosophique francophone !

Références : W. Sellars, Empirisme et philosophie de l’esprit, traduit par F. Cayla, Editions de l’Eclat, 1992

Empirisme et philosophie de l'esprit

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Un dossier multimédia consacré au mathématicien, physicien et philosophe, Henri Poincaré

Posted by Hervé Moine sur 16 juillet 2012

A l’occasion du centenaire de la mort de Henri Poincaré, l’équipe CNRS Sagascience vient de lancer un dossier multimédia consacré au mathématicien, physicien et philosophe.

Ce dossier est réalisé avec le soutien de l’Institut national des Sciences mathématiques et de leurs interactions (INSMI) du CNRS et des chercheurs des Archives Henri Poincaré.

Il aborde aussi bien des aspects biographiques que l’oeuvre scientifique du savant, ou son rôle public dans son temps.

Ce dossier est disponible en ligne à l’adresse suivante : http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dospoincare/#

Henri Poincaré, considéré par beaucoup comme le dernier « grand savant universel » a su faire émerger de nombreuses théories nouvelles. Mathématicien de génie, physicien brillant et philosophe des sciences reconnu, il s’est également investi dans la diffusion des sciences et plus généralement, dans l’instruction publique. Ses travaux en mathématiques l’ont amené à s’intéresser au principe de relativité, à la thermodynamique ou à la stabilité du système solaire, faisant de lui l’un des précurseurs de la théorie du chaos. Ses travaux sur la géométrie non-euclidienne et la quatrième dimension inspireront des artistes du début du 20ème siècle comme Marcel Duchamp. Membre de très nombreuses académies, Poincaré est reconnu très tôt au niveau international. Il est élu à l’Académie des sciences en 1887 et en devient président en 1906. Il entre à l’Académie française en mars 1908. Les ouvrages de philosophie scientifique de Poincaré ont connu un grand succès, contribuant à renforcer sa renommée. « Il ne peut pas y avoir de morale scientifique, mais il ne peut pas non plus y avoir de science immorale », écrivait-il dans Dernières pensées, en 1913.

L’animation multimédia CNRS/sagascience consacrée à Henri Poincaré retrace son parcours. Articulé autour de 3 parties – sa jeunesse et ses études, son parcours scientifique, son implication dans la société – ce dossier a bénéficié de l’expertise de chercheurs du laboratoire d’histoire des sciences et de philosophie.

Une philosophie de savant

Poincaré fut de ces savants qui réussirent un doublé peu évident : voir ses travaux acceptés et ovationnés par l’ensemble de la communauté scientifique tout en remportant les faveurs du grand public. Un tel succès tient à la multiplication de ses centres d’intérêt. Scientifiques et « gens du monde » n’acclamaient pas forcément la même figure. Pour les premiers, il était le découvreur des fonctions fuchsiennes et une vitrine vivante de la science française sur la scène internationale. Pour les seconds, il était un philosophe et un intellectuel réputé dont les travaux devaient lui permettre d’être élu en 1908 à l’Académie française.
De 1902 à sa mort, Poincaré publia trois ouvrages de philosophie scientifique au sein d’une collection dirigée par Gustave Le Bon, chez Flammarion : La science et l’hypothèse (1902),La valeur de la science (1905) et Science et méthode (1908). Le succès de ces ouvrages fut retentissant et durable. Les tirages atteignirent des hauteurs importantes pour des ouvrages philosophiques. En 1925, le plus connu de ses livres, La science et l’hypothèse, avait déjà été tiré à 40 000 exemplaires, sans compter les traductions.
La philosophie de Poincaré n’est pas celle d’un philosophe professionnel. De plus elle ne vise pas à élaborer un système général. Il s’agit d’abord d’une philosophie de savant qui trouve ses fondements dans sa pratique quotidienne de la science et dans les débats scientifiques de son temps. À ce titre, elle est fortement influencée par les réflexions de Mach, Maxwell ou Helmholtz. Cependant, elle n’est pas que cela car elle est aussi très marquée par les doctrines philosophiques de son temps (celles d’Émile Boutroux, son beau-frère, mais aussi celles de Jules Lachelier, William James, etc.) et imprégnée d’un néokantisme en vogue à son époque.
Les réflexions philosophiques de Poincaré semblent plutôt précoces. Dès 1880, il collabore avec Émile Boutroux à l’édition de la Monadologie de Leibniz. Quelques années plus tard, il s’intéresse à l’évaluation philosophique des géométries non euclidiennes. Cependant c’est surtout à partir des années 1890 qu’il deviendra un acteur essentiel de la scène philosophique française, notamment à travers une implication continue au sein de la Revue de métaphysique et de morale (dans laquelle il publie une vingtaine d’articles jusqu’à sa mort) et la participation à l’organisation d’un grand nombre d’entreprises : la célébration du tricentenaire de la naissance de Descartes, le Congrès international de philosophie de 1900, l’entreprise internationale d’édition des œuvres de Leibniz.
La philosophie de Poincaré est souvent désignée par le terme de conventionnalisme. Ce raccourci commode – que Poincaré n’employa pas lui-même – caractérise une pensée qui s’est surtout concentrée sur la dimension constructive des principes scientifiques. Son conventionnalisme mathématique stipule que l’expérience doit être organisée par des conventions guidées par le critère de simplicité et l’expérience des phénomènes physiques. Cette théorie a eu une grande influence sur l’épistémologie du 20e siècle : l’idée que les théories mathématiques intègrent des éléments décisionnels, de sorte qu’elles ne sont ni de pures copies de relations idéales, ni les réalisations d’une abstraction inductive, pas plus que de simples résultats d’une évidence a priori, constitue la contribution la plus reconnue et importante de la philosophie de Poincaré.
Outre cet apport essentiel, Poincaré mènera une réflexion très approfondie sur le rôle de l’intuition dans l’enseignement et la recherche mathématique et s’engagera dans une controverse très vive contre les thèses logicistes qui prétendaient réduire les mathématiques à la logique.

Extrait du site

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Le philosophe chimiste Lavoisier à l’honneur

Posted by Hervé Moine sur 11 novembre 2011

Un dossier multimédia et une soirée consacrée à Lavoisier

Capture écran Sgascience Lavoisier

Le parcours scientifique de Lavoisier retracé dans un dossier multimédia

Le nouveau dossier multimédia CNRS/Sagascience retrace le parcours scientifique de Lavoisier

A l’occasion de l’année internationale de la chimie, la collection multimédia CNRS/sagascience s’enrichit d’un dix-septième dossier consacré à Antoine-Laurent de Lavoisier. Un dossier riche qui permet de mieux connaître la vie et l’œuvre de ce génial scientifique du siècle des Lumières souvent considéré comme le « père de la chimie moderne ». « Lavoisier : le parcours d’un scientifique révolutionnaire au 18ème siècle » est en ligne à l’adresse: http://www.cnrs.fr/lavoisier

De Lavoisier, on connaît surtout le talent de chimiste et la fameuse loi de la conservation de la matière: « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme», énoncée au V° siècle avant J-C par le grec Anaxagore et dont on lui a attribué à tort la paternité. Mais Lavoisier a eu le génie d’en vérifier le principe en contrôlant minutieusement le poids des éléments à l’entrée et à la sortie de chacune des réactions chimiques qu’il analysait, selon un protocole rigoureux, assurant ainsi le passage de l’alchimie à la chimie moderne dont il est le fondateur.

Cependant, Lavoisier ne fut pas seulement chimiste. Une formation très complète en mathématiques, sciences, histoire, littérature et droit l’avait préparé à l’exercice de responsabilités très diverses. Cette animation vous convie à découvrir toutes les multiples facettes de sa personnalité : le chimiste bien sûr, le biologiste, le physiologiste, le géologue, le météorologue, l’agronome, mais aussi l’économiste, le financier, le juriste, l’administrateur, l’industriel. La rigueur de son raisonnement et une énergie hors du commun ont permis à Lavoisier d’exceller dans tous ces domaines.

Malgré ses compétences et son dévouement au bien public, Antoine-Laurent de Lavoisier, grand serviteur de l’état, montera pourtant sur l’échafaud, son passé de fermier général l’ayant rattrapé pendant la tourmente révolutionnaire. « Il ne leur a fallu qu’un moment pour faire tomber cette tête, et cent années, peut-être, ne suffiront pas pour en reproduire une semblable » dira son contemporain Joseph-Louis Lagrange, mathématicien et astronome, au lendemain de son exécution le 8 mai 1794.

Site du CNRS : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2341.htm

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17 novembre 2011 à 21h

à Mirepoix

«De l’alchimie à la chimie»

Article paru dans Arège News

Après son exposition phare: «L’image et le son» qui avait lieu Salle Paul Dardier de Mirepoix du 8 au 17 octobre, lors de la Fête de la Science, l’association mirapicienne «Vive la science» propose une soirée riche en rebondissements.

En effet, la prochaine conférence conduira le public à la découverte de l’alchimie jusqu’à Lavoisier…

On s’en souvient, l’alchimie est née avec la découverte des métaux, vers le VIème siècle avant J-C; toutes les grandes civilisations antiques ont pratiqué l’alchimie: Egypte, Grèce, Mésopotamie.

Antoine Laurent de Lavoisier (1743-1794), quant à lui, était chimiste, philosophe et économiste français.

Ainsi que le soulignera Gérard Letraublon, président: «l’Alchimie a toujours alimenté nos fantasmes à partir des symboles qui accompagnent son histoire: pierre philosophale aux pouvoirs infinis, transformation des métaux vils en argent et en or, promesse d’immortalité […]

Née des tréfonds de l’histoire, dans des pays mystérieux, elle apparaît comme à la limite de la magie et de la science et pourtant !

Pourtant, les alchimistes étaient les scientifiques de leur époque, leur raisonnement reposait sur l’observation de la nature, nature qu’ils essayaient de copier.

Plusieurs des leurs ont été reconnus, acceptés ou discutés: Nicolas Flamel, Paracelse, Denis Zachaire, etc. Leur histoire contient toujours une part de vérité pour beaucoup de mystères […]

Au final, leur bilan est positif : même notre quotidien leur doit beaucoup (le bain marie par exemple). Leur savoir fut recadré (en particulier par Lavoisier) et transmis sous une forme plus rationnelle.

Le temps passant, le mot «alchimie» a pris une connotation positive: l’alchimie d’un regard… Mais la chimie, son héritière, si elle a profité de ses acquis, n’a pas su (ou pu) conserver cette image»

Professeur émérite des Universités, membre de l’Académie Nationale de Pharmacie, président honoraire de la Société Française de Chimie, de la Société de Chimie Industrielle et de la Fédération Française pour les sciences de la Chimie, le Professeur Armand Lattes entraînera l’assistance dans cet univers.

«A partir des travaux du dernier des alchimistes et du premier (?) des chimistes, on peut mesurer le chemin parcouru et s’interroger en examinant quelques apports de la chimie moderne : y-a-t-il encore des alchimistes parmi nous ?»

La troupe de théâtre du Char Noir égayera le propos scientifique par trois petites interventions durant la soirée.

En rebondissant sur le thème traité, ils interviendront au tout début, vers le milieu (au moment choisi par le conférencier), puis en fin de conférence, avant le jeu des questions/réponses.

«De l’alchimie à la chimie», le jeudi 17 novembre à 21h, salle du cinéma, Médiathèque de Mirepoix, rue Vidal Lablache

Entrée gratuite pour les moins de 25 ans – adultes 6€

Pour retrouver toutes les actualités de l’association: http://www.vivelascience.fr.

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Vers des machines défiant le cerveau humain ?

Posted by Hervé Moine sur 9 novembre 2011

Hervé Zwirn

Pourquoi la science change notre perception ?

Jeudi 10 novembre 2011

Sur Rfi

Face aux progrès vertigineux de l’intelligence, certains n’hésitent pas à prophétiser l’avènement de machines pensantes capables de dépasser l’intelligence humaine. Un scénario de science-fiction qui fait bon marché de la fabuleuse complexité du cerveau, dont nous sommes loin d’avoir percé tous les mystères. Pour tenter d’éclaircir le sujet, Rfi reçois, en association avec le magazine Books, Hervé Zwirn, philosophe des sciences, professeur à l’université Paris 7.

Pour écouter ou télécharger l’émission : http://www.rfi.fr/emission/20111110-1-pourquoi-science-change-notre-perception

 

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Quantum Mechanics, Potentiality and the Philosophy of Gilbert Simondon

Posted by Hervé Moine sur 2 novembre 2011

Séminaire « Culture et Invention »

séance du mardi 8 novembre à 18h en salle des Actes, 45 rue d’Ulm

Christian de Ronde

« Quantum Mechanics, Potentiality and the Philosophy of Gilbert Simondon »

 

Abstract

Since its origin quantum mechanics has been directly related and interpreted in terms of the notions of possible and potential. However, the meaning of such notions remains still today completely obscure with respect to the formalism of the theory. The difficulties to account for an ontological realm of potentiality might be related to the development of modern science which, after Newton, seemed to follow the path laid down by the substantialist tradition. In this presentation we will argue that the reconsideration of the hylemorphic tradition, as analyzed and discussed by Simondon, can lead us to a possible development and a new understanding of the problems to which quantum mechanics confronts us.

Christian de Ronde

  • Center Leo Apostel (CLEA) and Foundations of the Exact Sciences (FUND)
  • Vrije Universiteit Brussel – Krijgkundestraat 33, 1160 Brussel
  • cderonde@vub.ac.be

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Herschel. Nouvelle fenêtre d’observation de l’univers et nouveau champs d’investigations sur notre origine

Posted by Hervé Moine sur 7 mars 2011

Atelier Simondon « Individuation et Technique »

Jeudi 15 mars 2011 : « La mécanologie du satellite Herschel »

Par l’astrophysicien Vincent Minier

Après l’intervention de Georges Chapoutier (CNRS) dans le cadre de l’atelier Simondon « Individuation et technique » mardi 15 février dernier qui nous interrogeait sur la question de savoir : « Jusqu’où sommes-nous des singes philosophes ? » (Entre le grand philosophe Emmanuel Kant et les chimpanzés, un fossé infranchissable ?), c’est au tour de Vincent Minier, astrophysicien de son état de nous entretenir et « La mécanologie du satellite Herschel » et de nous faire part de ses travaux, jeudi 15 mars 2011.

La séance aura lieu de 19 à 21h, 45 rue d’Ulm, dans l’Amphithéâtre Rataud.

Voir le site de l’atelier Simondon : http://atelier-simondon.ens.fr/

Vincent Minier, astrophysicien
Vincent Minier, astrophysicien

Vincent Minier, l’importance de diffuser la culture des sciences et des techniques

Docteur en radio-astronomie et ingénieur en micro-électronique de l’Ecole polytechnique Chalmers en 2000 (Suède), Vincent Minier est astrophysicien au Commissariat à l’Energie Atomique Saclay (http://www.cea.fr/).

Après avoir étudié à l’Université de Nantes et à l’Institut d’astrophysique de Paris (UPMC), il devient Coopérant du service national et doctorant en Suède. Il séjourne deux ans à Sydney pour revenir en France en 2003, justement à Saclay, au célèbre Centre pluridiscisplinaire, où il est l’un des 5000 chercheurs.

Auteur de près d’une centaine d’articles et de communications scientifiques, l’expertise de Vincent Minier réside dans le domaine de la formation des étoiles, en particulier dans les signatures et la compréhension des mécanismes à l’oeuvre dans les phases de gestation des étoiles massives. Ses travaux actuels en astrophysique portent sur la formation des étoiles dans les nuages moléculaires géants, en particulier dans le cadre des programmes d’observation du télescope spatial Herschel en astronomie infrarouge. La recherche du meilleur site terrestre pour l’astronomie submillimétrique et le potentiel de l’Antarctique comme un site d’accueil d’un observatoire sont également ses champs d’investigation.

Enfin il mène des travaux de recherche en histoire et philosophie des sciences sur les grands instruments de l’astrophysique et sur leur contribution à la production de discours prometteurs sur origines de l’homme, de la planète, de l’univers.

En outre, Vincent Minier a un goût affirmé pour la diffusion de la culture scientifique et technique sur le Web : il est rédacteur en chef et concepteur du site Web dédié au télescope spatial Herschel, et intervient souvent à travers des conférences publiques. Pour s’en convaincre on consultera les liens de sites et média suivant dont notre chercheur est créateur ou rédacteur :

Télescope Herschel Credits: ESA 2002/Medialab

Télescope Herschel Credits: ESA 2002/Medialab

 

La technique n’est-elle qu’une application de la science ?

La technique ne peut-elle pas contribuer à l’investigation et l’élaboration de la science. Le cas du télescope Herschel.

Une science à l’âge de ses instruments d’observation et de mesure affirmait le philosophie épistémologue Gaston Bachelard. Les innovations technologiques peuvent en effet ouvrir sur d’autres mondes, changer l’échelle d’observation et aboutir à des crises scientifiques très fructueuses. De la lunette Galilée au télescope spatial Herschel que de chemins parcourus en astrophysique ! Herschel qui possède le plus grand miroir construit à ce jour pour l’astronomie spatiale est un télescope spatial Herschel doit son nom au physicien William Herschel (1738-1822), le savant à qui l’on doit la découverte de  l’infrarouge en 1800. Herschel, le plus grand télescope spatial pour l’astronomie dans l’infrarouge et le submillimétrique, a été lancé par Ariane, le 14 mai 2009. Un mois pile après son lancement, situé à plus d’un million de kilomètres de la Terre, il a porté son premier regard sur la galaxie Messier 51. Dès lors, ce télescope spatiale a ouvert une nouvelle fenêtre d’observation sur l’univers.

Désormais, il s’attaque aux mystères de la naissance des étoiles et de l’évolution de la vie des galaxies. Comment les galaxies se forment-elles et évoluent-elle dans la jeunesse de l’Univers ? Comment les étoiles se forment-elles et évoluent-elle en relation avec le milieu interstellaire des galaxies ? Herschel étudie également la chimie du milieu interstellaire des galaxies, des comètes et du système solaire. Comment la matière des galaxies est-elle recyclée ? Herschel observe cette interaction entre atomes, molécules et poussières à différentes échelles dans les galaxies proches, et dans le milieu interstellaire et à proximité des étoiles de notre galaxie. Quelle est l’origine des molécules essentielles à la vie telles que les acides aminés observés dans les météorites du Système Solaire ? Grâce à Herschel, il est possible d’étudier les signatures de nombreuses espèces chimiques, et ainsi déterminer la composition de l’environnement d’embryons stellaires à différents stades d’évolution, ce qui permettra de mieux comprendre l’évolution chimiques des régions de formation stellaire, en particulier celles de type solaire.

Pour en savoir davantage, il est possible d’écouter l’intervention de Vincent Minier, le 15 mars prochain ou bien de consulter le site de la Mission Herschel : http://www.herschel.fr/index.php

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Dela théorie des ensembles aux racines du numérique

Posted by Hervé Moine sur 3 mars 2011

Sciences et Société

Il était une fois la théorie des ensembles…

Par Patrick Dehornoy

17 mars 2011

IUT Charlemagne – Nancy

La prochaine conférence du cycle « Sciences et Société » organisé par l’IUT Nancy-Charlemagne, intitulée « Il était une fois la théorie des ensembles…  » aura lieu le jeudi 17 mars 2011 à 20h30, dans l’Amphi Botté de l’IUT Nancy-Charlemagne, 2 ter boulevard Charlemagne, Nancy. Le conférencier est Patrick Dehornoy,  professeur à l’Université de Caen, membre de l’Institut Universitaire de France et directeur adjoint de l’Institut National des Sciences Mathématiques et de leurs Interactions(CNRS).

Dans les années 1970, la théorie des ensembles a fait irruption dans l’enseignement des mathématiques, sans qu’on ait toujours une vue claire ni de l’origine de cet engouement, ni des principes scientifiques pouvant le justifier, ni tout simplement de ce qu’est la théorie des ensembles.

Cet exposé visera à remettre ces questions en perspective en dissipant quelques malentendus et en donnant une petite idée de ce qu’est vraiment la théorie des ensembles, y compris aujourd’hui, bien après que la mode en soit passée.

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Les inversions mentales de l’informatique, racines de la révolution numérique

Gérard Berry

jeudi 31 mars 2011

IUT Charlemagne – Nancy

La deuxième conférence intitulée « Les inversions mentales de l’informatique, racines de la révolution numérique » aura lieu le jeudi 31 mars 2011 à 20h30 dans l’Amphi Botté de l’IUT Nancy-Charlemagne, 2 ter boulevard Charlemagne Nancy. Le conférencier est Gérard Berry, ingénieur général des Mines en détachement à l’INRIA, professeur au Collège de France, chaire Informatique et sciences numériques 2009-2010 et au Collège de France, chaire d’Innovation technologique 2007-2000. Il est également membre de l’Académie des Sciences, de l’Académie des Technologies , et de l’Academia Europaea.

Dans les 50 dernières années, la science et la technologie informatique ont connu un suite d’évolutions majeures, qui ont provoqué des bouleversements considérables dans de nombreux pans de la société et dans la plupart autres sciences. Avec l’arrivée massive de réseaux rapides et ubiquitaires, de nouveaux types d’objets informatisés, et de nouvelles capacités de modélisation et de contrôle de phénomènes de plus en plus complexes, ce grand mouvement va encore s’accélérer et étendre son impact. Il produira de nombreux effets spectaculairement bénéfiques un peu partout, mais aussi des tensions et rejets de tous ordres, souvent liés au fait que la compréhension des phénomènes réels à l’œuvre et des enjeux associés reste trop peu répandue, même chez les ingénieurs et les scientifiques. Nous étudierons les causes intimes de tous ces bouleversements, et surtout les inversions mentales majeures que produit l’informatique dans de nombreux domaines, quelquefois à l’insu de leurs acteurs. Nous montrerons aussi les difficultés du sujet, en particulier les bugs qui en font intimement partie. Nous insisterons enfin sur ce qu’il est indispensable de faire pour que nous fassions encore partie des créateurs du monde numérique qui s’installe inexorablement.

Ce cycle de conférences est organisé par l’IUT Charlemagne, l’Institut Elie Cartan et la Fédération Charles Hermite avec le soutien de Nancy-Université et la région Lorraine.

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Dieu et la science ou Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ?

Posted by Hervé Moine sur 23 février 2011

Stephen Hawking

et Leonard Mlodinow

Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ?

Odile Jacob

 

Présentation de l’éditeur

Pourquoi et comment l’Univers a-t-il commencé ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Quelle est la nature de la réalité ? Comment expliquer que les lois naturelles soient aussi finement ajustées ? Et nous, pourquoi donc existons-nous ?

Longtemps réservées aux philosophes et aux théologiens, ces interrogations relèvent désormais aussi de la science. C’est ce que montrent ici avec brio et simplicité Stephen Hawking et Leonard Mlodinow, s’appuyant sur les découvertes et les théories les plus récentes, qui ébranlent nos croyances les plus anciennes.

Pour eux, inutile d’imaginer un plan, un dessein, un créateur derrière la nature. La science explique bel et bien à elle seule les mystères de l’Univers.

Des réponses nouvelles aux questions les plus élémentaires : lumineux et provocateur !

Le premier ouvrage important de Stephen Hawking depuis dix ans.

Stephen Hawking a écrit Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ? avec Leonard Mlodinow qui est physicien au California Institute of Technology.

 

Au sommaire de Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ?

– Le Mystère de l’existence

– Le règne de la loi

– Qu’est-ce que la réalité ?

– Des histoires alternatives

– La théorie du Tout

– Choisissons notre Univers

– Le miracle apparent

– Le grand Dessein

    L’auteur

    Fils du Dr Frank Hawking, un chercheur biologiste, et d’Isobel Hawking, une activiste politique, Stephen Hawking est né le 8 janvier 1942.

    Stephen Hawking est actuellement professeur à l’Université de Cambridge.

    Il est l’auteur d’ « Une brève histoire du temps« , de « Trous noirs et Bébés univers » et de « l’Univers dans une coquille de noix« .

    Les principaux domaines de recherches de Hawking sont la cosmologie et la gravité quantique.

    « À la fin des années 1960, lui et son ami et collègue de Cambridge, Roger Penrose, ont appliqué un nouveau modèle mathématique complexe, qu’ils ont créé à partir de la théorie d’Albert Einstein sur la relativité générale. Cela a conduit Hawking à prouver en 1970 le premier de nombreux théorèmes sur les singularités ; tels les théorèmes capables de fournir un ensemble de conditions suffisantes à l’existence d’une singularité dans l’espace-temps. Ce travail a montré que, loin d’être une curiosité mathématique qui ne figure que dans des cas particuliers, les singularités sont assez génériques dans la relativité générale. » source wikipedia

    Se procurer l’ouvrage de Stephen Hawking et de Leonard Mlodinow Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ?

     

    Dieu et la science

    Article de Christian Doré à propos de la sortie du livre de Stephen Hawking Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ? paru dans le Figaro le 18 février 2011

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/02/19/01008-20110219ARTFIG00010-dieu-et-la-science.php

    Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers ? Non, répond le célèbre astrophysicien Stephen Hawking dans un livre événement (Odile Jacob) dont Le Figaro Magazine publie des extraits en exclusivité. Une théorie très contestée. Scientifiques, philosophes et croyants lui répondent.

    Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?» La question du philosophe et mathématicien Gottfried Wilhelm Leibniz fera l’actualité dès jeudi prochain avec la sortie en France du dernier livre de l’astrophysicien Stephen Hawking, Y a-t-il un grand architecte dans l’Univers? (Odile Jacob).

    Ce retour sur le devant de la scène d’une interrogation métaphysique remontant au XVIIe siècle peut paraître surprenant. Au-delà d’élever le débat face à nos tracasseries quotidiennes, la fin des soldes ou le casting de la saison 2 de «Masterchef» (TF1), la question s’inscrit dans une tendance qui se fait jour dans la communauté scientifique.

    Stephen Hawking a aujourd’hui une double conviction. Les chercheurs doivent non seulement répondre à la question «Comment l’Univers évolue?» mais aussi à celle-ci: «Pourquoi il y a un Univers?» Il n’est pas le seul à penser ainsi.

    Le pacte qui voulait que les sciences répondent au «comment», laissant les religions régler le problème du «pourquoi», n’aurait plus de raison d’être tant la recherche se frotte aujourd’hui à l’essence même de notre monde. La frontière longtemps respectée est en train de céder en laissant sur le bas-côté les philosophes. Dès le deuxième paragraphe de son introduction, Stephen Hawking leur règle leur compte: «La philosophie est morte, faute d’avoir réussi à suivre les développements de la science moderne, en particulier de la physique»… «Donc… Ça c’est fait!» diraient des ados. Mais le célèbre astrophysicien britannique qui occupe à Cambridge la chaire historique d’Isaac Newton n’en reste pas là. «C’est à la question ultime de la vie, de l’Univers et de Tout, à laquelle nous essaierons de répondre dans cet ouvrage», résume-t-il. On se doutait qu’Hawking n’avait pas pris la plume pour expliciter l’art difficile de trier son linge avant lavage, mais l’entreprise est pour le moins ambitieuse.

    Lors de sa parution dans sa version anglaise (The Grand Design), l’ouvrage a provoqué une levée de boucliers impressionnante. Archevêques anglicans et grand rabbin, évêque catholique ou imam, mais aussi athées intègres lui sont tombés dessus à propos raccourcis. «La physique ne peut pas répondre à elle seule à la question « Pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien »», reprochent certains au cosmologiste cloué par une maladie dégénérative dans un fauteuil roulant depuis ses années universitaires. «Le discours métaphysique vers lequel glisse Hawking n’est pas sérieusement étayé», critiquent d’autres.

    Ses collègues astrophysiciens ne l’épargnent pas non plus. Selon eux, Hawking n’apporte pas de choses nouvelles par rapport à l’un des plus grands succès de la littérature scientifique, Une brève histoire du temps, ouvrage de vulgarisation qu’il a publié en 1989. Voire, il se contredit.

    Il n’empêche, en donnant une réponse intellectuellement séduisante à la création du monde, le livre de Stephen Hawking trouve une résonance toute particulière sur cette éternelle question qui oppose Dieu et les sciences. Selon lui, l’Univers – ou plutôt les Univers – n’ont pas besoin de créateur puisque les lois de la gravitation et celles de la physique quantique fournissent un modèle d’Univers qui se créent eux-mêmes. Cette théorie, appelée M-Théorie, présente tout de même un défaut majeur : elle reste à prouver, ce que reconnaît Stephen Hawking. Autre nuance: elle n’est pas la seule théorie aujourd’hui défendue par les cosmologistes sérieux.

    Dans son Discours sur l’origine de l’Univers (Flammarion), le physicien Etienne Klein rappelle que, à bien les examiner, «les perspectives que nous offre la cosmologie contemporaine sont plus vertigineuses que ce que nous avons imaginé». Il raconte aussi cette anecdote selon laquelle le pape Jean-Paul II, en recevant Stephen Hawking au Vatican, lui aurait déclaré: «Nous sommes bien d’accord, monsieur l’astrophysicien. Ce qu’il y a après le big bang c’est pour vous, et ce qu’il y a avant, c’est pour nous.» C’était sans doute oublier que la curiosité des hommes est sans limite. Dieu n’est dorénavant plus tabou chez les scientifiques, qu’il s’agisse de l’effacer des possibles ou de prouver son existence. Jean Staune est un grand défenseur de ce débat. Ce catholique, professeur et directeur de la collection «Science et religion» des Presses de la Renaissance, a le sens du slogan et affirme que «Dieu revient très fort!» Loin de tuer l’idée d’un dieu, les sciences modernes et les questions qu’elles soulèvent se confrontent de plus en plus à l’hypothèse d’un grand créateur, affirme-t-il. S’il n’adhère pas aux conclusions de Stephen Hawking, il respecte la démarche du savant.

    Les frères Bogdanov, auteurs du best-seller Le Visage de Dieu, surfent aussi sur cette thématique. Le titre de leur ouvrage, inspiré d’un mot de l’astrophysicien George Smoot (prix Nobel) lorsqu’il découvrit les premières images du fond de l’Univers, est explicite. Ces croyants affirment déceler, dans le rayonnement cosmique et le réglage fin de l’Univers, l’existence d’un créateur. Pour son second volet, cette théorie est en partie empruntée à l’astrophysicien américain Trinh Xuan Thuan. Bouddhiste, il défend l’idée d’un principe créateur se manifestant dans les lois physiques de la nature. Cette vision panthéiste est proche de celle de Spinoza ou d’Einstein. «Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains», écrivait ce dernier en avril 1929 au rabbin Herbert Goldstein de New York.

    Dans les propos, nous voilà bien loin des principes du père du déterminisme scientifique, Laplace. Celui-ci répondit à Napoléon, qui l’interrogeait sur la question de Dieu et de l’Univers: «Sire, je n’ai pas besoin de cette hypothèse.» S’interdisant de s’interdire, des scientifiques du XXIe siècle lui répondent aujourd’hui: une hypothèse plutôt que rien. Stephen Hawking en fait partie.

    Se procurer l’ouvrage de Stephen Hawking et de Leonard Mlodinow Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ?

    Extraits de Stephen Hawking et de Leonard Mlodinow Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ?

     

    L’Univers n’a pas besoin de Dieu pour exister

    Extraits choisis par Christophe Doré, article paru dans le Figaro le 18 février 2011

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/02/19/01008-20110219ARTFIG00001-l-univers-n-a-pas-besoin-de-dieu-pour-exister.php

    Stephen Hawking défend l’idée d’une théorie justifiant une création spontanée de l’Univers.

    Nous ne vivons chacun que pendant un bref laps de temps au cours duquel nous ne visitons qu’une infime partie de l’Univers. Mais la curiosité, qui est le propre de l’homme, nous pousse à sans cesse nous interroger, en quête permanente de réponses. Prisonniers de ce vaste monde tour à tour accueillant ou cruel, les hommes se sont toujours tournés vers les cieux pour poser quantité de questions : comment comprendre le monde dans lequel nous vivons? Comment se comporte l’Univers ? Quelle est la nature de la réalité? D’où venons-nous? L’Univers a-t-il eu besoin d’un créateur? Même si ces questions ne nous taraudent pas en permanence, elles viennent hanter chacun d’entre nous à un moment ou un autre.

    Ces questions sont traditionnellement du ressort de la philosophie. Mais la philosophie est morte, faute d’avoir réussi à suivre les développements de la science moderne, en particulier de la physique. Ce sont les scientifiques qui ont repris le flambeau dans notre quête du savoir. Cet ouvrage a pour but de présenter les réponses que nous suggèrent leurs découvertes récentes et leurs avancées théoriques. L’image qu’elles nous dessinent de l’Univers et de notre place dans ce dernier a radicalement changé ces dix ou vingt dernières années, même si ses premières esquisses remontent à près d’un siècle.

    Dans la conception classique de l’Univers, les objets se déplacent selon une évolution et des trajectoires bien définies si bien que l’on peut, à chaque instant, spécifier avec précision leur position. Même si cette conception suffit pour nos besoins courants, on a découvert, dans les années 1920, que cette image «classique» ne permettait pas de rendre compte des comportements en apparence étranges qu’on pouvait observer à l’échelle atomique ou subatomique. Il était donc nécessaire d’adopter un cadre nouveau: la physique quantique. Les prédictions des théories quantiques se sont révélées remarquablement exactes à ces échelles, tout en permettant de retrouver les anciennes théories classiques à l’échelle du monde macroscopique usuel. Pourtant, les physiques quantique et classique reposent sur des conceptions radicalement différentes de la réalité physique.

    Le libre arbitre

    C’est à Laplace (1749-1827) que l’on attribue le plus souvent la préformulation claire du déterminisme scientifique : si l’on connaît l’état de l’Univers à un instant donné, alors son futur et son passé sont entièrement déterminés par les lois physiques. Cela exclut toute possibilité de miracle ou d’intervention divine. C’est, en fait, le fondement de toute la science moderne et l’un des principes essentiels qui sous-tendent cet ouvrage. Une loi scientifique n’en est pas une si elle vaut seulement en l’absence d’une intervention divine. On rapporte que Napoléon, ayant demandé à Laplace quelle était la place de Dieu dans son schéma du monde, reçut cette réponse: «Sire, je n’ai pas besoin de cette hypothèse.»

    Les hommes vivant dans l’Univers et interagissant avec les autres objets qui s’y trouvent, le déterminisme scientifique doit également s’appliquer à eux. Nombreux sont cependant ceux qui, tout en admettant que le déterminisme scientifique régit les processus physiques, voudraient faire une exception pour le comportement humain en raison de l’existence supposée du libre arbitre. Ainsi Descartes, afin de préserver ce libre arbitre, affirmait-il que l’esprit humain différait du monde physique et n’obéissait pas à ses lois. Selon lui, toute personne était composée de deux ingrédients, un corps et une âme. Tandis que les corps n’étaient rien d’autre que des machines ordinaires, les âmes échappaient, elles, à la loi scientifique. Descartes, féru d’anatomie et de physiologie, tenait un petit organe situé au centre du cerveau, la glande pinéale, pour le siège de l’âme. Selon lui, toutes nos pensées prenaient naissance dans cette glande qui était la source de notre libre arbitre.

    Les hommes possèdent-ils un libre arbitre ? Si c’est le cas, à quel moment est-il apparu dans l’arbre de l’évolution? Les algues vertes ou les bactéries en possèdent-elles ou bien leur comportement est-il automatique, entièrement gouverné par les lois scientifiques ? Ce libre arbitre est-il l’apanage des seuls organismes multicellulaires ou bien des seuls mammifères? On peut croire que le chimpanzé fait preuve de libre arbitre lorsqu’il choisit d’attraper une banane, ou encore le chat quand il lacère votre divan, mais qu’en est-il du ver nématode Caenorhabditis elegans, créature rudimentaire composée de 959 cellules ? (…)

    Bien que nous pensions décider de nos actions, notre connaissance des fondements moléculaires de la biologie nous montre que les processus biologiques sont également gouvernés par les lois de la physique et de la chimie, et qu’ils sont par conséquent aussi déterminés que les orbites des planètes. Des expériences menées récemment en neurosciences viennent nous conforter dans l’idée que c’est bien notre cerveau physique qui détermine nos actions en se conformant aux lois scientifiques connues, et non quelque mystérieuse instance qui serait capable de s’en affranchir. Une étude réalisée sur des patients opérés du cerveau en restant conscients a ainsi pu montrer qu’on peut susciter chez ceux-ci le désir de bouger une main, un bras ou un pied, ou encore celui de remuer les lèvres et de parler. Il est difficile d’imaginer quel peut être notre libre arbitre si notre comportement est déterminé par les lois physiques. Il semble donc que nous ne soyons que des machines biologiques et que notre libre arbitre ne soit qu’une illusion.

    La théorie ultime du Tout

    On peut formuler les théories quantiques de bien des façons, mais celui qui en a donné la description la plus intuitive est sans doute Richard (Dick) Feynman, personnage haut en couleur qui travaillait au California Institute of Technology le jour et jouait du bongo dans une boîte à strip-tease la nuit. D’après lui, un système n’a pas une histoire unique, mais toutes les histoires possibles. Pour tenter de répondre aux questions formulées plus haut, nous expliciterons l’approche de Feynman et nous l’utiliserons afin d’explorer l’idée selon laquelle l’Univers lui-même n’a pas une seule et unique histoire ni même une existence indépendante. Elle peut sembler radicale même pour nombre de physiciens et, de fait, elle va, comme beaucoup de notions courantes aujourd’hui en science, à l’encontre du sens commun. (…)

    On dispose aujourd’hui d’une prétendante au titre de théorie ultime du Tout, si elle existe. Baptisée «M-Théorie», elle peut apporter des réponses à la question de la création. Pour elle, non seulement notre Univers n’est pas unique, mais de nombreux autres ont été créés à partir du néant, sans que leur création ne requière l’intervention d’un être surnaturel ou divin. Ces Univers multiples dérivent de façon naturelle des lois de la physique. Ils représentent une prédiction scientifique. Chaque Univers a de nombreuses histoires possibles et peut occuper un grand nombre d’états différents longtemps après sa création, même aujourd’hui. Cependant, la majorité de ces états ne ressemblent en rien à l’Univers que nous connaissons et ne peuvent contenir de forme de vie. Seule une poignée d’entre eux permettraient à des créatures semblables à nous d’exister. Ainsi, notre simple présence sélectionne dans tout l’éventail de ces Univers seulement ceux qui sont compatibles avec notre existence. Malgré notre taille ridicule et notre insignifiance à l’échelle du cosmos, voilà qui fait de nous en quelque sorte les seigneurs de la création.

    L’origine des temps

    La question de l’origine des temps est en quelque sorte analogue à celle du bord du monde. A l’époque où on pensait que le monde était plat, certains ont dû se demander si la mer tombait en arrivant au bord. L’expérience a permis de répondre à cette question: il était possible de faire le tour du monde sans tomber. La question du bord du monde a en réalité été résolue lorsqu’on a compris que la Terre n’était pas une assiette plate, mais une surface courbée. Le temps, en revanche, nous apparaissait comme une voie de chemin de fer. Si commencement il y avait, il avait bien fallu quelqu’un (autrement dit Dieu) pour lancer les trains. Même après que la relativité générale eut unifié temps et espace en une seule entité appelée espace-temps, le temps continuait de se distinguer de l’espace : soit il avait un commencement, soit il existait depuis toujours. En revanche, dès qu’on incorpore les effets quantiques dans la théorie relativiste, dans certains cas extrêmes la courbure peut être si intense qu’elle amène le temps à se comporter comme une dimension supplémentaire d’espace.

    Dans l’Univers primordial si concentré qu’il était régi à la fois par la relativité générale et la physique quantique coexistaient effectivement quatre dimensions d’espace et aucune de temps. Cela signifie que, lorsque nous parlons de « commencement » de l’Univers, nous éludons habilement un subtil problème: aux premiers instants de l’Univers, le temps tel que nous le connaissons n’existait pas! De fait, nous devons admettre que notre conception familière de l’espace et du temps ne s’applique pas à l’Univers primordial. Cela échappe peut-être à notre entendement ordinaire, mais pas à notre imagination ni à nos mathématiques. Pour autant, si les quatre dimensions se comportent dans cet Univers naissant comme des dimensions d’espace, qu’advient-il du commencement des temps? (…) Lorsqu’on combine relativité générale et physique quantique, la question de ce qu’il y avait avant le commencement de l’Univers perd tout sens. Ce concept consistant à voir les histoires possibles comme des surfaces fermées sans frontière porte le nom de condition sans bord.

    Au cours des siècles, nombreux ont été ceux qui, tel Aristote, ont cru que l’Univers était présent depuis toujours, évitant ainsi d’affronter l’écueil de sa création. D’autres au contraire ont imaginé qu’il avait eu un commencement, utilisant cet argument pour prouver l’existence de Dieu. Comprendre que le temps se comporte comme l’espace permet de proposer une version alternative. Celle-ci, écartant l’objection éculée qui s’oppose à tout commencement de l’Univers, s’en remet aux lois de la physique pour expliquer cette création sans recourir à une quelconque divinité.

    Extraits choisis par Christophe Doré, du Figaro

    Se procurer l’ouvrage de Stephen Hawking et de Leonard Mlodinow Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ?


    Un peu de lecture sur Dieu et la Science

    On ne peut pas ne pas remarquer la multiplicité des ouvrages sur la question du débat entre Dieu et la Science aujourd’hui. L’ouvrage de Stephen Hawking et de Leonard Mlodinow Y a-t-il un grand architecte dans l’univers ? nous donne justement d’évoquer les publications sur le sujet. Nous ne citerons que quelques ouvrages parmi bien d’autres. Nous commencerons par le plus ancien, celui de le l’échange entre Jean Guitton et les frères Bogdanov dans Dieu et la science (1991) réédité en format de poche en 2004, les frères Bogdanov ayant dernièrement en 2010 publié un Visage de Dieu. On évoquera un dialogue entre la science et la religion au sujet du créationnisme et du matérialisme que l’on retrouve dans un ouvrage de Bertrand Souchard et de Jean-Michel Maldamé paru également en 2010 Dieu et la science en questions, et, la même année, toujours ce même thème un ouvrage de la philosophe Véronique Le Ru La Science et Dieu La science et Dieu. Enfin dans un échange dans lequel se livrent un philosophe athée André Comte Sponville, un scientifique matérialiste Guillaume Lecointre et un théologien jésuite François Euvé sur la question de Dieu et la science (2011). Cette liste d’ouvrage est loin d’être exhaustive.

    Jean Guitton

    Grichka Bogdanov

    Igor Bogdanov

    Dieu et la science

    Grasset

    Présentation de l’éditeur

    A-t-on le droit, à la fin du XXe siècle, de penser ensemble Dieu et la science ? De dépasser le vieux conflit entre le croyant – pour qui Dieu n’est ni démontrable, ni calculable – et le savant – pour qui Dieu n’est même pas une hypothèse de travail ?

    Tel est, en tout cas, l’enjeu de ce livre qui, de ce fait, s’autorise d’une évidence : aujourd’hui, la science pose des questions qui, jusqu’à une date récente, n’appartenaient qu’à la théologie ou à la métaphysique.

    D’où vient l’univers ? Qu’est-ce que le réel ? Quels sont les rapports entre la conscience et la matière ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?

    De ce fait, tout se passe comme si l’immatérialité même d’une transcendance devenait l’un des objets possibles de la physique. Comme si les mystères de la nature relevaient, également, d’un acte de foi. Jean Guitton, Igor et Grichka Bogdanov ont ainsi voulu transformer l’ancien conflit du croyant et du savant en un débat essentiel.

    A travers l’échange de leurs arguments, de leurs interrogations, c’est bien de l’homme et de sa place dans l’univers qu’il est ici question.

    Se procurer l’ouvrage de Jean Guitton Dieu et la science

     

     

    Bertrand Souchard

    Jean-Michel Maldamé

    Dieu et la science en questions

    Ni créationnisme ni matérialisme

    Presses de la Renaissance

    Présentation de l’éditeur

    La science peut-elle tout expliquer ? Le big bang, est-ce la création ? L’animal a-t-il une conscience? La violence potentielle de l’homme. est-elle exacerbée par la religion? Pourquoi faudrait-il être contre le clonage humain ? Dans un langage accessible à tous, Bertrand Souchard, philosophe et théologien, répond avec précision et pédagogie à 28 questions fondamentales sur Dieu, la science et la nature, les classant selon cinq grands thèmes: La nature physique : la création et l’univers; La nature vivante : Dieu et Darwin ; La connaissance de la nature: la foi et la science; La nature de l’homme: image de Dieu et descendant du singe; La nature du bien humain: l’éthique et la technique. La science, la théologie et la philosophie ont leur autonomie et leur légitimité propres dans l’explication du réel et du sens de la vie. L’auteur a pris soin d’éviter la confusion des genres et de respecter la spécificité de chacune tout en engageant un dialogue passionnant et passionné entre les trois, aussi éloigné du créationnisme que du matérialisme. Fruit de longues années d’études approfondies et de recherches validées par une dizaine de scientifiques et philosophes, cet ouvrage de fond est une somme objective et claire, essentielle au dialogue entre la science et la religion.

    Bertrand Souchard

    Bertrand Souchard, né en 1965, est docteur en philosophie et maître en théologie. Professeur de philosophie au lycée Ampère et à l’Université catholique de Lyon, chargé de cours de philosophie de la nature, il est notamment l’auteur d’Aristote, de la physique à la métaphysique (Editions universitaires de Dijon, 2003) et de 42 questions sur Dieu (Salvator, 2007).

    Se procurer l’ouvrage de Bertrand Souchard Dieu et la science en questions

     

    Igor et Grichka Bogdanov

    Robert W. Wilson

    Le visage de Dieu

     

    Présentation de l’éditeur

    Le « visage de Dieu » ? C’est l’expression qu’utilisa l’astrophysicien Georges Smoot (prix Nobel 2006) lorsque le 23 avril 1992, il réussit, grâce au satellite COBE, à prendre des photos de la naissance de l’univers tel qu’il émergeait des ténèbres cosmiques tout juste 380 000 ans après le Big Bang.

    Depuis, cette expression a fait le tour du monde, déclenché la fureur des scientifiques, et bouleversé les croyants. Mais, par delà ces quelques mots, quel est le fabuleux secret qui se cache derrière le « bébé univers » ? Pourquoi Smoot y a-t-il vu le « Visage de Dieu » ?

    Ce livre – nourri des formidable attentes suscitées par le nouveau satellite Planck lancé le 14 mai 2009 – s’approche, comme jamais, de ce mystère suprême : l’instant même de la Création.

    Trois des héros de cette fantastique aventure – Jim Peebles (prix Craaford d’Astronomie 2005), Robert W. Wilson (Prix Nobel 1978) et John Matters (Prix Nobel 2006) – ont postfacé cet ouvrage au fil duquel on s’avisera que la science, parfois, se confond avec la plus haute spiritualité.

    Se procurer l’ouvrage des frères Bogdanov Le visage de Dieu

     

     

     

     

    André Comte-Sponville

    François Euvé

    Guillaume Lecointre

    Dieu et la science (février 2011)

    Les Presses de l’ENSTA

     

    Présentation de l’éditeur

     » Qu’est-ce que la vie ? « 

     » Qu’est-ce que l’homme ? « 

     » D’où vient l’univers ? « 

    Il est longtemps allé de soi que ces questions, purement métaphysiques, relevaient de la religion. Mais la science ne cesse de repousser les limites du mystère… Certains y voient la preuve que Dieu n’existe pas – ou qu’au contraire, il se cache derrière les équations. Quelles questions est-on fondé à poser à la science ? Quelles interrogations ne concernent que la religion ? Quelles portes peut-on ouvrir entre les deux sans les dénaturer ?

    Plus qu’à un échange de points de vue, c’est à une mise au point nécessaire que se livrent ici un philosophe athée, un scientifique matérialiste et un théologien jésuite.

    Les auteurs

    André Comte-Sponville est philosophe.

    François Euvé est prêtre jésuite et théologien au Centre Sèvres.

    Guillaume Lecointre est systématicien au Muséum national d’Histoire naturelle.

    Se procurer l’ouvrage d’André Comte-Sponville Dieu et la science

     

    Véronique Le Ru

    La science et Dieu

    Entre croire et savoir (octobre 2010)

    Vuibert ADAPT-SNES

    Présentation de l’éditeur

    Pourquoi s’intéresser aujourd’hui au problème de la science et de Dieu ? Pourquoi revenir au moment où les savants ont remplacé la question traditionnelle des causes filiales – pourquoi tel phénomène ? – par la question des causes efficientes : comment se produit tel phénomène ? La nature est  » objective  » et non pas projective  » ; et c’est objectivement que la science doit enquêter. Tel est l’énoncé du postulat d’objectivité. Formulé par Galilée et Descartes au XVIIe siècle, il a libéré la science du joug de la théologie et de la religion.

    Si l’on considère l’ampleur du mouvement créationniste qui veut actuellement s’immiscer dans l’enseignement des sciences autant que dans la théorie et la pratique scientifiques, il est important de rappeler que la science d’un côté et, de l’autre, le domaine de la foi et de l’idéologie, ont des droits séparés.

    Revenir au moment de la formulation du postulat d’objectivité pour enquêter sur la manière dont la science s’est construite par l’affirmation de son autonomie et de son indépendance à l’égard de toute référence à Dieu, c’est là un moyen utile pour contrecarrer toute tentative de brouiller les cartes entre croire et savoir.

    L’auteur

    Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, agrégée de philosophie, Véronique le Ru est maître de conférence habilitée en philosophie à l’Université de Reims.

    Elle est déjà l’auteur de plusieurs ouvrages publiés aux éditions du CNRS ainsi que chez Vrin, Vuibert et Larousse. Dans la collection GF-Flammarion « , elle a procuré l’édition critique du Philosophe ignorant de Voltaire.

    Se procurer l’ouvrage de Véronique Le Ru La science et Dieu


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