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Il a inventé l’humain et il lui reste à devenir humain

Posted by Hervé Moine sur 28 octobre 2011

« L’humain est bien une invention des hommes, mais n’est pas une évidence pour autant. Homo sapiens n’est pas humain de fait. Il a inventé l’humain et il lui reste à devenir humain, ce qui sera fait lorsqu’il regardera le monde qui l’entoure avec humanité. »

Cette citation du paléanthropologue français Pascal Picq donne à penser sur notre vision du monde, sur notre lien à la nature et à l’humanité elle-même, dans l’entreprise par exemple.

Pascal Picq

Un paléoanthropologue dans l’entreprise

S’adapter et inover pour survivre

Aux éditions Eyrolles

A priori sans lien aucun, l’entreprise et la paléoanthropologie partagent pourtant un terrain de réflexion commun. Cet ouvrage original et brillant, illustré d’exemples historiques et récents, est plongé dans l’actualité économique et financière. Pascal Picq y démontre comment le courant darwiniste de l’évolution peut aider à faire sauter les blocages de l’entreprise en France, prisonnière des vieux réflexes lamarckiens.

De Lucy au développement durable, des solutions innovantes et une autre façon de penser sont envisagées.

Auteur de grands succès comme Au commencement était l’homme et Lucy ou l’obscurantisme, Pascal Picq est maître de conférences à la chaire de paléoanthropologie et préhistoire du Collège de France.

Pour se procurer l’ouvrage de Pascal Picq, Un paléoanthropologue dans l’entreprise

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Le monde contemporain a-t-il rompu le contrat moral tacite entre l’homme et l’animal ?

Posted by Hervé Moine sur 19 mars 2011

La question animale

Entre science, littérature et philosophie

Presses Universitaires de Rennes

Sous la direction de Jean-Paul, Lucie Campos, Catherine Coquio et Georges Chapouthier

Présentation de l’ouvrage

Y a-t-il eu un jour entre les animaux et les hommes un contrat moral implicite que l’homme aurait détruit ? Ici, l’articulation de la littérature et des sciences fait problème, tandis que les philosophes sont loin de s’accorder entre eux : les débats internes à l’éthique animale anglo-saxonne reposent sur des prémisses étrangers à la déconstruction que radicalise aujourd’hui la philosophie continentale de l’animalité. Réouvrir la question de l’animal, longtemps sacrifiée au primat d’un logos anthropocentrique, c’est comme l’a dit Derrida réouvrir la « question du pathos » pour se diriger ailleurs : un ailleurs reconnu et parcouru déjà en littérature.

Quatrième de couverture

Une « question animale » se pose avec insistance aujourd’hui : découvertes majeures en éthologie, avec la mise en évidence de cultures animales ; prolifération de discours philosophiques, d’essais littéraires, de récits consacrés aux bêtes, multipliant les protocoles de relecture qui questionnent les rapports entre la raison et le sensible ; développement d’une « éthique animale » et « environnementale ». Car cet intérêt se dessine sur fond de catastrophe écologique et d’extinction des espèces. Alors que les avancées scientifiques font apparaître des mondes perceptifs communs aux animaux et aux hommes, que l’imagination littéraire avait sondés autrement, leurs communautés vécues reculent, voire disparaissent, produisant une inquiétude nouvelle. L’idée surgit d’un « contrat » moral entre humains et animaux que l’époque moderne aurait rompu. Faut-il construire un tel contrat pour notre présent, et avec quels instruments ? Ou faut-il repenser de fond en comble nos rapports avec le monde animal ? Sur ces questions se confrontent utilitarisme anglosaxon et déconstruction continentale, les uns parlant de droits, de devoirs et d’intérêts mutuels, les autres oeuvrant à « rouvrir la question du pathos » et faisant entendre le « silence des bêtes », tandis qu’une nouvelle littérature, fictionnelle ou non, requestionne les pouvoirs et les limites de l’empathie et de la compassion. Au risque d’alimenter un nouveau mythe : celui de l’animal victime, témoin muet d’une faute humaine universelle, qui viendrait rejoindre et représenter les victimes des catastrophes historiques du XXe siècle. Ce livre tente d’accompagner ces questions et ce mythe sur un mode critique, qui nous invite à penser à nouveaux frais nos similitudes et nos différences.

Pour se procurer La question animale : Entre science, littérature et philosophie

Les auteurs

5 philosophes, parmi 19 auteurs, ont participé à La question animale : Entre science, littérature et philosophie et en particulier Georges Chapouthier pour lequel nous avions notamment dresser un portrait à l’occasion d’une de ses interventions  Jusqu’où sommes-nous des singes philosophes ? en février dernier.

Georges Chapouthier, de double formation biologiste et philosophe, est directeur de recherches au CNRS.

Georges Chapouthier a notamment publié L’homme, ce singe en mosaïque (Odile Jacob, 2001) et Kant et le chimpanzé. Essai sur l’être humain, la morale et l’art, (Belin, 2009).

dans La question animale : Entre science, littérature et philosophie, Georges Chapouthier à écrit l’article qui s’intitule En morale, sommes-nous des philosophes ou des chimpanzés ?

Florence Burgat est directrice de recherche en philosophie (INRA-RITME/Paris I-ExeCo). Elle travaille actuellement sur les approches phénoménologiques de la vie animale et a publié sur ce thème Liberté et inquiétude de la vie animale (Kimé, 2006) ainsi qu’un volume collectif Comment penser le comportement animal ? Contribution à une critique du réductionnisme (Paris MSH/Quæ, 2010).Article dans La question animale : Entre science, littérature et philosophieLa disparition

Catherine Larrère est professeur à l’université de Paris I-Panthéon Sorbonne et spécialiste de philosophie morale et politique. Elle s’intéresse aux questions éthiques et politiques liées à la crise environnementale et aux nouvelles technologies (protection de la nature, prévention des risques, développement des biotechnologies). Elle a publié notamment Les Philosophies de l’environnement (PUF, « Philosophies », 1997), Du bon usage de la nature, Pour une philosophie de l’environnement, (en collaboration avec Raphael Larrère), Aubier, 1997 (rééd. Champs-Flammarion, 2009) et co-dirigé La Crise environnementale (en collaboration avec Raphael Larrère, Éditions de l’INRA, 1997) et ature vive (MNHN Fernand Nathan, 2000).

Article dans La question animale : Entre science, littérature et philosophieEthique environnementale et éthique animale avec Raphaël Larrère

Lucie Campos, docteur en littérature comparée, enseigne à l’université de Poitiers. Ses travaux portent sur le traitement de la conscience historique dans la pensée contemporaine, sur l’histoire de la critique et de la théorie littéraire aux XIX e et XX e siècles, et sur la relation entre littérature et philosophie. Elle a publié divers articles portant sur la politique de la mémoire et du patrimoine, sur W. G. Sebald, I. Kertész, et J. M. Coetzee, sur la pensée de G. Agamben, sur les questions de l’interprétation et de la traduction, ainsi que sur différents aspects de la pensée postcoloniale.

Article dans La question animale : Entre science, littérature et philosophie : Poétiques philosophiques de l’animal avec W. G. Sebald & J. M. Coetzée

Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, philosophe et juriste, est maître de conférences en relations internationales au département de War Studies du King’s College de Londres. Il est l’auteur d’Éthique animale (PUF, 2008, préfacé par Peter Singer), L’éthique animale (PUF, Que sais-je ?, 2011) et Apologies des bêtes. Anthologie historique d’éthique animale (PUF, 2011).

Article dans lLa question animale : Entre science, littérature et philosophieLes principaux courants en éthique animale

 

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Nicolas Grimaldi : « Etre un homme, c’est sans cesse s’efforcer de l’être ».

Posted by Hervé Moine sur 1 mars 2011

Nicolas Grimaldi

L’inhumain

PUF (2011)

Présentation de l’éditeur

Qu’y a-t-il de plus semblable à un homme qu’un autre homme ? Mais qu’y a-t-il de plus irréductible à l’humain que l’inhumain ? Or, il n’y a qu’un homme pour être inhumain. L’un des plus singuliers paradoxes de l’inhumain est qu’il n’est pas en dehors de l’humain. Pour être inhumain, il n’est pas besoin d’avoir perdu tout sens de l’humain. Tout au contraire, l’inhumain est une des manières fort communes qu’ont les hommes d’assumer leur humanité. Quoique notre conscience morale s’en révolte et quoique notre logique s’en scandalise, il nous faut donc en reconnaître le fait : l’inhumain est une catégorie de l’humain.

Rien ne paraît plus monstrueux. Rien nest pourtant plus banal. Il suffit à chaque fois de ne pas reconnaître son semblable dans l’autre.

« Indéfiniment perpétré, le massacre des innocents n’a jamais cessé. Aussi l’histoire de l’inhumain est-elle coextensive à celle de l’humanité. Or le paradoxe de l’inhumain est que chacun croit bien faire en faisant aux autres tout le mal possible.
Il suffit pour cela de ne pas reconnaître son semblable dans l’autre. Car seul est notre semblable celui qui appartient au même monde que nous.
Propre à l’imaginaire de chacun, de chaque parti, de chaque religion, de chaque secte, ce monde intérieur est celui de nos croyances. Quiconque ne les partage pas en est exclu.
Comment aurait-on alors conscience d’être inhumain envers des êtres dont l’humanité ne nous paraît qu’une dérision, une provocation, ou un malentendu de plus?
Rien ne paraît plus monstrueux. Rien n’est pourtant plus banal. » En quatrième de couverture Presse Université de France

Pour se procurer l’ouvrage de Nicolas Grimaldi L’inhumain

Table des matières

I. — Un laboratoire de l’inhumain
II. — Banalité de l’inhumain
III. — Irrationalité de l’inhumain. Mal empirique et mal radical
IV. — La déshumanisation
V. — Quel autre est mon semblable ? L’ennemi ; Le barbare ; L’étranger
VI. — La guerre des mondes : Différentes humanités ou des espèces différentes ; Des mondes incompatibles ; La tolérance : une communauté de différences


“Comment un être humain peut-il sombrer dans l’inhumain ?”, interroge le philosophe Nicolas Grimaldi.

Article de Jean-Marie Durand paru dans le site des InRocks le 27 février 2011

http://www.lesinrocks.com/livres-arts-scenes/livres-arts-scenes-article/t/60476/date/2011-02-27/article/linhumain-un-essai-essentiel-sur-les-fondements-de-lhumanite/

De Robert Antelme (L’Espèce humaine) à Primo Levi (Si c’est un homme), l’expérience concentrationnaire nourrit les réflexions les plus fortes sur la définition de l’humanité et de son envers, l’inhumanité. Pour le philosophe français Nicolas Grimaldi, rien n’est en fait plus humain que l’inhumain. C’est ce paradoxe apparent qu’il soulève et interroge.

« Comment des hommes ont-ils jamais pu agir envers des hommes comme s’ils n’en étaient pas ? », se demande-t-il dans une riche digression philosophique nourrie de ses lectures d’Antelme, Levi, Hannah Arendt, Christopher Browning, Sebastian Haffner (Allemand antinazi) et Stendhal.

L’autre au fondement de la question de l’humanité

Il n’y a qu’une seule cause de l’inhumain, avance Grimaldi : « Elle consiste dans le fait d’être si insensible à l’autre qu’il nous devient indifférent. » Il y a à l’origine de l’inhumain « une sorte d’aveuglement ». En ne reconnaissant pas son semblable dans l’autre, en refusant la possibilité d’un monde commun, l’homme ouvre la voie de l’inhumanité.

Car ce qui est humain dans l’homme, c’est de se sentir profondément uni à tous les autres, ne serait-ce que « par la pathétique détresse qui leur est commune ». Pour Grimaldi, « l’humanité consiste à porter la vie des autres comme une partie de la sienne et à leur communiquer la sienne comme une partie de la leur ».

Mais pourquoi et comment naît parfois en l’homme ce sentiment d’appartenir à une espèce différente qui le rendrait incompatible, au point de vouloir éliminer l’autre ? A l’origine d’une personnalité, avance Grimaldi, « il est vraisemblable qu’il y ait un choix originaire, secret, implicite, informulé, peutêtre même aussi inconscient qu’inavoué, par lequel chacun définit le type d’homme qu’il voudrait être, en l’ayant imaginé ». Chacun d’entre nous se forme en effet « l’image d’un type humain » qui oriente et détermine la plupart de ses attitudes.

Nos réactions restent orientées et réglées par ce choix originel d’une certaine tonalité. Ce choix se construit notamment à travers la lecture, qui « nous fait vivre mille fois, avant que la vie nous y invite, les attitudes par lesquelles s’exprime l’humanité ».

A chacun d’inventer sa propre humanité

Car l’humanité n’est donnée à aucun homme, il revient à chacun de l’inventer pour soi ; à la différence des autres espèces, l’humanité est « une tâche » : « Etre un homme, c’est sans cesse s’efforcer de l’être (…). C’est en imaginant ce qu’elle pourrait être que chacun choisit le modèle de la sienne. »

Il existe donc autant d’humanités que d’individus : les diverses manières que chacun a d’envisager les rapports amoureux ou sociaux sont la trace de cette multitude. La grande question non élucidée, qui est aussi un défi politique, reste de savoir comment maintenir une communauté possible entre des individus « qui récusent d’avoir en commun aucune sorte d’humanité ».

Dans une langue à la fois dépouillée et habitée, ouverte au doute de la pensée autant qu’à l’affirmation d’attentes vitales, Nicolas Grimaldi nous souffle que l’humanité, « c’est l’horizon sur lequel se profile la façon singulière qu’a chacun d’improviser la sienne ». Cette articulation entre nos libertés et nos obligations, entre nos indifférences et nos reconnaissances, forme le coeur de la tension entre l’humain et l’inhumain, cet horizon flottant dont il appartient à chacun de conjurer les menaces.

Pour se procurer l’ouvrage de Nicolas Grimaldi L’inhumain

Nicolas Grimaldi, l’enquêteur de nos expériences de la subjectivité.

Né en 1933, Nicolas Grimaldi est philosophe, auteur de nombreux ouvrages et essais philosophiques. Agrégé de philosophie et docteur es-lettres, il enseigna d’abord en Khâgne à Janson de Sailly et à Jules Ferry à Paris puis à l’université de 1971 à 1983 successivement à Brest, Poitiers et Bordeaux. Il est actuellement professeur émérite à l’université Paris IV-Sorbonne où il a enseigné de 1983 à 1994. Il y a occupé successivement les chaires d’histoire de la philosophie moderne et de métaphysique.

Spécialiste de Descartes, Nicolas Grimaldi, il publie sur l’auteur du Discours de la Méthode, en 1978, L’Expérience de la pensée dans la philosophie de Descartes, en 1988, Six études sur la volonté et la liberté chez Descartes, en 1992, Descartes. La morale, et en 2006 Descartes et ses fables.

Nicolas Grimaldi ne s’en tient pas à l’étude de l’illustre philosophe ni ne révèle un esprit de système. Au contraire, sa réflexion apparaît plutôt libre et les sujets qu’il aborde divers et variés, ceux-ci portant, en effet aussi bien sur l’imaginaire, le désir, la solitude, le temps, le travail, le jeu, la liberté, le religieux, que l’amour et la jalousie, le moi et à présent l’inhumain c’est-à-dire l’humain. La plupart de ses ouvrages cherche à élucider nos expériences de la subjectivité comme le montre l’Ontologie du temps en 1993, le Traité des solitudes en 2003, l’Essai sur la jalousie. L’enfer proustien en 2010, ou encore les récentes Métamorphoses de l’amour en 2011.

On remarquera une réflexion nourrie de nombreuses références tant philosophiques que littéraires. En effet, des présocratiques et Socrate aux existentialistes et Hannah Arendt en passant par Descartes évidemment et Marx, les philosophes côtoient dans son œuvre Kafka, Baudelaire, Proust, Simenon ou Tolstoï pour ne citer qu’eux.

Hervé Moine, ActuPhilo

Les oeuvres de Nicolas Grimaldi

  • L’inhumain, PUF, 2011
  • Les métamorphoses de l’amour, Grasset, 2011
  • Essai sur la jalousie. L’enfer proustien, PUF, 2010
  • Une démence ordinaire, PUF, 2009
  • Proust, les horreurs de l’amour, PUF, 2008
  • Préjugés et paradoxes, PUF, 2007
  • Descartes et ses fables, PUF, 2006
  • Le Livre de Judas, PUF, 2006
  • Traité de la banalité, PUF, 2005
  • Bref traité du désenchantement, Livre de Poche, 2004 (réédition)
  • Socrate, le sorcier, PUF, 2004
  • Traité des solitudes, PUF, 2003
  • L’Homme disloqué, PUF, 2001
  • Ambiguïtés de la liberté, PUF, 1999
  • Bref Traité du désenchantement, PUF, 1998
  • Le Travail, communion et excommunication, PUF, 1998
  • Etudes cartésiennes: Dieu, le temps, la liberté, Vrin, 1996
  • Le Souffre et le Lilas. Essai sur l’esthétique de Van Gogh, La Versanne, 1995
  • L’ardent sanglot, La Versanne, 1995
  • Partie réservée à la correspondance, La Versanne, 1995
  • Ontologie du temps, PUF, 1993
  • La Jalousie, étude sur l’imaginaire proustien, Acte Sud, 1993
  • Le Désir et le temps, Vrin, 1992 (réédition)
  • Descartes. La morale, Vrin, 1992
  • Six études sur la volonté et la liberté chez Descartes, Vrin 1988
  • Introduccion a la filosofia de la historia de K. Marx, Dossat, 1986
  • L’Art ou la feinte passion. Essai sur l’expérience esthétique, 1983
  • L’Expérience de la pensée dans la philosophie de Descartes, Vrin, 1978
  • Aliénation et Liberté, Masson, 1972
  • Le Désir et le temps, PUF, 1971

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Des humains comme les autres : un livre, une conférence

Posted by Hervé Moine sur 8 février 2011

Irène Théry

Des humains comme les autres

Bioéthique, anonymat et genre du don

Editions EHESS

 

Présentation de l’éditeur

Faut-il lever l’anonymat des donneurs dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation ? Alors que les premiers enfants nés grâce aux dons sont devenus de jeunes adultes et, pour certains, revendiquent l’accès à leurs origines, comment distinguer les places respectives des protagonistes du don d’engendrement : parents, enfants, donneurs ? L’enfant n’est-il pas le grand oublié de la perspective médicale traditionnelle assimilant don de gamètes et don du sang, au prix de l’effacement d’une partie de son histoire ?

D’une plume résolument engagée, Irène Théry propose un regard critique sur le modèle bioéthique français qui a sacralisé l’anonymat du don de gamètes alors que tant de pays démocratiques ont su passer du modèle initial Ni vu ni connu à celui de Responsabilité où le donneur – homme ou femme – cesse d’être perçu comme un spectre menaçant.

La panique morale qui semble saisir la société française – corps médical, responsables politiques, religieux – devant une telle évolution révèle les préjugés et les résistances face aux nouvelles représentations de l’identité personnelle et de la filiation, transformées par l’égalité des sexes, le démariage et l’émergence sociale de l’homoparentalité.

Biographie de l’auteur

Irène Théry est directrice d’études l’EHESS. Elle a publié plusieurs ouvrages sur les mutations du droit de la famille, sur les familles recomposées et sur le masculin et le féminin.

Pour se procurer l’ouvrage d’Irène Théry Des humains comme les autres : Bioéthique, anonymat et genre du don

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Lundi 14 février 2011

à la Fondation Jean Jaurès

Débat autour du livre d’Irène Théry

Des humains comme des autres

Nonfiction.fr et la Fondation Jean-Jaurès vous invitent à un débat le lundi 14 février à 18h45 à la Fondation Jean-Jaurès, 12 Cité Malesherbes, 75009 Paris, avec Irène Théry, autour de son livre, Des humains comme les autres. Bioéthique, anonymat et genre du don (EHESS), et du modèle bioéthique français, avec Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale du PS aux questions de société, et Laurent Bouvet, professeur de science politique à Science-Po et l’université de Nice Sophia-Antipolis.

Le débat sera animé par Margaux Loire, coordinatrice du pôle Bioéthique de nonfiction.fr, et Frédéric Martel, rédacteur en chef de nonfiction.fr.

L’accès à la Cité se fait par la rue des Martyrs. Il suffit d’appuyer sur n’importe quel bouton du digicode pour ouvrir la grille d’entrée à la Cité. Le débat sera suivi d’une séance de dédicaces.

RSVP à citedeslivres@gmail.com. Places limitées.

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Réviser les lois de bioéthiques sans brader la dignité de l’homme

Posted by Hervé Moine sur 18 janvier 2011

Conférence-débat organisé par la Fondation de Service Politique

Les questions problématiques du projet de révision de la loi de bioéthique

avec Elizabeth Montfort

le 19 Janvier 2011 de 19h à 21h

à l’auditorium de l’Espace Georges Bernanos de Paris

Le projet de révision de la loi de bioéthique 2004 sera examiné par les députés en février prochain. Celui-ci présente des dérives éthiques injustifiables et des nouveautés à haut risque. D’ores et déjà, la Fondation de Service politique intervient auprès des membres de la commission spéciale chargée d’examiner le texte. Chaque citoyen responsable doit s’engager. Il est temps de se mobiliser pour éclairer le jugement de ses élus sur les points les plus sensibles :
  • Recherche sur l’embryon : celle-ci serait autorisée non à des fins « thérapeutiques » mais à des fins « médicales », ce qui ouvrirait la voie à toute sorte de manipulations et d’expérimentations qui videraient le principe d’interdiction de son contenu.
  • Assistance médicale à la procréation : le recours de l’AMP aux couples pacsés comme pour les couples mariés, sans exigence de deux ans de vie commune n’est pas acceptable. Le Pacs est un contrat de couple alors que le mariage est une institution qui fonde la famille. Le recours à des donneurs pour des dons de gamètes brouille la filiation et rend insatisfaisante la levée de l’anonymat.
  • Diagnostic pré-implantatoire et prénatal : le DPI ne doit pas être étendu à la trisomie 21. Ceci entraînerait la stigmatisation de cette maladie qui est déjà traquée dans le cadre du DPN. Le manque d’information dès les premiers tests met la femme dans une situation anxiogène et empêche le couple d’exprimer une décision libre et éclairée.
Les lois de bioéthique se développent comme un ensemble de normes juridiques de plus en plus indépendantes de notre corpus juridique. Or on ne peut pas légiférer sans cohérence avec les principes fondateurs de notre droit, auxquels les Français sont attachés, comme l’a rappelé de son côté le Premier ministre.
L’objet de cette conférence-débat est d’examiner les points sur lesquels il est raisonnable d’obtenir des résultats positifs, et comment intervenir auprès des parlementaires qui devront se prononcer.
Cette conférence-débat aura lieu autour d’Elizabeth Montfort, ancien député européen, administrateur de la Fondation de service politique de l’Alliance pour un nouveau féminisme européen, et le Docteur Nathalie de Soultrait, pédiatre, responsable avec son mari François de Soultrait de la commission Bioéthique et vie humaine de la communauté de l’Emmanuel.
Pour en savoir davantage

l’Association de Service politique propose un dossier que l’on peut consulter en ligne sur libertepolitique.com ainsi que les Notes bleues adressées aux parlementaires.
D’autre part, toujours concernant ce projet de révision de loi on pourra consulter avec profit le site du gouvernement, la communication en Conseil des ministres de Madame Roselyne Bachelot alors ministre de la Santé, ainsi que le dossier concocté sur ce sujet par la documentation française. Voir ci-dessous.
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Méthode et contenu de la révision de la loi de bioéthique

Roselyne Bachelot a présenté en Conseil des ministres, le 16 juillet, une communication relative à la méthode et au contenu de la révision de la loi de bioéthique prévue pour le premier trimestre 2010.

Un projet de loi sera déposé avant fin 2009.

Afin de permettre l’adaptation du droit aux évolutions de la science et de la réflexion bioéthique, le Gouvernement souhaite se donner les moyens d’une réflexion rigoureuse en consultant plusieurs institutions :

  • le Conseil d’État en vue d’une étude préalable à la révision de la loi. Les conclusions sont attendues pour la fin de l’année ;
  • le Comité consultatif national d’éthique qui remettra, avant fin septembre, un mémoire où seront identifiés les problèmes philosophiques et les interrogations éthiques.

Toutefois, afin de ne pas limiter la réflexion aux seuls débats d’experts, le président de la République et le Gouvernement organiseront des États généraux de la bioéthique au premier semestre 2009. Un débat public s’engagera, faisant appel à la participation des citoyens : des réunions, des colloques, des forums seront organisés avec le concours des nouvelles technologies de l’information.

Une campagne d’information aura pour objectif d’identifier clairement les questions qui seront débattues : la recherche sur l’embryon, le prélèvement et la greffe d’organes, de tissus et de cellules… Enfin, précise la communication, les questions du consentement, de l’anonymat et de la gratuité devront être repensées globalement de manière à assurer la cohérence de la réflexion bioéthique.

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Lois de bioéthique : la révision 2010

Dossier réalisé en avril 2010

Introduction

Photo : Centre d'étude et de conservation des oeufs etCi-contre Photo de Philippe Desmazes. ©AFPCentre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme (CECOS) de Lyon, 2010.

Six ans après la dernière révision des lois sur la bioéthique, un réexamen complet est en cours, en vue d’adapter la législation à l’évolution de la science, du droit et de la société. Cette fois, un large panel d’intervenants est consulté, organismes et institutions aussi bien que simples citoyens, afin de parvenir au consensus le plus large possible sur des sujets souvent très complexes.

La problématique de la bioéthique est présente depuis une vingtaine d’années dans les discussions entre médecins, juristes, hommes politiques, religieux et journalistes qui tentent d’analyser les conséquences sociales, juridiques, morales et culturelles de l’évolution des pratiques médicales sur le corps humain. De manière progressive, mais de plus en plus passionnée, ces débats engagent également les citoyens « ordinaires », les associations et les ONG. En effet, de nouvelles questions surgissent : après le clonage, la recherche sur l’embryon ou sur le génome humain, d’autres sujets de controverses sont apparus sur le risque d’eugénisme, les mères porteuses, l’euthanasie, la transplantation d’organes, les expérimentations médicales…

Les évolutions proposées dans la prochaine loi vont s’appuyer sur les synthèses du vaste débat public organisé notamment dans le cadre des Etats généraux de la bioéthique, ainsi que sur les avis de différentes institutions telles que le Comité consultatif national d’éthique, le Conseil d’Etat ou l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques. Pour l’essentiel, la nouvelle version de la loi ne devrait pas bouleverser les principes établis par les textes précédents.

Accéder au dossier : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/bioethique/index.shtml

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La différence des sexes, une question philosophique ?

Posted by Hervé Moine sur 10 janvier 2011

Geneviève Fraisse

A côté du genre

Sexe et philosophie de l’égalité

aux édition du bord de l’eau

Présentation de l’éditeur

Eros et libido, sexe et genre : Les mots se succèdent depuis un peu plus d’un siècle pour dire la dualité et le rapport entre hommes et femmes. Si on cherche l’objet philosophique, on trouve l’expression « différence des sexes », « Gechlechtdifferenz » sous la plume hegelienne. Quant au genre, ce mot fait le pari de brouiller les pistes des représentations contraintes qui assignent chaque sexe à sa place. Et si, toute terminologie confondue, on s’en tenait à ce que la « différence des sexes » est une catégorie vide ?

Alors, on se situerait « à côté du genre », à côté des affaires de définition et d’identité, pour faire le repérage des lieux où sont pensés les sexes, dans leur tension, leur décalage, leur disparité au regard du contemporain démocratique. Au fond, la démarche est inversée : il ne s’agit pas de dire ce qu’il en est du sexe et du genre, mais de dire ce qui surgit dans la pensée quand égalité et liberté révèlent des enjeux sexués dans la politique et la création, l’économique et le corps, la pensée et l’agir.

Pour se procurer A côté du genre : Sexe et philosophie de l’égalité

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Geneviève Fraisse est philosophe, directrice de recherche au CNRS. Elle a publié récemment Du Consentement (Seuil, 2007), Le Privilège de Simone de Beauvoir (Actes sud, 2008), Service ou servitude. Essai sur les femmes toutes mains (Le Bord de L’eau, 2009), et Les Femmes et leur histoire (Gallimard, Folio histoire, 2010).
Photographie © Christine Chaudagne

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Réflexions croisées « sciences humaines & philosophie » sur l’Homme

Posted by Hervé Moine sur 27 février 2010

Mercredi 2 juin 2010

Colloque de Cerisy-La-Salle (50)

L’homme, point aveugle des sciences de l’homme ?

Faire l’histoire des objets des sciences humaines et sociales

Sous la direction de Jacqueline Carroy, Nathalie Richard, et François Vatin et avec le soutien du Centre Alexandre Koyré (EHESS, MNHN, CNRS), de l’Université Paris Ouest/Nanterre (UMR « Institutions et dynamiques historiques de l’économie », Ecole doctorale « Economie, organisations, société »), de l’Université de Paris 1 (EA « Modernités et révolutions ») et de la SFHSH

Les sciences humaines ont-elles réellement l’homme pour objet? Elles se sont en général efforcées de ne jamais parler de « l’Homme », si ce n’est dans leurs intitulés programmatiques. Pour cela, elles ont décalé leur focale, en construisant des objets spécifiques: notamment l’homo economicus, la race ou l’ethnie, le fait social, l’inconscient, l’homme neuronal.

La discussion de ces figures scientifiques de l’homme ouvre la voie à un débat entre les sciences humaines, mais aussi avec la tradition philosophique. Ces sciences se sont-elles véritablement dégagées de leur soubassement philosophique? Réciproquement, la philosophie contemporaine n’est-elle pas nourrie de l’anthropologie portée par les sciences humaines?

Ce colloque réunira des spécialistes des diverses sciences humaines et sociales, des historiens des sciences et des philosophes. Il s’appuiera sur l’expérience de la Société française pour l’histoire des sciences de l’homme (SFHSH), qui, depuis sa création en 1989, s’est attachée à nourrir une réflexion croisant histoire et philosophie sur le temps déjà long maintenant de la modernité.

publié sur Calenda, par Delphine Cavallo le vendredi 26 février 2010 http://calenda.revues.org/nouvelle15872.html

Les intervenants et leur communication

  • Philippe Artières : La fabrique Foucault — inciser le livre
  • Daniel Becquemont : L’homme du possible et le point aveugle: Robert Musil
  • Gabriel Bergounioux: Du comparatisme au structuralisme, l’homme en linguistique ou: comment s’en débarrasser ?
  • Michel Bourdeau : Science de l’homme ou science de l’humanité ?
  • Jacqueline Carroy : L’homme qui dort est-il un homme? Réflexions à propos d’une anthropologie du sommeil et des rêves
  • Christiane Chauviré : Homme, Esprit, Sujet
  • Laurent Clauzade : Les rapports du physique et du moral ou l’idée d’une science de l’homme dans la philosophie française de Cabanis à Comte
  • Stéphanie Dupouy : L’observation de l’homme par l’homme: l’homme au creux des méthodes en sciences humaines
  • Jean-Louis Fabiani : Petits meurtres de l’homme entre amis
  • Olivier Favereau : De l’homo economicus à l’homme ordinaire: Wittgenstein, l’identité sociale et l’économie des conventions
  • Wolf Feuerhahn : L’homme tout entier (Der Ganze Mensch): un mot d’ordre philosophique des sciences de l’esprit allemandes
  • Claude Gautier : L’originalité humienne dans l’écriture de l’histoire de la révolution: du psychologisme des caractères à l’étude des circonstances d’action. L’exemple de la corruption et du fanatisme
  • Rose Goetz : La conception idéologique du seuil anthropologique: où passe la frontière entre l’animal et l’homme ?
  • Vincent Guillin : « In search of a True Knowledge of Human Nature »: John Stuart Mill et l’Anthropological Society de Londres
  • Frédéric Joulian : Anthropomorphisme méthodologique et hominisation
  • Christian Laval : De l’homme économique au sujet néolibéral
  • Rafael Mandressi : La proie et l’ombre dans la chasse à l’homme: anthropologie médicale et philosophie naturelle dans la première modernité
  • Laurent Martin : La culture contre la barbarie. Gilbert Gadoffre et la refondation des humanités européennes à Royaumont, 1947-1954
  • Andreas Mayer: Les articulations de la marche humaine au XIXe siècle
  • Marc Renneville : Homo criminalis, objet des sciences de l’homme? Sciences du crime, anthropologie criminelle, criminologie. Deux siècles de débats
  • Nathalie Richard: Existe-t-il un « homo historicus » ?
  • Philippe Steiner : L’homme comme point d’arrivée: l’homme et le fait social dans la sociologie durkheimienne
  • Christian Topalov : Pour une pratique réflexive des sciences sociales
  • Ludovic Tournes : La fondation Rockefeller et le projet d’une science totale de l’homme (1928-1939)
  • François Vatin: L’homme mécanique et l’homme social: une histoire de l’étude de l’homme au travail
  • Georges Vigarello : Les sensations « internes » dans l’histoire, le passage du « il » au « je »

BIBLIOGRAPHIE :

  • Apel Karl-Otto, La controverse expliquer-comprendre. Une approche pragmatico-transcendantale, traduit de l’allemand par S. Mesure, Paris, Cerf, 2000.
  • Blanckaert Claude, Blondiaux Loïc, Loty Laurent, Renneville Marc et Richard Nathalie (dir.), L’histoire des sciences de l’homme. Trajectoire, enjeux et questions vives, Paris, L’Harmattan, 1999.
  • Carroy Jacqueline et Richard Nathalie (dir.), Alfred Maury, érudit et rêveur. Les sciences de l’homme au milieu du XIXe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, Collection Carnot, 2007.
  • Corbin Alain, Courtine Jean-Jacques, Vigarello Georges, Histoire du corps, 3 vol., Paris, Seuil, 2005-2006.
  • Foucault Michel, Les mots et les choses. Une archéologie des sciences humaines, Paris, Gallimard, 1966.
  • Gauchet Marcel, Philosophie des sciences historiques : le moment romantique, Paris, Seuil, 2002.
  • Goetz Rose, Destutt de Tracy : philosophie du langage et science de l’homme, Genève, Droz, 1993.
  • Gusdorf Georges, Les sciences humaines et la pensée occidentale, 12 vol., Paris, Payot, 1966-1985.
  • Laval Christian, L’homme économique, Paris, Gallimard.
  • Leblanc Guillaume, L’esprit des sciences humaines, Paris, Vrin, 2005.
  • Lepenies Wolf, Les trois cultures : entre science et littérature, l’avènement de la sociologie, Paris, Maison des sciences de l’homme, 1990.
  • Renneville Marc, Crime et folie : deux siècles d’enquêtes médicales, Paris, Fayard, 2003.
  • Smith Roger, Being human. Historical knowledge and the creation of human nature, Manchester, New York, Manchester University Press, 2007.
  • Steiner, Philippe, L’école durkheimienne et l’économie : sociologie, religion et connaissance, Genève, Droz, 2005.
  • Stoczkowski Wiktor, Anthropologies rédemptrices. Le monde selon Lévi-Strauss, Paris, Hermann, 2008.
  • Vatin François, Trois essais sur la genèse de la pensée sociologique, Paris, La Découverte, 2005.

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La question de l’altérité

Posted by Hervé Moine sur 17 février 2010

Les Rencontres de Sophie 2010

du 5 au 7 mars

à Nantes

Les autres

“Les autres” ne se peuvent nommer qu’en référence à un “nous” ou un “moi”, en tout cas à un homme qui a mis des millénaires à s’identifier comme “animal raisonnable”, situé entre le tout autre (l’être minéral, végétal et animal) et le Grand Autre (Dieu). Mais la modernité démocratique, du fait même de sa tentative de faire vivre ensemble des hommes déclarés “semblables” et donc d’égale dignité, a déplacé au sein même de l’humanité la question de l’altérité : les hommes ne diffèrent-ils pas plus qu’ils ne se ressemblent ? Aujourd’hui, la rencontre des cultures due à la mondialisation, les controverses politiques, morales et religieuses, l’évolution des sciences et des techniques mais aussi de la littérature et des arts, tout comme la libéralisation des moeurs, réactivent ces questions en déplaçant nombre de lignes de démarcation entre “les autres”, “eux et nous”, “toi et moi”, aussi bien dans la vie publique (discrimination, exclusion, choc des civilisations…) que dans la vie privée (jusqu’en amour et en amitié).

C’est à l’examen de ces questions que la dixième édition des Rencontres de Sophie invite le public, lors de conférences et débats, d’un abécédaire, d’un atelier philo-enfants, de cinés-philo et de projections vidéo.

Avec Michel Agier, Jean-Marc Ferry, Gilles Geneviève,  Sylvain George, Patrick Lang, Michela Marzano, Robert Misrahi, Catherine Portevin, Ollivier Pourriol, Joëlle Proust, Marie-Hélène Prouteau, Myriam Revault d’Allonnes, Christian Ruby, Jean Schneider, Paul Thibaud, Yves Touchefeu…

En partenariat avec

Télérama Arte RadioPhilosophie TV

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