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Posts Tagged ‘justice’

Des mots pour les maux de la société : inégalités, injustices, violences sociales

Posted by Hervé Moine sur 20 mai 2012

Centre de Culture Scientifique, Technique et IndustrielleInégalités et violences sociales :

« Dire l’injustice »

Du 31 mai au 2 juin 2012

Université de Poitiers

En partenariat avec l’espace Mendès-France (Poitiers), L’Observatoire des inégalités et la revueRaison publique et avec le soutien de la Région Poitou-Charentes, du Grand Poitiers, de l’Université de Poitiers, du laboratoire Forell, de l’Équipe d’Accueil MAPP, et de l’Association culturelle de l’UFR Lettres et Langues. L’entrée est libre.

« À quoi reconnaît-on l’injustice d’une société ? Depuis le début des années 1980, un pan important de la recherche contemporaine et une part non moins significative des discours relayés ou construits par la littérature, l’art et les médias ont répondu à cette question essentiellement à travers le prisme de la misère et de l’exclusion. Tout en s’inscrivant dans la continuité de cette préoccupation éthique et politique, ce colloque tentera de penser dans un cadre plus vaste l’injustice sociale et ses représentations. Plutôt que la seule catégorie de l’exclusion, c’est la notion d’inégalité qui nous permettra d’interroger le caractère juste ou injuste de l’ordre social pris dans son ensemble. Plutôt que la figuration de l’opprimé en tant qu’exclu du champ social, ce sont les représentations de l’écart, de la cohabitation, des « misères de position » qui se trouveront au centre de la réflexion. L’ambition sera ici de saisir et de questionner, dans l’écriture et la forme elles-mêmes, telle que celles-ci se déploient en philosophie, en littérature, en art et dans le champ des sciences sociales, la diction de l’inégalité et le répertoire des perceptions, émotions, sentiments, représentations et idéaux à travers lequel elle se constitue comme injustice et comme violence. En proposant une analyse critique des représentations dominantes, des formes artistiques et des discours savants, on réfléchira ainsi autant aux mécanismes à travers lesquels se construisent des figurations communes de l’injustice qu’à la forme non pleinement figurée de la violence sociale (forme partielle, partiale, perverse, opaque, etc.). »

Contacts :

Au programme du colloque

Un colloque sur les inégalités et les injustices ne saurait se concevoir à l’écart du public. Toutes les communications seront donc conçues dans la mesure du possible dans un esprit d’ouverture au public non spécialiste et seront prolongées par un débat sous forme de table ronde.

Jeudi 31 mai 2012

  • 18h30-20h, conférence d’ouverture du colloque, Maison de la Région : Pierre Rosanvallon (Professeur au Collège de France), suivie d’un apéritif dînatoire.

Vendredi 1er juin 2012

  • Matinée, 9h-11h, Espace Mendès-France :

INJUSTICES ET SOUFFRANCES SOCIALES : REPENSER LES INEGALITES

Les représentations traditionnelles des inégalités associaient l’inégalité à la lutte des classes ou limitaient la souffrance sociale à l’expérience des exclus. Comment repenser les inégalités dans un cadre élargi, qui permette d’appréhender l’ensemble des expériences contemporaines de l’injustice ?

Président de séance : Patrick Savidan (Pr. de philosophie, Université de Poitiers)

Intervenants : Anne-Laure Bonvalot (doctorante en Littérature espagnole, Université Montpellier III), Nicolas Duvoux (MCF sociologie, Université Paris Descartes), Louis Maurin (directeur de l’observatoire des inégalités).

11h-12h30 : Représentations théâtrales des inégalités, espace Mendès-France : rencontre avec Didier Bezace (acteur, metteur en scène, directeur du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers) animée par Monique Le Roux (MCF Littératures comparées à l’Université de Poitiers, critique théâtrale à La Quinzaine Littéraire).

  • Après-midi, 14h-16h30, Espace Mendès-France :

DE L’INEGALITE COMME INJUSTICE, CONSTRUCTIONS D’UN IMAGINAIRE COMMUN

Comment se construit l’imaginaire commun des violences sociales d’une époque ? Quels sont les instruments de légitimation qui participent à la reconnaissance d’une inégalité comme injustice, ou qui conduisent inversement à masquer certaines souffrances sociales ? Quels sont les rôles des écrivains, des artistes, des experts ou des témoins ?

Président de séance : Emmanuel Bouju (Pr de Littérature comparée, Université de Rennes II)

Intervenants : Christine Baron (Pr. de Littérature comparée, Université de Poitiers), Jean-Paul Engélibert (Pr. de Littérature comparée, Bordeaux 3), Sylvie Laurent (MCF Littérature américaine Sciences po, Harvard), Ruwen Ogien (philosophe, directeur de recherche CNRS, CERCES).

20h30, Filmer les inégalités, TAP Cinéma : projection du film de Sylvain George, Qu’ils reposent en révolte, suivie d’un débat avec le réalisateur animé par Marie Martin (MCF études cinématographiques, Poitiers).

Samedi 2 juin 2012

  • Matinée, 10h-12h30, Espace Mendès-France

OBSERVER LES INEGALITES

Quoi de commun entre l’expérience de la pauvreté dans un pays développé et dans un pays du tiers-monde ? Quels liens entre inégalités sociales et inégalités sexuelles, raciales, territoriales ? Quels instruments statistiques, rhétoriques ou artistiques pour appréhender l’écart et la similitude des situations de souffrance sociale ?

Président de séance : Cédric Rio (Observatoire des inégalités,  coordonnateur de Inequality Watch)

Intervenants : Vincent Bonnecase (historien, Chargé de recherche CNRS, section 40 Science politique et sociologie des organisations), Coline Cardi (MCF en sociologie, Université Paris 8), Raphaëlle Guidée (MCF en littérature comparée, Université de Poitiers), Wilfried Serisier (Institut français de géopolitique).

  • Après-midi, 14h30-17h, Espace Mendès-France

EPROUVER L’INJUSTICE SOCIALE

Quels sont les idées, les idéaux, les émotions qui peuvent nous conduire à voir dans un écart donné une forme inacceptable d’inégalité ? Comment articuler émotions et action, éthique et politique ?

Présidente de séance : Raphaëlle Guidée (Université de Poitiers)

Intervenants : Solange Chavel (MCF philosophie, Université de Poitiers), Lucie Campos (Docteure en littérature comparée, Paris 8), Inès Cazalas (Docteure en Littérature comparée, ATER à l’Université de Provence), Marie Martin (MCF Etudes cinématographiques, Université de Poitiers).

18h-20h, Vernissage de l’exposition « Photographier les inégalités » au Plan B (30-32, Blvd du Grand Cerf, Poitiers) : apéritif de clôture du colloque et remise des prix du concours photo.

Adresse : Université de Poitiers,15 rue de l’Hôtel Dieu86000 PoitiersEspace Mendès France1 place de la Cathédrale, 86000 POITIERS
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Lybie. Peut-on parler de guerre juste ?

Posted by Hervé Moine sur 11 novembre 2011

RSP la Radio des étudiants de sciences-Po

La notion de guerre juste

Pour cette première émission d’Opium Philosophie, retour sur les évènements qui ont marqué l’année 2011 en Libye. Que nous dit la philosophie de l’intervention de l’OTAN? Était-elle juste? Protection des civils, liberté des peuples, droit d’ingérence, justice ou injustice, guerre, paix et paix durable: autant de thèmes sur lesquels notre invitée Kora Andrieu, professeur à Sciences Po Paris et à la Sorbonne-Paris IV, reviendra.

Une émission présentée par François Dorléans et Deborah Asseraf que l’on peut écouter http://www.rsp.fm/2011/11/07/opium-philosophie-1-guerre-juste/

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La culture et la politique destinées aux élèves de classes préparatoires littéraires, aux étudiants en IEP comme aux candidats au CAPES

Posted by Hervé Moine sur 26 octobre 2011

Cours particuliers de philosophie

Culture et politique

Charles-Eric de Saint Germain

Aux éditions Ellipses

Au sommaire de ce volume 1 à paraître en novembre 2011 :

  • La culture
  • L’art
  • Technologie et écologie
  • Le travail
  • Dieu et la religion
  • L’Etat et le pouvoir politique
  • La politique
  • Le droit et la justice.

Destinées aux élèves de Classes préparatoires littéraires, aux étudiants en IEP comme aux candidats au CAPES, ces leçons offrent une présentation globale et complète de l’ensemble des questions philosophiques du programme sous une forme pédagogiquement claire et accessible.

L’auteur propose dans ce premier volume consacré à la Culture et la Politique un traitement  » exhaustif  » des grandes notions (La Culture, l’Art, Technique et Ecologie, le Travail, Dieu et la Religion, l’Etat et le Pouvoir politique, la Politique, le Droit et la Justice). Pour cela, il a mobilisé quasiment l’intégralité des philosophes de la longue tradition qui est celle de la philosophie, depuis les présocratiques jusqu’à ses développements les plus contemporains.

Outre les philosophes  » classiques « , qui nourrissent la substance de ces cours, il mobilise des sociologues dont l’étude est désormais un  » passage obligé  » pour tout candidat un peu sérieux mais aussi des philosophes contemporains dont la connaissance s’impose aujourd’hui à tous ceux qui souhaitent se familiariser avec les enjeux de la réflexion contemporaine.

Leçons Particulières de Philosophie Volume 1 Culture & Politique (Culture Art Technique Ecologie)

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L’humanisme incarné par Julia Kristeva dans la cité de Saint François

Posted by Hervé Moine sur 26 octobre 2011

Une grande première à Assise :

Des non-croyants, dont Julia Kristeva, invités par le Pape.

Le Pape Benoît XVI

Pour la première fois, des non-croyants ont été invités à la Journée de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde qui se déroulera le 27 octobre prochain à Assise sur le thème : « Pèlerins de la vérité, pèlerins de la paix ». C’est la psychanalyste et philosophe Julia Kristeva qui représentera la France.

Le pape avait confié au Conseil pontifical de la culture le soin de transmettre son invitation à certaines personnes pour représenter le monde de la non-croyance : « Seront invités à partager le chemin des représentants des communautés chrétiennes et des principales traditions religieuses (…) certaines personnalités du monde de la culture et de la science qui, sans faire profession de religion, se sentent sur la voie de la recherche de la vérité et perçoivent la commune responsabilité pour la cause de la justice et de la paix dans notre monde ».

Quatre personnalités du monde occidental, « où la non-croyance représente un phénomène important », ont répondu à l’invitation :

Julia Kristeva

Julia Kristeva, née en Bulgarie en 1941, vit en France depuis 1966. Elle est linguiste, psychanalyste, philosophe et écrivain français. Elle a collaboré avec Michel Foucault, Roland Barthes, Jacques Derrida et Philippe Sollers dont elle est l’épouse. Elle est l’auteur d’une trentaine de livres.

Le représentant de l’Italie est Remo Bodei. Né en 1938, il est professeur d’histoire de la philosophie à l’université de Pise, après avoir été longtemps à l’Ecole normale supérieure de cette ville. Il a étudié et enseigné dans diverses universités et institutions culturelles européennes et américaines. Depuis 1992, il est Recurrent Visiting Professor à l’University of California, Los Angeles.

Pour le Mexique c’est également un philosophe, Guillermo Hurtado. Né en 1962, il fait ses études de philosophie à la faculté de lettres et de philosophie de l’université de México-UNAM, puis à l’université d’Oxford, comme élève du Magdalen College. En janvier 1991, il est entré à l’Instituto de Investigaciones Filosóficas dell’Università de México UNAM.

Le dernier invité ayant répondu présent est un économiste autrichien, Walter Baier. Né en 1954, il est actuellement coordinateur du réseau « Transform ! », un forum de recherche européen qui regroupe des revues et des « think tanks » de gauche. Il est membre du parti communiste autrichien.

L’humanisme à Assise pour une rencontre pour la paix et la justice

Julia Kristeva répondait aux questions de Stéphanie Le Barsjournaliste au Monde, chargée des questions de religion, à propos de sa participation. Voir le Blog de Stéphanie Le Bars : http://religion.blog.lemonde.fr/. A lire également, dans La Croix du 26 octobre, ses propos recueilli par Frédéric Mounier. 

La philosophe et psychanalyste humaniste à Assise pour une rencontre pour la Paix et la Justice

Julia Kristeva devant Benoît XVI à Assise pour défendre « l’humanisme des Lumières »

Par Stéphanie Le Bars du Monde, le 26 octobre 2011

La philosophe française Julia Kristeva est l’une des quatre personnalités non croyantes conviées, jeudi 27 octobre, à Assise (Italie) par le pape Benoît XVI, qui y commémore le 25e anniversaire de la rencontre interreligieuse organisée pour la première fois dans cette ville par Jean Paul II en 1986. Elle donnera une conférence mercredi soir à Rome et, au nom de ses trois collègues, (un Italien un Autrichien et un Mexicain) elle prendra la parole devant Benoît XVI jeudi, à Assise.

L’association de ces intellectuels humanistes à une rencontre « pour la paix et la justice » à laquelle participent quelque 300 religieux venus de cinquante pays constitue une première. Elle s’inscrit dans la démarche amorcée par le pape actuel pour développer le dialogue entre croyants et non croyants, notamment concrétisé par la création du Parvis des gentils, dont la dernière manifestation vient de se dérouler à Bucarest. Il s’agit, indique le Vatican, de souligner l’importance que Benoît XVI accorde à l’aritculation entre la foi et la raison.

Pourquoi faites-vous partie des quatre philosophes invités par le pape pour incarner les non croyants lors de la rencontre « interreligieuse » d’Assise ?

Même si pour moi la coupure avec les traditions transcendantales a eu lieu, je me suis beaucoup intéressée à l’histoire religieuse, j’ai travaillé et écrit sur le besoin de croire ; j’ai participé aux conférences de Carême à Notre-Dame de Paris, de même qu’à la première manifestation du Parvis des gentils à Paris cette année.

Comment envisagez-vous votre participation à la rencontre d’Assise ?

L’idée est de se réunir face à la gravité de la crise économique et morale qui porte en germe des conflits militaires. Il ne s’agit pas de gommer les différences entre croyants et non croyants. Mais une passerelle entre les deux est indispensable, à l’heure où des tendances traditionalistes stigmatisent les Lumières et voient dans la laïcité une menace contre la civilisation, un signe de décadence. Certains pensent que l’humanisme est un moralisme mou. Ce n’est pas le cas ! Il faut remettre à plat les codes moraux et les penser ensemble, dans la pluralité. Nos valeurs, fondées sur les droits de l’homme nous donnent une force qui ne nous fait pas craindre d’être phagocytés par les obscurantistes.

Je vais profiter de cette journée pour mettre en valeur la nouveauté que représente l’humanité des Lumières et l’idée qu’une refondation de cet humanisme, qui est aussi en crise, est possible en créant des passerelles avec l’humanisme chrétien. Jean Paul II faisait référence aux droits de l’homme et plus récemment Benoît XVI a rappelé que cette notion était inhérente à l’Occident.

Que ferez-vous lors du « temps de prière et de silence » prévu jeudi après-midi à Assise ?

Je réfléchirai et j’essaierai de penser, car la pensée est la forme moderne de la prière.

Julia Kristeva répondait au question de Stéphanie Le Bars


Dans la cité de saint François, Julia Kristeva,plaidera pour un humanisme rapprochant esprit des Lumières et christianisme

Construire des complicités»

Propos recueillis par Frédéric Mounier, parus dans La croix du 26 octobre 2011

– Avez-vous déjà rencontré Benoît XVI ?

Julia Kristeva : – Non. Pour la première fois, le Vatican rencontrera des humanistes de manière aussi ouverte, solennelle et publique. Certes, des contacts existent depuis longtemps, mais cette rencontre officielle sera un véritable événement. J’en suis très honorée.

– Des intellectuels agnostiques sont-ils en train de modifier leurs regards sur les religions ?

– Déjà, le Parvis des gentils, en mars 2011, à Paris, avait été une nouveauté. Ce fut comme une petite étincelle, un bon début, qui devrait encourager les deux côtés à traverser des siècles de méfiance, de guerres et de persécutions, en vue de construire des complicités. Avec raison, chacun est sur ses gardes. Pourtant, il ne s’agit pas de gommer ses différences, mais de travailler ensemble sur des sujets qui peuvent nous rassembler dans un monde en crise permanente.

Pour nous, les non-croyants, que je préfère appeler « humanistes », cette rencontre donne l’occasion de mettre en valeur la nouveauté que représente l’humanisme, qui, préparé par la tradition gréco-latine et la Renaissance, s’affirme dans les Lumières en se séparant de l’humanisme chrétien. Cette rupture, introuvable dans aucune autre civilisation, est prometteuse de libertés, mais aussi elle déçoit. Je fais le pari que sa refondation est possible, en construisant des passerelles entre cet humanisme sécularisé et l’humanisme chrétien, ainsi qu’avec les autres religions.

– Quel est le sens de votre démarche ?

D’abord, l’Homme avec majuscule n’existe pas, ni comme « valeur » ni comme « fin » suprême. Ce sont les hommes et les femmes qui sont les seuls législateurs, et c’est uniquement par la mise en question de notre situation personnelle, historique et sociale que nous pouvons décider de la société et de l’histoire. Une perpétuelle mise en question s’impose donc de plus en plus, en dénonçant les abus des religions, mais aussi en réévaluant les richesses et les bénéfices, en termes de vérité humaine, que les religions ont accumulés au long de l’histoire. Il convient non pas de les affaiblir, mais de les problématiser et de les adapter aux singularités modernes.

– Peut-on passer de l’ère du soupçon à l’ère de la rencontre ?

– « N’ayez pas peur du totalitarisme », a dit Jean-Paul II. En invitant des humanistes à Assise, Benoît XVI semble dire : « N’ayez pas peur de l’humanisme », et aux humanistes : « N’ayez pas peur des catholiques, n’ayez pas peur des religions. »

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Comment définir les inégalités ?

Posted by Hervé Moine sur 16 mars 2011

Journée de formation

Comprendre les inégalités

le mardi 5 avril 2011

lieu : Foyer des jeunes travailleurs, 16 rue Bernard Palissy – Tours (37), à 200 m de la gare TGV de Tours-centre.

Quel diagnostic porter sur l’état des inégalités et des discriminations en France ? Comment s’articulent les différentes problématiques ? Quelles réponses y apporter ?

Les grands thèmes de la formation :


  • Comment définir les inégalités ? Des inégalités de quoi ? Entre quelles catégories ? Au cours de cette séance, on s’interrogera sur la façon de comprendre les inégalités et sur les instruments pour les mesurer. Intervenant : Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

  • Analyse des mécanismes qui relient les inégalités les unes aux autres, et également se transmettent aux générations suivantes. Intervenant : Pierre Volovitch, économiste, membre du Conseil scientifique de l’Observatoire des inégalités.
  • Quel paysage des inégalités offre la France aujourd’hui ? Il s’agira d’établir un panorama synthétique de la situation actuelle. On montrera en particulier dans quels domaines la situation s’améliore et quels sont ceux où elle se détériore. Intervenant : Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
  • L’objectif est de présenter et d’interroger les raisons pour lesquelles les inégalités nous sont progressivement apparues comme un problème social, éthique et politique. Intervenant : Patrick Savidan, président de l’Observatoire des inégalités. Philosophe, professeur à l’Université de Poitiers.

Pour le programme et l’inscription voir le site de l’Observatoire des inégalités : http://www.inegalites.fr/spip.php?article920

Chaque participant recevra les numéros disponibles des Dossiers de l’Observatoire : n°1 :« L’Essentiel des inégalités » ; n°2 : « Immigrés et étrangers : entre discriminations et inégalités sociales ».

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Sujet de dissertation : Vaut-il mieux une justice imparfaite ou une justice politisée ?

Posted by Hervé Moine sur 5 février 2011

Une justice imparfaite préférable à une justice politisée ?

Le Procureur de la République de Nice Eric de Montgolfier réagit dans Libération du 5 février 2011 aux propos présidentiels mettant en cause le monde des magistrats suite au drame survenu à la jeune Laetitia Perrais, victime d’un prédateur récidiviste en liberté. Protestant contre cette intervention du politique, il en appelle au respect du principe fondamental de la séparation des pouvoirs. « Car, dit-il, si le politique doit prendre les rênes de la justice, où est la garantie pour le citoyen que la justice sera rendue équitablement ? Peut-être vaut-il mieux qu’elle soit imparfaite plutôt que politisée. » Cela signifie-t-il alors qu’une justice politisée pourrait être parfaite ? Mais dans ce cas, alors pourquoi préférer une justice imparfaite ? Assurément, cela donne pas à penser ? Peut-être un sujet de philo pour les candidats aux épreuves de philosophie du baccalauréat !

Hervé Moine

lire l’interview d’Eric de Montgolfier paru dans Libération paru ce jour

 

Quel est l’intérêt de la séparation des pouvoirs pour le fonctionnement de la justice ?

article paru dans le site officiel de vie-publique.fr, mis à jour le 15.10.2008

http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/justice/definition/principes/quel-est-interet-separation-pouvoirs-pour-fonctionnement-justice.html

La théorie de la séparation des pouvoirs désigne la distinction entre les différentes fonctions de l’État, mise en œuvre afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de la souveraineté. Cette doctrine, qui est au cœur de l’organisation actuelle de nos institutions, garantit l’indépendance fonctionnelle des juridictions par rapport aux différents pouvoirs.

La théorie classique de la séparation des pouvoirs distingue dans tout régime politique trois fonctions fondamentales : le pouvoir législatif édicte les normes générales organisant la vie sociale, tandis que le pouvoir exécutif se charge de l’exécution de ces règles et de la gestion de leurs conséquences administratives, et que le pouvoir judiciaire en assure l’application dans le cadre du règlement des litiges.

On retrouve cette distinction dans la Constitution de la Ve République, qui garantit solennellement l’indépendance de la fonction judiciaire à l’égard des autres pouvoirs :

L’indépendance de la justice par rapport au pouvoir législatif résulte d’une double interdiction : celle fait aux juges de se substituer du législateur en rendant des décisions générales et impersonnelles (les arrêts de règlement), et celle fait au législateur d’intervenir (sauf impérieux motif d’intérêt général) dans une affaire judiciaire en cours en édictant une loi rétroactive.

L’indépendance de la justice par rapport au pouvoir exécutif est garantie par la séparation des fonctions administratives et judiciaires, ainsi que par les diverses règles statutaires détaillées dans la question qui suit.

 

 

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La philosophie est-elle démocratique ?

Posted by Hervé Moine sur 16 janvier 2011

Alain Badiou

La relation énigmatique entre politique et philosophie,

chez Germina, janvier 2011

Comment éclairer l’étrange connexion entre philosophie et politique ?

Le nœud énigmatique qui les relie nous renvoie en particulier au statut du fait démocratique en philosophie. Cette dernière est par principe une activité démocratique, elle est une adresse faite à chacun, particulièrement à une jeunesse qui ne recule pas devant les « révoltes logiques » et les révoltes tout court. Il se trouve que la philosophie n’est pourtant pas démocratique dans ses objectifs et sa destination. Sans doute parce que la vérité, dont elle s’occupe, se nomme justice dans le champ politique.

« La relation énigmatique entre politique et philosophie » constitue le texte d’une conférence prononcée par Alain Badiou dans le cadre des Journées Alain Badiou d’octobre 2010 à Paris.

Deux autres textes ouvrent des aperçus complémentaires sur l’enjeu politique d’aujourd’hui. Si la figure du soldat démocratique, comme celle du guerrier héroïque, sont dépassées, il reste désormais à créer les nouvelles figures de la lutte collective. De même, la vérité étant dans une structure de fiction, nous avons à trouver une nouvelle fiction. Elle nous donnera l’élan de soutenir comme Wallace Stevens : « C’est possible, possible, possible, ce doit être possible. »

Pour se procurer La relation énigmatique entre politique et philosophie d’Alain Badiou

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Bac Philo 2010 Pondichéry ouvre le feu

Posted by Hervé Moine sur 24 avril 2010

Décompression pour les uns, la pression monte pour les autres

Les vacances d’avril sont pratiquement terminées et mai pointera déjà bientôt son nez, une année scolaire s’achève et pour les candidats au baccalauréat, il est temps, si cela n’est pas encore fait, d’entamer sérieusement les révisions. Hormis pour les élèves candidats de Pondichéry, pour qui les épreuves du baccalauréat sont déjà de l’ordre du passé et qui sont en attente des résultats, c’est, pour la plupart des élèves de terminale, la dernière ligne droite qui mène à l’examen.

Les sujets de philosophie de Pondichéry donne en quelque sorte le « la » et il peut être de bon ton de se laisser aller à les travailler. Difficile de dire s’ils sont de bons indicateurs pour les sujets à venir dans la session de juin, mais ils couvrent le programme de manière suffisamment large que les étudier ne peut être évidemment que conseillé.

Pour l’heure, il nous manque les sujets de la série L. Ils seront donc mis en ligne ultérieurement.

Hervé Moine

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Bac ES : le sujet de philosophie – Pondichéry

Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants :

Sujet 1 : Y a-t-il des vérités définitives ?

Sujet 2 : Le travail nous rend-il plus humain ?

Sujet 3 : Expliquer le texte suivant :

“Le respect s’applique toujours uniquement aux personnes, jamais aux choses. Les choses peuvent exciter en nous de l’inclination et même de l’amour, si ce sont des animaux (par exemple des chevaux, des chiens, etc.), ou aussi de la crainte, comme la mer, un volcan, une bête féroce, mais jamais du respect. Une chose qui se rapproche beaucoup de ce sentiment, c’est l’admiration et l’admiration comme affection, c’est-à-dire l’étonnement, peut aussi s’appliquer aux choses, aux montagnes qui se perdent dans les nues, à la grandeur, à la multitude et à l’éloignement des corps célestes, à la force et à l’agilité de certains animaux, etc. Mais tout cela n’est point du respect. Un homme peut être aussi pour moi un objet d’amour, de crainte ou d’une admiration qui peut même aller jusqu’à l’étonnement et cependant n’être pas pour cela un objet de respect. Son humeur badine, son courage et sa force, la puissance qu’il a d’après son rang parmi ses semblables, peuvent m’inspirer des sentiments de ce genre, mais il manque toujours encore le respect intérieur à son égard. Fontenelle dit : Devant un grand seigneur, je m’incline, mais mon esprit ne s’incline pas. Je puis ajouter : Devant un homme de condition inférieure, roturière et commune, en qui je perçois une droiture de caractère portée à un degré que je ne me reconnais pas à moi-même, mon esprit s’incline, que je le veuille ou non, et si haut que j’élève la tête pour ne pas lui laisser oublier ma supériorité.”

KANT, Critique de la raison pratique.

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Bac S : le sujet de philosophie – Pondichéry

Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants :

Sujet 1 : Pour agir moralement, faut-il ne pas se soucier de soi ?

Sujet 2 : La politique est-elle l’affaire de tous ?

Sujet 3 : Expliquez le texte suivant :


Un credo1 religieux diffère d’une théorie scientifique en ce qu’il prétend exprimer la vérité éternelle et absolument certaine, tandis que la science garde un caractère provisoire : elle s’attend à ce que des modifications de ses théories actuelles deviennent tôt ou tard nécessaires, et se rend compte que sa méthode est logiquement incapable d’arriver à une démonstration complète et définitive. Mais, dans une science évoluée, les changements nécessaires ne servent généralement qu’à obtenir une exactitude légèrement plus grande;  les vieilles théories restent utilisables quand il s’agit d’approximations grossières, mais ne suffisent plus quand une observation plus minutieuse devient possible. En outre, les inventions techniques issues des vieilles théories continuent à témoigner que celles-ci possédaient un certain degré de vérité pratique, si l’on peut dire. La science nous incite donc à abandonner la recherche de la vérité absolue, et à y substituer ce qu’on peut appeler la vérité « technique », qui est le propre de toute théorie permettant de faire des inventions ou de prévoir l’avenir. La vérité « technique » est une affaire de degré : une théorie est d’autant plus vraie qu’elle donne naissance à un plus grand nombre d’inventions utiles et de prévisions exactes. La « connaissance » cesse d’être un miroir mental de l’univers, pour devenir un simple instrument à manipuler la matière.

RUSSELL, Science et religion.

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

1 credo : affirmation d’une croyance

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Bac STG : le sujet de philosophie – Pondichéry

Le candidat traitera l’un des sujets suivants au choix.

Sujet 1 : La liberté consiste-t-elle à n’obéir à personne?

Sujet 2 : L’expérience est-elle source de vérité?

Sujet 3 : Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble.

Ce qui est complètement insensé, c’est de considérer comme étant ({ juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples, ou même, les lois (en admettant qu’il en soit !) portées par des tyrans. Si les Trente d’Athènes* avaient eu la volonté d’imposer des lois ou si leurs lois tyranniques avaient plu au peuple athénien tout entier, serait-ce une raison pour les considérer comme « justes» ? A aucun titre, je crois, – pas plus que cette loi que porta chez nous un interroi** donnant à un dictateur le pouvoir de tuer nominativement et sans procès celui des citoyens qu’il voudrait. Il n’y a en effet qu’un droit unique, qui astreint la société humaine et que fonde une Loi unique : Loi, qui est la juste raison dans ce qu’elle commande et dans ce qu’elle défend. Qui ignore cette loi est injuste, qu’elle soit écrite quelque part ou non.
Mais si la justice n’est que la soumission à des lois écrites et aux institutions des peuples, et si […] tout se doit mesurer à l’intérêt, celui qui pensera avoir intérêt à mépriser et violer ces lois le fera, s’il le peut. Il en résulte qu’il n’y a absolument plus de justice, si celle-ci n’est pas fondée sur la nature, et si la justice établie en vue de l’intérêt est déracinée par un autre intérêt.

Cicéron

Notes

* les Trente d’Athènes : les « Trente Tyrans », gouvernement imposé par Sparte à la suite de sa victoire sur Athènes (404 avant J.-C.).

** interroi : chef exerçant le pouvoir entre deux règnes. Allusion à un épisode de l’histoire romaine.

Questions :

1. Formulez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie.

2.      a) En vous appuyant sur les exemples du texte, montrez pourquoi il serait insensé « de considérer comme étant « juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples».

b) Expliquez: « une Loi unique: Loi, qui est la juste raison dans ce qu’elle commande et
dans ce qu’elle défend ».

c) Expliquez: « si […] tout se doit mesurer à l’intérêt, […] il n’y a absolument plus de justice ».

3. La justice est-elle fondée sur la raison?

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La prison ou l’hôpital psychiatrique ?

Posted by Hervé Moine sur 25 octobre 2009

LUNDI 26 OCTOBRE 2009, 18H, AU CAFE DE LA POSTE

FAUT-IL JUGER LES FOUS ?


En cas de violence sur autrui, quelqu’un jugé sain d’esprit sera jugé.

Mais celui qui présente des troubles mentaux, doit-il aller en prison ou à l’hôpital psychiatrique ?

Le philosophe Althusser, qui avait étranglé sa femme dans un instant de folie, dans son livre L’avenir dure longtemps, aurait préféré être jugé…

Qu’en penser ?


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Hobbes, Spinoza ou les politiques de la parole

Posted by Hervé Moine sur 21 octobre 2009

hobbes spinoza ou politique de paroleSous la direction de Julie Saada, Hobbes, Spinoza ou les politiques de la parole, ENS Editions

Qu’entendre par modernité ?

Résulte-t-elle d’une transposition des schèmes théologiques et des dispositifs théologico-politiques propres au christianisme médiéval, ou bien s’est-elle affirmée contre son propre passé théologique, en rupture avec les formes héritées du passé ? Et comment situer, dans ce processus, les philosophies de Hobbes et de Spinoza, comprises tantôt comme héritières des théologies de la toute-puissance divine, de l’augustinisme ou de la Réforme, tantôt comme inaugurant les Lumières radicales qui se sont par la suite diffusées dans toute l’Europe jusqu’à culminer à la fin du XVIIIe siècle ? S’inspirant des thèses théoriques de Blumenberg et Koselleck, cet ouvrage se propose de faire apparaître que la philosophie politique de l’âge classique, en particulier Hobbes et Spinoza, annonce la modernité philosophique non pas en tant que forme sécularisée du théologico-politique médiéval mais, au contraire, en tant que rupture avec celui-ci. »
Présentation de l’éditeur.

Sous la direction de Julie Saada, Hobbes, Spinoza ou les politiques de la parole, ENS Editions

Table des matières

Introduction

  • La guerre juste, ou le choix d’un objet
  • Qu’est-ce que la guerre ?
  • Doctrines de la guerre juste et droit des conflits armés
  • Contre les doctrines de la guerre juste
  • Les distinctions conceptuelles
  • Pourquoi une histoire des doctrines ?

Chapitre premier. — Le jus ad bellum

  • Les critères du jus ad bellum
  • La juste cause dans l’histoire du droit de la guerre
  • De la guerre juste à la guerre régulière
  • Guerres préventives, guerres préemptives et interventions humanitaires

Chapitre II. — Le jus in bello

  • Du jus ad bellum au jus in bello
  • L’approche juridique. Le jus in bello, entre principe de nécessité et principe d’humanité
  • L’approche historique. Limiter la guerre : par la morale ou par l’étatisation des conflits ?
  • Les critères du jus in bello
  • Le problème des « dommages collatéraux » et la doctrine du double effet
  • Crimes et effectivité du jus in bello


Chapitre III. — Le jus post bellum

  • Les critères du jus post bellum
  • Sortie de guerre, restauration, reconstruction
  • La justice pénale internationale
  • Justice rétroactive et justice transitionnelle
  • Mémoire collective, jugements moraux et jus post bellum

Conclusion

Bibliographie

Julie Saada est professeure agrégée à l’Iufm de l’université de Paris 4 où elle enseigne la philosophie, et, la science politique à l’université de Paris 9 Dauphine. Elle est l’auteur de La tolérance, Paris, Garnier-Flammarion, 1999 ; et avec Christian Nadeau de Guerre juste, guerre injuste. Histoire, théories, critiques, Paris, PUF, 2009.

Sous la direction de Julie Saada, Hobbes, Spinoza ou les politiques de la parole, ENS Editions

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Broché: 192 pages
Editeur : ENS EDITIONS CENTRE DE PUBLICATIONS (30 septembre 2009)
Collection : La croisée des chemins
Langue : Français
ISBN-10: 2847881751
ISBN-13: 978-2847881752

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