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Philosophie et médecine, éthique des soins

Posted by Hervé Moine sur 17 avril 2010

Journée d’études

Jeudi 03 juin 2010  à  Paris

Institut Océanographique, Grand Amphithéâtre, 195, rue saint Jacques

Figures du soin, figures de soignants

C’est dans le cadre d’une journée d’études consacrée aux questionnements  relatifs aux figures traditionnelles du soin et des soignants qu’interviendront deux philosophes, Eric Fiat et Philippe Svandra, tous deux ayant des responsabilités dans la formation du personnel hospitalier. Les figures traditionnelles du soin et des soignants méritent d’être questionnées. Comment confronter l’idée même du soin à celles du « prendre soin », de l’aide, de l’accompagnement et, nouvelle venue, de la bientraitance ? Qui peut, et comment, prendre soin de nous-mêmes, d’autrui, de la médecine, des institutions, des soignants et de notre environnement urbain ? ainsi se résume cette journée d’étude.

Mais que peut bien apporter la philosophie à la médecine ? Cette question sera abordée par Éric Fiat dans son intervention s’intitulant Apprendre à vivre, apprendre à mourir : la philosophie comme soin de l’âme ? « La médecine comme soin du corps, la philosophie comme soin de l’âme : cette répartition des tâches, que nous ont léguée certains Anciens, est-elle toujours d’actualité ? Est-il toujours possible d’apprendre à vivre ? Et apprendre à mourir a-t-il le moindre sens, puisqu’il n’y a pas d’apprentissage sans répétition, et qu’on meure qu’une fois ? Maintenons cependant les richesses qu’apporte la philosophie, pour modestes qu’elles soient, sont aujourd’hui nécessaires que jamais… »

La réflexion de Philippe Svandra portera sur la bientraitance dans les soins, certes nécessaires mais qui ne va pas sans poser problème. « Comment être contre la bientraitance ! Pourtant, de la même manière que l’enfer est pavé de bonnes intentions, la bientraitance, sous prétexte de lutter contre la maltraitance, peut nous entraîner vers une normalisation excessive de la relation de soins. » La vigilance nous semble donc, ici comme ailleurs, toujours salutaire. Toute la question est de savoir si le soin est soluble dans la bientraitance.

Pour en savoir davantage sur cette journée et pour prendre connaissance des autres intervention :

Hervé Moine, article conçu à partir de « Figures du soin, figures de soignants », Journée d’étude, Calenda, publié le vendredi 16 avril 2010, http://calenda.revues.org/nouvelle16371.html

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Éric Fiat

Éric Fiat est agrégé de philosophie,

maitre de conférences de l’Université Paris Est Marne-la-Vallée,

Professeur au centre de formation du personnel hospitalier de l’Assistance Publique Hôpitaux de paris.

Il est l’auteur d’un petit traité de dignité :

Grandeurs et misères des hommes : Petit traité de dignité

Ci-dessous quelques articles d’Eric Fiat que l’on peut trouver sur la toile et notamment sur le site philo.pourtous.free.fr

Le mensonge, du point de vue de l’éthique

article paru dans la revue Soins Pédiatrie-Puériculture n°201 – août 2001

La tradition philosophique, pour laquelle nous éprouvons gratitude et reconnaissance, a bien souvent présenté le philosophe comme l’homme ami du vrai. Pour Platon déjà, le mensonge était un crime contre la philosophie, et le philosophe, ami du savoir (philosophos), devait l’être également de la vérité (philalethes). Il a pour tâche de lever les voiles, les masques, comme l’enfant du conte d’Andersen, qui seul dit la nudité du Roi. C’est bien, d’ailleurs, ce que Calliclès disait à Socrate : « Tu fais l’enfant… » Nous ferons donc l’éloge de la sincérité et dirons la laideur du mensonge… Mais il nous faudra également dire les dangers de l’excessive sincérité, d’une exhibition impudique de la vérité. Nous terminerons enfin par une analyse de la fiction, c’est-à-dire des rapports entre le songe et le mensonge.

Il ne faut pas mentir. Voilà une évidence du sens commun, à laquelle chacun adhère spontanément, sans même avoir lu Emmanuel Kant, sans avoir même jamais songé à le lire un jour… Et il est vrai qu’il y a bien des raisons, tant esthétiques qu’éthiques, pour condamner le mensonge.

Lire la suite dans philopourtous : http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Eric/mensongeethique.htm

Le temps qui passe – Les philosophes sont-ils plus patients ?

Nous partirons de l’admirable tableau de Goya, qui se trouve au Prado, Saturne dévorant ses enfants. Qu’y voit-on ? Le vieux Cronos, fils d’Ouranos et père de Zeus, avalant de sa bouche d’ombre le corps ensanglanté d’un de ses fils, encore mal dégagé de la gangue, de la matière primitive… Et pourquoi ? Par crainte, bien sûr, par crainte qu’un de ses fils ne lui fasse ce qu’il a lui-même fait à son père : le déloger du trône où siège le dieu des dieux.
Oui, belle allégorie, qui nous dit en vérité ce qu’il en est du temps ! Car Chronos se conduit bien comme Cronos ! Tout se qu’il fait, il le défait ; tout ce qu’il construit, il le détruit ; tout ce qu’il fait apparaître dans l’être, il finit par l’en faire disparaître…

Lire la suite dans philopourtous : http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Eric/patience.htm

Philosophie de la vieillesse – Réflexions sur le temps qui passe

Et certes, l’idée la plus spontanée que tout un chacun se fait du temps, est celle d’une puissance universelle, qui sur toutes choses agit : cela s’appelle, en « patois » philosophique, l’efficacité du temps, terme qui indique que le passage du temps sur un être n’est jamais sans effets. Et certes, le temps altère (rend autre), aliène, corrompt, déforme, abîme, use, transforme tout ce sur quoi il passe : toute puissance du temps ! Toute puissance qui se marque certes plus vite sur ce visage-ci que sur ce visage-là, mais se marque cependant sur eux-deux ; toute puissance qui se marque certes plus vite sur la rose que sur l’étoile, mais se marque cependant sur elles-deux. Toute puissance dont témoigne également, et au combien, son irréductible irréversibilité. Même un dieu ne peut pas faire que ce qui a eu lieu n’ait pas eu lieu, disaient les Grecs.

Lire la suite dans philopourtous : http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Eric/vieillesse.htm

Humanité, citoyenneté et soins

article paru dans la revue Espace éthique – APHP, n°7-8 hiver 1998 – printemps 1999

Cette définition de l’homme comme animal politique (et polis signifie cité en grec, et peut être faudrait-il traduire la formule du philosophe grec par animal civique) est inoubliable. Mais ne relève-t-elle pas d’une conception par trop « gréco-romaine » des choses ?
C’est à cette question massive que nous allons tenter de répondre avec précision, en nous demandant comment les deux cultures qui sont à l’origine de notre civilisation, à savoir les cultures gréco-latine d’une part, et les cultures « judéo-chrétienne » de l’autre, ont pensé le rapport entre humanité et citoyenneté.

Lire la suite dans philopourtous : http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Eric/humcitetsoins.htm

Affronter l’angoisse, affronter le tragique en fin de vie

Un effort pour rendre le tragique moins tragique : telle est notre définition de l’éthique, définition qui indique assez que nous ne pensons certes pas qu’il puisse jamais exister une éthique qui mette fin au tragique. Car il y a dans toute vie une part de tragique, et qu’elle se manifeste tout particulièrement dans les derniers moments n’a rien qui doive surprendre…

Non, en vérité, nulle éthique, nulle pratique, et même celle des soins palliatifs, ne saurait dissoudre ce que la vie humaine contient de tragique, dissoudre ce que la vie humaine contient d’angoissant. Aussi notre propos vise-t-il à en appeler à une pratique palliative qui respecte le tragique et l’angoisse, qui ne les considère pas comme ce qui doit à toute force être supprimé, mais ce avec quoi il faut composer, au sens musical, si l’on veut, du terme. Car s’il est vrai qu’il y a du tragique, ou de l’angoisse pathologiques, il n’en demeure pas moins que toute tragédie, toute angoisse ne relèvent pas du pathologique !

Lire la suite dans philopourtous : http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Eric/aspectsdumourir.htm

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Philippe Svandra

Philippe Svandra est cadre de santé,

formateur au pôle formation du centre hospitalier Sainte Anne,

Docteur en philosophie, chargé d’enseignement à l’université Paris Est / Marne-la-Vallée .

Ouvrages de Philippe Svandra

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Philosopher près des malades. Réintégrer la dimension du « vulnérable », de la souffrance ou de l’absence

Posted by Hervé Moine sur 10 novembre 2009

Il n’est point besoin d’insister sur l’importance de cette valeur qu’est l’autonomie. L’éducation vise l’autonomie, éduquer c’est apprendre l’autonomie. Etre adulte c’est être autonome, physiquement, intellectuellement et moralement. Mais comment penser cette autonomie lorsqu’on est malade, handicapé ou vieux ? A défaut de présenter un dossier sur ce sujet, nous proposons ici, un colloque, Grandeur et leurres de l’autonomie, pour une prise en compte de la vulnérabilité qui aura lieu samedi 21 novembre prochain au centre de Sèvres à Paris et un ouvrage, celui de Corine Pelluchon, philosophe, spécialiste de la question de l’autonomie, La Raison du sensibles, entretiens autour de la bioéthique.

Hervé Moine

sèvres

samedi 21 novembre 2009

De 9 h 15 à 12 h 30 et de 14 h à 17 h 30

COLLOQUE : Grandeur et leurres de l’autonomie

Pour une prise en compte de la vulnérabilité

Colloque est organisé en collaboration avec la Maison Médicale Jeanne Garnier


L’autonomie a une place centrale parmi les valeurs de notre temps. Une école bioéthique américaine avait même fait du « principe d’autonomie », compris comme « principe d’autodétermination », le cœur de l’éthique biomédicale. C’était oublier la vulnérabilité qu’entraîne la maladie chez l’être humain, et mettre en doute la pleine humanité de ceux dont les capacités de décision personnelle sont plus ou moins défaillantes.

Nous désirons tous être et demeurer autonomes, ne pas dépendre d’autrui dans les gestes de la vie quotidienne, ni subir ses décisions. L’autonomie a acquis une place centrale parmi les valeurs de notre culture. Les professionnels de la santé n’ont donc pas à décider seuls, sans avoir recueilli le consentement du malade. Leur mission comprend les efforts à déployer pour rendre une certaine indépendance et une capacité de décision à ceux-là même dont l’autonomie aurait été diminuée par une maladie, un handicap ou par l’âge.
Un individualisme croissant ainsi que des réactions de méfiance envers un corps médical jugé lointain ont conduit il y a trente ans une école américaine à prôner comme règle majeure d’éthique biomédicale un « principe
d’autonomie » compris comme principe « d’autodétermination ». Cette école a su évoluer, mais elle est encore souvent comprise de manière simpliste : en matière sanitaire, ce serait au malade de prendre, seul, les décisions
le concernant. C’est oublier la vulnérabilité qu’entraîne la maladie chez l’être humain, mettre en doute la pleine humanité de ceux dont les capacités de décision personnelle sont défaillantes, et alimenter sans retenue toutes
formes de revendications individuelles.

Il importe donc aujourd’hui de revisiter la notion d’autonomie, de l’éclairer par la vulnérabilité qui fait partie de la condition humaine. Cela pour mieux comprendre le soin et la sollicitude dus à autrui, et mieux saisir que ce qu’il y a d’ humain en l’homme ne se réduit pas à sa capacité d’autodétermination.

=> S’inscrire si possible avant le 15 novembre.

Renseignements et inscriptions

Centre Sèvres
35bis, rue de Sèvres – 75006 Paris
Tél. : 01 44 39 75 00
Fax : 01 45 44 32 06
www.centresevres.com

A noter au programme de ce colloque :

  • Bioéthique et « principe d’autonomie » par P. Patrick VERSPIEREN, Responsable du Département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres
  • Place de l’autonomie dans les valeurs de notre société par Jean-Louis SCHLEGEL, Sociologue, Conseiller de la direction de la revue Esprit
  • L’autonomie : une liberté en relation par Agata ZIELINSKI, Professeur de philosophie, Bénévole à la Maison Médicale Jeanne Garnier
  • Accepter nos impuissances, construire notre autonomie par Nicole FABRE, Psychanalyste, Psychothérapeute, Professeur au Centre Sèvres
  • Promouvoir l’autonomie dans des contextes de grande vulnérabilité par le Dr Marie-Sylvie RICHARD, Médecin, Responsable scientifique de l’organisme de formation continue lié à la Maison Médicale Jeanne Garnier, Membre du Département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres
    • Lorsque l’on est atteint de mucoviscidose, une projection vidéo de l’interview d’une malade
    • Lorsque l’enfant est porteur de handicap par Michèle de PORTZAMPARC, Mère d’un enfant handicapé, Membre de la fraternité Foi et Lumière
    • Dans un service de gériatrie par Soeur NATHANAËLLE, Diaconesse de Reuilly, Formatrice à l’accompagnement des personnes en fin de vie
    • Dans une unité de soins palliatifs par Anne-Christine MERMET, Infirmière à la Maison Médicale Jeanne Garnier
    • Du principe d’autonomie à une éthique de la vulnérabilité par Corine PELLUCHON, Philosophe, Maître de conférences à l’Université de Poitiers

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Philosopher près des malades : la philosophie, « indispensables à la conduite de notre vie »

Un article intéressant paru dans le monde du critique Nicolas Weill à propos de la publication du livre de Corine Pelluchon, La Raison du sensible. Entretiens autour de la bioéthique, chez Artège, Corine Pelluchon intervenant dans le colloque sur le principe d’autonomie et sur l’éthique de la vulnérabilité.

pelluchon bioéthique

« La Raison du sensible. Entretiens autour de la bioéthique », de Corine Pelluchon : philosopher près des malades

LE MONDE | 09.11.09 | 15h43

Si le nom de Corine Pelluchon s’est imposé dans les domaines de la bioéthique, c’est parce que cette philosophe de l’université de Poitiers incarne une position originale entre deux camps qui s’affrontent dans ce champ ouvert depuis les années 1970, en réaction à une certaine « toute puissance » prêtée naguère au corps médical. Renvoyant dos-à-dos l' »éthique minimaliste » qui se fonde sur la demande de droit des individus et son contraire, l' »éthique maximaliste » (pour qui les préceptes religieux ou moraux s’imposent), elle opte pour la troisième voie, l’« éthique de la vulnérabilité ». D’où ce livre destiné au grand public qui fait suite à son Autonomie brisée (PUF, 316 p., 35 euros).

Corine Pelluchon y évoque l’itinéraire intellectuel qui l’a conduite à l’observation des pratiques médicales, notamment en fréquentant le service du professeur Puybasset à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Sa méthode ne consiste pas à rechercher les normes et les valeurs qui sous-tendent nos sociétés démocratiques dans le ciel des idées ni dans le caprice de chacun. Elle s’efforce plutôt de les faire émerger de l’histoire et de l’activité morale tous les jours. On n’en renonce pas pour autant au concept, pourvu que celui-ci s’éprouve au contact des unités de soins palliatifs, auprès des patients atteint de la maladie d’Alzheimer et des grands vieillards. Quel est le « socle de valeurs » qui constitue la « charte d’une équipe médicale », se demande-t-elle, et peut-on vraiment imposer au personnel soignant la prescription de tuer ou de proscrire des sédatifs à un malade en fin de vie ? Ses réponses sont proches de celle que donne la « loi Léonetti », qui proscrit l’euthanasie.

De cette expérience, Corine Pelluchon tire une critique de notre conception moderne de l’autonomie. Notre idée d’un sujet libre n’admettant de limite que celle de son consentement s’avère, selon elle, parcourue par un élitisme qui laisse sur le bas-côté ceux auxquels la maladie ou le handicap retire les moyens d’exercer ce consentement. Il faut donc « reconfigurer » notre conception de l’humanité pour y réintégrer la dimension du « vulnérable », de la souffrance ou de l’absence. Au-delà de cette discussion toujours claire et sensible sur des problèmes aussi divers que la procréation assistée, les biotechnologies ou la responsabilité des scientifiques, ce petit ouvrage fait une autre démonstration : la philosophie reste indispensable à la conduite de notre vie.

Nicolas Weill

Article paru dans l’édition du Monde du 10.11.09, http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/11/09/la-raison-du-sensible-entretiens-autour-de-la-bioethique-de-corine-pelluchon_1264736_3260.html

Pour obtenir l’ouvrage de Corine Pelluchon :

La raison du sensible, Entretiens autour de la bioéthique

Les autres ouvrages de Corine Pelluchon :

pelluchon bioéthique2Cet ouvrage couvre un ensemble de questions posées par le clonage, la décision d’arrêt et de limitation de traitement, l’euthanasie et le suicide assisté, la prise en charge des grands vieillards et des personnes handicapées, la procréation médicale assistée, les thérapies géniques germinales et somatiques.


Son originalité est que la bioéthique est étudiée du point de vue de la philosophie politique. Les principes qui guident les pratiques médicales sont explicités et les dilemmes relatifs aux biotechnologies sont examinés en fonction des choix de société et des valeurs qui soutiennent nos institutions. Il s’agit d’évaluer les propositions de lois en se fondant sur la description des valeurs phares d’une communauté politique.


L’objectif est de dépasser à la fois la bioéthique religieuse et l’éthique minimale. Ce travail passe par la déconstruction de l’éthique de l’autonomie qui subordonne la dignité à la possession de la raison, à la maîtrise de soi et à la compétitivité et colporte des représentations négatives de la vieillesse et du handicap qui s’opposent à l’idéal de solidarité affiché par certaines institutions. A cette éthique de l’autonomie s’oppose une éthique de la vulnérabilité inspirée par la philosophie de Levinas et par l’accompagnement des personnes en fin de vie et des malades atteints d’affections dégénératives du système nerveux.


Cette réflexion sur les fondements de l’éthique et du droit conduit à reconfigurer les notions d’autonomie et de dignité et à enrichir l’anthropologie sous-jacente à la philosophie des droits de l’homme. L’éthique de la vulnérabilité, qui repose sur la définition de la subjectivité comme sensibilité, ne supprime pas le sujet mais elle invite à le penser à la lumière d’une triple expérience de l’altérité : l’altérité du corps propre, l’altérité liée à l’autre homme et à ma responsabilité pour lui, la déréliction qui ne renvoie pas seulement à la perte de soi et à l’aliénation, comme chez Heidegger, mais souligne l’importance des relations sociales.


Solidaire de la dénonciation de certains traitements infligés aux animaux, cette éthique de la vulnérabilité peut inspirer le politique et promouvoir un humanism
e où notre responsabilité s’étend aux vivants non humains et aux générations futures.

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La relation médicale : approches empiriques des questions éthiques

Posted by Hervé Moine sur 23 septembre 2009

Une journée d’étude est organisée, vendredi 16 octobre 2006, au Centre Georges Chevrier à Dijon visant à préparer un colloque qui aura lieu à Paris et à Dijon en mars 2010 sur le thème « bon malade / bon patient ».

Il s’agit d’interroger les représentations que le patient se fait de son corps, de sa santé, conjointement à celles que peut construire le médecin. On s’interrogera sur les attentes, les normes à partir desquelles s’est construite / se construit la rencontre patient / médecin, les tensions, les conflits que la rencontre médecin / patient a pu susciter au cours de l’histoire et suscite toujours aujourd’hui. Elle permettra d’intégrer le Centre George Chevrier au sein du réseau scientifique « PhiloMed » (Cerses, centre George Canguilhem), le but étant de constituer à terme un réseau impliquant les différents centres travaillant en France dans une double approche historique et contemporaine sur ces questions de représentations du corps et de la santé.

Pour connaître le programme de cette journée : http://calenda.revues.org/nouvelle14483.html

« La relation médicale : approches empiriques des questions éthiques », Journée d’étude, Calenda, publié le mercredi 23 septembre 2009, http://calenda.revues.org/nouvelle14483.html

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