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Actualité philosophique et réflexion philosophique sur l'actualité

Posts Tagged ‘médecine’

Agir pour le « care ». Liens entre philosophie et soin

Posted by Hervé Moine sur 6 août 2012

Des concepts pour penser le soin

La plateforme Ethique du Centre hospitalier Sainte-Anne et les animateurs de « Agir pour le care » poursuivent leur exploration des liens existant entre philosophie et soin. Chaque mois à partir de septembre se tiendront des moments de réflexion et d’échanges, ouverts à tous, dans l’esprit du séminaire « Approches philosophiques des figures du soin » organisé en 2010.

Agenda

19 septembre 2012 – L’ai-je bien techniqué ? Du système technicien au Gestell

  • Dominique FOLSCHEID, professeur émérite de philosophie, fondateur du master et doctorat de philosophie pratique – Université Paris-Est Marne-la-Vallée

31 octobre 2012 – Le dépistage relève t-il du soin ou du marché ?

  • Didier SICARD, professeur émérite, Université Paris Descartes

21 novembre 2012 – Le care, entre éthique et politique

  • Marie GARRAU, agrégée et docteure en philosophie

19 décembre 2012 – Littérature et vie morale

  • Solange CHAVEL, maître de conférences en philosophie à l’Université de Poitiers

16 janvier 2013 – La vulnérabilité : ces limites où tout s’inverse ?

  • Olivier ABEL, professeur de philosophie éthique à l’Institut protestant de théologie de Paris

Informations pratiques

Ces conférences se tiendront de 18 h à 20 h aux dates indiquées, sur le site de l’amphithéâtre Morel, pavillon Magnan

CHSA, 1, rue cabanis, 75014 Paris

L’inscription est obligatoire :

conference.plateforme.ethique@ch-sainte-anne.fr

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Ruwen Ogien visionnaire : Vers une profonde transformation de nos idées morales ?

Posted by Hervé Moine sur 28 octobre 2011

Ruwen Ogien, spécialiste de philosophie morale et de philosophie des sciences sociales

« Les innovations biomédicales peuvent seulement modifier nos conceptions de la vie bonne, pas de la vie juste. » Ruwen Ogien

Ci-dessous un article de Ruwen Ogien, titré « Ruwen Ogien, philosophe inquiet« , paru dans le blog des InRocks à l’occasion du 25ème anniversaire des Inrockuptibles, dans lequel il exprime sa vision du onde pour les 25 ans à venir.

Ruwen Ogien, philosophe inquiet

Si le génie génétique permet d’améliorer dans des proportions considérables notre taille, nos capacités athlétiques, notre vision, notre mémoire et notre intelligence, l’idée que nous nous faisons de ce qu’est un être humain « normal » pourra-telle rester la même ? S’il devient possible de surveiller et de manipuler les pensées à volonté, d’induire chimiquement dans les esprits toutes sortes de croyances, de désirs, de sensations, les notions d’expérience personnelle et de liberté de conscience intérieure pourront-elles résister ?

Si la transplantation d’organes naturels ou artificiels ne pose plus aucun problème technique, conserverons-nous l’idée que le corps humain est sacré, indivisible, hors commerce, ou finirons-nous par le voir comme un assemblage de pièces détachées qu’on peut librement vendre et acheter ? Si le clonage reproductif humain devient possible, pourrons-nous encore penser qu’un avenir personnel dont on ne sait presque rien est constitutif de notre identité ? Si le processus de vieillissement est mieux compris et mieux contrôlé, si nous vivons infiniment plus longtemps en bonne santé, nos conceptions de ce qu’est une vie « ratée » ou « réussie » pourront-elles être les mêmes ?

S’il devient possible de créer des êtres transhumains, posthumains, subhumains, cyborgs ou chimères, les idées que nous nous faisons des limites de la communauté morale, c’est-à-dire des êtres que nous avons choisi de ne pas traiter comme des choses, juste bonnes à exploiter et à consommer, ne risquent-elles pas d’être profondément transformées ? Si tout cela se réalise, nos idées morales seront-elles modifiées ? Il est probable que ces innovations biomédicales changeront nos idées de ce qu’est une vie bonne, heureuse, réussie, accomplie. Mais pourquoi devraient-elles changer nos idées de la justice sociale ? Pourquoi devraient-elles annuler l’exigence que chacun puisse avoir accès à ce que la technique propose, dans la mesure de ses désirs ou de ses besoins, sans discrimination selon l’âge, la condition sociale ou l’orientation sexuelle ? En fait, les innovations biomédicales peuvent seulement modifier nos conceptions de la vie bonne, pas de la vie juste. Elles ne seront donc pas très importantes du point de vue moral, tout au moins pour ceux qui, comme c’est mon cas, accordent une priorité à la vie juste sur la vie bonne.

Paru dans le 28 octobre : http://blogs.lesinrocks.com/25ans/2011/10/28/ruwen-ogien-philosophe-inquiet/

Dernier ouvrage de Ruwen Ogien

L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine

Klinde éditions

Vous trouverez dans ce livre des histoires de criminels invisibles, de canots de sauvetage  qui risquent de couler si on ne sacrifie pas un passager, des machines à donner du plaisir que personne n’a envie d’utiliser, de tramways fous qu’il faut arrêter par n’importe quel moyen, y compris en jetant un gros homme sur la voie.
Vous y lirez des récits d’expériences montrant qu’il faut peu de choses pour se comporter comme un monstre, et d’autres expériences prouvant qu’il faut encore moins de choses pour se comporter quasiment comme un saint : une pièce de monnaie qu’on trouve dans la rue par hasard, une bonne odeur de croissants chauds qu’on respire en passant.
Vous y serez confrontés à des casse-tête moraux. Est-il cohérent de dire : « ma vie est digne d’être vécue, mais j’aurais préféré de ne pas naître » ? Est-il acceptable de laisser mourir une personne pour transplanter ses organes sur cinq malades qui en ont un besoin vital ? Vaut-il mieux vivre la vie brève et médiocre d’un poulet d’élevage industriel ou ne pas vivre du tout ?
Cependant, le but de ce livre n’est pas de montrer qu’il est difficile de savoir ce qui est bien ou mal, juste ou injuste. Il est de proposer une sorte de boîte à outils intellectuels pour affronter le débat moral sans se laisser intimider par les grands mots (« Dignité », « vertu », « Devoir », etc.), et les grandes déclarations de principe (« Il ne faut jamais traiter une personne comme un simple moyen », etc.).
C’est une invitation à faire de la philosophie morale autrement, à penser l’éthique librement.

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Médecine, philosophie et judaïsme

Posted by Hervé Moine sur 19 janvier 2011

Jeudi 10 février 2011 à 20h30

Cycle «Médecine, Philosophie et judaïsme»

Table ronde : «Adoption et judaïsme»

Avec Raphaël Draï, professeur ; Pierre Lévy-Soussan, psychiatre, psychanalyste ; Nicole Moatti, sage-femme ; Paule-Henriette Lévy, (modératrice) rédactrice en chef de RCJ (Communauté Juive Francophone)

La table ronde sera suivie d’un cocktail, à l’Espace Rachi – 39, rue Broca – Paris 5e

L’entrée est libre et sur réservation au 01 42 17 10 70 ou : a.partouche@fsju.org

Raphaël Draï est professeur de droit et de science politique à l’université d’Aix-Marseille. Spécialiste de recherche interdisciplinaire en droit, science politique, psychanalyse et théologie. Il est l’un des meilleurs connaisseurs actuels de l’univers biblique. Auteur d’une œuvre en constant mouvement comportant à présent plus de vingt-cinq ouvrages (dont, chez Fayard, « La Sortie d’Egypte » ou « l’Invention de la liberté » et d’une somme en trois volumes sur La communication prophétique), il est profondément engagé dans le dialogue des religions et des cultures.

Pierre Levy-Soussan est psychiatre et psychanalyste. Il est médecin-directeur, enseignant attaché à la faculté Paris VII et membre de la Société Psychanalytique de Paris. Expert reconnu de l’adoption. Auteur, de « L’éloge du secret » (Hachette en 2006) et de « Destins de l’adoption » (Fayard 2010).

Nicole Moatti est Sage-femme à l’assistance publique hôpitaux de Paris, aujourd’hui à la retraite. Elle a travaillé à l’œuvre d’Adoption : « Les Liens du Cœur » dont le but est d’aider et de respecter les femmes qui choisissent de faire adopter leur enfant (qu’elles accouchent sous X ou pas) en les entourant et en les guidant.

Paule-Henriette Lévy est journaliste, essayiste, rédactrice en chef de RCJ.

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Philosophie et médecine, éthique des soins

Posted by Hervé Moine sur 17 avril 2010

Journée d’études

Jeudi 03 juin 2010  à  Paris

Institut Océanographique, Grand Amphithéâtre, 195, rue saint Jacques

Figures du soin, figures de soignants

C’est dans le cadre d’une journée d’études consacrée aux questionnements  relatifs aux figures traditionnelles du soin et des soignants qu’interviendront deux philosophes, Eric Fiat et Philippe Svandra, tous deux ayant des responsabilités dans la formation du personnel hospitalier. Les figures traditionnelles du soin et des soignants méritent d’être questionnées. Comment confronter l’idée même du soin à celles du « prendre soin », de l’aide, de l’accompagnement et, nouvelle venue, de la bientraitance ? Qui peut, et comment, prendre soin de nous-mêmes, d’autrui, de la médecine, des institutions, des soignants et de notre environnement urbain ? ainsi se résume cette journée d’étude.

Mais que peut bien apporter la philosophie à la médecine ? Cette question sera abordée par Éric Fiat dans son intervention s’intitulant Apprendre à vivre, apprendre à mourir : la philosophie comme soin de l’âme ? « La médecine comme soin du corps, la philosophie comme soin de l’âme : cette répartition des tâches, que nous ont léguée certains Anciens, est-elle toujours d’actualité ? Est-il toujours possible d’apprendre à vivre ? Et apprendre à mourir a-t-il le moindre sens, puisqu’il n’y a pas d’apprentissage sans répétition, et qu’on meure qu’une fois ? Maintenons cependant les richesses qu’apporte la philosophie, pour modestes qu’elles soient, sont aujourd’hui nécessaires que jamais… »

La réflexion de Philippe Svandra portera sur la bientraitance dans les soins, certes nécessaires mais qui ne va pas sans poser problème. « Comment être contre la bientraitance ! Pourtant, de la même manière que l’enfer est pavé de bonnes intentions, la bientraitance, sous prétexte de lutter contre la maltraitance, peut nous entraîner vers une normalisation excessive de la relation de soins. » La vigilance nous semble donc, ici comme ailleurs, toujours salutaire. Toute la question est de savoir si le soin est soluble dans la bientraitance.

Pour en savoir davantage sur cette journée et pour prendre connaissance des autres intervention :

Hervé Moine, article conçu à partir de « Figures du soin, figures de soignants », Journée d’étude, Calenda, publié le vendredi 16 avril 2010, http://calenda.revues.org/nouvelle16371.html

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Éric Fiat

Éric Fiat est agrégé de philosophie,

maitre de conférences de l’Université Paris Est Marne-la-Vallée,

Professeur au centre de formation du personnel hospitalier de l’Assistance Publique Hôpitaux de paris.

Il est l’auteur d’un petit traité de dignité :

Grandeurs et misères des hommes : Petit traité de dignité

Ci-dessous quelques articles d’Eric Fiat que l’on peut trouver sur la toile et notamment sur le site philo.pourtous.free.fr

Le mensonge, du point de vue de l’éthique

article paru dans la revue Soins Pédiatrie-Puériculture n°201 – août 2001

La tradition philosophique, pour laquelle nous éprouvons gratitude et reconnaissance, a bien souvent présenté le philosophe comme l’homme ami du vrai. Pour Platon déjà, le mensonge était un crime contre la philosophie, et le philosophe, ami du savoir (philosophos), devait l’être également de la vérité (philalethes). Il a pour tâche de lever les voiles, les masques, comme l’enfant du conte d’Andersen, qui seul dit la nudité du Roi. C’est bien, d’ailleurs, ce que Calliclès disait à Socrate : « Tu fais l’enfant… » Nous ferons donc l’éloge de la sincérité et dirons la laideur du mensonge… Mais il nous faudra également dire les dangers de l’excessive sincérité, d’une exhibition impudique de la vérité. Nous terminerons enfin par une analyse de la fiction, c’est-à-dire des rapports entre le songe et le mensonge.

Il ne faut pas mentir. Voilà une évidence du sens commun, à laquelle chacun adhère spontanément, sans même avoir lu Emmanuel Kant, sans avoir même jamais songé à le lire un jour… Et il est vrai qu’il y a bien des raisons, tant esthétiques qu’éthiques, pour condamner le mensonge.

Lire la suite dans philopourtous : http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Eric/mensongeethique.htm

Le temps qui passe – Les philosophes sont-ils plus patients ?

Nous partirons de l’admirable tableau de Goya, qui se trouve au Prado, Saturne dévorant ses enfants. Qu’y voit-on ? Le vieux Cronos, fils d’Ouranos et père de Zeus, avalant de sa bouche d’ombre le corps ensanglanté d’un de ses fils, encore mal dégagé de la gangue, de la matière primitive… Et pourquoi ? Par crainte, bien sûr, par crainte qu’un de ses fils ne lui fasse ce qu’il a lui-même fait à son père : le déloger du trône où siège le dieu des dieux.
Oui, belle allégorie, qui nous dit en vérité ce qu’il en est du temps ! Car Chronos se conduit bien comme Cronos ! Tout se qu’il fait, il le défait ; tout ce qu’il construit, il le détruit ; tout ce qu’il fait apparaître dans l’être, il finit par l’en faire disparaître…

Lire la suite dans philopourtous : http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Eric/patience.htm

Philosophie de la vieillesse – Réflexions sur le temps qui passe

Et certes, l’idée la plus spontanée que tout un chacun se fait du temps, est celle d’une puissance universelle, qui sur toutes choses agit : cela s’appelle, en « patois » philosophique, l’efficacité du temps, terme qui indique que le passage du temps sur un être n’est jamais sans effets. Et certes, le temps altère (rend autre), aliène, corrompt, déforme, abîme, use, transforme tout ce sur quoi il passe : toute puissance du temps ! Toute puissance qui se marque certes plus vite sur ce visage-ci que sur ce visage-là, mais se marque cependant sur eux-deux ; toute puissance qui se marque certes plus vite sur la rose que sur l’étoile, mais se marque cependant sur elles-deux. Toute puissance dont témoigne également, et au combien, son irréductible irréversibilité. Même un dieu ne peut pas faire que ce qui a eu lieu n’ait pas eu lieu, disaient les Grecs.

Lire la suite dans philopourtous : http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Eric/vieillesse.htm

Humanité, citoyenneté et soins

article paru dans la revue Espace éthique – APHP, n°7-8 hiver 1998 – printemps 1999

Cette définition de l’homme comme animal politique (et polis signifie cité en grec, et peut être faudrait-il traduire la formule du philosophe grec par animal civique) est inoubliable. Mais ne relève-t-elle pas d’une conception par trop « gréco-romaine » des choses ?
C’est à cette question massive que nous allons tenter de répondre avec précision, en nous demandant comment les deux cultures qui sont à l’origine de notre civilisation, à savoir les cultures gréco-latine d’une part, et les cultures « judéo-chrétienne » de l’autre, ont pensé le rapport entre humanité et citoyenneté.

Lire la suite dans philopourtous : http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Eric/humcitetsoins.htm

Affronter l’angoisse, affronter le tragique en fin de vie

Un effort pour rendre le tragique moins tragique : telle est notre définition de l’éthique, définition qui indique assez que nous ne pensons certes pas qu’il puisse jamais exister une éthique qui mette fin au tragique. Car il y a dans toute vie une part de tragique, et qu’elle se manifeste tout particulièrement dans les derniers moments n’a rien qui doive surprendre…

Non, en vérité, nulle éthique, nulle pratique, et même celle des soins palliatifs, ne saurait dissoudre ce que la vie humaine contient de tragique, dissoudre ce que la vie humaine contient d’angoissant. Aussi notre propos vise-t-il à en appeler à une pratique palliative qui respecte le tragique et l’angoisse, qui ne les considère pas comme ce qui doit à toute force être supprimé, mais ce avec quoi il faut composer, au sens musical, si l’on veut, du terme. Car s’il est vrai qu’il y a du tragique, ou de l’angoisse pathologiques, il n’en demeure pas moins que toute tragédie, toute angoisse ne relèvent pas du pathologique !

Lire la suite dans philopourtous : http://philo.pourtous.free.fr/Articles/Eric/aspectsdumourir.htm

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Philippe Svandra

Philippe Svandra est cadre de santé,

formateur au pôle formation du centre hospitalier Sainte Anne,

Docteur en philosophie, chargé d’enseignement à l’université Paris Est / Marne-la-Vallée .

Ouvrages de Philippe Svandra

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Platon et la tradition médicale

Posted by Hervé Moine sur 8 mars 2010

Séminaire de la Société d’Études Platoniciennes (etudesplatoniciennes.eu)

Platon et ses prédécesseurs

« Platon et la tradition médicale »

Vendredi 12 mars, 14h-18h

Université Paris Ouest – Nanterre-La Défense

salle des conférences bâtiment K

Intervenants

  • Giuseppe CAMBIANO (Scuola Normale Superiore di Pisa) « Empeiria et techne chez Platon et les médecins de la Collection hippocratique »
  • Luc BRISSON (CNRS – UPR 76 – Centre Jean Pépin) « Les passages médicaux dans le Timée : est-il possible de déterminer leurs sources ? »

Renseignements :

Université Paris Ouest Nanterre-La Défense, EA373, Institut de Recherches Philosophiques (IREPH-DIPSA)
Université de Franche-Comté, EA 2274, Laboratoire de Recherches philosophiques sur les Logiques de l’Agir
CNRS – UPR76, Centre Jean Pépin

La Société d’Études Platoniciennes

La Société d’Études Platoniciennes, fondée en 2001 par Luc Brisson, Francesco Fronterotta et Jean-François Pradeau, s’efforce de promouvoir les études platoniciennes de différentes façons. Elle a créé une publication annuelle, les Études platoniciennes, qui paraît à Paris aux éditions des Belles Lettres et rassemble dans chacun de ses numéros des études en cinq langues consacrées à l’œuvre de Platon et à l’ensemble de la tradition platonicienne.

Dans cette revue, les membres de la Société d’Études Platoniciennes rédigent chaque année un « Bulletin Platonicien » international, composé de comptes rendus qui tentent de couvrir au mieux les publications récemment consacrées au platonisme, en France comme à l’étranger. Chaque numéro des Études Platoniciennes comporte en outre une « Bibliographie Platonicienne », qui pour sa part s’attache à donner la liste presque exhaustive de toutes les publications platoniciennes.

La Société d’Études Platoniciennes organise une « Journée d’Études Platoniciennes », qu’elle consacre le plus souvent à la présentation d’un ouvrage marquant, en compagnie de son auteur.

Enfin, la Société s’attache à promouvoir les colloques et séminaires consacrés à la tradition platonicienne, et c’est à ce titre qu’elle promeut l’organisation d’un « Séminaire de la Société d’Etudes Platoniciennes« , mis en oeuvre par le CNRS, l’Université de Paris Ouest Nanterre-La Défense et l’Université de Franche-Comté, avec la collaboration, pour l’année 2009-2010, de l’Université Paris-I.

Programme 2009-2010 du séminaire de la Société des études platoniciennes : http://etudesplatoniciennes.eu/pdf/seminaire2009_2010.pdf

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Qu’est-ce qu’un bon patient ? Qu’est-ce qu’un bon médecin ?

Posted by Hervé Moine sur 21 février 2010

Colloque « Qu’est-ce qu’un bon patient ? Qu’est-ce qu’un bon médecin ? »

17-19 mars 2010

Université Paris Descartes

Université de Bourgogne

affiche

PRESENTATION GENERALE

Ce Colloque se déroulera à cheval entre l’Université Paris Descartes et l’Université de Bourgogne, du 17 au 19 mars 2010 (Université Paris Descartes mercredi 17 et jeudi 18 mars) ; (Université de Bourgogne vendredi 19 mars).

Il est co-organisé par
Claire Crignon De Oliveira, maître de conférences en philosophie à l’Université de Bourgogne,
Marie Gaille, chargée de recherches au CERSES (CNRS Université Paris Descartes),
Mathias Rothe, maître de conférences à l’Université de Frankfurt sur Oder (Allemagne).

Il fait partie des initiatives du groupe de travail Philosophie et médecine, créé par Claire Crignon-De Oliveira et Marie Gaille et aujourd’hui co-animé par elles.

Ce Colloque reçoit le soutien du CERSES, du Centre Georges Chevrier et du CERPHI.

THEMATIQUE

Dans le contexte actuel d’un questionnement et d’une recomposition de la relation entre médecin et patient, ce colloque entend offrir une mise en perspective historique des évolutions contemporaines de cette relation et confronter les réflexions, recherches et travaux sur leur colloque singulier. La matière privilégiée de ce colloque sera les discours, les témoignages, les correspondances, les récits relatifs à cette rencontre dans l’histoire européenne passée et présente, de la Renaissance à nos jours.
On privilégiera l’analyse des attentes normatives qui sont présentes, explicitement ou non, au sujet de cette relation, tant du côté du patient que du côté du médecin. On privilégiera l’examen des discours en lien avec des pratiques et des contextes de mise en œuvre. Quelques questions directrices orienteront la réflexion :

a) comment est pensée la finalité de cette rencontre ? Celle-ci, en effet, paraît multiple. Pêle-mêle et sans souci de distinction entre des finalités qui seraient propres au patient et des finalités qui seraient propres au médecin, on peut évoquer : guérison, santé, longévité, connaissance de soi, soin, thérapie, prédiction, recherche, contribution à la réalisation de désir, comme le désir de procréation, gain financier, etc. Quelle est la finalité de la rencontre ? Est-elle la même pour le médecin et le patient ? Le partage d’une même finalité est-il la garantie d’une réussite de la rencontre ? Un bon médecin et un bon patient sont-ils liés par la conviction que leur relation fait partie intégrante du projet de soin ou de thérapie ?

b) À quel ethos, à quelle disposition, à quelles « vertus » mais aussi à quelles compétences sont rattachées la figure du « bon médecin » et du « bon patient » ? Pour répondre à ces questions, il est essentiel d’aborder autant les discours sur le bon médecin et le bon patient que les discours sur les ratés de leur rencontre, les défaillances, les stratégies de « fuite » ou la recherche d’alternatives (par exemple, pour le patient, différentes médecines sont à sa disposition), les passions négatives suscitées par une rencontre (et ce jusqu’à la haine du médecin). Ici, on s’interrogera aussi sur les attentes contemporaines de prise en charge de sa santé par le patient lui-même (capacité à l’observance, « empowerment ») à leur lien éventuel avec la valeur de l’autonomie du patient promue par certaines éthiques médicales, mais aussi avec l’idée très ancienne de « médecine de soi ».

c) Enfin, quel est l’impact du contexte, très variable dans l’histoire et selon l’objet de la consultation, sur la rencontre elle-même et les attentes normatives que nourrissent le patient et le médecin l’un vis-à-vis de l’autre ? La prise en compte de ce contexte permet de mettre en évidence le dispositif propre à la rencontre, qui impose à celle-ci son cadre, ses limites et certaines de ses contraintes. Ce dispositif repose sur un certain état des techniques, de l’encadrement législatif du recours aux techniques, des formes institutionnelles que prend la rencontre, du temps qu’il est possible de lui consacrer (par exemple par rapport à des contraintes économiques).

PROGRAMME

MERCREDI 17 MARS 2010
Université Paris Descartes

9h-9h15
Accueil et introduction du colloque

9h15-10h
Conférence d’ouverture

Y a-t-il de bons médecins selon Georges Canguilhem ?.
Céline LEFÈVE, maître de conférences en philosophie, Université Paris 7

10h-12h : 1ère session
Présidence de séance
Denis Berthiau,
Juriste, maître de conférences, Université Paris Descartes
10h00-10h40
Quand le patient est une famille : qu’est-ce qu’un bon patient ?
Catherine DEKEUWER, maître de conférences en philosophie, Université de Lyon 3

10h40-11h20
« Humanité » et expérience ordinaire dans la relation médicale.
Marta SPRANZI, Maître de conférences en philosophie, Université de Versailles

11h20-12h00
Impact des normes de santé et pratique de la médecine des enfants.
Edwige RUDE-ANTOINE, juriste et sociologue du droit, Directrice de recherche au CERSES, (CNRS – Université Paris Descartes)

14h-17h30 : 2ème session
Présidence de séance
Valérie Gateau
membre associé du CERSES (CNRS – Université Paris Descartes)
14h00-14h40
Droit et moralité au regard de la relation médecin-patient.
Denis BERTHIAU, juriste, maître de conférences, Université Paris Descartes

14h40-15h10
La médecine face aux pratiques sexuelles à risque.
Nicolas FOUREUR, dermatologue, chargé de mission au Centre d’éthique clinique, Hôpital Cochin

15h10-15h50
De l’importance d’être constant. Le problème de la continuité dans la relation thérapeutique.
Claire MARIN, Professeur agrégé, docteur en philosophie
15h50-16h
Pause

16h-16h40
La question de la bonne réputation du praticien et les attentes du praticien (XVIIIe siècle).
Vincent BARRAS, Professeur, Université de Lausanne, Institut d’histoire de la médecine

16h40-17h10
Soigner d’abord son éthique.
Jean-François DUPEYRON, Maître de conférences en philosophie, Université Michel de Montaigne

JEUDI 18 MARS 2010
Université Paris Descartes

9h-9h15
Accueil

9h15-10h
Conférence d’ouverture

Le bon dialogue dans la relation médecin-patient.
Jacques QUINTIN, Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Québec, Canada

10h00-12h20 : 1ère session
Présidence de séance
Marie Gaille
Chargée de recherche au CERSES (CNRS – Université Paris Descartes) et co-organisatrice du colloque
10h-10h40
L’expertise palliative ou la construction sociale du patient.
Florent SCHEPENS, maître de conférences en sociologie, Université de Bourgogne

10h40-11h20
Bon et mauvais en psychanalyse : les paradoxes de fin de cure.
Adrien KLAJNMAN, Professeur de Philosophie au Lycée Jehan de Chelles, Docteur en philosophie associé à l’UMR 5037, Membre du Collège clinique de Paris (Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien)

11h20-12h
Contraindre pour soigner ? Le care à l’épreuve de la contrainte dans un service d’hospitalisation psychiatrique.
Delphine MOREAU, doctorante en sociologie, Institut Marcel Mauss (CNRS/EHESS)

14h-17h : 2ème session
Présidence de séance
Bernard Joly
Professeur de Philosophie, Université de Lille 3
14h-14h40
La « bonne patiente » selon le spécialiste des maladies des femmes au XIXe siècle (en France).
Sylvie ARNAUD-LESOT, médecin

14h40-15h10
Le patient, le médecin, et les normes de l’autre, La question de l’autonomie.
Sylvie FAINZANG, anthropologue, Directeur de recherche à l’Inserm (Cermes)

15h10-15h50
Le pouvoir de guérir : une manière de dépasser l’opposition entre pouvoir médical et autonomie du patient ?
J.-M. GUEULLETTE, Directeur du centre interdisciplinaire d’éthique de l’université catholique de Lyon
15h50-16h
Pause

16h-16h40
Les « bed-blockers » sont-ils les mauvais patients de la médecine d’urgence ?
Yannis GANSEL, pédopsychiatre aux Hospices civils de Lyon et doctorant en anthropologie, EHESS

16h40-17h20
Le bon patient dans la maladie chronique : autonome ou observant ? À propos du diabète.
Christine WATERLOT, endocrinologue au Centre hospitalier de Chambéry

VENDREDI 19 MARS 2010
Université de Bourgogne

9h30-12h40 : 1ère session
Présidence de séance
Pierre Ancet
maître de conférences en philosophie, Université de Bourgogne
9h30-10h
Accueil

10h-10h40
Le soldat, l’amant, le mari : visages du médecin dans la relation thérapeutique chez quelques médecins du XVIe siècle.
Ariane BAYLE, maître de conférences en littérature générale et comparée, Université de Bourgogne

10h40-11h20
Les pratiques médicales des médecins paracelsiens et notamment sur La présence des absents de Théophraste Renaudot.
Bernard JOLY, Professeur d’histoire de la philosophie, Université de Lille 3
11h20-11h30
Pause

11h30-12h10
Controverse autour de l’idée du médecin : les arguments piétistes et les projets iatromécanistes à Halle au début du dix-huitième siècle.
Sarah CARVALLO, Maître de conférences en philosophie, École centrale de Lyon

12h10-12h50
Représentations et figures rhétoriques du « bon » et du « mauvais » malade dans la littérature médicale du XVIIIe siècle.
Gilles BARROUX, docteur en philosophie, rattaché au laboratoire « Histoire de la philosophie ; histoire et philosophie des sciences », Université Paris X-Nanterre

14h30-17h30 : 2ème session
Présidence de séance
Claire Crignon
Maître de conférences en philosophie, Université de Bourgogne, Co-organisatrice du colloque
14h30-15h10
Quand médecins et malades écrivent leur rôle au 18ème siècle.
Sabine ARNAUD, Assistant Professor, Department of European and Classical Languages and Cultures, Texas A&M University

15h10-15h50
L’amour et la haine dans le contexte de la relation médicale.
Victor LARGER, médecin généraliste formé à la gériatrie, docteur en philosophie
15h50-16h
Pause

16h-16h40
Être patient dans une civilisation technologique.
Jean-Philippe PIERRON, Maître de conférences en philosophie, Université Jean-Moulin

16h40-17h10
Modifications contemporaines de la demande de soins adressée au médecin.
Pierre ANCET, Maître de conférences en philosophie, Université de Bourgogne

17h10-17h30
Discussions et clôture du colloque.
Contacts :
crideo@free.fr
mariegaille@yahoo.fr
maroth1@gmx.net

Post-scriptum : L’hôtel, les repas et le déplacement des conférenciers seront pris en charge

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A l’heure de la grippe A, l’hygiène publique

Posted by Hervé Moine sur 30 octobre 2009

Mardi 3 novembre 2009

à l’Espace Jacques 1er d’Aragon

Philosophie de l’hygiène publique

Par Anne Fagot Largeault

En partenariat avec l’Université Montpellier 1, La ville de Montpellier organise une conférence qui aura lieu le 3 novembre 2009 à 18h30 – Espace jacques 1er d’Aragon, sous la présidence de Philippe Augé, Président de l’Université Montpellier 1 et de Laurence Vian, Doyen de la Faculté de Pharmacie.   « Philosophie de l’hygiène publique » Conférence du Pr Anne Fagot Largeault, Philosophe & Médecin, Chaire de philosophie des Sciences Biologiques et Médicales du Collège de France    Médecin et Philosophe, Anne Fagot Largeault tracera les évolutions survenues au cours des siècles en matière d’hygiène publique et de prévention, une évolution parallèle à l’évolution des mentalités et de la connaissance.

La perception de la prévention a été modifiée du fait de la disponibilité des agents thérapeutiques. Les comportements ont évolué avec les risques de pandémies. D’abord initiée par les professionnels de santé, l’hygiène publique devient une préoccupation pour les décideurs institutionnels et  le grand public. Plusieurs savants montpelliérains ont apporté une contribution significative à l’avancée de cette discipline.

Entre les peurs inscrites dans l’inconscient collectif par les grandes épidémies meurtrières et l’illusion du ‘’zéro risque’’ espérée par nos contemporains, cette conférence permettra de comprendre les ressors de l’hygiène publique au cours des siècles et les enjeux de notre prévention moderne, avec ses avantages et ses limites.   Elle permettra à chacun de se positionner dans cette démarche où l’on oscille en permanence entre responsabilité institutionnelle et individuelle. Illustrée par de nombreux exemples, cette présentation, accessible à tous les publics, sera suivie d’une discussion animée par le Pr Jacques Touchon, adjoint au Maire, délégué au rayonnement international.

Cette conférence est organisée  par Perla Danan, Adjointe au Maire, déléguée au Conseil des Sages, et Claude Casellas, professeur à la faculté de Pharmacie, UMR Hydrosciences.

=> Pour en savoir davantage :

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La relation médicale : approches empiriques des questions éthiques

Posted by Hervé Moine sur 23 septembre 2009

Une journée d’étude est organisée, vendredi 16 octobre 2006, au Centre Georges Chevrier à Dijon visant à préparer un colloque qui aura lieu à Paris et à Dijon en mars 2010 sur le thème « bon malade / bon patient ».

Il s’agit d’interroger les représentations que le patient se fait de son corps, de sa santé, conjointement à celles que peut construire le médecin. On s’interrogera sur les attentes, les normes à partir desquelles s’est construite / se construit la rencontre patient / médecin, les tensions, les conflits que la rencontre médecin / patient a pu susciter au cours de l’histoire et suscite toujours aujourd’hui. Elle permettra d’intégrer le Centre George Chevrier au sein du réseau scientifique « PhiloMed » (Cerses, centre George Canguilhem), le but étant de constituer à terme un réseau impliquant les différents centres travaillant en France dans une double approche historique et contemporaine sur ces questions de représentations du corps et de la santé.

Pour connaître le programme de cette journée : http://calenda.revues.org/nouvelle14483.html

« La relation médicale : approches empiriques des questions éthiques », Journée d’étude, Calenda, publié le mercredi 23 septembre 2009, http://calenda.revues.org/nouvelle14483.html

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