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Posts Tagged ‘Platon’

Conférence. « Sciences, liberté et loisir : Platon et l’ANR »

Posted by Hervé Moine sur 21 janvier 2016

Le temps et la liberté sont-ils nécessaires voire spécifiques à l’activité scientifique ? et, si oui, pourquoi ?

Pour y réfléchir, il conviendra d’examiner la genèse de cette thèse chez Platon, dans la digression du Théétète, en la replaçant dans son contexte politique et philosophique, puis on se demandera si elle est, oui ou non, “périmée” à partir de divers épisodes de l’histoire des sciences jusqu’à notre époque. Tel est en résumé ce dont il sera question dans la conférence de Thomas Benatouïl intitulée « Science, liberté et loisir : Platon et l’ANR », dans le cadre d’une séance du séminaire de l’UFR Humanités, mardi 26 janvier, à 17h15, à la salle A3 363 à l’Université de Lille 3.

Thomas Benatouïl est professeur de philosophie à l’Université de Lille 3 (UFR Humanités / département Philosophie, laboratoire STL)

En savoir davantage sur Thomas Benatouïl : http://stl.recherche.univ-lille3.fr/sitespersonnels/benatouil/accueilbenatouil.html

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Les actes du colloque « Les modalisations du réel » en ligne

Posted by Hervé Moine sur 9 septembre 2014

zetetis

Les Actes du colloque de doctorants et de jeunes chercheurs, organisé en mai 2013 sur le thème des modalisations du réel sont désormais en ligne à l’adresse suivante :

Modalisations du réel : nécessité, possibilité, contingence

Actes du colloque de doctorants et de jeunes chercheurs en philosophie ancienne et en sciences de l’Antiquité « Modalisations du réel : nécessité, possibilité, contingence. Expression, conceptualisations, usages et enjeux éthiques et dramatiques ». Université Paris I & Université Paris Ouest – Nanterre-La défense, 23 et 24 mai 2013

Faisant suite au colloque sur le réel, le colloque de 2013 poursuivait la réflexion entamée alors en abordant une thématique qui entretient avec le réel un rapport bien particulier, qui ne relève ni de l’identité ni de l’opposition mais de la modalisation du réel. Le colloque prenait en effet pour thème les notions de possibilité, de nécessité et de contingence qui renvoient, comme l’indique leur appartenance au champ de la modalité, à des manières d’être du réel. La modalisation est une manière significative d’approcher et d’interroger le réel qui complète des approches fondées sur l’opposition entre l’être et le non être, le moindre être ou le paraître et qui charrie des enjeux différents et particulièrement importants. En effet, si les notions invoquées peuvent immédiatement faire songer, et à juste titre, à la réflexion logique sur les « théories modales », l’enjeu du colloque consistait, tout en prenant en compte cet aspect, à ne pas l’y restreindre mais à mettre cette approche en parallèle avec des perspectives grammaticales, éthiques et dramatiques.

Les deux premières contributions abordent le thème des modalités chez Platon d’un point de vue théorique – avec Karine TORDO-ROMBAUT – et figuratif ou perceptif – avec Diogo MESTI. La première nous invite à interroger, à travers Charmide en particulier, « la modalisation de l’objet d’examen » dans les dialogues en général et défend l’hypothèse selon laquelle le mode d’être de l’examen entre dans le caractère de son objet. Le second s’intéresse à la « simultanéité de la perception des images » dans la République et propose notamment une relecture de la division de la ligne que Platon fait à la fin du livre VI de la République (510c-511 e). Toujours dans le cadre du corpus platonicien, Chad JORGENSEN s’est intéressé quant à lui aux usages politiques de la modalisation. L’auteur part du fait selon lequel la nature précise du rapport entretenu par les deux cités idéales, dans la République et dans les Lois, représente un problème central pour les interprètes de la philosophie politique de Platon. Sans nier la complexité du passage d’un modèle à l’autre, qui comprend une multiplicité de facteurs, Chad Jorgensen affirme que la notion de « possibilité », peut être comprise comme une notion clé permettant de résoudre ce problème. Avec une conception adéquate de la possibilité il lui paraît possible de rendre compte à la fois des affirmations apparemment contradictoires émises par Socrate dans la République quant à la possibilité de réaliser Callipolis et d’atténuer, sinon d’éliminer, les tensions principales entre la République et les Lois. Le deux dernières communications qui figurent dans ces actes se sont concentrées pour leur par sur un cas spécifique de modalisation : les rapports du réel et de la fiction dans la pensée stoïcienne. Le sage stoïcien est-il réalité ou fiction ? Une étude fine de la Pharsale de Lucain permet à Diane DEMANCHE d’apporter des pistes de réflexion intéressantes. Si le sage s’incarne dans le contexte de faits historiques, ce serait donc au prix d’une transformation de la vertu. L’écriture poétique fait coexister la sagesse de Caton et sa révolte contre le destin. Mais le choix de Lucain reflète-t-il une difficulté philosophique ou la nécessité poétique de mettre en scène un personnage aux prises avec un conflit intérieur ? Marion BOURBON s’interroge quant à elle sur la manière dont l’usage stoïcien de la métaphore du jeu, et en particulier du jeu théâtral, redistribue la différenciation modale entre le réel, le possible et le nécessaire au sein d’une théorie du destin et propose par là même une modalisation tout à fait particulière du réel, au croisement du possible et du nécessaire. La métaphore du jeu, qui appartient au domaine de l’éthique répondrait ainsi à une thèse logique, celle du maintien de l’existence du possible au sein d’un déterminisme, maintien qui permet de sauver la liberté que le jeu, et en particulier le jeu théâtral, illustre au plus haut point.

Sandrine ALEXANDRE & Esther ROGAN

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Platon et le Japon s’invitent dans CitéPhilo et sur France Culture

Posted by Hervé Moine sur 6 novembre 2013

CITEPHILO

CITÉPHILO 2013

17ème édition des semaines européennes

de la philosophie

du 6 au 26 novembre 2013

Enregistrement en public des Nouveaux Chemins de la Connaissance d’Adèle Van Reeth diffusion la semaine du 11 novembre à 10h sur France Culture 

Palais des Beaux-Arts – grand auditorium – Place de la République – Lille

Entrée libre

Vendredi 8 novembre 2013

  • 14h à 15h30 : Théorie, réalité, modèle, en présence de l’auteur : Franck Varenne, maître de conférences en philosophie des sciences à l’Université de Rouen et chercheur au Gemass
  • 16h à 17h30 : Le Sophiste de Platon (PUF) , en présence de l’auteur : Fulcran Teisserenc, philosophe

Samedi 9 novembre 2013

  • 13h30 à 15h : La fin de l’impossible. Deux ou trois choses que je sais de Gary (Christian Bourgois), en présence de l’auteur : Paul Audi, philosophe, ancien élève de l’ENS
  • 15h30 à 16h30 : Qu’est-ce que la philosophie japonaise ? avec Yasuhiko Sugimura, philosophe, professeur à l’Université de Kyôto

Dimanche 10 novembre 2013

  • 11h à 12h30 : Le faux en art avec Jacqueline Lichtenstein, philosophe, professeur d’esthétique et de philosophie de l’art à l’Université Paris 4 Sorbonne Pseudo.

Ressemblances et faux-semblants 
Si l’information, les statistiques et les sondages soumettent notre quotidien à un impératif de transparence, c’est pourtant le flou qui règne. Paradoxe d’une société où l’on parle de tout et où tout le monde parle, les discours croisés brouillent les repères tandis que les pseudo-experts jouent de l’imbrication croissante du réel et du virtuel pour mieux générer l’illusion. Dans cette guerre des faux-semblants, la philosophie doit se demander de quel droit et au nom de quoi on parle, tout en sachant reconnaître l’intérêt et la complexité du brouillage évoqué, brouillage aux nombreuses dimensions : – dimension historique d’abord, car si le monde du numérique nous confronte à la démultiplication des pseudos et des faux-semblants, c’est dans la filiation d’une histoire passée au sein de laquelle la réalité des « faits » n’a jamais été séparée de la construction imaginaire des événements. Départager les deux revient à solliciter les travaux des sciences humaines qui s’attardent sur la frontière subtile séparant la subjectivité de la mémoire collective de l’objectivité supposée du réel historique. – dimension méthodologique ensuite, car les pseudo-productions se sont souvent révélées être de vraies ruses, l’authentique ne s’imposant qu’au prix d’un déguisement préalable. La philosophie elle-même n’a cessé d’avancer masquée et de cultiver des formes savantes de duplicité, de l’ironie socratique aux pensées de la déconstruction, des utopies aux avatars littéraires. Nous ouvrir à cet art du faux-semblant nécessite alors un parcours oscillant entre la sémiologie, la philologie et la psychologie. – dimension scientifique enfin, dans la mesure où les artifices de la nature dévoilent une identité mouvante à explorer. La science contemporaine nous accoutume à lire dans les mutations imprévisibles du vivant et les dynamiques chaotiques de la matière l’indice d’une vision renouvelée du réel.

Le Japon, invité d’honneur de Citéphilo 
C’est une banalité de le constater : le Japon fascine. Il nous subjugue comme l’Ailleurs, le Lointain, le Singulier. Les préjugés ne sont pas seuls en cause. Historiquement, le Japon a lui-même cultivé cette singularité en posant son identité de manière défensive, en opposition d’abord à la Chine, puis à l’Occident. Mais quelles qu’en soient les causes, cette fascination est peut-être précisément ce qui empêche de tirer un réel profit du contact avec la culture et la pensée japonaises. C’est pourquoi la démarche de Citéphilo ne sera pas de simple curiosité, ni de seule hospitalité : il s’agira, au sens fort, de penser avec le Japon. Non pas jeter sur lui un regard de badaud ou de spectateur, mais, guidé par ses meilleurs spécialistes, le suivre à travers ses ressources créatrices les plus vives (celles de sa langue, de ses artistes, de ses penseurs, etc.), se laisser affecter et transformer par elles en empruntant autant de directions inédites sur fond de problèmes communs à notre moment présent (l’environnement et la nature, le nucléaire et les risques, le réel et le virtuel, etc.) qui attesteraient par eux-mêmes, au-delà des préjugés, de l’existence d’un universel concret.

Les intervenants

Franck Varenne

Franck Varenne est maître de conférences en philosophie des sciences à l’Université de Rouen et chercheur au Gemass (UMR 8598 – CNRS/Paris Sorbonne). Ses recherches portent sur l’épistémologie des modèles et des simulations. Il a notamment publié Du modèle à la simulation informatique (Vrin, 2007), Qu’est-ce que l’informatique ? (Vrin, 2009), Formaliser le vivant : lois, théories, modèles ? (Hermann, 2010) et Modéliser le social (Dunod, 2011). Il a également publié dans de nombreuses revues, dont SimulationJournal of Artificial Societies and Social SimulationNatures Sciences Sociétés et la Revue d’Histoire des Sciences. Avec Marc Silberstein, il codirige le collectif Épistémologies et pratiques de la modélisation et de la simulation paru aux Editions Matériologiques.

Franck Varenne

Théorie, Réalité, Modèle, 2013

Editions Matériologiques

Pour vous procurer l’ouvrage, voir le site materiologiques.com

Dans cet ouvrage, Franck Varenne pose la question du réalisme scientifique, essentiellement dans sa forme contemporaine, et ce jusqu’aux années 1980. Il s’est donné pour cela la contrainte de focaliser l’attention sur ce que devenaient sa formulation et les réponses diverses qu’on a pu lui apporter en réaction spécifique à l’évolution parallèle qu’ont subie les notions de théories et surtout de modèles dans les sciences, à la même époque. Même si, bien sûr, on ne peut pas attribuer le considérable essor des modèles au XXe  siècle au projet qu’auraient eu les scientifiques de régler cette question, en grande partie philosophique, du réalisme – car les modèles scientifiques ont bien d’autres fonctions et ils proviennent de bien d’autres demandes techniques, cognitives et sociales –, son choix épistémologique a consisté à suivre la littérature contemporaine désormais classique, tant scientifique que philosophique, sur les théories puis sur les modèles afin d’une part, d’en rapporter l’évolution générale, mais, d’autre part aussi, afin de l’interroger de proche en proche, et systématiquement, sur ce qu’elle entend à chaque fois réévaluer ou remettre en débat au moyen de cette question persistante du réalisme et de la réalité en science. Au-delà de l’enquête historique, cette étude se révèle donc également comparative. Elle présente l’intérêt de mettre en évidence des similitudes de forme remarquables (identités, symétries, inversions, déplacements) entre des séquences argumentatives produites par des auteurs différents, dans des contextes distincts, au sujet de cette capacité qu’aurait – ou non – la science à rendre véritablement compte de la réalité.

Ainsi, via l’analyse épistémologique historique et comparative qu’en propose Franck Varenne, la question cruciale de la médiation du réel par nos outils conceptuels ou expérientiels reçoit dans ce livre l’éclairage d’auteurs dont les conceptions sont, pour certaines encore, méconnues du lecteur non anglophone : Peter Achinstein, Max Black, Ludwig Boltzmann, Nancy Cartwright, Pierre Duhem, Ian Hacking, Mary Hesse, Evelyn Fox Keller, Imre Lakatos, Ernst Mach, Ernest Nagel, Henri Poincaré, Willard V.O. Quine, Bas van Fraassen, etc.

Franck Varenne

Formaliser le vivant :

Lois, Théories, Modèles ?

Hermann

Pour vous procurer l’ouvrage : Formaliser le vivant : Lois, théories, modèles ?

Peut-on formaliser le vivant ? Peut-on réduire une plante à une simple formule mathématique ? Goethe ne l’aurait pas admis. Pour beaucoup encore, cette question ne se pose même pas tant elle peut sembler provocante et contre-nature. Dans une perspective à la fois historique et épistémologique, ce livre rend compte de travaux contemporains qui ont pourtant tous tenté de braver cet interdit.
C’est en grande partie sur ce terrain, hautement problématique, que, dans les premières décennies du XXe siècle, on voit naître puis s’épanouir la pratique des modèles mathématiques appliquée aux sciences végétales. On voit en particulier que ces pratiques nouvelles de modélisation entrent en concurrence avec une tradition ancienne de théorisation mathématique des formes du vivant. C’est même devant les limites des essais théoriques récurrents que le tournant formel des modèles se confirme et permet des avancées incontestables. A l’heure où toutes les sciences à objets complexes parlent beaucoup de modèles et moins de théories, est-ce le signe d’une victoire de la «modélisation» au détriment de la «théorie» ? Cette victoire est-elle définitive ? Cela a-t-il toujours un sens de les opposer ? Et qu’en est-il des «lois» ?
En proposant une analyse des travaux mais aussi des positions épistémologiques de certains scientifiques impliqués, en explicitant le sens de ce qui les rapproche, de ce qui les distingue ou les oppose, cet ouvrage montre que l’émergence, l’expansion puis la diversification des pratiques de modélisation formelle du vivant ont contribué, sur le terrain scientifique lui-même, à bousculer les rapports épistémologiques traditionnels entre théories, lois et modèles tels qu’ils nous ont été légués par la physique.

Pour vous procurer l’ouvrage : Formaliser le vivant : Lois, théories, modèles ? de Franck Varenne

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Fulcran Teisserenc

http://gramata.univ-paris1.fr/TEISSERENC

Agrégé et docteur en philosophie, enseignant en classes préparatoires, a publié notammentLangage et image dans l’oeuvre de Platon (Vrin, 2010), les notes, dossiers et commentaires deRépublique VI-VII et du Banquet dans la collection Folioplus de Gallimard, et divers articles sur la philosophie platonicienne.

Fulcran Teisserenc

Le Sophiste de Platon

PUF

Pour se procurer l’ouvrage Le Sophiste de Platon

Par une analyse minutieuse du texte de Platon, Fulcran Teisserenc s’efforce de dégager la cohérence et la liberté du parcours suivi par le philosophe grec. Cette enquête sur le sophiste, qui met en oeuvre pour la première fois de manière continue et patiente une méthode de division du genre en ses espèces, se heurte à la mise en cause de l’existence même de l’image et du discours faux. Pour relever ce défi, la conversation entre l’Etranger et Théétète s’engage dans un vaste excursus ontologique : après avoir recensé les diverses théories de l’être disponibles et constaté leur échec, la question est reprise à nouveaux frais et les interlocuteurs proposent une analyse des grands genres et de leurs combinaisons capable d’éclairer les entrelacements parallèles du discours. La mise en place parmi les genres qui existent du non-être lui-même permet de restituer à la négation sa pertinence sémantique et de justifier la parenté du sophiste et du simulacre, qui tous deux l’oblitèrent. Chacune des étapes de cette argumentation sinueuse est discutée et mise en perspective, avec les éléments historiques et philologiques indispensables à sa compréhension.
Pour se procurer l’ouvrage Le Sophiste de Platon
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Paul Audi

Né en 1963, Paul Audi est normalien, agrégé de philosophie, docteur en philosophie. Il est à ce jour l’auteur d’une thèse sur J.-J. Rousseau, d’une quinzaine d’ouvrages et d’une trentaine d’articles, dont la plupart sont consacrés aux relations entre l’éthique et l’esthétique en Occident, au cours des Temps Modernes. Estimant que ces relations ne peuvent être prises en compte sans que l’on s’interroge en même temps sur les tenants et les aboutissants de la subjectivité humaine, Paul Audi vise à fonder sur cette base une « éthique de la création » à laquelle, depuis son ouvrage Créer, il donne le nom d’ « Esth/éthique ».

Paul Audi

La fin de l’impossible

Pour se procurer l’ouvrage La fin de l’impossible

Dans cet essai au ton personnel, Paul Audi tente de dégager et d’éclaircir, parmi toutes les idées que le romancier Romain Gary a cherché à mettre en valeur, celles qu’il lui paraît urgent que nous entendions dans le contexte présent de la culture, qui fait désormais le moins de place possible à une éthique de la réjouissance. En prenant pour fil conducteur la phrase énigmatique de Gros-Câlin, le roman de Gary signé Émile Ajar : « J’attends la fin de l’impossible », il s’interroge en priorité sur cette étrange utopie qui se dissimule à l’arrière-plan de tous les écrits de Gary et que cet idéaliste désenchanté, ce « clown lyrique », disait vouloir poursuivre dans la vie envers et contre tout. Ce faisant, il parvient à mettre en perspective – comme pour mieux se la réapproprier – l’espérance qui fut celle de Gary, comme elle est au fond celle de tout un chacun, de voir l’homme, cet être profondément inhumain, naître un jour à son humanité, qui n’est autre que la reconnaissance de son essentielle fragilité.

Dans cette nouvelle édition, complétée de trois essais, inédits pour deux d’entre eux, Paul Audi, tout en réfléchissant sur le sens de ses partis pris philosophiques, approfondit les raisons de l’importance qu’il convient selon lui d’accorder à cette « attente », à cette vive espérance, déjà en elle-même impossible, qui soutient de part en part l’oeuvre de Gary comme elle soutient peut-être aussi l’existence même de l’être humain. Il tâche aussi de dégager, parmi toutes les idées que Gary a cherché à défendre, celles qui lui paraissent urgent d’entendre dans le contexte actuel de la culture dominante, qui fait désormais le moins de place possible à une éthique de la « réjouissance ».

Pour se procurer l’ouvrage La fin de l’impossible

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Yasuhiko Sugimura

Yasuhiko Sugimura est professeur à l’université de Kyoto (japon)

Michel Dalissier,

Nagai Shin

et Sugimura Yasuhiko (dir.)

La Philosophie japonaise

Le néant, le monde et le corps

Pour se procurer l’ouvrage Textes clés de philosophie japonaise

L’acte de la philosophie japonaise est celui d’un évidement de soi : acte d’accueil des traditions philosophiques du monde, acte en résonance, créateur d’une terminologie, d’une logique, d’une conceptualité originales, s’alimentant aux sources d’une pensée mythique jamais tarie. Les textes présentés ici en feront sentir l’inclassable nouveauté : cette philosophie n’est ni purement shintoïste, bouddhique, chrétienne, néoconfucianiste ; elle n’est ni « orientale » ni « occidentale », mais proprement japonaise.

Avec des textes de Dôgen, Izutsu Toshihiko, Motoori Norinaga, Nakae Chômin, Nishi Amane, Nishida Kitarô, Ogyû Sorai, Ômori Shôzô, Tanabe Hajime, Tosaka Jun.

Pour se procurer l’ouvrage Textes clés de philosophie japonaise

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Jacqueline Lichtenstein

Jacqueline Lichtenstein est Professeur des universités et responsable du Master Esthétique et philosophie de l’art à l’université de Paris-Sorbonne. Elle a enseigné plusieurs années aux Etats-Unis, notamment à l’université de Californie à Berkeley. Elle a dirigé la revue Traverses au Centre national Georges Pompidou, et dirige actuellement la collection Essais d’art et de philosophie chez Vrin. Elle est Membre du Conseil scientifique du grand établissement du Louvre.

Jacqueline Lichtenstein,

Carole Maigné

Arnauld Pierre (dir.)

Vers la science de l’art

PUPS 2013

Pour se procurer l’ouvrage Vers la science de l’art : L’esthétique scientifique en France 1857-1937

L’ouvrage revient sur le projet de l’esthétique dite « scientifique », qui se constitue comme telle dans la 2e moitié du XIXe siècle : dépasser les postulats kantiens et spiritualistes au nom d’un rapprochement de l’esthétique avec les sciences expérimentales de son temps (psychologie, physiologie, psychophysique, anthropologie…). Croisant les approches de la philosophie et de l’histoire de l’art, l’ouvrage étudie en outre l’articulation de cette esthétique avec l’art de son temps, du néo-impressionnisme aux débuts de l’abstraction, de l’art nouveau à la géométrie sensible des puristes, et des réformateurs des arts du geste et de la danse aux zélateurs des synesthésies et de l’oeuvre d’art totale.

Pour se procurer l’ouvrage Vers la science de l’art : L’esthétique scientifique en France 1857-1937

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Les Trois Républiques

Posted by Hervé Moine sur 18 juillet 2012

Les Trois Républiques

Platon, Diogène de Sinope et Zénon de Citium

21 et 22 septembre 2012

Paris Sorbonne

ActuPhilo vous annonce le déroulement d’un colloque international sur « Les Trois Républiques : Platon, Diogène de Sinope et Zénon de Citium », les 21 et 22 septembre prochain, à l’Amphi Quinet en Sorbonne.

Ce colloque est organisé par Suzanne Husson et Juliette Lemaire de Paris-Sorbonne, grâce au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique UMR 8061 CNRS – Univ. Paris-Sorbonne – ENS Ulm et avec le soutien de l’Université de Paris-IV Sorbonne (Conseil Scientifique, École Doctorale V « Concepts et langages », EA 3552) avec la participation notamment de Jean-Baptiste Gourinat, Luc Brisson et Olivier Renaut.

Les temps forts du programme

=> Vendredi 21 Septembre 2012

Fondements philosophiques et politiques des trois Républiques sous la Présidence : Malcolm Schofield de l’Université de Cambridge

  • Franco Trabattoni de l’Université de Milan : «L’interprétation de l’héritage de Socrate dans les Républiques de Platon, Zénon et Diogène»
  • Louis-André Dorion de l’Université de Québec : « L’autarcie au fondement de la cité »
  • Christopher Rowe de l’Université de Durham : « The Four Republics »

Pratiques sociales dans les trois Républiques sous la Présidence de Jean-Baptiste Gourinat du CNRS

  • Valéry Laurand de l’Université de Bordeaux 3 : « Aspects contrastifs du lien social dans les trois républiques »
  • Olivier Renaut de l’Université de Paris Ouest-Nanterre : « Le sexe en commun : pratiques et régulations sexuelles dans les trois Républiques »
  • Suzanne Husson de l’Université de Paris-Sorbonne : « Le culte des dieux dans les trois Républiques »

=> Samedi 22 Septembre 2012

Platon-Diogène-Zénon, médiations et ruptures sous la Présidence de Suzanne Husson de l’Université de Paris IV le matin et de Juliette Lemaire du CNRS l’après-midi

  • Luc Brisson du CNRS : « La question de la famille dans la République de Platon et chez Diogène le cynique »
  • Robert Bees de l’Université de Tübingen : « Zenons Politeia. Eine neue Deutung »
  • Marie-Odile Goulet-Cazé du CNRS : « A propos de deux interprétations divergentes des Républiques de Diogène et de Zénon »
  • Tiziano Dorandi du CNRS : « Les Politeiai de Diogène le Cynique et de Zénon de Citium dans le témoignage de Philodème de Gadara : nouvelles considérations et réflexions »
  • Christelle Veillard de l’Université de Paris Ouest-Nanterre : «L’influence de Platon sur Diogène de Babylonie »
  • Jean-Baptiste Gourinat du CNRS : « ‘‘N’espère pas la République de Platon’’. Le rapport de Marc Aurèle et la tradition stoïcienne à la République de Platon »

Pour plus d’information sur ce colloque aller sur le site du Centre Léon Robin par le lien suivant :

http://www.centreleonrobin.fr/index.php/component/content/article/30-recherche/colloques/55

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Platon et la técknè : la voie des pratiques techniques

Posted by Hervé Moine sur 9 mars 2011

Platon et la técknè

Vendredi 25 mars 2011

Université de Franche-Comté à Besançon

Dans le cadre du séminaire de la Société d’Etudes Platoniciennes, « Platon et ses prédécesseurs », sous la direction de Luc Brisson, Arnaud Macé et Olivier Renaut est organisé une séance sur le thème « Platon et la técknè : la voie des pratiques techniques », vendredi 25 mars à l’Université de Franche-Comté à Besançon de 10h30 à 17h UFR LLPHI, Bâtiment L, salle R15.

Les intervenants de la journée sont : Rudolf Löbl de Darmstadt, Anne-Gabrielle Wersinger de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, David Bouvier de l’Université de Lausanne et Tosca LYNCH de l’Université de St Andrews.

Au programme de la séance : « la voie des pratiques techniques »

  • Anne Gabrièle Wersinger : « Techniques et schématismes cognitifs : quelques exemples chez les anciens Grecs »
  • David Bouvier : « Quand Platon confisque son nom au poète : remarques sur le verbe poiein et l’intelligence poïétique, d’Homère à Platon »
  • Tosca Lynch : « A Sophist `in disguise’: a reconstruction of Damon of Oa and his role in Plato’s dialogues »

La société d’Etudes Platoniciennes

La Société d’Études Platoniciennes, fondée en 2001 par Luc Brisson, Francesco Fronterotta et Jean-François Pradeau, s’efforce de promouvoir les études platoniciennes de différentes façons. Elle a créé une publication annuelle, les Études platoniciennes, qui paraît à Paris aux éditions des Belles Lettres et rassemble dans chacun de ses numéros des études en cinq langues consacrées à l’œuvre de Platon et à l’ensemble de la tradition platonicienne.

Dans cette revue, les membres de la Société d’Études Platoniciennes rédigent chaque année un « Bulletin Platonicien » international, composé de comptes rendus qui tentent de couvrir au mieux les publications récemment consacrées au platonisme, en France comme à l’étranger. Chaque numéro des Études Platoniciennes comporte en outre une « Bibliographie Platonicienne », qui pour sa part s’attache à donner la liste presque exhaustive de toutes les publications platoniciennes.

La Société d’Études Platoniciennes organise une « Journée d’Études Platoniciennes », qu’elle consacre le plus souvent à la présentation d’un ouvrage marquant, en compagnie de son auteur.

Enfin, la Société s’attache à promouvoir les colloques et séminaires consacrés à la tradition platonicienne, et c’est à ce titre qu’elle promeut l’organisation d’un « Séminaire de la Société d’Etudes Platoniciennes », mis en oeuvre par le CNRS, l’Université de Paris Ouest Nanterre-La Défense et l’Université de Franche-Comté.

 

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Peut-on être courageux mais injuste ? Sage mais intempérant ? Juste mais ignorant ?

Posted by Hervé Moine sur 26 février 2011

Colloque international à Bruxelles

Unité et origine des vertus dans la philosophie de l’Antiquité

Les 24 et 25 mars 2011

Peut-on être courageux mais injuste ? Sage mais intempérant ? Juste mais ignorant ? A ces questions, Socrate le premier répondit que c’était impossible. Le plongeur amateur qui se jette tête en avant dans un puits sans savoir ce qu’il fait n’est pas courageux. Seulement téméraire et stupide. Savoir. Tout est là. Mais comment savoir quand il n’y a personne pour vous instruire, seulement des charlatans ou des inspirés qui ne savent pas ce qu’ils disent, même quand il leur prend de dire vrai ? S’il n’y a personne pour enseigner la vertu, comment pourrait-elle être un savoir ? Socrate se gratte la tête et nous avec lui. Socrate n’est pas, cependant, à un paradoxe près et ce sont ses paradoxes qui vont nourrir des générations successives de philosophes, depuis Platon et Aristote jusqu’aux stoïciens et aux platoniciens tardifs. Les versions de l’unité des vertus vont ainsi se multiplier, certains assurant qu’il n’y a qu’une vertu, dont seul le nom peut changer, d’autres que les vertus sont multiples et possèdent des qualités différentes, mais n’en restent pas moins mutuellement inséparables. Quant à l’aporie sur l’origine des vertus (instruction ? inspiration divine ? nature ?), elle ne cessera de provoquer l’interrogation des philosophes, notamment à propos des prérequis nécessaires à l’émergence des vertus (éducation, bonne nature, appropriation à soi, etc.). Le présent colloque a pour but de se pencher sur l’histoire de ces questions et de faire ainsi revivre l’un des plus célèbres paradoxes de Socrate qui, aujourd’hui comme hier, ne cesse d’interpeler.

Ce colloque international est organisé par le Groupe de philosophie ancienne du Centre de Philosophie (PHI) de l’Université Libre de Bruxelles, ULB, avec le concours du Fonds National de la Recherche Scientifique (FRS-FNRS), de la Faculté de Philosophie et lettres de l’Université libre de Bruxelles, du Centre de Philosophie (PHI) de l’Université libre de Bruxelles et de l’École doctorale en philosophie près le FNRS (ED 1). Il portera sur le thème suivant : « Unité et origine des vertus dans la philosophie de l’Antiquité ». De nombreuses interventions sont au programme :

Jeudi 24 mars 2011

  • M.-A. Gavray (FNRS, ULg) : « L’unité des vertus dans le Protagoras de Platon » ;
  • D. N. Sedley (University of Cambridge) : « Unity of the virtues in Plato’s Phaedo and Republic » ;
  • A. Giavatto (Université de Nantes) : « L’unité des vertus dans le Politique de Platon » ;
  • D. Lefebvre (Paris IV Sorbonne) : « Les vertus, ni par nature, ni contre nature: Aristote et Alexandre » ;
  • S. Delcomminette (ULB) : « Unité des vertus et unité du bien chez Aristote » ;
  • B. Collette-Ducic (Université Laval) : « L’unité des vertus chez Zénon de Citium et son interprétation chrysippéenne ».

Vendredi 25 mars 2011

  • J.-B. Gourinat (CNRS, Centre Léon Robin) : « Hétérodoxies stoïciennes sur l’unité des vertus : Ariston, Apollophane, Hécaton, Panétius, Posidonius» ;
  • G. Boys-Stones (Durham University) : « Unity and unification : Platonic Oikeiosis »
  • A. Schniewind (UNIL) : « Plotin et les émotions nobles : un accès privilégié par les vertus supérieures »
  • D. Cohen (FNRS, ULB) : « L’unité des vertus dans le Néoplatonisme tardif »
  • O. Gilon (ULB) : « Vertus cardinales et théologales chez saint Augustin»
  • M. Dixsaut (Paris IV Sorbonne) : « Conception aristocratique des vertus et vertus aristocratiques : Nietzsche avec Platon »

Informations :

Le colloque est ouvert à tous.

Pour davantage de détail sur le colloque et notamment le programme et ses horaires, vous pouvez consulter  : la brochure et l’affiche du colloque, en version pdf.

Contacts :

Lieu :

Bibliothèque du Centre Interdisciplinaire d’Étude des Religions et de la Laïcité

Avenue F.D. Roosevelt 17, 1050 Bruxelles

 

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Socrate et le courage de la vérité

Posted by Hervé Moine sur 9 février 2011

Université Michel de Montaigne – Bordeaux 3

EA 4201 « Sciences, Philosophie, Humanités »

Institut Universitaire de France

Socrate et le courage de la vérité dans le Gorgias de Platon

Dans le cadre du séminaire « Parrhesia » est organisé, par Valéry Laurand, aura lieu mardi 15 février 2011 à 15h30 salle H29, une intervention de Mauro Bonazzi (Università degli Studi di Milano) : « Socrate et le courage de la vérité dans le Gorgias de Platon ».

Episodes précédents :

  • 28 octobre : Armelle Deschard (Bordeaux 3) : « Tout dire ». Une lacune lexicale en latin.
  • 25 novembre : François Prost (Paris IV) : Un exercice de libre parole: Cicéron et son frère Quintus gouverneur d’Asie.
  • 2 décembre : Patrice Brun (Bordeaux 3) : Le franc parler (parrhesia) en Grèce : une conquête démocratique?
  • 16 décembre : Suzanne Husson (Paris IV) : La parrhésia cynique et les dieux

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Platon et Aristophane sur les planches de la Comédie française

Posted by Hervé Moine sur 12 avril 2010

Leçons de philosophie à La Comédie-Française

Annonce paru le 11 avril 2010 dans Planète Campus par Françoise Krief

http://www.planetecampus.com/culture/11123-lecons-de-philosophie-a-la-comedie-francaise

Le Banquet de Platon et Les Oiseaux d’Aristophane.

Ce sont des récits philosophiques mythiques, lus, étudiés, décortiqués…mais très rarement représentés théâtralement. Pourtant, les deux œuvres se prêtent tout à fait à une adaptation sur scène, pour autant que le metteur en scène et les comédiens usent d’imagination et de créativité pour mettre en valeur les mots, le sens profond du discours et apporter de la théâtralité aux dialogues. Pari très réussi !

Pour le Banquet, trois acteurs se partagent les rôles de tous les convives, dont Socrate, Aristophane ou le poète Agathon qui décident de faire le concours du meilleur éloge de l’amour. La mise en scène précise et originale de Jacques Vincey apporte humour et vitalité au texte de Platon.

Les Oiseaux est une comédie antique  du poète athénien Aristophane (445-385 av JC) et raconte la déchéance des Dieux de l’Olympe au profit d’hommes devenus volatiles qui veulent retrouver leur pouvoir. C’est Alfredo Arias qui met en scène cette œuvre avec lyrisme, drôlerie et modernité.

«Le Banquet», à déguster au français

Article paru dans le Figaro, le 6 avril 2010

http://www.lefigaro.fr/theatre/2010/03/31/03003-20100331ARTFIG00774-le-banquet-a-deguster-au-francais-.php

Crédits photo : Pacome POIRIER/Wikispectacle

Jacques Vincey adapte Le Banquet de Platon (428-347 avant J.-C.) avec la troupe de la Comédie-Française. Traité de façon incroyablement moderne et vivante, le sujet touche plusieurs générations. À Athènes, Agathon offre un banquet pour fêter un concours de tragédie qu’il a remporté. Parmi les convives se trouvent Socrate, Phèdre, Diotime, Aristophane, Eryximaque, Apollodore – qui rapporte les propos des uns et des autres -, Aristodème et Alcibiade. Au menu, des libations, puis des beuveries mêlées à des discours. Et surtout plusieurs éloges de l’amour. Dont le vrai, le pur, un dépassement de soi, dont Socrate – considéré comme le père de la philosophie occidentale – fait l’apologie. « Les yeux de l’esprit ne commencent à être perçants que quand ceux du corps commencent à baisser. » Quand arrive son tour, passablement éméché, au lieu d’Eros, Alcibiade célèbre Socrate, dont il est amoureux.

Aristophane entre au répertoire du Français

Le 10 avril, Aristophane entrera au répertoire de la Comédie-Française avec Les Oiseaux, dans une traduction et une mise en scène d’Alfredo Arias. Le grand poète (environ 445-385 avant Jésus-Christ) a donné ses lettres de noblesse à la comédie en en composant une quarantaine, dont onze seulement sont parvenues jusqu’à nous. Ses « oiseaux », qui ressemblent étrangement aux Athéniens, lui permettent d’épingler les travers de ses contemporains. Catherine Salviat, Catherine Hiegel, Alain Lenglet, Nicolas Lormeau ou Céline Samie joueront la pièce.

Critique

Traduit en français par Luc Brisson, ce dialogue, voire cette joute philosophique, se prête très bien à l’art du théâtre. Sous la houlette de Jacques Vincey, qui a opté pour une mise en scène sobre et épurée, et une dramaturgie dépouillée de Frédéric Vossier, il prend ici toute sa saveur. Comédien lui-même, le premier est au service des mots de Platon. Tous vêtus de noir, les trois interprètes sont ainsi au plus près du texte. Chacun incarne impeccablement plusieurs « personnages ».

Thierry Hancisse prête notamment sa verve à Socrate et à Phèdre, Pierre Louis-Calixte est un Alcibiade passionné, et Serge Bagdassarian divertit, dans le sens que lui donnera plus tard Pascal, dans le costume d’Agathon, puis dans celui d’Aristophane. Le hoquet de ce dernier, entrecoupé d’éternuements intempestifs, interrompt le discours d’Eryximaque et arrache des rires au spectateur. Plus sérieusement, le poète s’attarde sur l’idée que chaque homme est à la recherche de sa moitié. Une pensée qui parle au public, lequel s’interroge à son tour sur sa propre définition de l’amour.

À la sortie du Studio-Théâtre, les conversations vont bon train. Les plus jeunes ont envie de se précipiter dans une bibliothèque ou une librairie à la recherche du Banquet, leurs aînés se remémorent leurs cours de philosophie.

Le Banquet, Studio-Théâtre de la Comédie-Française, Galerie du Carrousel du Louvre, 99, rue de Rivoli (Ier). Tél. : 01 44 58 98 58. Horaires : à 18 h 30, du mercredi au dimanche, exceptionnellement, le 30 avril à 18 heures. Relâches les 3 et 4 avril et 1er mai. Places : de 8 à 17 €. Durée : 1 h 30. Jusqu’au 9 mai.

Pour en savoir davantage voir le site de la Comédie Française :

http://www.comedie-francaise.fr/saison_spectacles.php?spid=180

Dossier de presse :

http://www.comedie-francaise.fr/images/telechargements/presse_banquet0910.pdf

Le programme

http://www.comedie-francaise.fr/images/telechargements/programme_banquet0910.pdf

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Colloque : Platon, Socrate et le désir du bien

Posted by Hervé Moine sur 9 avril 2010

Platon, Socrate et le désir du bien

vendredi 16 2010 à l’ENS, Salle des Actes

et samedi 17 avril 2010 à Paris 1, Salle Cavaillès

Au programme de ces deux journée :

Vendredi 16 avril à la Salle des Actes, Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris
Séance présidée par Michel Narcy du C.N.R.S., Centre Jean Pépin :

  • 14h30 – 16h : Katja Maria Vogt (Columbia University) : « Desiring the Good Forever: Theory of Action in Plato’s Symposium »
  • 16h30 – 18h : Christopher Rowe (University of Durham) : « Knowledge in the Charmides »

Samedi 17 avril à la Salle Cavaillès, U.F.R. de Philosophie, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris
Séance présidée par Pierre-Marie Morel de l’E.N.S. – L.S.H. Lyon :

  • 10h30-12h : David Sedley (University of Cambridge) : « Socratic Psychology in Republic V-VII »

Séance présidée par Annick Jaulin de l’Université Paris I) :

  • 14h30-16h00 : Malcolm Schofield, University of Cambridge : « The consistency problem at Laws IX, 860c-e »
  • 16h30- 18h00 : Louis-André Dorion, Université de Montréal : « Philosophie et désir du bien, ou pourquoi Socrate n’est pas autarcique »

Desiring the Good in Plato is a year-long research project, jointly conducted by Katja Maria Vogt (Columbia University) and Dimitri El Murr (Université Paris I Panthéon-Sorbonne). The project is funded by the Columbia-Paris Alliance Program, Paris I University and the Paris I Research Group « GRAMATA » (U.M.R. 7219 du C.N.R.S.).

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Lecture du Contre Colotès de Plutarque

Posted by Hervé Moine sur 30 mars 2010

Rencontres internationales de philosophie ancienne

Lecture du Contre Colotès de Plutarque

les 8 et 9 avril 2010

ENS de LYON, Site René Descartes, Salle F 08

Ces rencontres internationales, consacrées à la lecture du Contre Colotès de Plutarque, sont organisées par Pierre-Marie Morel, Thomas Bénatouïl et Valéry Laurand; avec le soutien du CERPHI (UMR 5037), du Cluster 14 (Clusters de Recherche de la région Rhône-Alpes), de l’Institut Universitaire de France, des Universités Bordeaux 3 et Nancy 2.

Au programme de ces rencontres

Jeudi 8 avril 2010

  • Pierre-Marie Morel de l’ENS Lyon : L’épicurisme et ses ennemis, le cas du Contre Colotès
  • Luca Castagnoli de Durham : Démocrite et la question du scepticisme d’Epicure
  • Alain Gigandet de Paris Est-Créteil : Empédocle
  • Mauro Bonazzi de Milano: Parménide et Platon
  • Jan Opsomer de Köln : Socrate

Vendredi 9 avril 2010

  • James Warren de Cambridge : Les cyrénaïques
  • Carlos Lévy de Paris Sorbonne : Arcésilas
  • Geert Roskam de Leuven : Philosophie, lois et usages
  • Thomas Bénatouïl de Nancy 2 / IUF : Conclusions et discussion générale

Participeront également aux discussions: Aurora Corti, Daniel Delattre, Joëlle Delattre, Louis-André Dorion, Jean-Baptiste Gourinat, José Kany-Turpin, Valéry Laurand, Emidio Spinelli, Christelle Veillard, Francesco Verde.

Pour consulter en ligne le Contre Colotes de Plutarque cliquez ci-dessous

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